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- Ce sujet contient 246 réponses, 45 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Guy Sémon, le il y a 5 années et 10 mois.
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26 novembre 2020 à 10h07 #420004448881
Eric67
MembreMerci
C’est bien ce que j’entrevoyais
26 novembre 2020 à 11h31 #420004448882Arnaud.A
MembrePour les anglophones qui veulent en savoir un peu plus sur la mécanique des flexibles qui ont été évoqués un peu plus haut par Mr Sémon, veritasium a fait une super vidéo à ce sujet !
26 novembre 2020 à 11h39 #420004448883Guy Sémon
Membre- Arnaud.A a écrit:
- Pour les anglophones qui veulent en savoir un peu plus sur la mécanique des flexibles qui ont été évoqués un peu plus haut par Mr Sémon, veritasium a fait une super vidéo à ce sujet !
Merci de montrer cet exemple très simple. Nous avons mis plusieurs années à tout apprendre de cela avec l’université d’Harvard et de Delf en Hollande ! J’ai même reçu, modestement, un prix très pestigieux. La mécanique des pivots avec rubis est à la mécanique ce que le gazogène est à la voiture électique !! Il y aura l’horlogerie historique, énorme et incroyable… L’horlogerie de ce que nous parlons (qui manifestement ne mobilise pas les foules…) et l’horlogerie du marketing et du desing qui finalement plait au plus grand nombre, ce qui est très bien.
26 novembre 2020 à 20h48 #420004448884fredched
MembreMerci pour votre réponse qui provoque plus de questionnements que de certitudes.
En effet, mes compétences en mécaniques s’arrêtent à mes cours portant sur les liaisons et calculs de torseurs « conventionnels »…Ce que je constate avec cette vidéo, c’est qu’il reste encore un vaste champs des possibles à explorer afin de ré-inventer la mécanique horlogère…
26 novembre 2020 à 20h58 #420004448885ZEN
MembreTout cela pose une autre question me semble-t-il. Où s’arrête l’horlogerie ? Est-elle nécessairement traditionnelle (pivot/rubis, roues et barillet) ou peut-elle faire appel à des matériaux de pointe, des technologies mécaniques non traditionnelles et de l’énergie contrôlée par des moyens « électriques » ?
Si la finalité est la précision ultime, pas de doute, tout est bon …
Si la finalité est de pousser la précision de construction mécanique et de conception à ses limites à partir des matériaux historiquement présents alors la création de Journe est dans les règles du jeu.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).27 novembre 2020 à 0h03 #420004448886FrozenBrain
MembreIntéressante discussion avec beaucoup de questions. J’apporte ma petite pierre à l’édifice:
Sur la finalité d’une montre mécanique:
Si la finalité est la précision ultime, l’horlogerie mécanique a déjà perdu. Je suis d’ailleurs étonné de voir autant de discussion sur ce sujet. A mon avis, une montre mécanique doit apporter de la fascination et des émotions. Il y a plusieurs manières de le faire. Concevoir un chronographe au 1/500ème est une prouesse fascinante mais personne ne l’utilisera pour chronométrer un 100 mètres. La précision n’est donc pas le but ultime, c’est un moyen pour fasciner.Je rejoins M. Semon sur la nécessité d’innover dans l’horlogerie mécanique. Non pas pour les prouesses techniques seules mais pour le rêve et la fascination qu’elles engendrent. Aujourd’hui, tout le monde sait comment fonctionne un calibre. C’est des roues, des pivots, un barillet, des aiguilles. Bref, c’est convenu et plus mystérieux du tout. Les mécanismes flexibles, ceux développés par Tag Heuer ou par le CSEM en passant, apportent de nouveau cette part de mystère et de fascination.
Sur l’utilisation des méthodes traditionnelles:
A chacun son opinion et l’horlogerie traditionnelle doit garder une place importante, même au 21ème siècle. Aux détracteurs de nouveaux matériaux et de nouvelles technologies, j’ai simplement un constat: les méthodes de fabrication et de mesure de qualité ont évoluées de manière fulgurante durant ces 30 dernières années. Entre les CNC 5 axes robotisées, les systèmes de vision avec intelligence artificielle embarquée, ou encore les revêtements PVD, les méthodes de fabrication n’ont plus rien de traditionnelless. Pourquoi accepter les progrès techniques dans un cas mais pas dans l’autre? C’est contradictoire je trouve.27 novembre 2020 à 7h33 #420004448887Guy Sémon
Membre- FrozenBrain a écrit:
- Intéressante discussion avec beaucoup de questions. J’apporte ma petite pierre à l’édifice:
Sur la finalité d’une montre mécanique:
Si la finalité est la précision ultime, l’horlogerie mécanique a déjà perdu. Je suis d’ailleurs étonné de voir autant de discussion sur ce sujet. A mon avis, une montre mécanique doit apporter de la fascination et des émotions. Il y a plusieurs manières de le faire. Concevoir un chronographe au 1/500ème est une prouesse fascinante mais personne ne l’utilisera pour chronométrer un 100 mètres. La précision n’est donc pas le but ultime, c’est un moyen pour fasciner.Je rejoins M. Semon sur la nécessité d’innover dans l’horlogerie mécanique. Non pas pour les prouesses techniques seules mais pour le rêve et la fascination qu’elles engendrent. Aujourd’hui, tout le monde sait comment fonctionne un calibre. C’est des roues, des pivots, un barillet, des aiguilles. Bref, c’est convenu et plus mystérieux du tout. Les mécanismes flexibles, ceux développés par Tag Heuer ou par le CSEM en passant, apportent de nouveau cette part de mystère et de fascination.
Sur l’utilisation des méthodes traditionnelles:
A chacun son opinion et l’horlogerie traditionnelle doit garder une place importante, même au 21ème siècle. Aux détracteurs de nouveaux matériaux et de nouvelles technologies, j’ai simplement un constat: les méthodes de fabrication et de mesure de qualité ont évoluées de manière fulgurante durant ces 30 dernières années. Entre les CNC 5 axes robotisées, les systèmes de vision avec intelligence artificielle embarquée, ou encore les revêtements PVD, les méthodes de fabrication n’ont plus rien de traditionnelless. Pourquoi accepter les progrès techniques dans un cas mais pas dans l’autre? C’est contradictoire je trouve.
Vous avez raison, question précision, les montres mécaniques sont aux fraises ! Mais dans les montres mécaniques tout n’a pas été réalisé, et de loin. Si la performance ne sert à rien, à quoi servent les montres suisses ? Décoration, design, artisanat ? Oui mais c’est sans doute pour cela que bon nombre de marques perdent de l’argent ou vont disparaitre ! Elles font toutes les mêmes choses à une virgule près… Evidemment un chronographe au 1/1000ème ne sert à rien, mais quand une GT fait 700 cv, ça sert à quoi ? C’est de la performance, de l’aboutissement, de la technologie poussée aux limites et cela intéresse une partie des consommateurs, certes pas la moyenne.
Quand on paye cher un produit on achète une histoire, quelque chose d’exceptionnel, de différent et si possible d’unique, non ? Ha bon le CSEM a développé des mécanismes pour des montres ? Lesquelles ?
La mécanique est une science très moderne dont l’horlogerie est l’une des composantes. Il reste énormément à faire pour améliorer une montre mécanique, résoudre les nombreux défauts intrinsèques. Par contre, il faut respecter aussi les amateurs de traditions, d’artisanat etc. Bref, il n’existe pas une horlogerie mais plusieurs courants de pensée, ce qui aide à rendre cette industrie « captivante ».28 novembre 2020 à 8h54 #420004448888Guy Sémon
MembreBonsoir à tous, si je comprends bien, l’intérêt de la plupart des membres et pour l’esthétique et la tradition. Mais alors j’ai une question, à quoi sert le swiss made ? Pour vous tous il est synonyme de quoi ?
28 novembre 2020 à 9h30 #420004448889FrozenBrain
Membre- Guy Sémon a écrit:
- Vous avez raison, question précision, les montres mécaniques sont aux fraises ! Mais dans les montres mécaniques tout n’a pas été réalisé, et de loin. Si la performance ne sert à rien, à quoi servent les montres suisses ? Décoration, design, artisanat ? Oui mais c’est sans doute pour cela que bon nombre de marques perdent de l’argent ou vont disparaitre ! Elles font toutes les mêmes choses à une virgule près… Evidemment un chronographe au 1/1000ème ne sert à rien, mais quand une GT fait 700 cv, ça sert à quoi ? C’est de la performance, de l’aboutissement, de la technologie poussée aux limites et cela intéresse une partie des consommateurs, certes pas la moyenne.
Quand on paye cher un produit on achète une histoire, quelque chose d’exceptionnel, de différent et si possible d’unique, non ? Ha bon le CSEM a développé des mécanismes pour des montres ? Lesquelles ?
La mécanique est une science très moderne dont l’horlogerie est l’une des composantes. Il reste énormément à faire pour améliorer une montre mécanique, résoudre les nombreux défauts intrinsèques. Par contre, il faut respecter aussi les amateurs de traditions, d’artisanat etc. Bref, il n’existe pas une horlogerie mais plusieurs courants de pensée, ce qui aide à rendre cette industrie « captivante ».
Relisez-moi. Je n’ai pas dit que la performance ne sert à rien. Pour moi, les montres mécaniques doivent fasciner, faire rêver. Elles peuvent le faire grâce au design, au travail d’orfèvre, mais aussi grâce à la technique. Un chrono mécanique au 1/1000ème est inutile mais cela me fascine. C’est normal, je suis ingénieur et la mécanique nécessaire à ces performances est époustouflante. Mais d’autres personnes n’auront pas la même émotion, il en faut pour tous les goûts, tant que la fascination est au rendez-vous. Nous sommes donc bien d’accord (cf votre dernière phrase).
Je vous connais provocateur mais vous y allez très fort sur le CSEM. Restons sérieux et respectueux.
28 novembre 2020 à 9h54 #420004448890ZEN
MembreLe Swiss made s’est discrédité dans le domaine horloger quand les discussions du secteur ont accepté un pourcentage considérable de composants et interventions hors suisse. Je déplore à titre personnel qu’aucune marque ne pratique de manière ouverte transparente et affichée le 100% Swiss made car rien ne l’interdit. Cela vaut aussi pour les fabricants qui annoncent une fabrication en Suisse à taux élevé.
Le 100% Swiss made est-il possible ? Je me souviens d’une discussion avec le patron d’une marque qui m’avait expliqué qu’il ne trouvait pas en Suisse de fabricants de boites dans des volumes suffisants. Il avait du se tourner vers l’Italie et la Chine.
Le Swiss made est synonyme de qualité et de savoir faire localisé. Ce devrait être le label rouge de l’horlogerie, l’appellation d’origine contrôlée et ce n’est rien de ça … C’est devenu un leurre et c’est fort dommage car cette perte de crédibilité emporte avec elle tout le monde.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).28 novembre 2020 à 9h57 #420004448891tépépé
Membresinon, le swiss made ‘ou SM ?), il servait à ça :
et même à ça, vraiment sans prétention:



mais tout ça… c’était avant.
Aujourd’hui le swiss made est une vaste fumisterie pour la plupart des montres, que le swiss made soit 50 ou 60% hors ceci et puis hors cela…
Quelle marque déclare de façon transparente le pourcentage de composants suisses ?
oups
28 novembre 2020 à 11h14 #420004448892Guy Sémon
Membre- FrozenBrain a écrit:
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Relisez-moi. Je n’ai pas dit que la performance ne sert à rien. Pour moi, les montres mécaniques doivent fasciner, faire rêver. Elles peuvent le faire grâce au design, au travail d’orfèvre, mais aussi grâce à la technique. Un chrono mécanique au 1/1000ème est inutile mais cela me fascine. C’est normal, je suis ingénieur et la mécanique nécessaire à ces performances est époustouflante. Mais d’autres personnes n’auront pas la même émotion, il en faut pour tous les goûts, tant que la fascination est au rendez-vous. Nous sommes donc bien d’accord (cf votre dernière phrase).
Je vous connais provocateur mais vous y allez très fort sur le CSEM. Restons sérieux et respectueux.
Provocateur de où ? Le CSEM a vendu au consortium Patek, Omega, Rolex la techno silicium dérivée des technos archi connues DRIE en gravure profonde, ce qui est très bien. Vous dites que le CSEM aurait fait des choses dans le domaine de la mécanique flexible, je demandais juste quoi et dans quelle montre ? Cool de lire que la performance fait partie de l’émotion, vous avez bien raison.
28 novembre 2020 à 11h18 #420004448893Guy Sémon
Membre- tépépé a écrit:
- sinon, le swiss made ‘ou SM ?), il servait à ça :
- Spoiler:
mais tout ça… c’était avant.
Aujourd’hui le swiss made est une vaste fumisterie pour la plupart des montres, que le swiss made soit 50 ou 60% hors ceci et puis hors cela…
Quelle marque déclare de façon transparente le pourcentage de composants suisses ?
oups
Donc pour vous le SM ne sert à rien ? c’est cela ? Et pourquoi avant, c’est quoi qui à changé ? La part suisse est passée de 50% à 60% c’est déjà ça même si pas parfait. Pour information, en Suisse des tas de boitiers sont capables d’assurer les volumes qui ne sont pas dans le top ten.
28 novembre 2020 à 11h30 #420004448894Guy Sémon
Membre- ZEN a écrit:
- Le Swiss made s’est discrédité dans le domaine horloger quand les discussions du secteur ont accepté un pourcentage considérable de composants et interventions hors suisse. Je déplore à titre personnel qu’aucune marque ne pratique de manière ouverte transparente et affichée le 100% Swiss made car rien ne l’interdit. Cela vaut aussi pour les fabricants qui annoncent une fabrication en Suisse à taux élevé.
Le 100% Swiss made est-il possible ? Je me souviens d’une discussion avec le patron d’une marque qui m’avait expliqué qu’il ne trouvait pas en Suisse de fabricants de boites dans des volumes suffisants. Il avait du se tourner vers l’Italie et la Chine.
Le Swiss made est synonyme de qualité et de savoir faire localisé. Ce devrait être le label rouge de l’horlogerie, l’appellation d’origine contrôlée et ce n’est rien de ça … C’est devenu un leurre et c’est fort dommage car cette perte de crédibilité emporte avec elle tout le monde.
Pour autant, le seul segment qui augmente est celui au-dessus de 3’000 CHF valeur export soit plus de 10’000 prix de vente pour près de 2.5 millions d’unités (sur 15 millions) représentant une valeur de 14 milliards sur un petit 18 du reste en CHF. D’ailleurs segment pratiquement pas impacté par le COVID. Alors pourquoi plus de 2 millions de clients achètent des montres aussi chères en suisse bien que le SM ne serve à rien ou soit discrétisé ? Le haut de gamme se porte très bien et croît de l’ordre de 4%, le quartz disparait comme neige au soleil et le ventre mou des marques de volume qui achètent tout ou presque perd du terrain, un peu plus chaque mois.
28 novembre 2020 à 12h49 #420004448895tépépé
Membre- Guy Sémon a écrit:
- Donc pour vous le SM ne sert à rien ? c’est cela ? Et pourquoi avant, c’est quoi qui à changé ? La part suisse est passée de 50% à 60% c’est déjà ça même si pas parfait. Pour information, en Suisse des tas de boitiers (commentaire : boitiers ?pas compris ?) sont capables d’assurer les volumes qui ne sont pas dans le top ten.
Je me sens presque gêné d’avoir à rappeler un fait historique à un expert de votre envergure.
Il n’y avait alors ni chaine robotisée, ni CNC, ni fabrication en Chine, ni galopins sur IG, FB et autres réseaux.
C’était déjà avec des machines, évidemment… mais il y avait des gens derrière ou devant, et ces gens étaient en Suisse.J’attends (en vain…) la transparence de la part des fabricants helvétiques.
Qu’un seul d’entre eux, et de préférence une référence mondiale, se décide à déclarer la part suisse des composants de ses montres, bracelets inclus, puisque ce sont des montres-bracelets.
Il me semble relever de l’éthique élémentaire de passer ce cap quand on vend le « Swiss Made » avec autant d’application, voire d’ardeur, et qu’il représente une partie importante de la valeur pour le client final. -
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