Actu :La contrefaçon est devenue un véritable cauchemar

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 86)
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  • #410000031816
    ZEN
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    Actu :La contrefaçon est devenue un véritable cauchemar Large-2-1124

    Actu :La contrefaçon est devenue un véritable cauchemar Large-3-855

    Citation :
    Le monde de la contrefaçon a longtemps été le carrefour de la distribution de produits de mauvais goût et de mauvaise qualité. Mais les temps changent comme le montre le domaine des montres sophistiquées. Il y a une dizaine d’années, on pouvait identifier une fausse Rolex ou Panerai par la piètre qualité du métal utilisé. Aujourd’hui, il en va tout autrement.

    Fabrice Guéroux

    Que diriez-vous si on vous présentait une contrefaçon de la toute nouvelle Rolex Milgauss avec son saphir à reflets de couleur verte et qu’après 10 minutes d’un examen minutieux, vous étiez encore totalement indécis et surtout incapable de vous prononcer sur son authenticité.

    C’est malheureusement ce qui arrive aujourd’hui aux plus experts d’entre-nous. Même les professionnels vous le diront, la contrefaçon est devenue un véritable cauchemar. Cauchemar pour les fabricants mais aussi cauchemar pour bon nombre de personnes exploitées par les protagonistes de ce que l’on peut aujourd’hui qualifier de véritable réseau criminel. Là où les produits contrefaits ne concernaient que quelques marques il y a moins de dix ans, les plus grands sont aujourd’hui touchés : Audemars Piguet, Patek Philippe, Vacheron Constantin, Omega, Rolex, Panerai, Bell & Ross, Breguet, Breitling, pour n’en citer que quelques-uns. Et ceci concerne tout autant l’aspect extérieur de la montre que l’intérieur du boîtier, les contrefacteurs poussant le vice jusqu’à fabriquer des mouvements à tourbillon fiables et de parfaite manufacture.

    Comment en est-on arrivé à de tels extrêmes ?

    Pour les meilleures réalisations, il faudra plus qu’un amateur averti pour identifier la montre. Un horloger expert pourra toujours ouvrir la montre et, évidemment, à l’aide de quelques outils réservés aux professionnels, observer que le mécanisme n’est pas celui de la montre originale. Mais cela laisse bien peu de chances à ceux qui, désireux de faire quelques économies, ont décidé de passer par un autre circuit que celui des revendeurs professionnels, à savoir eBay ou tout autre service de vente de produits d’occasions.

    Comment en sommes-nous arrivés à de tels extrêmes ? Comment un criminel peut-il gérer une « société » capable de fabriquer plus de 100’000 pièces quasi parfaites en une seule année et passer les maillons d’une administration chinoise de plus en plus sévère et désireuse d’intensifier son commerce avec l’Europe et les Etats-Unis ? La formule est simple : des bénéfices suffisants pour acheter le silence de ceux qui pourraient leur mettre des bâtons dans les roues, ajoutés à des « employés » à moins de 80 euros par mois (tout ouvriers qualifiés qu’ils sont, des esclaves ne coûtent jamais plus que ce qui est nécessaire pour nourrir une famille). Rajoutez enfin un système de blanchiment d’argent digne d’un bon polar et vous avez une machine bien huilée avec deux ou trois millionnaires à la tête de l’entreprise… triade serait le mot juste, drogue et prostitution faisant bien évidemment partie du lot. Autant de facteurs à méditer lorsque vous achetez une fausse Breguet en vacances pour la modique somme de 100 euros (pour les meilleures d’entre-elles). Lorsque l’on sait qu’acheter un jouet contrefait en Afrique finance au minimum la fabrication d’une grenade, on peut alors voir que les contrefacteurs ne sont pas de simples « businessmen » mais de véritables criminels qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins.

    Un impact dévastateur

    La contrefaçon aujourd’hui peut se targuer d’avoir un impact plutôt dévastateur dans de nombreux domaines, autant économiques qu’humains. Non seulement les grandes marques sont obligées de dépenser des sommes dépassant l’entendement pour combattre ce fléau, mais qu’en est-il de la notoriété d’une image de marque durement acquise au fil du temps ? Lorsque la première question que l’on vous pose, lorsque vous exhibez votre nouvelle montre, consiste à savoir si c’est une vraie, vous savez alors que son image de marque a déjà subi les conséquences inévitables de ce marché. Après tout, les contrefacteurs ne prennent en considération ni le travail de recherche des marques, ni les investissements marketing de ces dernières. Ils se contentent simplement d’en copier les produits, bénéficiant ainsi de nombreuses années de développement et de relations publiques touchant une clientèle sans cesse en évolution.

    Il y a encore 10 ans, les marques pouvaient toujours se consoler en se disant que leurs clients se composaient principalement de personnes fidélisées et que les acheteurs de contrefaçons ne constituaient en aucun cas des clients potentiels. Mais ceci n’est plus d’actualité. L’engouement d’aujourd’hui pour les produits de luxe a fait naître un tout nouveau type d’acheteurs. A l’aube du 21ème siècle, les règles ont changé. Un salarié moyen désirant acquérir la dernière Rolex dispose de bien plus de ressources que jamais auparavant. La clientèle s’est donc élargie et le potentiel de pertes inhérent à la distribution de produits contrefaits devient une véritable menace non seulement pour les marques mais pour l’économie en général.

    Des produits bientôt réservés à une élite ?

    La contrefaçon peut aujourd’hui se classer en deux catégories. En haut, ce que nous pourrions qualifier de « produits de faussaires », les « vraies-fausses », et, en-dessous, les contrefaçons sous toutes leurs formes, de la plus mauvaise qualité à la meilleure, cette dernière attirant principalement des personnes achetant le produit en toute connaissance de cause. Les contrefaçons, présentées comme telles, sont principalement écoulées sur le web. Plus besoin aujourd’hui de cacher ces montres sous le manteau ou de les mélanger à d’autres produits pour touristes sur un marché à l’étranger. Une vague de quelques millions d’emails proposant ces produits engendre souvent des commandes dépassant ce qu’il est possible de délivrer, dommage pour ceux ou celles qui ne recevront jamais le produit commandé. Les « vraies-fausses » elles, sont simplement proposées sur des sites d’enchères de produits d’occasions et présentées comme « vraies » à un prix défiant toute concurrence, jusqu’à 50% de leur valeur ou de leur cote sur le marché de la collection.

    Il existe donc deux possibilités aujourd’hui de participer à l’expansion de ce marché : donner son aval à une activité frauduleuse en achetant du faux ou se faire gruger en croyant faire l’affaire du siècle sur eBay.

    Et le futur dans tout cela ? Nous pourrons en reparler lorsque les produits de qualité, bardés de puces microscopiques, ne seront plus disponibles qu’à une élite dont les moyens financiers lui permettront de s’offrir une montre dont la simple fabrication dépassera les 20.000 euros. Nous pourrons alors regretter le temps où le luxe était encore abordable, tout en contemplant nos produits discounts aseptisées et fabriqués dans des matières sans âme. Cela donne à réfléchir… ■

    http://journal.hautehorlogerie.org/fr/echos/front-contrefacon/contrefacon-est-devenue-veritable-cauchemar.html

    #420000484201
    baratier
    Membre

    Tu es sur Zen dans le futur des montres à puces. Quelle horreur affraid

    Marc

    #420000484202
    Invité
    Membre

    Quel invraisemblable ramassis de clichés et d’ineptie, on croirait une parodie.

    Déjà, montre sophistiquées = Panerai…

    Je n’ai jamais vu de contrefaçons de L&S ou de Patek à fond vitré vaguement ressemblantes…

    Ensuite, acheter une contrefaçon = balancer une grenade sur un enfant en Afrique (et tue des bébés phoques au Groenland aussi, je suppose)

    La Breguet à 100 €… qui égale la vraie si je suis l’article…

    L’employé du 21ème siècle qui est client de la Sub à 4000 mais qui dispose "de bien plus de ressources" CAD ? Soit il veut une vraie et il la paie, soit il ne veut pas mettre ce prix, il prend une fausse, ce n’est pas un client de perdu…

    Le 316L swiss made (enfin, quand on sait d’où viennent pas mal de boitiers…) qui a plus d’âme que le 316L de la contrefaçon…

    Et tout le reste, le catastrophisme… et bien sûr ebay = achat de contrefaçon…

    #420000484203
    Invité
    Membre
    baratier a écrit:
    Tu es sur Zen dans le futur des montres à puces. Quelle horreur affraid

    Marc

    VC a présenté des cadrans utilisant des techniques de protection dans le même esprit que les billets de banque

    #420000484204
    Invité
    Membre

    Enfin, la photo de l’article illustre toute la distance qui existe entre une fausse pannini et l’usinage de qualité de chez richemont et ses fournisseurs. Faut être aveugle pour s’y tromper.

    Y’a que sur le boitier qu’on peut être trompé, le cadran et les aiguilles éventuellement.

    #420000484205

    Selon Pam Danziger, une des gourous américaines du marketing du luxe (Unity Marketing) : contre les faussaires, il faut éduquer les consommateurs en se focalisant sur la substance des marques plus que sur leur seule image. Voici ma traduction approximative d’extraits d’un article repris sur WorldTempus:

    Citation :
    "Les marques de luxes sont confuses quand elles n’arrivent pas à trouver un moyen légal efficace d’empêcher la contrefaçon de leur marque," déclare Pam Danziger, président de Unity Marketing et auteur du livre publié récemment, Shopping: Why We Love It and How Retailers Can Create the Ultimate Customer Experience. "Mais les faussaires ont simplement saisi l’opportunité créé par la propre emphase des marques de luxe sur l’image au détriment de la substance dans leurs campagnes de pub. En attirant l’attention sur l’image au détriment de la valeur ajoutée, la qualité et la tradition, les clients n’ont plus aucune raison d’acheter l’original. Lorsque la valeur s’appuie sur un monogramme ou sur des initiales apposées sur un produit, les acheteurs ne sont pas incités à acheter l’original."

    Les publicitaires doivent souligner la composante qui a bâtit la réputation d’une marque, et il s’agit de la qualité.

    "Mon conseil aux marques de luxe est simple: Examinez votre communication pour vous assurer qu’elle véhicule valeur ajoutée, qualité, et pas simplement une image. En d’autres mots,vendez-vous le son d’un bon steak qui cuit, ou le steak lui-même?" Danziger continue "Quand je vois la publicité que font de nombreuses marques de luxe de nos jours, l’importance est donnée à l’emballage plutôt qu’au contenu. La réelle opportunité pour les marques de luxe est de développer des nouvelles campagnes de publicité qui communiquent ce qui fait de ces produits des produits d’exception, et cela ce fait en racontant les origines de leur valeur ajoutée."

    "Au lieu de se contenter de promouvoir le cachet de la marque, les publicitaires du luxe doivent aller plus loin et communiquer à leurs clients l’artisanat, le style distinctif, les matériaux de première qualité et la valeur ajoutée à long terme que leurs produits représentent. C’est là que le client peut comprendre tout l’intérêt d’avoir et de posséder un original. Une cliente, consciente du fait que son sac à main Louis Vuitton résistera des décennies grâce à sa qualité de fabrication et qu’il ne sera jamais démodé grâce à son dessin classique, a suffisamment de raisons pour dépenser plus. Une contrefaçon ou une imitation de donnera jamais les mêmes garanties."

    #420000484206
    Invité
    Membre

    C’est laquelle la vraie ? confiused

    #420000484207
    Invité
    Membre

    Celle avec les aiguilles mal ébarbées Actu :La contrefaçon est devenue un véritable cauchemar Blunt_gi

    #420000484208
    ZEN
    Membre

    Le calibre de droite est un faux grossier. Ceux d’aujourd’hui sont beaucoup plus fins … Incompréhensible

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420000484209
    km’rol
    Membre

    quand tu vois que même sur fam certains font l’apologie du fake Rolling Eyes

    #420000484210
    Dynamo
    Membre

    Une partie des contrefaçons est très facile : composant fabriqué aux même endroits que la vrais, voir 90% des éléments

    la chine produit : composant de mouvement / boite / cadran / aguilles …..

    Les emboiteur d’ETA vont avoir des soucis car on trouve des clone : 7750 d’Unita, de 2824 et 2892 qui sont de bonne facture et qui ont des pièces interchangeables. Pour les tourbillons il y a des entreprise chinoise qui en produisent de très fonctionnel ……

    Le plus drôle c’est que parfois la copie risque d’être mieux finis et plus fiable affraid : c’est a cela que reconnaitra la contrefaçon Spliform

    Dynamo

    #420000484211
    Diab
    Membre

    Un jour je me suis dit : "marre de croiser de la sub à tous les coins de rue !", il fallait que je me trouve une nouvelle identité -forte de préférence- à mettre à mon poignet.
    Et là, parmi les toutes les fausses montres que je voyais dans les bouclards d’Agadir, je me suis fendu d’une Panerai 111 série G et d’une IWC Portugaise. En fait, vu le gabarit des ces tocantes je savais pas si je serai totalement convaincu (ça change un brin quand même !), et quand on pense au tarif ça m’aurait fait mal de mettre plus de 3000€ dans une montre qui me plait que moyennement au final. Et comme le monde de l’occasion m’était complètement inconnu, c’était neuf ou rien.

    Et au bout de quelques temps j’ai tranché et je porte depuis 3 ans une 104 que j’espère être vraie !

    Ce qui m’a fait choisir le vrai au lieu du faux ? Quelque part, ce sont les arguments de Pam Danzinger rapportés par le Blanc Lapin : je suis attiré par la qualité et l’authenticité, par ce que véhicule l’objet. Et puis les détails sont incomparables : ne serait-ce que le luminova bien flashy comparé à la poudre de luciole qui tapisse les index des fausses, yapafoto (c) !

    Mais il est vrai qu’aujourd’hui on a de quoi être stressé sur le marché de l’occasion en boutique comme à distance. J’en connais un qui veut acheter une 98, bien qu’il ne semble pas exister de copie en la matière, faut voir le niveau de stress dans la négo !!

    Peut-être qu’une des solutions c’est la possibilité pour les vendeurs de se faire délivrer un certificat d’authenticité par un OD, vérifiable par l’acheteur.
    Il y aura toujours un marché pour les amateurs éclairés, désireux d’acquérir du vrai. Il faut juste sécuriser un peu l’affaire. Pour le reste, c’est certes condamnable, quoique pour un repenti je suis mal placé
    confiused

    #420000484212
    bobmlb
    Membre

    On peut aussi dire que certaine "marque" se sont tirée une balle dans le pied en allant fabriquer en chine…
    Et par ricochet ont flingué les autres.
    Leur course aux bénéfices au détriment d’une fabrication local et contrôler leur a fait apprendre au chinois comment faire de la montre, qu’ils se sont empresser de copier pour simplement faire comme leur commanditaires : plus de bénéfices…
    Ont peut raisonnablement se poser quelques question quand ont voie la qualité de fabrication obtenue sur certaine fausse en rapport du prix, une fausse presque identique à l’originale 10 fois moins chère, cela laisse songeur sur la marge du fabricant de la vrai (les pièces venant souvent du même endroit ou de la rive d’en face)
    Méton une fausse a 400 €, qui serait identique a la vrai, elle vendu 4000, ont me prendrait pas pour un dindon ??
    Je précise que je ne suis pas amateur de faux produit, je préfère m’offrir une vrai Seiko 5 qu’une fausse d’une marque, mais je me pose quand même des questions sur le rapport prix/produit de certaine production.

    #420000484213
    Tac reloaded a écrit:
    Celle avec les aiguilles mal ébarbées Actu :La contrefaçon est devenue un véritable cauchemar Blunt_gi

    Arguek

    #420000484214
    Spiff
    Membre

    Ta 190 est-elle toujours au SAV?

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