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- Ce sujet contient 139 réponses, 52 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Lud’O, le il y a 4 années et 5 mois.
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24 août 2021 à 9h31 #420004608704
Manivel
MembreJe tape souvent sur l’apathie des designs, souvent même rétrogrades, de grandes marques suisses, mais RM est vraiment l’illustration que la réussite est ailleurs.
Ils ont débarqué de rien, ont une historique nanoscopique a l’echelle de l’horlogerie suisse, et pourtant ils donnent la leçon a tout le monde, même les plus grands!
Pourquoi? Parce qu’ils ont su proposer autre chose, tourné vers l’avenir et non le passé, avec un marketing moderne!
Pareil pour Rolex. Même si pour le coup je ne suis pas très fan, il ont modernisé leur montres, qui bien que d’inspiration ancienne, on au moins un aspect technique moderne.
…et pendant ce temps tout le reste rééditionne du vintage, qui prend la poussière a quelques exception près.
Plus ça va, plus j’apprécie la marque Richard Mille.
Il serait temps que d’autre marques s’en inspire.
Il y a bien Hublot, mais c’est moins réussi je trouve.24 août 2021 à 18h22 #420004608705Réavi
Membre- Josy57 a écrit:
- Intéressant…
Pour le prix d’une Richard Mille, chez Vicenterra ce n’est pas une montre que tu achètes mais c’est l’entreprise…
Non quand même pas
24 août 2021 à 19h03 #420004608706red67
Membre- JLC44 a écrit:
- Quand tu achètes une Rolex neuve chez un AD, elle vaut plus cher de suite a cause de la pénurie et de la spéculation…
Brillant
24 août 2021 à 20h50 #420004608707JLC44
Membre- red67 a écrit:
- Brillant

Je trouve ça détestable…autant il n’y a actuellement qu’un fournisseur au monde pour certains semi-conducteurs autant il est difficile de croire que Rolex ne peut pas former plus de personnel et acquérir quelques machines supplémentaires dont le niveau technologique est assez classique…
Par exemple Omega arrive à répondre à la demande avec une gamme plus large et une qualité très élevée.
Richard Mille assume avoir volontairement limité le nombre de pièces annuelles à 5000…Au moins c’est clair.
25 août 2021 à 7h55 #420004608708Manivel
MembreBin, Rolex a augmenté sa capacité de production d’environ 40/100 ces dernières années.
Quand on voit le prix de RM, et comment elles s’arrachent, on peut aussi se dire qu’il a raison.
En passant, RM propose des produits résolument modernes, mais de plus fait dans une pure tradition horlogère suisse, très manuelle, que de grandes marques ont quasiment perdu!
Il y a la un paradoxe sur lequel ces marques feraient bien de se pencher.
25 août 2021 à 9h10 #420004608709Bilboqueto
MembreSi c’était davantage disponible, cela aurait moins de succès. Il faut limiter la production, ouvrir des magasins vides et sans modèles à vendre, et engager un personnel hautain et mal aimable pour donner envie aux clients d’obtenir le graal, durement acquis.
Un bon marketing en proposant les montres aux différents sportifs connus et stars de-ci de-là. Par ailleurs, fournir un produit irréprochable, bien entendu.
C’est du génie marketing, disent certains. Mais il me semble que ce genre de choses a commencé avec au moins une autre marque et ce il y a quasiment un siècle… J’ai bien un nom en tête, mais pas sûr… ^^
25 août 2021 à 10h06 #420004608710Eric67
MembreIl fut un temps où les ressources de l’humanité étaient peu accessibles et les savoir faire transmissibles seulement localement. Le luxe se définissait donc par la possibilité d’accéder à ces éléments, grâce à la richesse. On payait certes cher mais pour quelque chose de réellement rare. Et réservé
à quelques uns.
L’humanité a un maintenant un accès quasi illimité aux ressources et aux savoir faire (pour combien de temps, c’est un autre débat), mais ses envies ne changent guère. La jouissance de sa position est un besoin infrangible. Il n’y a que son nombre qui a changé.
Il a donc fallu inventer ce paradoxe qu’est le luxe de masse. Un luxe qui n’en est pas un, puisqu’on pourrait sans difficulté innonder le monde de ce type de productions. La rareté est artificielle, la qualité, soit absente, soit tout à fait atteignable, industrielle. Reste le prix qu’il faut bien justifier, car totalement décorrélé de l’objet dans ses qualité objectives.
La grande invention pour y remédier à été l’invention de la marque, non pas comme structure efficiente pour produire et vendre, mais comme valeur consumériste proposée au consommateur. On vend juste un logo avec toutes les stratégies marketing, publicitaires et de distribution nécessaires afin de conférer à l’objet autant de valeur positionnelle (donc pécuniaire) qu’il a perdu de valeur objective.
Richard Mille, c’est juste ça, un objet certes fort bien construit, mais sans aucun lien avec son prix, qui ne se justifie que par l’hybris positionnel d’une partie de la frange la plus riche des consommateurs. C’est la marque qui, dans l’horlogerie, a tiré toutes les conséquences de cette situation, a compris que l’objet n’était qu’un alibi à fournir pour construire une valeur de marque et à su user de tous les moyens appropriés avec une maestria peu commune. Bravo.
C’est le sommet de la pyramide d’un système qui propose un luxe frelaté, c’est l’épitome de l’invention de l’hyper-luxe à destination de l’homme mondialisé.
Il en faut du vent pour que 50 grammes en viennent à peser 300000 euros.
amha
25 août 2021 à 10h19 #420004608711guillaume140
MembreBelle plume 🪶
25 août 2021 à 11h37 #420004608712toyotiste
Membre- Eric67 a écrit:
- Il fut un temps où les ressources de l’humanité étaient peu accessibles et les savoir faire transmissibles seulement localement. Le luxe se définissait donc par la possibilité d’accéder à ces éléments, grâce à la richesse. On payait certes cher mais pour quelque chose de réellement rare. Et réservé
à quelques uns.
L’humanité a un maintenant un accès quasi illimité aux ressources et aux savoir faire (pour combien de temps, c’est un autre débat), mais ses envies ne changent guère. La jouissance de sa position est un besoin infrangible. Il n’y a que son nombre qui a changé.
Il a donc fallu inventer ce paradoxe qu’est le luxe de masse. Un luxe qui n’en est pas un, puisqu’on pourrait sans difficulté innonder le monde de ce type de productions. La rareté est artificielle, la qualité, soit absente, soit tout à fait atteignable, industrielle. Reste le prix qu’il faut bien justifier, car totalement décorrélé de l’objet dans ses qualité objectives.
La grande invention pour y remédier à été l’invention de la marque, non pas comme structure efficiente pour produire et vendre, mais comme valeur consumériste proposée au consommateur. On vend juste un logo avec toutes les stratégies marketing, publicitaires et de distribution nécessaires afin de conférer à l’objet autant de valeur positionnelle (donc pécuniaire) qu’il a perdu de valeur objective.
Richard Mille, c’est juste ça, un objet certes fort bien construit, mais sans aucun lien avec son prix, qui ne se justifie que par l’hybris positionnel d’une partie de la frange la plus riche des consommateurs. C’est la marque qui, dans l’horlogerie, a tiré toutes les conséquences de cette situation, a compris que l’objet n’était qu’un alibi à fournir pour construire une valeur de marque et à su user de tous les moyens appropriés avec une maestria peu commune. Bravo.
C’est le sommet de la pyramide d’un système qui propose un luxe frelaté, c’est l’épitome de l’invention de l’hyper-luxe à destination de l’homme mondialisé.
Il en faut du vent pour que 50 grammes en viennent à peser 300000 euros.
amha
Joliment analysé
25 août 2021 à 12h07 #42000460871325 août 2021 à 13h48 #420004608714Manivel
Membre- Eric67 a écrit:
- Il en faut du vent pour que 50 grammes en viennent à peser 300000 euros.
Une certaine forme de génie aussi…
Ton analyse est très juste et Richard Mille a sans doute fait la même.
A la base il faut aussi savoir créer un produit porteur qui se démarque, ou au contraire, s’ancre dans quelque chose.
- guillaume140 a écrit:
- Belle plume 🪶
+1
25 août 2021 à 14h10 #420004608715marcowz
Membre- Eric67 a écrit:
- Il fut un temps où les ressources de l’humanité étaient peu accessibles et les savoir faire transmissibles seulement localement. Le luxe se définissait donc par la possibilité d’accéder à ces éléments, grâce à la richesse. On payait certes cher mais pour quelque chose de réellement rare. Et réservé
à quelques uns.
L’humanité a un maintenant un accès quasi illimité aux ressources et aux savoir faire (pour combien de temps, c’est un autre débat), mais ses envies ne changent guère. La jouissance de sa position est un besoin infrangible. Il n’y a que son nombre qui a changé.
Il a donc fallu inventer ce paradoxe qu’est le luxe de masse. Un luxe qui n’en est pas un, puisqu’on pourrait sans difficulté innonder le monde de ce type de productions. La rareté est artificielle, la qualité, soit absente, soit tout à fait atteignable, industrielle. Reste le prix qu’il faut bien justifier, car totalement décorrélé de l’objet dans ses qualité objectives.
La grande invention pour y remédier à été l’invention de la marque, non pas comme structure efficiente pour produire et vendre, mais comme valeur consumériste proposée au consommateur. On vend juste un logo avec toutes les stratégies marketing, publicitaires et de distribution nécessaires afin de conférer à l’objet autant de valeur positionnelle (donc pécuniaire) qu’il a perdu de valeur objective.
Richard Mille, c’est juste ça, un objet certes fort bien construit, mais sans aucun lien avec son prix, qui ne se justifie que par l’hybris positionnel d’une partie de la frange la plus riche des consommateurs. C’est la marque qui, dans l’horlogerie, a tiré toutes les conséquences de cette situation, a compris que l’objet n’était qu’un alibi à fournir pour construire une valeur de marque et à su user de tous les moyens appropriés avec une maestria peu commune. Bravo.
C’est le sommet de la pyramide d’un système qui propose un luxe frelaté, c’est l’épitome de l’invention de l’hyper-luxe à destination de l’homme mondialisé.
Il en faut du vent pour que 50 grammes en viennent à peser 300000 euros.
amha
Fort bien écrit ,
Mais le luxe comme vecteur de positionnement social à toujours existé et existera tant que l’homme restera un “animal social”
Le besoin de reconnaissance et de statut est à l’origine des plus belles productions artistiques ,technologiques et scientifiques de l’humanité ..
Beaucoup de totems ,d’objets de cultes ,de parements Étaient dénués de toute valeur intrinsèques sinon celles que la tribu leur attribuaient une valeur symbolique …
Nos tocantes sont d’une certaine manière à un niveau de prix comme celui de richard mille les
Ersatz modernes d’une richesse et d’une puissance aussi symbolique et plus important encore l’appartenance à un groupe sinon une classe …
En tout cas lier un prix à une valeur intrinsèque n’a que peu d’importance pour des marqueurs statutaires avant tout …25 août 2021 à 14h38 #420004608716Nouch30
MembreOui belle analyse
mais il faut également à la base un produit de qualité qui fasse envie
Quel que soit le secteur, c’est la même chose.
Si un sac Hermès ou LV vaut cher et se vend comme des petits pains, ce n’est pas que pour des raisons marketing c’est avant tout parce qu’à la base le produit est qualitatif, fait envie…
Idem pour les montres, les bagnoles, le pinard, les smartphones…
Si demain je me mets à peindre et à vendre mes toiles 1 M €, je n’en vendrai pas une seule ! (et à juste titre)
25 août 2021 à 18h07 #420004608717William21
Membre- Eric67 a écrit:
- …Reste le prix qu’il faut bien justifier, car totalement décorrélé de l’objet dans ses qualité objectives…
En économie de marché, et dans un contexte de concurrence pure et parfaite, ce qui est le cas de l’horlogerie, le seul juge de paix de la pertinence du prix d’un quelconque produit, c’est la loi de l’offre et de la demande. Ensuite, il y a les variables caractérisant un marché, mais personne n’achetant une montre le pétard sur la tempe, si ça se vend, c’est qu’il y a des clients.
Quant à prendre Richard Mille pour un petit malin qui a trouvé la combine pour fourguer « la chèvre au prix du chameau » (expression berbère) à des benêts en mal d’ego et ayant plus de moyens que de neurones, c’est méconnaître, à la fois le profil de certains de ses clients qui ne sont pas vraiment nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, mais aussi, le parcours du créateur de cette entreprise dont la légitimité ne doit rien au hasard. On n’a jamais vu un produit médiocre sauvé par un marketing d’exception.
Et, concernant la légitimité de la production et de ses tarifs, on peut aussi demander son avis à l’un quelconque des 200 employés de l’entreprise.25 août 2021 à 19h43 #420004608718red67
Membre[size=31] »On n’a jamais vu un produit médiocre sauvé par un marketing d’exception. »[/size]
À part les subprimes peut-être

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