FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Ma montre suisse a les yeux bridés
- Ce sujet contient 218 réponses, 43 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 10 années et 6 mois.
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AuteurMessages
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18 avril 2016 à 22h45 #420003241066
Nouch30
MembreTout ça n’est pas si simple, comment définit-on le « made in »?
Si il faut que la micro goutte d’huile qui lubrifie un élément du mouvement soit produite en Suisse avec des composant eux-même venant de Suisse ça va être difficile.
C’est la même chose dans tous les secteurs d’activité.
Le 100% est juste impossible à atteindre, alors il faut de critères strictes et les appliquer.
Si dans un produit manufacturé il fallait lister l’origine exacte du moindre composant ainsi que le chemin parcouru depuis l’extraction du produit de base à l’objet final, il faudrait un gros bouquin pour chaque objet vendu.
Un élément qui serait intéressant à connaitre, c’est le nombre de montres sorties par salarié bossant en Suisse.
Car au final c’est ça qui est important, le travail de la main de l’homme.
Si la fabrication est automatisée à 100%, que la machine qui fabrique soit implantée en Suisse ou en Chine, moi je m’en moque.
18 avril 2016 à 23h12 #420003241067Jotunn
Membre- Nouch30 a écrit:
- Car au final c’est ça qui est important, le travail de la main de l’homme.
Et si l’homme n’est pas suisse?
19 avril 2016 à 0h05 #420003241068ZEN
MembreCe qui est inquiétant, me confiait un CEO d’une grande marque, c’est que ces contrefacteurs achètent les livres qui permettent d’identifier les contrefaçons et s’en servent pour améliorer leurs produits. Quand il nous faut six mois pour corriger un défaut, ils le font d’office…en moins de 15 jours.
Sur des montres dôtées de calibres ETA, les contrefaçons sont parfois indétectables. Une marque s’est rendue compte qu’elle était contrefaite en voyant passer plusieurs pièces avec le même numéro de série. Le reste, à part un marquage sous le cadran et sur le cadran lui-même, était 100% identique.
Le livre de Guéroux a permis d’améliorer les faux .. Un paradoxe
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).19 avril 2016 à 0h12 #420003241069Kerangaro
Membre- Jotunn a écrit:
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Et si l’homme n’est pas suisse?
Bien vu
19 avril 2016 à 0h13 #420003241070francoisb
Membrebah oui, je parlais plus haut des frontaliers… ça me rappelle un vieux sketch ça !
Sans oublier les employés se faisant embaucher pour faire de l’espionnage industriel…
19 avril 2016 à 0h15 #420003241071Kerangaro
MembreLe débat conduit à cette mise en abîme : qu’est-ce que « l’identité » d’un objet ?
19 avril 2016 à 0h24 #420003241072Jotunn
Membre- ZEN a écrit:
- Ce qui est inquiétant me confiait une CEO d’une grande marque, c’est que ces contrefacteurs achètent les livres qui permettent d’identifier les contrefaçons et s’en servent pour améliorer leurs produits. Quand il nous faut six mois pour corriger un défaut, ils le font d’office…en moins de 15 jours.
Sur des montres dotées de calibres ETA, les contrefaçons sont parfois indétectables . Une marque s’est rendue compte qu’elle était contrefaites en voyant passer plusieurs pièces avec le même numéro de série. Le reste à part un marquage sous le cadran et sur le cadran lui-même était 100% identique.
Le livre de Guéroux a permis d’améliorer les faux .. Un paradoxe
Peut être certaines copies sont même meilleures que les originaux
Après, les très bonnes copies ont un coût c’est certain, entre la qualité des matières premières, l’usinage, les compétences…
Du coup si malgré tout elles s’écoulent c’est qu’elles sont moins chères que le produit original et ce substantiellement sinon elles ne se vendraient pas.
De ce fait on peut quand même s’interroger sur le prix de vente des originaux.
Et qu’on ne vienne pas me parler du coût de la distribution. On ne me fera pas croire que ça n’est pas coûteux dans le cas de contrefaçons.
Il faut bien rémunérer la prise de risque des acteurs du circuit.De ce fait est ce qu’un moyen efficace de combattre la contrefaçon n’est pas de tirer un prix au plus juste?
Quel intérêt à la contrefaçon de qualité dès lors que le prix est équivalent?- francoisb a écrit:
- Sans oublier les employés se faisant embaucher pour faire de l’espionnage industriel…
Ou ceux qui sont allés voir ailleurs parceque leur patron les a pris pour des jambons…
On en revient au problème de l’investissement à long terme. Je suis dans une grosse industrie, le problème est partout le même, le pognon sert à rémunérer ceux d’en haut et on ne maintient ni les compétences ni l’outil de travail.- Kerangaro a écrit:
- Le débat conduit à cette mise en abîme : qu’est-ce que « l’identité » d’un objet ?
Celle qu’on veut bien lui donner?
19 avril 2016 à 0h42 #420003241073Invité
MembreSi on ne peut pas facilement discerner la copie de l’original, c’est toute la légitimité des prix et du prestige du swiss-made qui est sur la sellette.
Finalement, c’est encore Swatch qui va sauver le swiss made avec ses sistem51 et le fait de présenter sans cesse des nouveautés qui finalement gênent le plus les copieurs qui ne peuvent suivre sur ce plan là.En fait, je ne crois pas à la vraie copie, je veux bien que ça y ressemble à 100%, mais ça ne sera jamais que des copies.
Je reviens sur mon domaine, les instruments de musique, j’ai vu des copies chinoises visuellement parfaites et conformes à ce que font les Américains ou les français, mais à l’usage, quand j’ai testé ces instruments, c’est un désastre, ils sont le plus souvent faux, sans parler de l’identité sonore qui n’a strictement rien de rapprochant de nos standards, j’imagine que pour les montres, c’est pareil, ça m’étonnerait que les Chinois usinent aussi proprement que les Suisses, utilisent les mêmes aciers, etc.. Mais bon, oui, en copie, visuellement, c’est sur qu’ils sont très forts.
19 avril 2016 à 0h47 #420003241074francoisb
Membre- Jotunn a écrit:
- …
De ce fait est ce qu’un moyen efficace de combattre la contrefaçon n’est pas de tirer un prix au plus juste?
Quel intérêt à la contrefaçon de qualité dès lors que le prix est équivalent?
Le problème c’est que là on est dans le domaine du luxe, le prix en tient compte. L’original financera également la publicité. Pas la copie (qui a certes d’autres coûts, comme la destruction si la cargaison est confisquée)
- francoisb a écrit:
- Sans oublier les employés se faisant embaucher pour faire de l’espionnage industriel…
- Jotunn a écrit:
- …Ou ceux qui sont allés voir ailleurs parceque leur patron les a pris pour des jambons…
On en revient au problème de l’investissement à long terme. Je suis dans une grosse industrie, le problème est partout le même, le pognon sert à rémunérer ceux d’en haut et on ne maintient ni les compétences ni l’outil de travail.
Certes, mais même en payant plus les employés, certains en voudraient plus de toutes façons et iraient voir ailleurs. Quand à l’espionnage industriel, quasiment tous les grands groupes doivent y recourir… à plus ou moins grande échelle bien sûr. Dans la boite où travaille ma soeur, photos interdites. L’été dernier, un responsable a vu des photos d’une ligne de prod sur FB… avec des gars en train de faire une barbecue en plus… (sécurité tout ça tout ça). Bref ça a mal fini pour les présents identifiés.
19 avril 2016 à 0h48 #420003241075ZEN
MembreLa sistem 51 est un raté commercial. Une très bonne idée industrielle mais elle ne décolle pas loin s’en faut… Le savoir faire ne suffit pas, il faut aussi le savoir vendre.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).19 avril 2016 à 1h26 #420003241076trident
MembreSwatch sait vendre pourtant,
ce system 51 n’est-ce tour simplement pas une mauvaise idée ? boitier plastique, calibre « plastique »
meme si techniquement/industriellement c’est une bonne idée.19 avril 2016 à 1h36 #420003241077balibalo
Membreentendu ce midi …selon l’ocde la contrefacon tout domaine (montre habit jouets luxe etcetc) représente 400 milliards de dollars
19 avril 2016 à 1h48 #420003241078Eric67
MembreSi une copie est rigoureusement identique à l’originale, est ce encore une copie, ou une originale?
19 avril 2016 à 1h57 #420003241079Manivel
Membre- jacno1977 a écrit:
- En fait, je ne crois pas à la vraie copie, je veux bien que ça y ressemble à 100%, mais ça ne sera jamais que des copies.
Justement pas dans le domaine du luxe ou les prix de vente sont si élevés que le jeu en vaut la chandelle.
De plus a force de sous traiter en Chine la compétence y est en forte hausse.
Pour une main d’œuvre environ 30fois moins onéreuse…J’en reviens au fabricant de canne a pêche Kistler, et leur compagne de pub les vantant comme indestructibles (something « Kistlery » qui disaient…), avec « hand crafted in USA » imprimé sur le blank, et un gros autocollant « made in china » sur le talon qui faisait désordre.
Ils ont alors voulu rapatrier la fabrication aux US, sauf que leur savoir faire s’était perdu, et que les premières séries pétaient comme du verre!
Au final les blank chinois étaient meilleurs…- ZEN a écrit:
- la sistem 51 est un raté commercial. Une très bonne idée industrielle mais elle ne décolle pas loin s’en faut… Le savoir faire ne suffit pas, il faut aussi le savoir vendre.
La je dois dire que je suis surpris. Une automatique au prix du quartz et ils n’arrivent pas a les fourguer? La compagne de pub étaient toute trouvée pourtant.
Quand on voit le nombre de leur quartz sur les poignets dans la rue, fortement ressemblantes au versions auto d’ailleurs, ils sont vraiment passé a côté d’une truc semble t il.
19 avril 2016 à 2h07 #420003241080Jotunn
Membre- Manivel a écrit:
- Ils ont alors voulu rapatrier la fabrication aux US, sauf que leur savoir faire s’était perdu, et que les premières séries pétaient comme du verre!
Ben ça c’est pas étonnant, j’y suis confronté tous les jours. La connaissance et la compétence est dans la main des sous traitants.
Même pas de premier niveau…
Et je travaille pas dans la canne à pêche… -
AuteurMessages
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