Pourquoi la nouvelle Zenith Defy Lab est géniale ? Billet

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15 sujets de 166 à 180 (sur un total de 205)
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  • #420003682098
    herge81
    Membre

    Merci pour ces explications M. Semon !
    Cela s’annonce en effet prometteur mais Zénith pourra t-elle assurer toute seule la commercialisation ? Est ce que d’autres marques externes au groupe LVMH sont t-elles intéressées.
    Ma crainte est que Zenith n’a pas la masse critique (en terme de volume et de notoriété vs les Omega/Rolex) pour imposer ce mécanisme comme le nec plus ultra auprès du grand public car comme vous le rappelez, on parle ici entre passionnés qui constitue une infime partie de la clientèle, le plus dur sera de convaincre le grand public pour moi.
    Merci et tous mes encouragements pour ces beaux projets

    #420003682099
    Guy Sémon
    Membre

    Bonsoir Dali,

    Ce qui compte ce n’est pas tellement les recherches mais les résultats…

    Mathématicien ou mécanicien, quelle importance ?

    L’essentiel est d’expliquer ce que l’on fait en le proposant à la critique de ses pairs.

    La critique est un droit mais jamais sans rien proposer…

    #420003682100
    Guy Sémon
    Membre

    Bonsoir Herge81,

    Vous faites mention de la commercialisation. Vous avez raison, il s’agit d’un sujet essentiel. Zenith appartient au pôle horloger d’LVMH, premier groupe de luxe au monde et première capitalisation boursière du CAC 40 ! Zenith, a les moyes de son développement car il gagne jour après jour des parts de marché et des positions crédibles commerciales et technologiques (son ADN). Zenith a surtout la chance d’avoir un patron qui mouille la chemise et aime ses clients.

    Oui des marques externes seront intéressées mais notre priorité est de servir les marques du groupe.

    Convaincre le grand public par rapport à des concurrents prestigieux ? Un jour Audi a inventé le quattro, cela fait sa force, des concurrents plus prestigieux rament toujours derrière sur ce thème…

    Faire la guerre commerciale commence par respecter ses concurrents, dont ceux que vous citez. Ensuite cela passe par analyser sans concession leurs forces et leurs faiblesses. Aucun marché n’est jamais certain ni acquis. Il n’y a qu’une chose à faire ! travailler et innover pour créer un bénéfice consommateur.

    #420003682101
    DON
    Membre
    Guy Sémon a écrit:
    L’horlogerie suisse, depuis des décennies est repliée sur elle-même, culture du secret, aucune collaboration entre concurrents et croyance désespérée en ce que le Swiss Made est un rempart à toute conquête. Les californiens et les asiatiques raisonnent monde, interconnexion, il n’y a ni pudeur ni distance, ils font du business. A votre avis, qui va gagner la conquête du poignet ? Justement, parce que je vois le péril mortel, notre responsabilité collective et de faire en sorte que la montre mécanique suisse soit toujours une émotion associée à des performances. Toutes les marques ont un coup à jouer !

    Je pense aussi que le culture excessive du secret est devenue mauvaise pour un secteur qui a besoin de retisser justement du lien entre les marques et les clients. Les clients apprennent ou comparent sur internet avant d’acheter, se renseignent, ils n’ont pas nécessairement besoin d’être éclairés en horlogerie, il y a beaucoup d’informations (de bonne et de mauvaise qualité) disponibles en quelques clics pour se renseigner avant un achat. Plus les clients sont éduqués, plus ils affinent leurs choix. Le changement structurel de la demande fait que la crise horlogère, qui semble en apparence derrière nous, laisse la place à une reprise à deux vitesses avec des gagnants et des perdants de cette crise. Beaucoup de marques avaient pris l’habitude de surfer sur la croissance mondiale et notamment la croissance de la Chine continentale pour prospérer et oublier que rien n’est établi. Tôt ou tard les marchés de masse ralentissent, stagnent, repartent mais à un autre rythme. Les clients chinois comme les client français ou américains s’éduquent ou se renseignent à minima.

    Retisser du lien fondé sur une réalité historique, une communication intelligente et une culture de l’innovation tournée vers l’avenir sont une œuvre de longue haleine et il est heureux que Zenith puisse s’appuyer sur le groupe LVMH dont les fondamentaux sont solides.

    Dans tous les cas bon courage dans les défis (sans jeu de mots) et merci pour cet échange enrichissant aussi bien sur le plan technique que sur le plan de la réflexion globale.

    _________________

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    « Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé« 
    Instagram : don_writer_w

    #420003682102
    Guy Sémon
    Membre

    Bonsoir Don,

    Merci de cette éclairage côté consommateur/connaisseur/amateur… Je ne crois pas que la crise soit terminée, elle ne fait que commencer. Ce n’est pas un point de vue mais une lecture de données métriques, à commencer par celles des douanes suisses. Les 25 millions, environ de montres produites chaque année en Suisse, ne progressent guère, du côté de l’entrée de gamme elles ont même tendance à reculer… Les montres connectées n’y sont pas pour rien ! Pour dans un premier temps résister et dans un second survivre, les marques doivent se focaliser sur l’excellence et la substance, finalement la raison d’être de l’horlogerie suisse. Mais aussi, sans ignorer le pouvoir d’achat des consommateurs. Il faut de l’horlogerie suisse de qualité pour toutes les bourses !! Les dérives/délires des années 2000 sont terminés. Tous les clients ne sont pas éduqués, c’est aussi aux marques de faire l’effort pédagogique. Bref, la mission est vaste et inscrite sur des années… Il faut certes du marketing mais avant tout de la substance ! Ça c’est notre job, tenter de trouver des choses qui font que pour un même prix le client en a pour son argent. Regardez l’automobile, ce sont des maitres en la matière… L’horlogerie n’échappera pas à cette compétition. Les marques du groupe, sont clairement dans cette dynamique ! Mais attention, nous ne sommes pas seuls et tout commence par les respecter la concurrence et miser sur une compétition saine. La modestie est la mère de toutes les prudences et en science plus qu’ailleurs, innover c’est oser prendre le risque d’échouer… ce dernier sera toujours contrebalancé par l’opportunité d’apprendre et de progresser.

    #420003682103
    dali
    Membre

    La montre connectée ou les augmentations régulières plus ou moins justifiées?
    Personnellement, les montres connectées ne m’intéressent pas vraiment (en tant que « montre », j’entends).
    Quand on compare ce que l’on pouvait avoir il y a 10 ans, en neuf, pour 5 kilo-boules, avec ce qui est « proposé » maintenant, il n’y a pas photo à mon avis.

    Normalement, de « bonnes » évolution techniques dans les processus de production devraient tendre à augmenter la qualité à coût fixe, ou garder une qualité similaire à coût réduit. On ne voit à mon avis ce phénomène quasiment nul part dans « l’horlogerie intéressante moderne ». De 2010 à 2015, c’était plutôt « ca se vend encore ? on augmente le prix alors, les actionnaires seront contents ».

    Pour jouer avec les mots, le problème ne vient pas des montres connectées, mais plutôt des prix déconnectés…

    #420003682104
    leOon_n
    Membre
    dali a écrit:
    Pour jouer avec les mots, le problème ne vient pas des montres connectées, mais plutôt des prix déconnectés…

    c’est beau

    #420003682105
    Guy Sémon
    Membre

    Des deux !!

    #420003682106
    falconbmw
    Membre
    Pascal a écrit:
    Je ne pense pas qu’il y ait besoin de relancer l’intérêt pour l’horlogerie mécanique ! Des montres mécaniques, on en voit partout aujourd’hui, même à quelques dizaines d’€ dans des boutiques bas de gamme. Alors que lorsque j’ai commencé à porter des mécaniques, j’étais vu par mon entourage comme un original… et les mécaniques étaient très chères, forcément très chères.

    En voir partout dans des boutiques oui là n’est pas réellement le sens de mon intervention. Je parle surtout aux poignets des gens croisés dans la rue, l’horlogerie mécanique n’y est pas assez présente malheureusement.

    Mise à part ça, un grand merci pour ce sujet frais et fort intéressant thumright

    #420003682107
    Manivel
    Membre

    Merci Mr Sémon… ça fait du bien de revoir une vraie passion dans l’horlogerie Suisse.
    Chose qui bien trop souvent nous semble avoir totalement disparu!

    C’est d’ailleurs ce qui explique que beaucoup d’entre nous se sont tournés vers des marques émergentes créées par des passionnés, qui nous propose autre chose que du marketing, des prix, et des petits fours.

    Ne serait ce que des disques de date de la bonne couleur. clown

    Bon, maintenant, l’évolution technique c’est formidable, mais il va donc falloir s’atteler au plus gros problème de Zenith, le design de ces montres!!!
    Parce que la, j’ai bien peur qu’il y ai beaucoup plus de boulot…

    La chantilly d’aluminium au plastique troué, on a bien rigolé, vous sans doute beaucoup moins, maintenant il est temps de nous sortir un truc qui ne pique pas les yeux… faites passer le mot si possible. Wink

    #420003682108
    Manivel
    Membre

    Dans un autre sujet, éloquent, on aborde même le fait que Zenith devrait être cantonné au développement et a la fabrication de calibres pour les autres marques du groupe.

    #420003682109
    Guy Sémon
    Membre

    Bonsoir Falconbmw,

    Evidemment, il n’y a pas assez de montres mécaniques aux poignets… Il ne faut pas oublier que le nombre de montres fabriquées en Suisse est d’environ 25 millions, chiffre à comparer avec les centaines de millions fabriquées en Asie ! Nous sommes tous petits en volume mais grands en valeur. C’est d’une façon générale assez représentatif des marchés du luxe (terme que je n’aime guère…). La question est comment faire pour donner envie à des gens, notamment les jeunes générations, d’acheter ou de porter une montre mécanique ou même à quartz ? Là il s’agit d’un travail de fond qui fait interagir la technique, la performance, le design, la valeur perçue, la communication, l’accueil sur le point de vente, les explications données, l’information digitale dans sa globalité, le SAV, les garanties etc., etc… C’est le boulot des marques, la tâche est énorme, nous y travaillons… C’est à l’horlogerie de se montrer digne du client et pas l’inverse, à l’instar de l’automobile ! Comme beaucoup de choses qui relèvent de l’exception, ou d’une façon générale de l’art et du métier, l’éducation compte pour beaucoup ! Un jeune de vingt ans aurait-il l’idée de boire un Chassagne Montrachet ? Evidemment que non… Le vin est une culture, comme les montres, la littérature, ou l’automobile…

    Nous tous, acteurs, amateurs, passionnés, simples usagers, communicants etc. etc… portons la charge d’expliquer, monter, remontrer, réexpliquer…

    #420003682110
    Guy Sémon
    Membre

    Bonsoir Manivel,

    Ne me remerciez pas, c’est normal, je suis enfin heureux de venir échanger et partager, avant je ne pouvais pas je n’avais pas de temps. En dirigeant cet institut, sans aucune prétention évidemment, je viens me confronter à la réalité y compris celle des critiques. Oui l’horlogerie est une passion mais aussi une industrie ! Pour chaque emploi créé, chez nous ou les concurrents, c’est une famille qui vit et qui instruit ses enfants ! C’est pour moi le sens premier de l’entrepreneur. Oui évidemment on travail d’arrache-pied pour l’actionnaire qui nous paye et qui nous donne les moyens de l’avenir, cependant la dimension sociale reste hyper importante. Des milliers de gens vivent des montres en Suisse ou en France… Ma motivation d’inventer c’est pour créer de l’économie qui génère des emplois (en plus de clients contents…).

    A titre personnel je suis heureux que des marques émergent de nulle-part pour proposer une offre alternative ! Mais attention à toujours demander l’origine des composants, en commençant par l’organe réglant… Ensemble sur ce site ce soir nous pourrions faire une montre tourbillon chronomètre en faisant juste des achats et des applications de marge… Nous sommes ici pour parler de montres et de pérennité ! Dire à un client que sa montre sera toujours réparée a un sens (pour citer un exemple…)… Comme toute chose dans la nature, l’affaire est une question d’équilibre. Il n’y a pas ceux contre et ceux pour, mais plutôt une communauté d’acteurs. Que des nouveaux et surtout des jeunes se lancent est une excellente chose. Si je peux me permettre ne mettez pas le marketing, les prix et le petits fours dans le même sac. Le marketing, dès que vous travaillez un marché planétaire, il en faut, mais judicieusement bien investit, nos patrons de marques savent faire cela ! Quand aux prix, attention aux conclusions hâtives… Toutes les marques ne se « gavent pas », à commencer par les grandes… Il faut certes payer le marketing mais bien avant les gens, la R&D (pour ceux qui en font…), il faut financer les nouveaux projets etc. Faire un coup est « facile », le faire durer dans le temps relève d’une autre aventure. Quand aux petits fours, je n’ai pas de commentaires, cela est étranger à mon monde.

    Vous semblez ne pas apprécier le design des nouvelles montres Zenith ? Vous avez évidemment le droit ! Vous n’aimez pas la nouvelle collection Defy ? Qui pourtant semble recueillir un excellent accueil mondial. Du boulot, vous avez raison, il y en a et dans toutes les marques (-:, même motif et punition pour nos concurrents. Vous n’appréciez pas l’aeronith ? Permettez-moi de ne pas faire de commentaires car je ne suis pas derrière cette invention, mais cependant je suis solidaire !! On reproche aux marques de ne pas assez innover et quand elles sortent quelque chose on trouve cela sans intérêt. Il faut un juste milieu ! Evidemment, on a le droit de ne pas aimer, mais il faut toujours prendre en compte que derrière il y a des gens qui travaillent. C’est une industrie difficile où rien n’est gratuit. On va trouver génial un tourbillon acheté sur étagère et décoré pour moins de 5’000 euros et vendu 100’000, et trouver ridicule un matériau d’habillage. On va encore plus trouver génial une marque fameuse qui n’a pas montré la moindre innovation crédible depuis plus de 40 ans !

    Amicalement, permettez-le-moi, je vous prie, le dirai ce que l’on dit à nos enfants : « ne dit pas que ce n’est pas bon, mais que tu n’aimes pas… ». Encore une affaire de goût et de couleur. (- :

    Sur votre dernier message vous dites que Zenith devrait être cantonné au développement et à la fabrication pour les montres du groupe. Je ne sais pas comment comprendre le sens. Ce que je peux vous dire c’est que chez LVMH (au nom duquel je ne suis pas habilité à communiquer), chaque marque est autonome dans le respect de son histoire, de ses métiers et de ses traditions. La règle s’applique évidemment aux marques de montres. Nous nous connaissons mais chacun est autonome ! Cela permet de démultiplier les énergies créatives ainsi que la culture de l’excellence. Quand j’écris cela fait pompeux, mais c’est ce que mon équipe et moi tentons de faire chaque jour, modestement. Evidemment, l’institut que je dirige travaille sur des aspects très fondamentaux afin que des synergies existent, nous en sommes qu’au début, alors ce sera au groupe et aux patrons de marques d’arbitrer et d’orienter. Nous ne sommes que des fournisseurs de solutions et de performances…

    #420003682111
    ZEN
    Membre

    Quand j’ai commencé à écrire le livre des 150 ans de Zenith, très en amont de 2015, l’un des anciens membres du Comex m’a emmené rencontrer un ancien horloger, un monsieur qui avait travaillé avec Charles Vermot et son frère. J’étais au stade préliminaire de l’écriture, celui où je collectais des témoignages et des informations. Ce vieux monsieur en sachant que j’allais venir avait invité un ancien collègue qui lui aussi travaillait chez Zenith. Ils avaient conservé un tas d’objets divers dont des calibres martyres et des prototypes plus ou moins épaves qui témoignaient d’un travail intense de tests et d’essais. L’un d’eux par passion fraisait des boites dans des masses d’acier et rendait des « services » à plusieurs grandes maisons en leur faisant sur mesure des boites prototypes totalement fonctionnelles et réalisées à l’unité. Il fraisait même dans des masses d’or pour des pièces uniques !

    Au delà des souvenirs et anecdotes, il m’avait ainsi résumé ses 40 ans de carrière chez Zenith. « Vous savez, il s’est fait là-haut des choses extraordinaires dont personne n’a idée et pour les retrouver toutes et les classer en en faisant un livre, vous n’avez pas idée de l’ampleur de la tâche ». Il m’a ensuite listé une bonne dizaines d’inventions plus ou moins intéressantes et parfois sans suite commerciale.

    J’ai à peu près, je pense, tout retrouvé mais pas pu tout mettre dans le livre pour diverses raisons. Ces deux personnes avaient travaillé chez Zenith dans la période dite « noire » de la propriété de la marque par les actionnaires américains. Ils avaient vécu la fierté des concours de chronométrie et aimaient cette manufacture intensément. Ils avaient aussi vécu le moment où les Américains s’étaient demandés s’il fallait en faire une manufacture de mouvements livrant à autrui, ou une maison de montres bon marché distribuées dans les bureaux de tabac. Les PV des conseils d’administration font état de discussions à ce sujet.

    La marque fait partie du patrimoine horloger suisse, rien ni personne n’a pu faire perdre l’affection que les horlogers, son personnel et le public ont pour elle. Les questions que pose Manivel ont déjà dans le passé été posées et non, Zenith est resté une manufacture de montres, une maison de qualité. Cette maison, les premiers actionnaires préoccupés d’abord par l’horlogerie et exclusivement par cela, sont sans doute ses actuels propriétaires. Avant, il y avait dirons-nous des vocations multiples.

    Zenith a produit jusqu’à 350 000 montres par an. Autant qu’Omega au début du 20ème siècle mais la manufacture du Locle a connu des péripéties d’actionnaires, de dirigeant pas forcément très « horloger » et des périodes d’éparpillement, de non renouvellement de machine, des pannes d’idées et des directions pas assez actives. Tout ça cumulé et une communication longtemps inefficace ont fait que la manufacture aujourd’hui tourne avec moins de 10% du nombre de pièces d’il y a 100 ans.

    Zenith a retrouvé vie avec Thierry Nataf. Son passage est controversé mais c’est une erreur d’imaginer qu’il ait pu être inactif. Il a modernisé la marque, renouvelé l’outil de production (j’ai les photos de ce qu’il était lors du rachat par LVMH). Lui et Jean-Frédéric Dufour ont réalisé en 10 ans plus de complications qu’il ne s’en était fait en 140 ans. J’ai vu Thierry Nataf et Jean-Frédéric Dufour verser toute leur énergie et davantage pour booster Zenith. Il faut leur être reconnaissant. JC Biver a lui aussi relancé la machine et Julien Tornare qui est un personnage ouvert, sympathique et qui se passionne pour la maison qu’il découvre donne une énergie incroyable et porte des équipes en manager attentif. Il est un excellent CEO et il a de très bonnes idées.

    Ce qu’a apporté Guy Sémon est totalement dans l’esprit de ce que Zenith a été, c’est à dire porteur de précision, d’innovation et de qualité. L’invention de monsieur Sémon aurait pu sortir chez Tag Heuer aussi et JC Biver l’a orientée sur Zenith. C’est très bien vu. Il reste à Zenith à trouver une identité visuelle propre mais les designs sont dans l’air du temps. On ne fait plus de montres de communion aujourd’hui. Zenith ne va pas mal, mais la manufacture est formatée pour des volumes plus gros que sa production actuelle. Il faut donc cultiver les marchés qui sont porteurs de clients : L’Asie, les USA sont des priorités absolues, économiquement vitales.
    Les goûts européens se font très bien aux goûts d’ailleurs mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Avant tout et surtout, aujourd’hui il faut développer le marché chinois et le marché américain. Julien Tornare a cette capacité exceptionnelle de comprendre et de sentir les marchés et les produits. J’apprécie beaucoup sa personnalité et j’ai la chance de pouvoir lui parler très librement.

    Zenith va se révéler dans les mois qui viennent autrement plus fort, plus dynamique et plus performant, c’est certain. La manufacture aura besoin qu’on regarde avec intelligence ce qu’elle fait et le prochain modèle doté du nouvel échappement Sémon est une révolution. On la voudra tous. Je n’en dis pas plus. Donc, non, Zenith n’a pas vocation à devenir une manufacture de mouvements.

    L’une des erreurs historiques est sans doute d’avoir trop communiqué sur les mouvements El Primero compris mais pas seulement. Mais après tout, c’est aussi un atout fabuleux. Un calibre de chrono fiabilisé avec l’un des taux de retour les moins élevé du marché, c’est pas mal ! Je ne donnerai pas les chiffres qui appartiennent au secret industriel mais ils mériteraient d’être publiés ! Ce calibre est fabuleux. La Defy 21 est franchement excitante et vous allez voir bientôt des nouveautés palpitantes. Zenith fait un retour en force et tant mieux. Julien Tornare est là depuis un peu pus d’un an et quel travail accompli !Alors soyons respectueux de ce qui marche et Zenith va nous étonner ! L’histoire s’écrit au présent .

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420003682112
    LUDOSTER
    Membre

    Je suis content de lire ces échanges, je salue l’initiative de Guy Sémon pour venir échanger avec les Fameurs ici! Notamment sur de sujets techniques qui mérite de l’éclairage et que l’on s’y intéresse.

    J’aime également beaucoup Zénith, j’ai acheté ma première montre de la marque en mai, c’était mon graal horlogé accessible disons. J’en suis ravie, de par ses finitions, le El Primero…

    Mais il est vrai que la marque est assez inconnu pour le grand public, personne autour de moi ne connait la marque, pourtant je fréquente entre autre des personnes qui sans connaitre ou s’intéresser à l’horlogerie ont des montres dites de luxes, notamment dans ma clientèle.

    Entre deux rendez-vous sur Paris et traversant la place Vendôme à pied, j’ai fait découvrir à mon Pdg la marque, dont il n’avait jamais entendu parlé (il portait sa Daytona ce jour là, connaissait Hublot pour en avoir une, etc). Mes amis (qui ne s’intéressent pas à l’horlogerie) n’ont jamais entendu parler de la marque non plus, mais ils connaissent les principales qui « parlent à tous » : Rolex, Oméga, Breitling, Tag Heuer, Hublot, Cartier, B&R, Tissot, Seiko, etc.

    Malgré l’histoire de Zénith, je n’ai pas l’impression que la marque soit connus plus que Grand Seiko par exemple, donc une marque de passionné, destinée à ceux qui « connaissent » . Encore pour l’exemple, Tudor ne parlait pas plus que ça au grand public il y a quelques années, aujourd’hui ils l’auront vu la pub à la tv ou sur Youtube ou dans des magazines, plus proche de moi mes amis trentenaires identifies désormais la marques. Tag Heuer et Hublot ont de grandes notoriétés, mais pour Zénith, avant que tout le monde désire le prochain modèle équipé du nouvel échappement, peut-être faudrait-il qu’ils apprennent que la marque existe?

    Pour moi il reste encore pas mal de travail à faire pour que la marque soit visible, je ne leur souhaite que d’y arriver, et pourquoi pas me donner envie d’acheter une deuxième Zénith…

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