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- Ce sujet contient 159 réponses, 12 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
chris60, le il y a 3 mois et 1 semaine.
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AuteurMessages
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17 mars 2026 à 10h35 #420005057194
Torzio
Membre- gomax a écrit:
- Bonjour Torzio,
Oui j’ai bien prévu de les faire en acier inox. Ce ne sera pas tout de suite puisque je pensais ajourer un peu plus la platine et me servir des chutes pour tailler ces pièces. Pour ça il faut que je valide l’ensemble de la conception, sinon ce sera découpé au laser dans la grappe de la V2.
Je note l’idée de la finition et la méthode, je vais essayer sur les cliquets que j’ai déjà.
Il faut aussi que je m’équipe de meilleures limes et de quoi polir pour les pièces qui frotteront.
Effectivement, dans un premier temps, il faut se concentrer sur le bon fonctionnement de votre QP.
Je vous donnerai, en temps voulu, des astuces pour la finition.Je ne ferais pas les cliquets ou autres pièces en inox. Je préfèrerais l’acier, doux éventuellement. L’avantage de l’acier c’est que l’on peut facilement le bleuir, ce qui est d’un bel effet avec le laiton.
Encore bravo pour votre travail !
@+
JC17 mars 2026 à 15h07 #420005057195gomax
MembreMerci !
J’aime beaucoup l’effet bleui et j’aimerai bien essayer la technique mais est-ce pertinent d’utiliser ce genre de finition sur les pièces qui sont faites pour frotter sur une autre ? A priori la couleur va partir au bout de la pièce et l’acier va se retrouver à l’air libre et rouiller.
17 mars 2026 à 15h32 #420005057196Torzio
MembreTous les garde temps de grande qualité, depuis des siècles, ont les vis et certaines pièces en acier bleui.
On bleuissait, autrefois, pour des raisons esthétiques, mais aussi pour empêcher la rouille, il me semble.
Si les pièces frottent, cela va laisser de vilaines traces, même sur les pièces non bleuies.
Si les pièces sont rincées avec un bain au ph neutre, il n’y a aucune raison que cela rouille, à moins qu’elles séjournent dans une atmosphère humide.
Attention au soudures à l’étain ( en horlogerie, on a toujours employé le mot soudure) normalement on utilise du chlorure de zinc comme décapant, c’est un produit acide et très corrosif, pour les aciers. Il y indispensable de bien rincer après, dans un bain saturé de bicarbonate de soude, les pièces soudées et les instruments ayant servis à cette opération. Toujours faire les soudures à l’étain loin de l’établi, sur un poste dédié.@+
JC18 mars 2026 à 10h33 #420005057197gomax
MembreOn reviendra sur le bleuissage. J’ai vraiment envie de voir ce que j’arrive à obtenir comme rendu.
J’ai attaqué les pièces avec roues dentées et notamment le limaçon principal qui pilote l’ensemble. Je vais avoir pas mal de pièces du genre à faire donc si vous avec des conseils n’hésitez pas !
Je pars de roues dentées standards en laiton déjà taillées, ici une roue module 0.5 de 100 dents. Elle engrainera avec une roue de 50 dents sur l’axe des heures pour tourner d’un tour par jour.
1ere étape :
Monter l’épaulement de la roue dentée dans une pince ER32 de 20mm et réaléser le trou. J’ai suivi les conseils et cette fois je n’ai pas fais ça au foret mais avec une fraise une dent de 6mm montée dans le porte outil.2eme étape :
Faire la première moitié de l’axe avec la portée de roulement et la portée de roue dentée.3eme étape :
Braser (souder pour les horlogers) la roue à l’étain sur l’axe. Ca tourne bien rond donc on peut continuer tranquillement.4eme étape :
Supprimer l’épaulement et affiner la roue jusqu’à la cote voulue. Ici on passe de 5mm à 3mm.5eme étape :
Affiner le centre de la roue pour gagner en masse et réduire l’inertie. J’ai laissé un peu moins de 2mm au centre, ça fait 30% de gain de masse tout en gardant de la rigidité. Je n’ai pas de quoi évider la roue en faisant des branches donc pour le moment elle reste pleine. Dès que j’ai un diviseur j’améliore ça.6eme étape :
Tronçonner le barreau de laiton et recommencer les étapes 2 et 5 de l’autre coté.7eme étape :
Brasersouder le limaçon à sa place sur le deuxième coté.Il y a des traces grises assez moches sur le laiton de la roue. J’ai l’impression de ça vient de l’étain qui à collé aux outils et qui est venu se déposer sur la face. Ca s’est relevé lors de la deuxième chauffe pour la soudure du limaçon. Pas mal de travail à faire sur cette pièce encore pour le nettoyage et le polissage de la surface de glissement.
Une fois monté tout fonctionne bien. Le couple nécessaire pour remonter le levier est plus faible que ce que j’imaginais.
J’attends avec impatience les roulements pour les axes de minutes/heures et quantième/mois pour commencer les usinages. Normalement ils seront là à la fin du mois.
18 mars 2026 à 17h18 #420005057198Dan26
Membre18 mars 2026 à 17h25 #420005057199Dan26
Membre18 mars 2026 à 22h37 #420005057200goupill
Membre19 mars 2026 à 13h52 #420005057201Torzio
Membre@Gomax,
Je suis toujours admiratif de votre travail !Pour information, je joins une photo d’une roue d’arrêt d’une petite pendule de voyage, sur laquelle je suis en train de replanter un pivot :
Sur le pignon et son axe il un a une siette (ou assiette). Cette siette est soudée à l’étain sur la tige du pignon. C’est ainsi que cela se faisait sur les millions de mouvements de pendules de Paris et pendules de voyages. Sur cette siette était rivée la roue. Notez au passage le profil des dents.
Je pense qu’en fabricant une machine à tailler numérique (beaucoup plus simple à fabriquer que votre QP), vous pourriez adopter ce profil, plus horloger.
De plus vous pourriez faire découper au laser , avec votre grappe, des ébauches croisées (avec bras) de roues, qu’il vous restera à taiiler. Ci-dessous une photo d’ébauche de roue qui ne demande qu’à être taillée :Si vous le souhaitez, je peux vous donner ma procèdure pour faire de belles soudures à l’étain, quasi invisibles.
@+
JC19 mars 2026 à 15h31 #420005057202gomax
MembrePour les formes je vais rester sur des choses simples. Ma CNC est HS à cause d’un problème d’humidité qui l’a transformé en tas de rouille et ma dextérité à la lime rencontre très très vite sa limite. Une ébauche au laser aurait été possible mais pour le moment je n’ai pas le matériel pour tailler les dents. D’ailleurs si j’avais eu ce matériel ça aurait été des engrenages de module 1 avec 25 et 50 dents à la place des 50 et 100 dents. En laiton il est bien plus facile et moins cher d’acheter du module 0.5 car très utilisé en modélisme.
Je savais que le sujet du profil des dents allait arriver avec des débats hyper intéressants mais potentiellement houleux.
De ce que j’ai compris de mes nombreuses recherches, techniquement les profils propriétaires des grandes marques peuvent avoir un léger avantage au niveau du rendement. Ils auraient un peu plus de frottement entre les dents mais compensé par le fait que ces profils seraient optimisés pour ne pas engendrer de force radiale. Ils permettraient donc de réduire les frottements au niveau des pivots (moins intéressant avec des roulements en céramique). J’avais lu une estimation de rendement gagné de l’ordre de 1 à 2% par paire d’engrenages en prenant en compte le rendement d’engrainement et le rendement des pivots.
Si certains sont capables de confirmer ou infirmer ces infos je serai heureux d’en apprendre plus.
Pour l’instant je vais rester sur des profils ISO, esthétiquement un peu moins bien mais beaucoup plus simple à trouver ou à produire par un débutant.
Pour les soudures à l’étain je faisais comme pour l’électronique : je chauffe, je pose le fil, ça se propage par capillarité et je laisse refroidir doucement. Effectivement le rendu est très moche avec du travail pour faire disparaitre les traces du carnage.
Maintenant j’ai commencé à utiliser la méthode des « paillons d’étains » dont vous avez parlé. Je les pose en sandwich entre l’épaulement et la roue puis je chauffe. Les petits morceaux fondent et disparaissent. C’est invisible sauf si je réusine jusqu’à la zone de contact. Si vous avez d’autres conseils pour encore améliorer je suis preneur.Globalement le rendu des soudure n’est pas si mal puisque sur le levier principal j’ai deux supports de ressort soudés et ils sont quasiment invisibles après un peu de ponçage :
20 mars 2026 à 11h45 #420005057203caput
Membre29 mars 2026 à 22h57 #420005057204Torzio
MembreBonjour,
Je viens de trouver ça :
@+
JC30 mars 2026 à 10h54 #420005057205gomax
MembreBonjour,
Ce sont effectivement des solutions intéressantes, que j’avais déjà étudiées. Pour être transparent, le tout premier prototype imprimé en 3D au début du projet « fonctionnait » avec une roue de codage sur 4 ans (comme dans la première vidéo) et un système d’engrainement utilisant des dents de longueurs différentes (comme dans la seconde vidéo).
Concernant la roue de codage sur 4 ans, elle n’était pas compatible avec l’indicateur d’année bissextile qui était prévu à l’origine. Cependant, aujourd’hui, une roue de ce type pourrait très bien remplacer mon système de came.
Le système de dents à longueurs variables a clairement l’avantage de réduire considérablement le nombre de pièces : plus besoin de levier, de cliquets ou de ressorts… En revanche, il impose de pouvoir réaliser de très petites dents, avec des écarts de longueur de plus en plus faibles pour permettre la miniaturisation. Déjà en impression 3D, avec des dents de quelques millimètres, ce n’était pas évident. J’ai peur d’atteindre rapidement une limite avec ce type de conception.
Pour l’instant, je commence par fabriquer des pièces de grande taille, mais mes compétences en usinage progressent vite. J’ai déjà le sentiment de pouvoir réduire la taille des pièces d’un facteur deux sans difficulté.
Je n’avais pas prévu de donner des nouvelles du projet avant d’avoir avancé sur le système de quantième, mais je profite de votre message pour vous partager une petite vidéo montrant les deux leviers en fonctionnement. Vous remarquerez que l’ensemble penche légèrement sur la gauche, en effet il n’y a pas encore de ressort sur les leviers donc il faut les aider un peu pour le moment en orientant légèrement la gravité.
J’attends maintenant la réception de roulements à billes plus petits pour pouvoir poursuivre le travail sur les axes coaxiaux. Normalement, tout devrait arriver aujourd’hui… à condition que le livreur trouve la boîte aux lettres cette fois.31 mars 2026 à 10h34 #420005057206gomax
MembreBonjour à tous,
Les roulements sont bien arrivés donc j’ai pu attaquer la partie quantième et ses axes coaxiaux.
Pour mieux comprendre voici un dessin en coupe du système :
– en rose ce sont la platine (en bas) et le pont (en haut)
– en vert tous les roulements à billes utilisés
– en orange l’axe du quantième
– en cian l’axe des mois
– en jaune tous les disques (limaçons, roues à rochets et roue de codage)
Une vue des pièces éclatées :
Ensuite c’est l’étape de la soudure avec une attention particulière sur les orientations les pièces. Avec le recul j’aurai dû faire découper des formes pour pouvoir les aligner plus facilement.
Et c’est l’heure du premier test :
Le trou en bout d’axe servira à visser l’engrenage pour actionner la came des années bissextiles.
Tout est encore très « bricolage » avec des ressorts mis à l’arrache et pas mal de pièce manquantes. Mais avec quelques bidouilles à base de corde à piano pour remplacer les cliquets j’arrive à avoir un ensemble qui fonctionne ! La méthode de conception par esquisse était une très bonne chose, c’est très positif pour envisager d’autres projets plus ambitieux plus tard.
Maintenant je vais devoir repasser sur la CAO pour concevoir :
– les nouveaux cliquets pour remplacer ceux en impression 3D
– le système de changement de mois
– le deuxième pont pour tenir les roues des heures/minutes avec une interface pour le futur système d’échappement (à définir).
– une nouvelle platine plus ajouréeC’est long mais ça avance dans la bonne direction.
31 mars 2026 à 10h54 #420005057207PhJ
MembreBonjour,
Quel métal utilisé pour les pièces « blanches » ?
Et question subsidiaire : auriez-vous pu utiliser du cuivre ?
Salutations
31 mars 2026 à 11h15 #420005057208gomax
MembreLes pièces blanches sont des roulements à billes en oxyde de zirconium. Ce n’est pas du métal mais une céramique.
C’est ce qu’utilisent les dentistes pour faire des couronnes notamment et dans une forme monocristalline c’est utilisé pour faire des faux diamants en joaillerie. C’est très dure donc il y a peu de frottement et ça ne demande aucune lubrification. -
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