FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Ils ont tué l’envie …
- Ce sujet contient 247 réponses, 98 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Jotunn, le il y a 9 années et 10 mois.
-
AuteurMessages
-
12 décembre 2016 à 21h58 #420003454136
TheSilverFox
Membreje vois quand même du positif à cette situation :
– il va être encore plus aisé d’obtenir des gestes commerciaux sur le neuf,
– les prix des occasions entre particuliers et chez les professionnels devraient repartir à la baisse – ce qui n’est pas un mal, de nombreuses montres se vendant aujourd’hui d’occasion, plus chères que leur tarif neuf de l’époque (5/6ans en arrière). Cherchez l’erreur ?On ne peux que se désoler des conséquences en terme d’emplois.
12 décembre 2016 à 22h23 #420003454137joao.pessoa
Membre- Sabin-Breguet a écrit:
- J’ai du bol ou bien je vois les choses du bon côté? Moi on me propose un café et un petit carré de chocolat pour regarder les montres qui me plaisent, et même celles que je ne peux pas m’offrir. Bien sûr qu’il vaut mieux avoir une chemise propre, une belle cravate et un sourire sincère et discret! Il y a des riches cradingues qui peuvent se payer des montres à 30000€, mais mettez-vous à la place des vendeurs devant certains acheteurs trop fats, les voir négligés et prétentieux est comme dire « Je suis vieux, sale et moche, mais moi je peux me payer un caprice d’un semestre de ton salaire ». Il faut être capable de se mettre à la place de celui qui est en face de soi!
12 décembre 2016 à 22h27 #420003454138godspeed
MembreLa contrefaçon a aussi beaucoup contribué au déclin. Il y a probablement plus de fausses Rolex que de vraies. Du coup ça casse la montre en tant qu’objet statutaire, et ça détoune vers d’autres marchés une certaine catégorie d’acheteurs qui ne veulent plus qu’on leur demande « c’est une vraie » ?
Bon, les chinois vont jusqu’à copier des Range Rover, mais ça se voit de très loin
12 décembre 2016 à 22h30 #420003454139adco86
Membre- Sabin-Breguet a écrit:
- J’ai du bol ou bien je vois les choses du bon côté? Moi on me propose un café et un petit carré de chocolat pour regarder les montres qui me plaisent, et même celles que je ne peux pas m’offrir. Bien sûr qu’il vaut mieux avoir une chemise propre, une belle cravate et un sourire sincère et discret! Il y a des riches cradingues qui peuvent se payer des montres à 30000€, mais mettez-vous à la place des vendeurs devant certains acheteurs trop fats, les voir négligés et prétentieux est comme dire « Je suis vieux, sale et moche, mais moi je peux me payer un caprice d’un semestre de ton salaire ». Il faut être capable de se mettre à la place de celui qui est en face de soi!
Depuis quand le client doit séduire le vendeur pour qu’il daigne lui présenter aimablement sa marchandise ?
L’une des premières choses que l’on apprend en matière de vente, c’est que le discours du vendeur doit être adapté à l’interlocuteur mais toujours constant dans la cordialité, que la personne en face soit en trois pièces ou en short…
A mon avis, ce raisonnement est typique d’un certain élitisme, voire d’une prétention larvée, que certaines marques devraient bannir de leur approche commerciale…
Les clients ne devraient surtout pas cautionner cela, d’autant que ça ne sont pas les AD aimables qui manquent !
12 décembre 2016 à 22h40 #420003454140francoisb
Membre- ZEN a écrit:
- L’horlogerie a tenté toutes les communications : Technologique avec le silicium, le titane et ses dérivés, le saphir…
Ca a marché un temps puis les gens se sont lassés.
…
Aux marketeux de ramener du monde en commençant par n’en plus laisser partir.
Le problème a ce niveau n’a pas été les améliorations des modèles, ça a été l’inflation tarifaire qui a accompagné ces « progrès ». Mon AT 2500 était affichée 2400 €, facilement négociée 2000 €. Six mois plus tard sortait l’AT 8500 facturée près de 4000 € et non négociable. Le double. Alors oui la nouvelle était mieux finie, son mouvement réputé plus fiable (cela étant la mienne fonctionne très bien depuis son retour en garantie précoce il y a 6 ans, ce qui fait que de toutes façons, l’ancien calibre tient parfaitement entre 2 révisions périodiques telles que préconisées)
- LUDOSTER a écrit:
- …
Pour les vendeurs en boutique, je suis d’accord avec vous, je me retourne facilement vers le marché gris, l’on trouve des personnes qui comme nous sont passionnés et l’on apprécie d’autant plus son acte d’achat, qui d’ailleurs est rarement un acte régulier et où l’on dépense de belles sommes. Il faut donc donner envie de dépenser et au minimum mettre les gens à l’aise!
…
Pour moi l’horlogerie ne s’adresse plus ou peu aux passionnés que nous sommes, pour les marques j’ai le sentiment que nous sommes rien de plus que des prospects X.
Le problème des vendeurs en boutique, c’est que tu vas essayer une montre, tu essaies de la négocier à -20 % sans succès. Tu t’adresses à un vendeur au gris qui te donne une carte tamponnée par cet AD. Et comme tu as eu 20 % au gris et que l’intermédiaire prend sa marge, tu te dis que le vendeur aurait du refuser les 20 % au premier contact et proposer 30 %… Ca t’aurait éviter la recherche !
Pour ce qui est de l’intérêt des marques pour les clients passionnés, pourquoi faire l’effort d’aller vers elle alors qu’ils ont une autre clientèle, qui s’y connaît peu, accepte les imperfections et qui achète sans négocier, sans demander de cadeau, etc.
12 décembre 2016 à 23h12 #420003454141Alexload
MembreJe crois qu’il faut juste placer le marché de la montre du luxe à son niveau : vendre du rêve. Si on vend juste de la mécanique, ça ne suffit plus. Le marché est trop concurrencé par les montres connectées ou autres produits à quartz.
Aujourd’hui de plus en plus je pense que l’on achète une montre connectée, j’achète une montre trackeur d’activité mais de moins en moins une simple montre automatique.
Si la marque n’ont pas une forte image, ça va devenir compliqué d’expliquer qu’on est super top. La solution ? le placement marketing. Je ne parle pas de Rolex qui pourrait être vendu dans toutes les stations services sans que l’image ne soit altérée, non je parle des marques dont l’image est floue pour le consommateur potentiel de l’automatique.
J’ai en mémoire cette marque américaine qui place ses produits dans les série en vogue et qui ne produit que quelques pièces… c’est une vraie démarche commerciale que de jouer sur le prestige et la rareté. J’imagine qu’Il ne suffit plus d’être présent en vitrine des belles devantures du centre ville et de parrainer quelques événements sportifs pour séduire autant de clients potentiels qu’avant.
C’est pour cela que je pense que Tag se trompe de stratégie quand il propose des montres connectées horlogères, je crois que les consommateurs n’achètent pas ses montres pour les mêmes raisons.
En conclusion, je dirais que la montre connectée s’ajoute au marché, mais prend invariablement la place de ceux qui y sont mal installés.12 décembre 2016 à 23h28 #420003454142Sabin-Breguet
MembreCelui qui rêve sur une montre à 10000 ne se rabattra pas sur une montre à 300. Il attendra d’économiser ou de gagner au loto, cherchera des solutions pour la payer moins cher, mais n’ira pas acheter une copie. Le luxe est un choix irrationnel, heureusement d’ailleurs!
12 décembre 2016 à 23h50 #420003454143Sabin-Breguet
MembreRappel quand même: différence entre copie et contrefaçon, dans le premier cas il n’y a pas tromperie, l’acheteur sait ce qu’il achète, sac Vuitton à Vintimille, mais croit acheter un vrai médicament sur internet: contrefaçon.
13 décembre 2016 à 0h57 #420003454144eric76
Membre- ZEN a écrit:
- …Les industriels ont tué l’envie d’avoir de belles montres par une approche de l’horlogerie qui relève de la grosse cavalerie là où il aurait fallu développer un peu de finesse. Bref, il y a maintenant tout à reconstruire …
(J’ai posté la même remarque sur un autre fil, mais elle a sa place également ici.)
Tout à fait d’accord, c’est l’envie est le facteur essentiel pour un produit 100% plaisir et 100% « inutile ».
Je vais prendre une comparaison avec l’automobile. Mazda a fait un carton à partir de 1989 avec son cabriolet MX5/Miata qui avait pourtant une architecture classique (moteur avant, propulsion et style roadster anglais des années 60). Tout sauf révolutionnaire !
Mais Mazda avait compris les points essentiels pour faire craquer les acheteurs :
– l’envie de conduire avec des sensations disparues à l’époque chez ses concurrentes,
– un prix très abordable pour ce type de véhicule,
– qualité de fabrication,
– coût d’entretien et d’usage raisonnable,
– fiabilité.Donc pas besoin de révolution technique, mais le respect du client et lui proposer un produit qui lui donnera du plaisir et pour longtemps.
13 décembre 2016 à 2h43 #420003454145BLM
MembreEn même temps personne ne peut vraiment être étonné ici de cette situation je pense !
D’ailleurs si on pousse un peu plus loin combien de marques mettons nous vraiment en lumière ici ? Pas énormément à l’échelle de la production suisse. Est-ce juste par mimétisme ?
Je n’en suis pas persuadé (et je ne parle même pas des modèles à proprement parlé). Je préfère moins d’offre mais une offre de qualité pour am part.Qui ici acceptait vraiment l’idée de mettre plus de 3-4 KE dans une Corum de plus de 43mm de diamètre et à l’esthétisme « affirmé » dirons nous ?
Beaucoup trop de marques ont fonctionné en huis-clos, produisant à foison, daube sur daube, le tout pour des prix toujours plus délirants.
Forcément à un moment il devient de plus en plus difficile de trouver des pigeons !Nous parlons de luxe ici mais également de bon goût (même si ce n’est absolument pas une donnée objective j’en ai bien conscience).
Certaines marques ont tenté de manière plus professionnel, en cherchant vraiment à tirer leur marque vers le haut. Après, si l’on prend l’exemple de Vulcain, je suis désolé mais très souvent les diamètres étaient beaucoup trop grands. Par ailleurs, si comparé à la concurrence leurs prix étaient « compétitifs » il n’en restait pas moins très chers à la base. Un ticket d’entrée chez eux pour une simple trois aiguilles frôlaient de plus en plus les 4000. Objectivement, à ce prix (surtout si l’on est un amateur fou pas forcément mutimillionnaire) on cherche des marques et modèles refuges. C’est la règle finalement..
Une montre de luxe, à taille parfaite, intemporelle, élégante, passe-partout, au SAV de qualité, gardant une certaine côte, trouvera toujours des clients je pense.
D’un point de vue pragmatique bijoux comme montres doivent garder une certaine côte lorsque l’on parle de luxe dans l’esprit de beaucoup.
Je ne dis pas que c’est normal, ni bien ! Juste un constat.Et puis pour donner envie il faut aussi sortir des modèles donnant envie. Le dernier Bâle, à l’exception de certaines marques, ne m’a absolument pas fait rêver pour le coup (et je ne parle même pas de prix là).
Les modèles réussis ont toute de suite trouvé preneur en plus, il suffit de voir les daytonas..13 décembre 2016 à 3h00 #420003454146francoisb
Membre- BLM a écrit:
- …
Une montre de luxe, à taille parfaite, intemporelle, élégante, passe-partout, au SAV de qualité, gardant une certaine côte, trouvera toujours des clients je pense.D’un point de vue pragmatique bijoux comme montres doivent garder une certaine côte lorsque l’on parle de luxe dans l’esprit de beaucoup.
Je ne dis pas que c’est normal, ni bien ! Juste un constat.
…
oui mais pas tout à fait : il y a luxe et luxe. Il y a 10 ans, ta montre classique avec boitier or t’était facturée 7000 € (JLC, Blancpain, etc). Maintenant, c’est 14000 €, légèrement plus que le prix d’une Vacheron Patrimony à l’époque.
Pour 7000 € tu avais un bijou (une montre en or) et pour 14000 tu accédais au luxe.
Maintenant, pour 7000 €, tu as une montre en acier, pour 14000 tu as un bijou et pour 20000 tu accèdes au luxe…
L’inflation existe mais pas à ce point… ça tue l’envie d’un beau bijou masculin.
13 décembre 2016 à 3h06 #420003454147BLM
Membre- francoisb a écrit:
-
oui mais pas tout à fait : il y a luxe et luxe. Il y a 10 ans, ta montre classique avec boitier or t’était facturée 7000 € (JLC, Blancpain, etc). Maintenant, c’est 14000 €, légèrement plus que le prix d’une Vacheron Patrimony à l’époque.
Pour 7000 € tu avais un bijou (une montre en or) et pour 14000 tu accédais au luxe.
Maintenant, pour 7000 €, tu as une montre en acier, pour 14000 tu as un bijou et pour 20000 tu accèdes au luxe…
L’inflation existe mais pas à ce point… ça tue l’envie d’un beau bijou masculin.
Finalement la question, au-delà du prix (qui est loin d’être anecdotique nous sommes bien d’accord), est de savoir quel est la perte si il y a une revente et si cette dernière a évolué dans le temps ?
Logique purement capitaliste s’éloignant bien loin de la passion horlogère j’en conviens bien.
13 décembre 2016 à 3h45 #420003454148Jotunn
MembreMais à ce niveau de prix impossible de penser autrement…
13 décembre 2016 à 4h42 #420003454149francoisb
Membre- BLM a écrit:
- …
Finalement la question, au-delà du prix (qui est loin d’être anecdotique nous sommes bien d’accord), est de savoir quel est la perte si il y a une revente et si cette dernière a évolué dans le temps ?Logique purement capitaliste s’éloignant bien loin de la passion horlogère j’en conviens bien.
J’ai bien envie de te dire que si l’intérêt pour la montre que tu as acheté est nul en tant qu’objet donnant l’heure, sa valeur est celle du métal à recycler.
Il peut y avoir intérêt pour une montre si :
– elle fonctionne toujours (car si elle est HS, sa valeur va tenir compte du SAV qui peut être coûteux). Ca a l’air évident mais les tiroirs de nos parents/grands parents peuvent contenir des montres en or hors d’usage, gardées à cause d’un lien affectif. Sans cet aspect affectif ou familial, ça ne vaut pas grand chose. Ma mère a une montre en or gris massif, le quartz est HS, le cadran fait 20 mm (et encore) : ça vaut son poids en or « à recycler » donc pas grand chose.
– son look peut séduire l’un ou l’autre : même si la montre de ma mère fonctionnait, intéresserait elle quelqu’un ? Pour plus que sa valeur d’or ? (parfois, on vend plus cher un objet en pièces détachées qu’en intégralité)
– Ne pas oublier qu’à de rares exceptions près, rares sont les modèles /marques qui sont collectionnés par des personnes ayant les moyens de mettre le prix…On va dire quelques centimes pour l’acier et selon le poids, un bon millier pour la boite et l’ardillon en or (plus si le bracelet ou la déployante est aussi en or).
Quand à ta conclusion, je suis d’accord, on s’éloigne de la passion, mais nous ne sommes pas représentatifs de l’ensemble des acheteurs d' »objets mécaniques donnant l’heure », beaucoup acquérant un bijou donnant l’heure, quelque chose qui les fait rêver
13 décembre 2016 à 4h47 #420003454150herge81
Membreheureusement pour nous, l’élection de Trump va relancer les exportations de montres, c’est Maximilian Büsser qui le dit !
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.