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- Ce sujet contient 76 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
rstl99, le il y a 7 années et 11 mois.
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23 juillet 2018 à 23h41 #420003843005
dnanlor
MembreBonjour,
Voici un autre calibre à verge et roue de rencontre sur lequel on peut lire « Caron à Paris ». J’ai passé pas mal d’heures dessus pour lui redonner un deuxième souffle.
Comme on peut le voir, le coq ne comporte pas de lettres cachées. La construction est soignée avec piliers travaillés mais la boîte fait plus XIXème que XVIIIème. Quant aux aiguilles poires, elles ne sont manifestement pas d’origine.
Y-a-t-il eu d’autres Caron à Paris fin VIIIème ou XIXème, que les 2 précédemment cités ? En effet je pense, sans me faire d’illusions, que soit ma montre est l’œuvre de l’un de ces des Caron et a été remboitée, soit elle est du XIXème, produite par un autre Caron. Merci à celui qui possède un dictionnaire des horlogers parisiens de vérifier.



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24 juillet 2018 à 1h26 #420003843006rstl99
Membre- dnanlor a écrit:
- Bonjour,
Voici un autre calibre à verge et roue de rencontre sur lequel on peut lire « Caron à Paris ». J’ai passé pas mal d’heures dessus pour lui redonner un deuxième souffle.
Comme on peut le voir, le coq ne comporte pas de lettres cachées. La construction est soignée avec piliers travaillés mais la boîte fait plus XIXème que XVIIIème. Quant aux aiguilles poires, elles ne sont manifestement pas d’origine.
Y-a-t-il eu d’autres Caron à Paris fin VIIIème ou XIXème, que les 2 précédemment cités ? En effet je pense, sans me faire d’illusions, que soit ma montre est l’œuvre de l’un de ces des Caron et a été remboitée, soit elle est du XIXème, produite par un autre Caron. Merci à celui qui possède un dictionnaire des horlogers parisiens de vérifier.
Bonjour Dnanlor,
Merci d’avoir partagé les photos et informations sur votre montre Caron à Paris. Selon moi il ne semble pas en rester beaucoup en existence, donc c’est bon d’avoir ces deux oeuvres de André-Charles CARON « réunies ».Tardy indique un autre Caron, François Modeste (Maître en 1770, Cour St-Martin 1770, Rue des Cinq-Diamants 1772, Rue St-Denis 1778-88). Cette montre pourrait être de lui, mais elle pourrait être aussi une montre de André-Charles, antécédente à la mienne (le numéro sur la vôtre est 879, la mienne 1244).
Si elle est de André-Charles, vous pourrez comparer les pièces internes avec celles de la mienne que j’avais affichées. J’étais pas mal impressionné par la qualité de finition des pièces dans la mienne, comparé à d’autres montres verge de l’époque que j’avais examinées auparavant.
En effet, je crois que le boitier, le cadran et les aiguilles de votre Caron ont été remplacées.
Le nom gravé en dessous de la rondelle d’argent de la vôtre est intéressante (Jn …tte), nom de celui qui a fabriqué la rondelle, ou un employé de Caron, ou un rhabilleur futur? Y a-t’il d’autres marques de ce genre sur la vôtre?
La mienne était possiblement une montre originalement plus dispendieuse (mécanisme à répétition, nom gravé dans le coq, qualité de finition des pièces)? Qui sait?
Merci d’avoir partagé, c’est toujours intéressant de comparer deux objets provenant du même atelier!
–Robert
24 juillet 2018 à 3h02 #420003843007dnanlor
MembreRe bonjour,
Merci de votre avis. Aucune autre inscription trouvée sur le mouvement. Si, comme vous le pensez aussi, la montre a été remboîtée, ça laisse supposer que la boîte originale était probablement en or et a été malheureusement fondue!
Pour la remise en état, j’ai absolument tout démonté, y compris le ressort, mais sans prendre de photos. J’ai quand même cette vue de la platine antérieure recouverte d’une sorte d’enduit brunâtre qui a résisté à la soupe vaudoise et que j’ai respecté. On voit bien la différence d’aspect entre cette face de la platine et les roues qui ont pourtant subi le même traitement. Je me suis abstenu des ultra-sons de peur d’altérer les zones de dorure.
Je n’ai rien modifié ni changé sauf les goupilles qui étaient inutilisables.
La chaîne, après nettoyage, a retrouvé toute sa souplesse grâce au WD 40 qui est un produit merveilleux dans cette indication.
24 juillet 2018 à 7h19 #420003843008rstl99
Membre- dnanlor a écrit:
- Re bonjour,
Merci de votre avis. Aucune autre inscription trouvée sur le mouvement. Si, comme vous le pensez aussi, la montre a été remboîtée, ça laisse supposer que la boîte originale était probablement en or et a été malheureusement fondue!
Pour la remise en état, j’ai absolument tout démonté, y compris le ressort, mais sans prendre de photos. J’ai quand même cette vue de la platine antérieure recouverte d’une sorte d’enduit brunâtre qui a résisté à la soupe vaudoise et que j’ai respecté. On voit bien la différence d’aspect entre cette face de la platine et les roues qui ont pourtant subi le même traitement. Je me suis abstenu des ultra-sons de peur d’altérer les zones de dorure.
Je n’ai rien modifié ni changé sauf les goupilles qui étaient inutilisables.
La chaîne, après nettoyage, a retrouvé toute sa souplesse grâce au WD 40 qui est un produit merveilleux dans cette indication.
Bonjour,
Merci pour les indications additionnelles. Je pense sincèrement que votre montre est bien d’André-Charles.
Dans l’article (en Anglais pour le moment) que je suis en train de paufiner sur Caron et sa boutique sur St-Denis, où travaillaient aussi Lépine et son fils (futur Beaumarchais), j’ai estimé que ma montre datait d’environ 1750.Caron a ouvert son premier atelier en 1722, et j’estimais (comparé à Le Roy et Breguet, qui fabriquaient pas mal plus de montres) que sa production annuelle se situerait environ à 40 montres par année, plus ou moins. Se servant de cet estimé assez arbitraire je l’admets, votre montre numérotée 879 aurait pu être fabriquée 22 ans plus tard, donc aux alentours de 1744 (qui est l’année où Lépine a fait son arrivée comme ouvrier de Caron). Ma logique pour le chiffre 40 est ci-bas, de mon article:
The watch is signed “Caron à Paris”, and has the serial number 1244 inscribed. There are very few watches by Caron that have survived, so it’s difficult if not impossible to accurately determine where this number may place the watch in the chronology of Caron’s production. However, horological researchers have examined the production of two 18th century French horlogers, Julien Le Roy and Abraham-Louis Breguet, and have estimated that each finishing horloger employed by one of these makers could produce around 30 watches per year. Le Roy, who had a bigger shop and was able to hire more workers, probably sold around 100 watches per year.
Caron was not in the same league as far as size of operation, so I would estimate he could have produced and sold between 40-50 watches a year at his peak, when he had Lépine working for him, probably less when he was working alone in his early days. At an average production of 40 watches a year, and given that he opened his first atelier in 1722, the number 1244 could roughly coincide with the year 1750, give or take a year or two. It certainly predates the year 1756, when Lépine married one of Caron’s daughters, became a partner with Caron, and subsequent watches were signed with both their names.En effet, la montre originale et les aiguilles ont dû être en or et fondues depuis longtemps, le cadran a dû être endommagé et remplacé Mais le coeur de la montre demeure.
Je pense que la mienne aussi avait cette couleur brunâtre sous le cadran. D’autres vieilles montres en ma possession ont ceci aussi. Ma pensée la-dessus est que l’horloger ne faisait peut-être pas dorer cette partie essentiellement cachée de la montre, au même niveau que les autres parties plus visibles.
Heureux de savoir que tout ce que votre montre nécessitait était un bon nettoyage et des nouvelles goupilles! La mienne manque le bout de chaîne et le crochet pour le barillet, donc ce sera un petit projet futur quand j’aurai acquis les techniques.
–Robert
24 juillet 2018 à 9h29 #420003843009rstl99
MembrePour ceux qui suivent ce sujet et dont ça peut intéresser, voici le tableau chronologique que j’ai créé pour André-Charles CARON et son fils Pierre-Auguste (Beaumarchais), lorsque j’assemblais des informations diverses pour l’article que j’écris sur ce sujet. J’inclue aussi des informations sur Jean-Antoine LÉPINE, puisqu’il fût un ouvrier de Caron durant plusieurs années, puis un partenaire, puis prit en main l’atelier après la retraite de André-Charles. On connait le reste pour l’illustre carrière de Lépine, et Adolphe Chapiro l’a traité admirablement dans son beau livre à ce sujet.
–Roberthttps://www.dropbox.com/s/05lf6n6xhn9j2nv/caron_chronologie_rstl.pdf?dl=0
24 juillet 2018 à 12h40 #420003843010dnanlor
MembreFormidable ! Félicitations pour ce travail !
A ma demande, une amie a recherché s’il y avait eu un Caron horloger à Paris au XIXème siècle. Elle a trouvé ceci :
CARON Auguste Joseph né le 07/12/1855 à Paris 12ème HORLOGER
(fils de François Joseph décédé le 10/11/1857 à Paris et de Stéphanie QUINCHON couturière)
marié le 22/03/1878 à Paris 20ème avec Blanche Octave Louise LAVINAY.Donc comme le principe de l’échappement à roue de rencontre appliqué aux montres de poche a été abandonné vers 1830, ma montre ne peut pas avoir été réalisée par ce Caron né en 1855.
25 juillet 2018 à 1h24 #420003843011rstl99
MembreVotre amie a accès à des sources d’information impressionnantes.
En effet, votre montre pré-date ce A.J. Caron par au-dessus de 100 ans.
Je suppose qu’il est possible qu’il y ait eu d’autres lignées d’horlogers Caron, mais ceux à Paris semblent assez limités, ce qui me fait croire que votre montre ait été issue de l’atelier d’André-Charles au milieu du XVIIIe, comme j’indiquais plus tôt.25 juillet 2018 à 3h09 #420003843012dnanlor
MembreBonjour,
Mon amie a aussi trouvé cette adresse amusante :
https://www.curiositel.com/versailles/caron.htm
25 juillet 2018 à 6h02 #420003843013caput
MembreQuand j’effectuais mes études d’horlogerie j’ai connu à l’école un descendant par sa mère de Caron.
Je devrai essayer de le retrouver.
25 juillet 2018 à 13h19 #420003843014rstl99
MembreEn effet ce serait intéressant d’avoir des informations quelconques d’un descendant. Quoique si on parle de André-Charles, les souvenirs familiaux seraient pas mal effacés par le temps…
28 juillet 2018 à 3h24 #420003843015rstl99
MembreDu livre de Loménie (Beaumarchais et son temps, Vol 1), voici quelques-unes des dernières paroles de l’horloger André-Charles Caron, écrites sur son lit de mourant. Ceci n’a rien à voir à l’horlogerie qui nous est chère, mais présente un dernier moment touchant de l’homme Caron.
La dernière lettre de l’horloger Caron à son fils, écrite par lui, à soixante-dix-sept ans, d’une main tremblante et quelques jours avant sa mort (à la fin août 1775), respire la même élévation de sentiments, en même temps qu’elle est des plus honorables pour Beaumarchais.
« Mon bon ami, écrit le vieillard mourant, mon cher fils, ce nom est précieux à mon cœur, je profite d’un intervalle de mes excessives douleurs, ou plutôt des rages qui me font tomber en convulsions, uniquement pour te remercier bien tendrement de ce que tu m’as envoyé hier. Il ne m’est absolument pas possible d’entrer dans aucun détail sur ce que tu souhaiterais de moi. Si tu retournes en Angleterre, je te prie de me rapporter un flacon de sel qu’on fait respirer à ceux qui, comme moi, tombent en défaillance. Hélas mon cher enfant, peut-être n’en aurai-je plus besoin à ton retour. Je prie le Seigneur tous les jours de ma vie de te bénir, de te récompenser et de te préserver de tout accident; ce seront toujours les vœux de ton bon ami et affectionné père.
« CARON.
« Si cela se peut, laisse ton adresse de Londres à Miron afin qu’en cas d’accident je te puisse envoyer ma dernière bénédiction.Selon les indications que j’ai trouvées au Minutier Central, et indiquées dans le tableau chronologique que j’ai partagé avec vous plus tôt, Caron de Beaumarchais fut possiblement empêché d’assister aux funérailles de son père, où ses beaux-frères Lépine et Miron sont indiqués comme témoins.
28 juillet 2018 à 4h40 #420003843016caput
MembreAndré Charles CARON
Né le 26 avril 1698 – LIZY SUR OURCQ (77440)
Horloger à Paris,abjure à Paris le 7 mars 1721
Marié en 1722 avec M Louise PICHON
Décédé le 23 octobre 1775, à l’âge de 77 ans28 juillet 2018 à 5h04 #420003843017rstl99
MembreEn effet, Loménie était en erreur lorsqu’il a indiqué la fin d’août pour la mort de Caron, qui fût bel et bien en Octobre comme tu as indiqué (et comme j’avais indiqué dans ma chronologie). Merci de la clarification.
28 juillet 2018 à 5h10 #420003843018rstl99
MembreJe viens de réaliser que Caron fût aussi possiblement l’innovateur de la montre-squelette, apparemment vers 1760, soit une année seulement avant sa retraite plus ou moins forcée (pour permettre l’ascension de son fils à un titre de noblesse à la Cour).
La présence dans son atelier de son beau-fils et partenaire Lépine a certainement eu quelque chose à voir avec cette innovation, vu les créations futures de celui-ci (élimination d’une platine remplacée par ponts plus révélateurs du mécanisme sous-jacent). Qui influença qui, je me demande…
28 juillet 2018 à 5h19 #420003843019 -
AuteurMessages
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