Montre CARON à Paris

15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 77)
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  • #420003842985
    rstl99
    Membre
    Fournier a écrit:
    je pense que ces graveurs de coqs devaient avoir une telle habitude de les faire qu’ils devaient être très rapide
    je regardais quelques coqs et on peut affirmer que plusieurs coqs ont été fait par la même main
    si on considère le peut de montres qui ont survécus , ces graveurs ont du en faire des quantités, mais ne devaient pas être très nombreux dans cet art,
    les coqs filigramés sont rares, malheureusement on a parfois du mal à les identifier, seul de grands horlogers en ont fait faire ce qui limite les recherches, j’en ai quelques uns mais suis incapable de les identifier pour certains ex AJ – DA etc
    JCF

    En effet JCF, ils (elles) devaient être très rapide pour fournir à la demande. J’ai aussi vu (je ne me souviens où) des anciennes annonces où des fabricants de coq montraient des modèles de coqs disponibles sur demande. Donc peut-être en fabriquaient-ils en masse, et les vendaient à des horlogers qui demandaient tel ou tel style, à partir de leur stock. Possiblement que ces fabricants de coqs engageaient plusieurs jeunes femmes et peut-être même des enfants. Certains faisaient le découpage initial, d’autres faisaient la finition plus détaillée, et finalement d’autres appliquaient la dorure (à moins que ceci n’était fait avec le reste de la montre, par l’horloger).

    Je suis d’accord que probablement seuls les meilleurs horlogers faisaient incorporer leurs initiales au coq en filigrame. Peut-être était-ce une autre façon de se distinguer des contre-façons figurant leur nom sur la platine ou le cadran.
    Fascinant ce petit sujet.
    –Robert

    #420003842986
    Milou
    Membre

    Ce mouvement est vraiment très bien fait et j’aime beaucoup les photos montrant les détails. Merci de nous monter autant d’images.

    J’ai vu à la bourse de Mer plusieurs stands qui vendaient des coqs. J’imagine qu’il y a des collectionneurs qui se concentrent sur cette pièce et j’espère qu’ils ne massacrent pas les montres pour ne récupérer que cette pièce!

    milou

    #420003842987
    franck272
    Membre

    rstl99,

    Le balancier n’est pas en or, et la déco autour de la lumière pour le passage de la verge, est un signe de qualité, très sympas la photo pour la roue de centre avec l’ombre cyclops , l’horloger qui est intervenu sur le mouvement n’a laisser aucune pièce de la partie répétition affraid , et la manière d’implantation des pièces sur le mouvement me rappelle un autre grand horloger Incompréhensible

    Milou, les coqs sont pris sur des épaves, mais parfois ils sont cassé, même en étant resté sur le mouvement Pleure 2 , ils sont parfois très évidé et donc fragile, donc cela peux être utile pour les remplacer, mais il est difficile d’en trouver avec les bons entraxe pieds/ vis et époque

    #420003842988
    fififi2366
    Membre

    il faudrait essayer de le restaurer, on trouve pas mal de pieces detachees ,je suis sur que l on peut y arriver, moi meme j ai pas mel de pieces de cette epoque et cela est assez interchangeable

    #420003842989
    Fournier
    Membre

    « il faudrait essayer de le restaurer, on trouve pas mal de pieces detachees ,je suis sur que l on peut y arriver, moi meme j ai pas mel de pieces de cette epoque et cela est assez interchangeable « 

    bon courage à celui qui voudrait le compléter !, j’ignorais que ces pièces pouvaient être si facilement interchangeable, ça me rassure j’en ai quelques unes ou il manque des pièces, fusée, divers pièces de quadrature de sonnerie Etc
    JCF

    #420003842990
    Fournier
    Membre

    Milou « j’espère qu’ils ne massacrent pas les montres pour ne récupérer que cette pièce!

    il y a des collectionneurs de coqs depuis très longtemps, autrefois on cassait ces montres pour vendre le métal et parfois le coq était retiré du mouvement, on à donc cassé des mouvements, puis on a sacrifié des coqs
    Il y avait autrefois une collection de coq au Mont St Michel (elle a été vendue il y a une vingtaine d’année, j’en ai d’ailleurs acheté ) et à la boutique vous pouviez acheter des coqs transformés , broches, épingles à cravates, bagues épingles à chapeau, bracelets ( avec 9 coqs) boutons de manchettes etc
    ça donne une idée du nombre important de ces coqs à l’époque, combien de femmes ce sont acheté ce petit bijou, au cours de leurs visite puis jeté quelque temps après comme de nombreux souvenir de voyages
    JCF

    #420003842991
    rstl99
    Membre
    fififi2366 a écrit:
    il faudrait essayer de le restaurer, on trouve pas mal de pieces detachees ,je suis sur que l on peut y arriver, moi meme j ai pas mel de pieces de cette epoque et cela est assez interchangeable

    En effet, comme JCF indique (et il a énormément plus d’expérience et outils et pièces que moi!), ce ne serait pas une restauration aisée. Et ce ne sera pas moi qui vais la restaurer. Je suis content d’avoir ce mouvement avec ce nom. Le mouvement va fonctionner lorsque j’en aurai fini, mais la partie répétition est perdue pour toujours en ce qui me concerne. Crying or Very sad

    Bon, maintenant j’ai une (partie de) montre Caron; j’ai 2-3 montres-mouvements signés Lépine (qui fut l’apprenti et successeur de Caron); et j’ai 2-3 mouvements de Charles Oudin (qui fut l’apprenti de Breguet). Donc il me faut juste une montre ou mouvement de Breguet pour compléter le « chaînon manquant » de la boucle (Chapiro suppose qu’il fut employé dans l’atelier de Lépine à son arrivée à Paris, et fut beaucoup influencé par les innovations de ce dernier).

    Caron -> Lépine -> Breguet -> Oudin

    Pas facile de trouver un mouvement de montre abordable de Breguet (qui soit vraiment de Breguet!). Peut-être devrais-je me satisfaire d’un cadran ou d’une platine Wink

    #420003842992
    Milou
    Membre

    Ce serait vraiment dommage de ne pas pouvoir ajouter le « chainon manquant » à cette petite série, mais d’après ce qu’on a déjà pu lire dans ce forum, ou d’autres d’ailleurs, les fausses Bréguets sont plus nombreuses que les vraies. Mais il existe aussi des faux tableaux de maitres que même les experts ne savent pas différencier des vrais. Alors peut-être devrez vous un jour vous contenter d’une montre « d’après Breguet »? Wink

    En tout cas je suis avec grand intérêt vos petites pages d’histoire. Merci.

    milou

    #420003842993
    rstl99
    Membre

    Bonjour Milou,

    En effet les faussaires ou contre-façonneurs de l’époque s’en sont donné à coeur joie à fabriquer toutes ces fausses Breguet qui continuent de circuler et de promouvoir des échanges d’argent (parfois considérable) entre nombreux acheteurs et vendeurs. Je n’investis pas des grosses sommes d’argent sur les montres que j’achète (plutôt le contraire), donc devrai faire preuve de patience pour trouver quelque chose qui serait sorti de l’atelier de Breguet, ne fut-ce qu’une épave ou partie de montre comme j’indiquais. Car jusqu’à date, j’essaie de bâtir mon humble petite collection à bon marché – en partie parce que je ne tiens pas à posséder des belles pièces couteuses nécessitant des assurances additionnelles ou un coffre à la banque pour les emmagasiner; et aussi parce que je trouve cela un défi personnel intéressant de trouver des pièces imparfaites mais légitimes à bon prix.

    Heureux de savoir que mes tentatives hésitantes de trouver un peu d’histoire autour de mes montres et des horlogers qui les ont construites, soient intéressantes pour certains à lire. Pour le moment, je m’amuse à lire des parties de la biographie fascinante du fils de Caron, Beaumarchais. Celle-ci inclue de nombreuses lettres de la correspondance entre Beaumarchais et son père, et ce dernier se révèle aussi quelqu’un d’assez intéressant, ce qui augmente mon plaisir d’appartenir un des produits de son métier.

    #420003842994
    caput
    Membre

    Bonjour Robert, je viens de consulter rapidement les Archives apparemment sur ce Caron elles ne sont pas encore numérisées.
    Tu m’envoie tes cotes, autant faire « une pierre deux coups ». Wink

    #420003842995
    rstl99
    Membre

    Merci beaucoup Caput. Message personnel envoyé!
    –Robert

    #420003843042
    langeais
    Membre

    Bonjour,
    Je relance le sujet de la montre au mouvement signé Caron et numérotée N° 1244. Je fais actuellement des recherches sur les montres et pendules de Caron (père), Caron (fils) et Lépine (gendre et beau-frère).
    On sait qu’André-Charles Caron (père) prend sa retraite en 1769. Que Pierre-Augustin Caron (fils) est actif comme horloger en 1754 à la Cour de Versailles auprès de Louis XV et de ses filles.

    Le coq de la montre signé « Caron » et la numérotation du mouvement donnent une indication circa 1755. Il est probable que ce mouvement soit de Caron (fils). Quels sont les diamètres et épaisseur du mouvement ?
    Voilà, pour relancer le sujet. Chinois

    PS : Si des archives de Caron numérisées existent, je serais heureux de les recevoir aussi.

    #420003843043
    rstl99
    Membre

    Bonjour Langeais,

    Selon mes recherches, André-Charles Caron aurait quitté la profession d’horloger en 1756 (voir document ci-haut affiché par Caput, daté de 1761). Il faut penser que sa boutique continua d’opérer, possiblement menée par son gendre Jean-Antoine Lépine, qui épousa une de ses filles en cette même année 1756.

    Selon Adolphe Chapiro, il semblerait que Jean-Antoine, suite à certains de ses propres accomplissements horlogers, se fit octroyer le titre de « horloger du roy » alentour de 1766, date à laquelle il prendrait officiellement en main l’ancien atelier de Caron et le mènerait en son nom.

    En effet, Caron fils (Pierre-Augustin) aurait ouvert sa propre boutique, brièvement, vers 1755, aussi sur la rue Saint-Denis, avant de laisser l’horlogerie et assumer une fonction à la cour que lui avait fourni le mari de sa première épouse. Il tourna le dos à la profession de son père pour toujours, à ce point.

    J’avais toujours pensé, me basant sur des estimés de chiffres de ventes probables par ateliers similaires, ainsi que sur les numéros de série qui existent des montres d’André-Charles Caron, que ma montre No. 1244 dont le coq contient les lettres du nom « C A R O N » aurait été produite dans l’atelier d’André-Charles, vers 1750. Votre suggestion que la montre puisse dater d’un peu plus tard (1755) et qu’elle pourrait provenir de l’atelier du fils, Pierre-Augustin, est intéressante à considérer.

    Je ne connais pas à date autres montres d’André-Charles ayant son anagramme dans le coq, donc possiblement que ceci aurait pu être une intention de son fils, qui avait des aspirations à la Cour, et qui aurait possiblement voulu promouvoir son nom autant que possible.

    La montre 1244, dont j’attache une photo prise aujourd’hui, a un diamètre de 31.9 mm, et l’épaisseur est de 6.1 mm, mesurée de l’extérieur de chaque platine. C’est une petite montre, possiblement désignée à une dame de la noblesse. Originalement à répétition, elle manque maintenant tout le mécanisme de répétition, ainsi que son cadran etc.

    Il serait très intéressant de pouvoir déterminer si oui ou non cette montre Caron numérotée avoir été faite par le fils de Caron, cependant le numéro séquentiel suggère qu’elle provenait probablement de l’atelier paternel, et non du récemment ouvert atelier du fils Pierre-Augustin.

    J’aurai intérêt d’apprendre plus sur vos découvertes, qui pourraient ou non concrétiser votre théorie que cette montre signée Caron aurait pu provenir du fils et non du père.

    Cordialement,
    Robert

    Montre CARON à Paris - Page 3 76311112

    #420003842996
    rstl99
    Membre

    Je suis en train d’écrire un article sur Caron (en Anglais) pour le NAWCC (club américain). Je pense qu’il est temps de faire connaître M. Caron un peu plus aux anglophones. J’ai découvert des choses intéressantes en lisant plus dans les biographies de Caron de Beaumarchais, et ai établi une chronologie assez détaillée. Ce que je trouve particulièrement intéressant est de savoir que durant l’apprentissage de Caron fils dans l’atelier de son père sur la rue Saint-Denis (1745-1753 environ), l’ouvrier qui occupait l’établi à côté de lui n’était nul autre que Jean-Antoine Lépine, qui s’était joint à l’atelier de Caron quand il avait déménagé à Paris en 1744. Pas surprenant que Caron fils est devenu un horloger hors-pair, bénéficiant des conseils et leçons de son père et Lépine. Dommage qu’il aie abandonné l’horlogerie tôt après (1755) pour poursuivre ses intérêts ailleurs, à la Cour etc. Il devait y avoir des conversations intéressantes sur l’horlogerie entre ces trois hommes, durant ces années fertiles.

    Un détail intéressant est que André-Charles Caron a du formellement renoncer à son titre de maître horloger et fermer sa boutique (qui fût prise en main par Lépine, qui avait épousé une des filles de Caron quelques années plus tôt) en 1761, car supposément que l’entourage du Roi l’exigeaient avant que Caron de Beaumarchais puisse soit octroyé un titre de noblesse – car aucun noble ne pouvait être associé à un père qui soit un simple « artisan »…

    #420003842997
    caput
    Membre

    Dans un des volumes de « Bibliothèque universelle de Genève « revue Suisse et étrangère de 1859 tome IV.

    On trouve le texte ci-dessous. Une erreur dans le nom de Carron avec deux « R », mais qui fait bien allusion à l’horloger Caron de Beaumarchais.

    Dans ses quelques lignes, peut-être l’explication de sa renonciation à la profession d’horloger ? « … il voulait acheter une charge à la cour et se faire anoblir ….

    Montre CARON à Paris - Page 2 Carron10

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