FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Quelle(s) marque(s) horlogère(s) pratique(nt) encore des prix raisonnables ?
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lithium, le il y a 12 années et 9 mois.
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5 janvier 2014 à 13h34 #420002378295
Bender
MembrePour ceux qui parlent de Rolex :
Tu l’achètes 6000, tu la portes 2-3 ans, tu la revends 5500 sans trop de mal. Déraisonnable ?
En tout cas moins que celles qui te font perdent la moitié dès la sortie de chez l’AD ….
5 janvier 2014 à 14h02 #420002378296Scraaat
MembreJe rejoins. Pour les pompes, certains vêtements, accessoires; même nourriture !!!!
Les gens n’y connaissent rien, aujourd’hui tu n’achète pas le prix mini tu es un sale riche !
(Sauf pour le snobisme ou les gens dépense une fortune pour du marketing et des produits de piètre qualité mais au marque de grande notoriété)5 janvier 2014 à 14h17 #420002378297Invité
MembrePour répondre à Km’rol et Ft1000mp
Comme je suis têtu, je persiste un peu dans mon idée. Je pense réellement que l’achat de produit premium ou de luxe est le fait d’un marquage social, si ce n’est qu’en terme de pouvoir d’achat. Sauf que dans mon analyse je n’apporte pas la notion de show off. J’insiste sur la notion d’accès un niveau de qualité supérieur, réel ou simplement ressentis.
Je partage donc l’avis de certains ici :
– je roule depuis 2004 en berline allemande, que je change tous les 2 ans, pour réaliser mes 70.000km annuel. Ceci après 6 années de soucis en Peugeot/citroën,
– je préfère une montre mécanique coûteuse à une quartz de supermarché, mais je me contre-fous de ce que les autres en pensent,
– je mixe du H&M/Zara à des vêtements de marque,
– je préfère un bon gastro à un repas à la vas-vite dans une chaine de restauration,D’une manière générale je suis sensible à la qualité mais uniquement parce que mon niveau de vie me le permet.
Quelques éléments de reflexion sur la notion de »marqueur social » – copié collé
La consommation, un marqueur social ?
Introduction
Le développement général de la consommation de masse dans les pays occidentaux depuis un demi-siècle a engendré un sentiment d’homogénéisation des modes de vie. Cette homogénéisation est symbolisée par la diffusion de biens de consommation devenus courants comme l’automobile, l’équipement ménager ou la télévision. Cependant, cette tendance est en partie trompeuse car les comportements de consommation obéissent à des déterminants économiques et sociaux qui différencient profondément les pratiques des ménages. La consommation sert aussi de terrain de compétition entre les groupes sociaux, en engendrant des choix parfois irrationnels ou irresponsables.
1. La consommation, un acte économique influencé par des déterminants sociaux ?
• L’analyse de la structure des cœfficients budgétaires (part en % de chaque grand poste de consommation dans le total du budget des ménages) montre que les cœfficients budgétaires des postes de première nécessité (alimentation, logement, habillement) connaissent de fortes variations selon les Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS). L’exemple de l’alimentation à domicile est frappant : elle représente, en 2006, 15,5 % du budget de l’ensemble des ménages, mais monte à 17,1 % chez les agriculteurs et descend à 12,4 % pour les cadres.
• À l’inverse, les dépenses « Loisirs Culture » représentent 10,8 % du budget des cadres et 7,6 % de celui des ouvriers (9,0 % pour l’ensemble des ménages). Si l’on analyse les données en euros, les différences sont encore plus criantes, puisque ces pourcentages portent sur des budgets de valeurs très inégales.
• Un autre indicateur peut aussi laisser penser que les niveaux de consommation ont tendance à s’homogénéiser : les taux d’équipement des ménages en voiture ou en électroménager ne marquent, en effet, que des différences minimes entre les PCS. 99,7 % des ouvriers et 100 % des cadres possèdent un réfrigérateur ; 88,6 % des cadres et 88,5 % des ouvriers possèdent une voiture. Mais ici, c’est plutôt « l’effet qualité » qui reflète les différences sociales : la puissance des modèles, leurs équipements et leur prix ne sont pas répartis de manière homogène sur l’éventail social.
• Certains équipements sont encore très discriminants sur le plan social : les taux d’équipement en ordinateurs par exemple étaient, en 2007, de 93,3 % chez les cadres, de 63,5 % chez les ouvriers et de 27,6 % chez les retraités.
• Du côté des pratiques culturelles, les clivages demeurent importants : si 65 % des cadres et professions libérales sont allés au moins une fois au musée dans l’année écoulée, ce n’est le cas que pour 17 % des ouvriers et 24 % des agriculteurs (données enquête INSEE de 2006).
2. Consommer, un acte de représentation sociale ?
• Au-delà de ses fonctions immédiatement utilitaires, la consommation a souvent une autre fonction plus symbolique et démonstrative : elle est l’occasion pour chacun d’envoyer aux autres un message sur soi-même. On dit qu’elle met alors en œuvre un « effet de signe ». Elle permet de se donner une identité sociale, d’affirmer une appartenance à un groupe et d’afficher un statut social. Par exemple, le choix d’une voiture (le 4×4, la berline classique, la toute nouvelle voiture électrique, etc.), au-delà des déterminants économiques comme le prix et les conditions d’utilisation, obéit aussi à des motivations de « démonstration sociale ». On parle à ce propos de « consommation ostentatoire », visant à se montrer aux autres. Il s’agit alors à la fois d’afficher un « effet de distinction » qui démarque la personne des autres, mais aussi un « signe d’appartenance » à un groupe de référence et de reconnaissance par les membres de ce groupe. La voiture, mais aussi les vêtements, les bijoux, l’ameublement de la maison et la décoration sont des instruments privilégiés de cette fonction symbolique de la consommation.
• Enfin, la consommation peut aussi obéir à des comportements « moutonniers » d’imitation, sous l’influence de certains modèles ou « leaders d’opinion », qui, par un processus d’identification collective, produisent une certaine uniformisation des pratiques.
3. Des modes de vie en partie fabriqués ?
• Dans ces conditions, on peut s’interroger sur le degré d’autonomie du consommateur dans ses choix d’utilisation du revenu. Le mode de vie de chaque individu est assez largement influencé par le cadre social dans lequel il vit. Le lieu de résidence, les structures commerciales, le type de profession exercée, le rang qu’on occupe dans la hiérarchie sociale influencent souvent de manière inconsciente les décisions de consommation. L’âge, le sexe, la PCS d’appartenance, la nationalité conditionnent également en partie les normes de consommation auxquelles chacun se réfère.
• Dans ce domaine, deux éléments jouent un rôle majeur dans la détermination des choix : la mode et la publicité, qui entretiennent d’ailleurs des relations étroites et circulaires.
– La mode est un ensemble de normes de comportement, d’esthétique, de jugement, qui structurent les visions collectives à une période donnée. Elle se traduit par des sortes de modèles de consommation dans les domaines les plus divers. On pense souvent au domaine de l’habillement comme terrain privilégié d’expression de la mode, mais elle affecte aussi les normes esthétiques ou techniques du logement, des moyens de locomotion, des lieux de vacances ou des pratiques culturelles et sportives. On retrouve dans la « soumission » à la mode le besoin d’imitation et de reconnaissance d’appartenance à un groupe.
– La publicité entretient des liens avec la mode : elle en relaie la diffusion dans l’ensemble du corps social, mais elle s’appuie aussi sur elle dans la mise en œuvre de sa fonction principale : faire acheter.• Le mouvement est circulaire : la publicité s’appuie sur les tendances de la mode, mais en les démultipliant, elle les renforce. Elle est en quelque sorte une « caisse de résonance ». Au cœur de cette pratique, l’utilisation de la marque comme signe de distinction et d’identification est une technique privilégiée.
• Certaines analyses mettent l’accent sur la nécessaire éducation des citoyens à la consommation responsable, en dénonçant les effets pervers de la mode et de la publicité. En effet, celles-ci incitent souvent le consommateur à une course à la consommation qui, d’une part, engendre un gaspillage de ressources et une accumulation considérable de déchets, et qui, d’autre part, accélère l’épuisement des ressources naturelles et la pression de la pollution sur l’environnement. Enfin, ces incitations permanentes à la compétition sociale par la consommation ont aussi des effets psychologiques d’encadrement des modes de pensée et des goûts limitant insidieusement la liberté de choix.
Citation
« Les objets ne s’épuisent jamais dans ce à quoi ils servent, et c’est dans cet excès de présence qu’ils prennent leur signification de prestige, qu’ils « désignent » non plus le monde, mais l’être et le rang social de leur détenteur. »
Jean Baudrillard, Pour une critique de l’économie politique du signe (1976).
Le sociologue français Jean Baudrillard (1929-2007) s’est attaché à une analyse critique des fonctions symboliques de la consommation (La société de consommation, 1970).5 janvier 2014 à 14h27 #420002378298ftikai
Membre- adrien86 a écrit:
- Certains personnes porteront simplement une Rolex alors que d’autres se gonfleront la poitrine en arborant une JLC ou une GS.
Supposons que la population contient un petit pourcentage de beauf. Statistiquement, basant sur la quantité de Rolex, de JlC et de GS vendues annuellement, on peut dire sans tromper qu’on a plus de chance de tomber, dans la rue ou sur un forum, sur un beauf en Rolex qu’un beauf en JlC ou en GS. Et ça, sans même tenir compte du fait qu’un beauf est tout sauf quelqu’un qui sort des sentiers battus.
5 janvier 2014 à 14h30 #420002378299kiv
Membre- Bender a écrit:
- Pour ceux qui parlent de Rolex :
Tu l’achètes 6000, tu la portes 2-3 ans, tu la revends 5500 sans trop de mal. Déraisonnable ?
En tout cas moins que celles qui te font perdent la moitié dès la sortie de chez l’AD ….
Tout à fait d’accord : d’ailleurs je tente un recentrage en affirmant que la décote doit être prise en compte dans la notion de RQP : puisque la valeur des objets et leur prix sont peu liés dans le monde du luxe, il faut bien se donner des critères mesurables.
Donc si je perds 10% à la revente sur une montre neuve, comment peut-on affirmer qu’elle a un mauvais RQP ?Mais à l’inverse, certaines montres à la qualité horlogère certaine peuvent souffrir d’une décote forte, exemples : GO ? (en comparaison à sa grande soeur L&S), Grand Seiko ?
Et quid des montres très personnalisables et confidentielles, type Dornblüth ? Si on observe la qualité horlogère du mouvement, le niveau d’artisanat, le service (personnalisation, échanges directs avec l’horloger, etc…), le RQP peut être jugé excellent. En revanche, la revente peut s’avérer douloureuse…(tiens au fait, comment on a pu arriver sur l’éternel débat de troll « Rolex ostentation gnagna » en partant d’un sujet pareil ?
)5 janvier 2014 à 14h33 #420002378300broncos
Membrec’est clair que GO, tu prends un bouillon à le revente, tout comme une Zenith déjà quasi 1/3 moins chère au gris…
par contre, les GS sont tellement rare que ça décote peu et, d’ailleurs, difficile à trouver en occasion…
- adrien86 a écrit:
- Certains personnes porteront simplement une Rolex alors que d’autres se gonfleront la poitrine en arborant une JLC ou une GS.
si tu savais le chemin de croix qu’il faut endurer pour pouvoir avoir la GS qui te plait, alors tu as amplement le droit de bomber le torse…
le problème est que personne ne connait GS, alors pour faire la paon façon mec qui a réussi…
5 janvier 2014 à 14h45 #420002378301MaitreRobinton
MembreUn consommateur rationnel acquerra le bien qui représente la plus forte valeur, soit le meilleur service ou la plus grande satisfaction par rapport à son prix. Je conviens qu’une fois que l’on a dit ça, on a pas beaucoup avancé puisque chacun définit sa satisfaction selon différents axes.
Une question cependant me paraît importante : la capacité dudit consommateur à s’informer objectivement sur la performance réelle de ce qu’il achète. Nous baignons dans un univers marchand où tout est fait, à quelques exceptions près, pour permettre aux marques de diffuser les messages qu’ELLES ont choisis, et elles y consacrent énormément de moyens.
S’agissant de l’automobile qui a été cité dans ce post, à titre d’exemple, la fiabilité meilleure des véhicules allemands qui était une réalité il y a quelques dizaines d’années ne constitue plus un avantage significatif (http://www.honestjohn.co.uk/news/miscellaneous/2013-01/honda-and-toyota-top-the-engine-reliability-ratings/) et pourtant les marques allemandes consacrent énormément de marketing à pérenniser cette image. Elles ont malheureusement été rattrapées par la complexification technologique qui pénalise les leaders.
Je pense donc que nous sommes désormais dans 1/ dans un monde qui n’est plus vraiment rationnel 2/ que le consommateur qui souhaite le rester aura beaucoup de mal.
Par chance, les vrais passionnés disposent aujourd’hui avec internet de moyens (tel FAM) pour avoir accès à une information (une fois triée) de meilleure qualité, à des opportunités nouvelles, et à un marché de seconde main au sein duquel ils pourront trouver leur cible dans des conditions plus « raisonnables ».
AMHA
5 janvier 2014 à 15h07 #420002378302Tougeworks
MembreCe genre de considérations ne me concernant pas, j’achète ce qui me plait et ce que mes moyens me permettent point barre, quand à ce que pensent les autres c’est le cadet de mes soucis, vu que « les autres » ne payent pas mes factures je m’en fous.
l’utile, le rqp et ce genre de trucs me sont complètements inconnus, je laisse cela a ceux qui comptent, au rationalistes et aux économes, n’étant dans aucune de ces catégories. Ce qui soit dit en passant ne m’a jamais empêchè de rouler dans des trucs sympas, d’avoir des bidules sympas au poignet et des chaussures élégantes.
Ce qui paradoxe totalement humain ne me ferait jamais rouler en alfa (sauf ancienne) ou porter une Bell & Ross ou BRM que je trouve aussi dispendieux qu’horrible.
Si l’on prend en effet la revente en considération, Rolex et Patek sont assez bon marché, tout comme seiko
OK ma résolution 2015 sera de ne plus taper sur ces deux marques
5 janvier 2014 à 15h20 #420002378303Tougeworks
Membreok, je m’incline la 8 et 4 c sont sublimes j’aurai du dire Âudi là tu n’est pas prêt de m’en sortir une qui me plait

- adrien86 a écrit:
- Ce qui est insupportable en général, c’est la morgue de l’argent. La prétention que peuvent avoir certaines personnes à marquer un écart avec le commun par un objet. Ca, c’est l’essence même de la vulgarité.
les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées de la réalité quotidienne des riches (desproges)
ta remarque est un jugement, qui es tu pour juger de ce qui est vulgaire ou pas ? ce qui est classe pour un néo milliardaire russe est très éloigné de la vision d’un lord anglais, c’est comme cela, ensuite nous somme tous le plouc de l’autre, même moi (quoi que), c’est pour dire !
l’objet EST un marqueur de réussite sociale, ce que je trouve pour ma part risible, c’est ceux qui ne se positionnent qu’en fonction du regard des autres, mais c’est un autre débat.
5 janvier 2014 à 15h24 #420002378304Invité
Membre- Tougeworks a écrit:
-
l’objet EST un marqueur de réussite sociale, ce que je trouve pour ma part risible, c’est ceux qui ne se positionnent qu’en fonction du regard des autres, mais c’est un autre débat.
Ouf. Je me sentais un peu seul a défendre cette idée
5 janvier 2014 à 15h46 #420002378305Tele 52′
MembrePour répondre simplement, rapport Q/P dans différentes gammes de prix :
1.Swatch automatique
2. Zenith
3. Moser & Cie
Je pense que ces montres sont vendues à des prix raisonnables compte tenu de leur qualité.
Cordialement
5 janvier 2014 à 15h53 #420002378306Eric67
MembreL’objet de luxe est un marqueur social. Mais cela ne veut pas forcément dire qu’il a vocation à être exhibé par son détenteur. Dire que c’est un marqueur social cela signifie avant tout que c’est un marqueur aux yeux de son propriétaire et qu’il participe du personnage que l’on se construit pour soi-même. Feindre de l’ignorer c’est juste faire preuve d’aveuglement.
5 janvier 2014 à 16h30 #420002378307dragons
MembreCela dépend de ce qu’on appelle « objets de luxe ».Le luxe de certains n’est pas toujours le luxe des autres.
5 janvier 2014 à 16h33 #420002378308Scraaat
MembreParlons d’Hugo boss, guess etc… mouhahaha
5 janvier 2014 à 16h34 #420002378309CLAGODEN
Membre- dragons a écrit:
- Cela dépend de ce qu’on appelle « objets de luxe ».Le luxe de certains n’est pas toujours le luxe des autres.
Je crois que c est clair il y en a pour qui manger est un luxe …. Ce debat est d ailleurs indigeste …
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