Messieurs les managers de l’industrie horlogère, vous êtes nuls !

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15 sujets de 46 à 60 (sur un total de 71)
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    Messages
  • #420003442361
    gdp.rolex
    Membre
    cedeka a écrit:
    Et pour une toute petite frange, la notion de montre mécanique est une notion environnementale par l’absence de pile…
    Il y a 10 ans ça a été mon argument principal pour aller vers ce type de montre…

    C’est là que l’argument d’un entretien au coût moins élevé permettrait d’intéresser un peu plus de monde sur un créneau de 500 à 1000€.
    Et puis ensuite une fois la main dans l’engrenage (ou l’engrenage autour du poignet) beaucoup pourrait découvrir la diversité de ce monde…

    thumright

    #420003442362
    Jango32
    Membre

    Je m’auto-cite :

    Jango32 a écrit:
    Pour ceux qui savent faire, je pense qu’il y a de belles choses à faire avec un salaire plus qu’attractif.
    N’attendez pas et envoyez votre CV Mr. Green

    Sans dec, DraperDon, envoie ton cv direct !

    #420003442363
    ZEN
    Membre
    Jango32 a écrit:
    Je m’auto-cite :

    Jango32 a écrit:
    Pour ceux qui savent faire, je pense qu’il y a de belles choses à faire avec un salaire plus qu’attractif.
    N’attendez pas et envoyez votre CV Mr. Green

    Sans dec, DraperDon, envoie ton cv direct !

    Je te cite … Tu es dans la contradiction de toi-même. Le problème est que les gens qui recrutent dans ce secteur sont ceux qui y sont déjà et dont les résultats sont ceux que nous connaissons. La boucle est bouclée.

    _________________

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420003442364
    DON
    Membre

    Si ce jango savait…
    Ce petit goût pour la provoc’ me fait presque sourire. Cela lui fera toujours l’économie de réfléchir. C’est déjà ça de gagné.

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    « Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé« 
    Instagram : don_writer_w

    #420003442365
    cesco25
    Membre

    Exportations horlogères Suisses en 2005: 12 milliards
    Exportations horlogères Suisses en 2015 : 22 milliards

    Pas tous des nazes…

    je partage le diagnostic sur le court termisme de la branche et sur l’inanité de discours de comm qui ne convainquent plus grand monde. Mais ce système a fonctionné jusqu’ici, il est donc difficile de se remettre en question.

    la question à se poser est celle de la place de la montre mécanique de luxe dans l’imaginaire du consommateur il me semble

    #420003442366
    gdp.rolex
    Membre
    cesco25 a écrit:
    Exportations horlogères Suisses en 2005: 12 milliards
    Exportations horlogères Suisses en 2015 : 22 milliards

    Pas tous des nazes…

    je partage le diagnostic sur le court termisme de la branche et sur l’inanité de discours de comm qui ne convainquent plus grand monde. Mais ce système a fonctionné jusqu’ici, il est donc difficile de se remettre en question.

    la question à se poser est celle de la place de la montre mécanique de luxe dans l’imaginaire du consommateur il me semble

    c’est effectivement la meilleure question à se poser, me semble-t-il. Et dans la même lignée, sachant que la responsabilité sociétale des sociétés est de plus en plus dans l’air du temps, les marques pourraient également investiguer sur ce plan comm’. Idem que sur leur cible et publics visés

    #420003442367
    fredpariz
    Membre
    cesco25 a écrit:
    la question à se poser est celle de la place de la montre mécanique de luxe dans l’imaginaire du consommateur il me semble

    thumright
    exactement, et aussi de savoir qui est le client, à quoi il aspire, quelle est la limite tarifaire qu’il ne consentira pas à dépasser…
    on savait cerner ça auparavant, il y avait certains repères culturels identifiés.
    évidemment, en voulant ratisser une clientèle très éloignée de ces fondamentaux on bouleverse la grille de lecture…

    est-ce que la grille de lecture appliquée à la clientèle "historique" est toujours pertinente pour l’avenir ?
    bien sûr, les générations se succèdent et il n’est pas évident que les plus jeunes soient toujours sensibles à ce qui faisait vibrer leurs parents.
    peut être que pour eux, l’avenir est à la montre connectée… si toutefois montre il y a…
    il se peut toutefois que même les jeunes générations soient en attente de repères attachés à des valeurs de tradition, de pérennité, qui semblent un peu hors d’âge… mais certains paraissent bien être en quête d’authenticité, et résistent à la médiocrité court-termiste qui nous envahit.
    un signe d’espoir ? peut-être même un marché, à condition de ne pas l’envisager avec le cynisme auquel la finance aveugle aux valeurs humaines nous a habitués Incompréhensible

    la fierté d’une création artisanale (dans la conception, même si une large diffusion implique une réalisation industrielle), d’un produit bien pensé et qui dégage de l’émotion, pas du bling-bling.
    la vérité du produit, et par là même la vérité du prix, n’est-ce pas ce qu’il conviendrait de retrouver ?
    Chinois

    #420003442368
    Necro
    Membre

    Vous savez c’est arrivé à beaucoup d’autres entreprises tout ça : Lacoste (image), Peugeot, Ford (mauvais modèles), Sita (tout enfouissement), Apple (fan sales only), Nokia, Kodak, (obsolescence du produit), La Redoute (has been), Fnac (pas sur internet),… La liste est très longue. La plupart existe encore.

    Faisant partie de l’une d’elle en pleine transition, je vois bien le sujet des « anciens » chefs ayant vécus sur la bête pendant des années. Le tout c’est de trouver des bons à mettre à la place. Le profil de gens est différent. Rien de plus compliqué.

    Cela dit c’est passionnant d’en faire partie quand on est dedans. Certaines marques de montres plus malignes survivront. Les autres, n’achetez pas des calibres maisons… Smile

    #420003442369
    Tobal78
    Membre

    Sujet très intéressant !
    Je me suis toujours demandé pourquoi les grandes marques ne proposaient pas des reprises de pièces qui bousterais les ventes de montres neuves.
    Le marché de l’occasion se porte t’il mal aussi?
    Certaines montres perdent jusqu’à 40% du prix boutique, cela ne poussent pas à l’achat !
    Et est ce que tout ça n’est pas dû au rapport investissement , malgré le fait d’aimer les montres , je ne suis pas prêt à acheter n’importe laquelle et perdre beaucoup d’argent.
    Par contre la politique commercial de certaines marques (ex panerai) on pour ma part voulu susciter le même engouement que des marques comme Rolex en faisant de la spéculation ,rareté de pièce,série limite a outrance !
    Vraiment nul,oui.
    Je reste toujours étonné par Patek qui pour exemple de son fameux mouvement 240.. Micro rotor, il le mette Dans beaucoup de leur montre , le change pour obtenir différentes complications et les prix passent du simple au double au quadruple !

    #420003442370
    stef
    Membre

    Bon billet Zen !
    Beaucoup de dirigeants de grandes marques horlogères ( souvent de grands groupes horlogers) sont à l’instar de beaucoup d’hommes politiques , enfermés dans leur tour d’ivoire, complètement déconnectés de la réalité et de leurs clients.
    Beaucoup de dirigeants pourraient d’ailleurs nous sortir des énormités à la Copé avec son pain au chocolat

    Par contre , créer de vraies nouveautés en terme de design comme de calibres, mettre en place des SAV qui sont moins longs, plus performants et qui ne sont pas des pompes a fric, il n’y a plus grand monde
    Le respect et l’écoute du client devraient être à la base de l’offre des marques
    Ils ont scié la branche sur laquelle ils sont assis
    Ils devraient un peu plus lire Fam (je sais que beaucoup le font pourtant) mais surtout tenir compte des avis et remarques pour corriger leurs points faibles
    Également former les AD car il y a du taf
    Et s’ils pouvaient saupoudrer un peu de passion dans tout cela, cela serait pas mal

    #420003442371
    GMT
    Membre
    DraperDon a écrit:
    La fonction Marketing d’une entreprise doit être tournée vers la compréhension de ces évolutions de fond afin d’élaborer/de proposer des adaptations stratégiques (pas besoin d’être passé par McKinsey ou BCG pour écrire cela d’ailleurs). Le problème vient du fait que cette absence de compréhension de l’évolution de la demande vient du fait que – comme d’habitude – ce qui est enseigné de manière théorique et aussi appris sur le terrain ce sont des techniques de marketing, pas la vraie réflexion stratégique. En d’autres termes, cela revient à garder la tête dans le guidon en s’enfermant dans les techniques pour mesurer tel ou tel indice via tel ou tel test de marché alors que l’essentiel, la compréhension de l’évolution globale de la demande requiert autre chose que des tableaux résumant le nombre de petits fours distribués à l’événement bidule ou la mesure de l’impact d’un partenariat avec la dernière actrice à la mode.

    Je partage totalement !
    Cela fait 20 ans que je ne cesse de répéter que le marketing est comme une caisse à outils et que tout l’art de ce métier réside dans le choix des bons outils !
    De plus, il ne faut pas confondre clients et marché…
    Enfin, le feeling fera toujours la différence et là pas de recette, n’est ce pas Mr BIVER ?

    Chinois

    #420003442372
    vince007
    Membre

    Bonjour,
    Je suis d’accord avec Zen.
    Les managers ont un logiciel non mis à jour. Le problème, c’est que dans ces grosses boites, l’inertie décisionnelle est Catastrophique, on assiste à de la réunionnite aigue ou chacun campe sur ses positions.
    Ses entreprises souffrent d’une léthargie due à leurs omnipotences!
    Quand tu vois que leurs prix explosent régulièrement, déconnecté des marchés et de la demande des clients.
    Le « Swiss made »? un argument fallacieux pour augmenter les prix par 10!
    L’horlogerie des grandes marques n’est plus créative, regardez depuis plus de 5 ans, il n’y a plus rien à se mettre sous la dent à Bale, que du réchauffé (du vintage?)….
    Ils sont sclérosés sur NIH (Not invented here), ce qui vient de l’extérieur est nécessairement mauvais. Les autres ne savent pas, eux, oui….
    Le client attend:
    – de la créativité.
    – des prix réalistes.
    – de la réactivité.
    – de l’écoute et du service.
    Les grandes marques n’ont plus de tout cela au catalogue.

    J’ajouterai d’ailleurs que cela s’applique aux sous traitants horlogers, habitués à vivre comme des pachas.
    3 mois pour avoir un devis pour réaliser une montre, ils ne connaissent pas les nouveaux process, certains te filent un devis au doigt mouillé, un développement de bracelet caoutchou? 20K CHF.
    Tu envoies une demande de développement, le gars t’envoie les plans de ton projet en oubliant de cacher le cartouche d’un bureau d’étude Chinois, mais lui te facture un équivalent Suisse… il avait oublié de te le dire, sur son site, c’est pourtant inscrit, bureau d’étude et Swiss made… Après, il te justifie cela « tout le monde fait cela »…
    Un taux horaire catastrophique également, 150CHf pour un horloger, quand un bureau d’étude dans un autre pays me facture un ingénieur sur un projet aéronautique 60€/h
    C’est tout le modèle horloger qui est gangréné!

    Vincent

    #420003442373
    Matthieu92
    Membre
    stef a écrit:
    Mettre en place des SAV qui sont moins longs, plus performants et qui ne sont pas des pompes a fric, il n’y a plus grand monde

    Le respect et l’écoute du client devraient être à la base de l’offre des marques

    Également former les AD car il y a du taf

    Et s’ils pouvaient saupoudrer un peu de passion dans tout cela, cela serait pas mal

    Amen thumright

    #420003442374
    Old Trafford
    Membre

    Confronter des points de vue est toujours très enrichissant ;

    Stef à sa vision, très terrain, très pertinente…

    cesco25 a bien saisi les limites du topic et réactions de certains…

    Je n’ai pas du tout la même vision que la majorité ici…

    DraperDon a écrit:
    On se tue à répéter que la demande change structurellement et que ce phénomène dépasse d’ailleurs le secteur horloger.

    Ton laïus est intéressant mais peut-être que ça n’explique pas tout…

    Si la demande a changé structurellement, alors tu ne peux pas expliquer le succès impressionnant de Richard Mille, ni même la croissance record de TAG HEUER etc. sinon tout le monde serait à la rue, or ce n’est visiblement pas le cas… ZEN le relève aussi…

    La demande change structurellement ? très bien… Voyons donc par exemple la ventilation en croissance organique des segments LVMH – 9 mois 2016 vs 2015 :

    – Vins & spiritueux : +7%
    – Mode & maroquinerie : +2%
    – Parfums & cosmétiques : +8%
    – Montres & joaillerie : +4%
    – Distribution sélective : +6%

    Bvlgari continue de gagner des parts de marché, dynamisme via le lancement récent de Serpenti Seduttori ;
    TAG Heuer, en forte progression sur un marché difficile, bénéficie notamment du succès confirmé de ses nouvelles collections et de la montre connectée,
    Hublot poursuit le développement de ses lignes iconiques Classic Fusion et Big Bang.

    Flut… raté…

    Ca dépasse le secteur horloger ? très bien… Voyons donc par exemple les autos d’exception, créneau parfaitement représentatif d’un autre segment, histoire de vérifier, et ce, pour la même période évidemment :

    – Ferrari a relevé ses objectifs 2016. Les ventes nettes du fabricant de voitures de luxe ont progressé de 8% à 783 millions d’euros, contre 763 millions attendus !
    – Porsche bat son record de l’année passée… soit 3% de mieux en comparaison avec la même période de l’année précédente !

    Zut… encore raté…

    DraperDon a écrit:
    La fonction Marketing d’une entreprise doit être tournée vers la compréhension de ces évolutions de fond afin d’élaborer/de proposer des adaptations stratégiques

    Oui mais il me semble que tu mélanges l’optique marketing avec le marketing management – ce n’est pas pareil…

    Par ailleurs, Théodore Lewitt, que tout McKinseyboy adule / applique ses matrices, prône une orientation client et entreprise !

    Kotler/Dubois ne disent rien d’autre… Philippe Hayman non plus…

    M.Chevalier & G.Mazzalovo, dans un ouvrage référence (2015), ont parfaitement cerné le paradoxe de ce marché. D’une part le luxe opère, entre autres, comme distinction sociale chez certains : il est le signe d’une pratique réservée aux initiés, « à ceux qui savent » et donc, qui se soustrait à la masse. En même temps, le luxe, à ce jour, est porté par les marques, et celles-ci restent liées à des logiques de volume de production et de distribution de produits.

    -> Comment, dès lors, produire de la distinction en série ?

    Tel est le dilemme qui se pose aux marques de luxe… Elles vont s’efforcer de le résoudre en ajustant leur positionnement à travers des stratégies innovantes de création, com’ et distribution.

    François-Henry Bennahmias, patron d’Audemars Piguet, peut se délecter ainsi des performances de vente obtenues…

    Globaliser est une erreur, donc excessif… Une étude des DeloitteBoys (2016) nous apprend que divers facteurs seront source d’opportunités à venir pour le secteur du luxe : évolution des comportements d’achats, fusion des canaux de distribution et complexification des modèles économiques, accroissement des déplacements à l’international, poids accru des consommateurs de la Génération Y…

    Dernier exemple, avec Gucci, 2ème marque de luxe après Louis Vuitton dans le classement mondial des marques du magazine Forbes ;

    Le renouvellement stylistique « hippie chic » très coloré et décalé a convaincu les moins de 35 ans (ah, la Génération Y des DeloitteBoys…) en hausse de 50 % chez les nouveaux clients (qui a dit que c’est très Guess = très tasspé de banlieue désormais ?!? si si j’ai entendu…)

    La marque met en œuvre une stratégie de montée en gamme. Le prix de vente des sacs à mains augmente ainsi de 40 % entre 2009 et 2013. Après plusieurs années difficiles, en 2013 et 2014, la marque entame depuis 2015, sous l’impulsion du PDG Marco Bizzarri, un repositionnement radical. Alessandro Michele, directeur de la création, impose dès sa première collection un « style décalé à l’esprit maximaliste », selon Marco Bizzarri (wiki) ;

    « Nous sommes entrés dans un combat pour les parts de marché. Pour réussir, il faut être très désirable et différenciant », estimait Marco Bizzarri, PDG ;

    Résultats : Kering (maison-mère ex-PPR) voit une nette accélération de son activité au T3 2016, portée par la poursuite du redressement de sa principale marque Gucci et le dynamisme de la maison Yves Saint Laurent. En détail, la croissance organique ressort à 10,5%, alors qu’elle avait été de 6,9% au T2 et de 4% au T1…

    Gucci, le principal pôle de profits de Kering, a atteint 17% au troisième trimestre, après une progression de 7,4% le trimestre précédent.

    La maroquinerie représente plus de la moitié du CA de la marque. Gucci commercialise également du prêt-à-porter, des chaussures, des lunettes, des montres et des bijoux.

    Le CA d’Yves Saint Laurent a crû de 33,9% en données organiques, tiré par le dynamisme des ventes de la maison de couture dans l’ensemble des zones géographiques et des catégories de produits.

    Et Zut… encore raté…

    Messieurs les managers de l'industrie horlogère, vous êtes nuls ! - Page 3 Magda-10

    Chinois

    #420003442375
    Manivel
    Membre
    Jango32 a écrit:

    Dire qu’ils sont nuls, c’est un peu court…
    Ils ont été nuls aussi les années précédentes avant la crise alors qu’ils ont créé des emplois et généré des bénéfices ?

    Oui, c’est même la qu’ils ont été le plus nul et on ne cessait de le répéter. C’est précisément cette vision à court terme de surfer sur la vague qui les a foutu dedans.
    D’un art de luxe, ils ont fait passer l’horlogerie à un attrape-nigots de ducasse campagnarde.

    Faut pas croire que Rolex s’en tire mieux… dans le coin on parle de 150 temporaires qui ont dégagé la semaine dernière.

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