Messieurs les managers de l’industrie horlogère, vous êtes nuls !

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15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 71)
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  • #420003442331
    Xaipe
    Membre

    Beau billet

    C’est aussi l’aspect grégaire qui choque. Presque tout le monde est allé droit dans le même mur sans aucun discernement.

    D’ailleurs, pourquoi renoncer à des profits faciles quand reconstruire une intimité avec le client est une perte de temps ?
    Et pourquoi renoncer à son bonus confortable en visant sur le long terme quand on n’occupera pas le même siège dans deux ans ? trop de turnover de dirigeants tue la pérennité d’une entreprise.

    Je ressens une vraie tristesse pour les petites structures qui ne survivront pas à cette gestion catastrophique.
    Sérieusement, l’histoire économique montre que toute bulle explose un jour, il faut être bien attaché à ses biens somptueux, ses possessions et son cynisme pour l’ignorer délibérément.

    Cette mascarade des prix et attitude laissera certainement un rancune sociale durable.

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    Avez-vous coché toutes les cases ?

    #420003442332
    ZEN
    Membre
    Philippe-ch a écrit:
    Je cite: L’horlogerie suisse traverse une passe difficile et Richemont, dont 41 % des ventes reposent sur les montres de luxe, est confronté à la faiblesse de la demande mondiale. Comme prévu, la chute du bénéfice net du numéro deux du luxe mondial est spectaculaire sur le premier semestre 2016 : – 51 %, à 540 millions d’euros, selon les résultats publiés vendredi 4 novembre.

    Les ventes de montres, sous les marques IWC, Piaget, Vacheron Constantin ou encore Officine Panerai, se sont contractées de 17 %, à 1,4 milliard d’euros. Le chiffre d’affaires baisse quant à lui de 13 %, à 5,08 milliards d’euros sur la même période.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/11/04/le-groupe-suisse-richemont-subit-la-chute-des-ventes-dans-l-horlogerie-de-luxe_5025624_1656994.html#4bJrSbomXj181kii.99

    Soyons précis, c’est la moindre des choses dans l’horlogerie, c’est le bénéfice qui a chuté de 50% mais les ventes se sont contractées de 15 a 20% selon la marque…

    Mais à part ça l’article est digne d’être analysé….

    Le groupe Richemont annonce lui-même pour le prochain semestre un second repli identique à celui déjà enregistré.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420003442333
    Old Trafford
    Membre
    pedro_gugus a écrit:
    En fait sur l’envolée de prix en dehors du coût de revient ne serait-ce pas une politique pour garder une « image de marque » qui leur permet de se donner une image d’excellence ? Si les experts pouvaient me donner quelques explications au newbie que je suis Chinois

    Oui c’est ça sauf qu’il faut comprendre son marché…

    ZEN jette le bébé et l’eau du bain avec… Heureusement pour nos ESC – il n’y a (bientôt) plus aucune manufacture de haute horlogerie en France (Péquignet a 3 mois pour trouver repreneur). Donc il visait sans doute les écoles Suisse…

    Globalement il n’a pas tort – il aurait dû isoler et détailler les réussites incontestables… Biver… Richard Mille etc.

    Son aigreur & colère sont parfaitement ressenties dans son propos… donnons lui-en acte

    Qu’est-ce qu’un vrai manager ? mystère…

    Logique financière ? me semble avoir entendu ce même son de cloche aux Continental, Alstom etc. En 2015, Areva et PSA sont respectivement deuxième et troisième plus gros destructeurs d’emplois en France, derrière Air France ! yeux

    Richard Mille est le parfait contre-exemple :
    – parfaite harmonie/adéquation Homme vs Projet
    – adéquation produit/marché – il a réussi son ciblage
    – lancement réussi dans les années 2000 alors qu’une crise majeure éclatait

    C’est p’être la différence qu’il y a entre leader et manager ? Wink

    François-Henry Bennahmias, patron d’Audemars Piguet, affiche une solide croissance… En 2015, la marque était passée du dixième au septième rang des horlogers suisses… Reprenons son discours pour le mettre en perspective (extrait letemps.ch) :

    > Quelles sont les erreurs des autres horlogers ?

    – Pêché d’orgueil ! Il est toujours difficile de parler pour les autres. Mais certaines ont vu leurs marques grandir trop, ou trop vite. Certaines ont trop misé sur la Chine. D’autres encore n’ont pas fait assez d’efforts sur le marché américain – l’une des grosses erreurs de l’horlogerie en général. Je crois que la raison de la crise horlogère n’est pas économique; les gens n’ont pas moins d’argent. Quand l’on pourra à nouveau recréer du désir, séduire les clients, faire du luxe émotionnel et leur redonner envie d’acheter, cela repartira. Prenez par exemple la distribution : il y a trop de points de vente dans le monde. Si je compare la haute horlogerie aux trois étoiles Michelin, ce qu’on vit aujourd’hui est aberrant. C’est comme si tout d’un coup il y avait 1000 trois étoiles Michelin (alors qu’il y en a eu 111 en 2015, ndlr).

    > En fait, vous gagnez des parts de marchés parce que les autres en perdent…

    – Vous dites que nous progressons uniquement parce que les autres sont mauvais ? C’est complètement faux. Le nombre de gens sur cette planète qui peuvent accéder à des produits haut de gamme s’agrandit sans cesse. Au total, si l’on enlève les marques industrielles, l’horlogerie suisse haut de gamme (7000 francs et au-delà) a produit entre 500 000 et 600 000 montres l’année passée. En face, nous avons 40 millions de clients potentiels pour s’offrir ces montres. Il n’y a qu’une question : comment aller chercher ces clients ? Car les très, très riches, ne vont même plus dans les boutiques.

    Comment sauver Péquignet ?

    Je file dans l’autre file…

    Chinois

    #420003442334
    guilluame-m
    Membre

    Tout à fait d’accord avec le discours de Bennahmias, le prix n’est pas le problème, même si en bon français on aimerait tous avoir le beurre, l’argent du beurre et le reste…

    Je focalise sur le prix car c’est l’un des 1ers arguments/reproche mis en avant par les grincheux/aigris mais une belle montre ça coûte cher, c’est vrai, et personnellement cela ne me choque pas. Qui reproche à Porsche ou Ferrari de vendre leurs voitures plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros ?

    Le problème est un problème de désirabilité et pas de moyens financiers. Les marques, pour beaucoup, ne savent plus créer le désir et donner l’envie au quidam non amateur, qu’il soit cadre supérieur ou employé, de dépenser autant d’argent pour « une montre ».

    My 2 cents

    #420003442335
    maurelien
    Membre
    guilluame-m a écrit:
    le prix n’est pas le problème […] Les marques, pour beaucoup, ne savent plus créer le désir et donner l’envie au quidam non amateur, qu’il soit cadre supérieur ou employé, de dépenser autant d’argent pour « une montre ».

    Si les quidam non amateur ne veulent pas dépenser autant d’argent pour « une montre », c’est qu’il y a quelque part aussi un problème de prix non ?
    Peut-être que certaines marques ont sous-estimé l’élasticité au prix de leur produit.

    En effet une belle montre, ça coûte cher. Mais cher, c’est combien ?

    #420003442336
    plibou
    Membre

    c’est re belote pour l’argument prix !
    Peguinet avait de bon prix semble t il et ?

    cette histoire de prix est Franco Française , c’est pas parce que l’on vit un déclassement que c’est le cas sur toute la planète !

    les lois anti corruption en chine , les montres sans âme , les machins qui soit disant sont des montres , des légendes usées jusqu’à la corde
    (montre de james , montre lunaire , reedtion bidon etc) je pense que c’est la ou est une grosse partie de la crise .
    Une montre n’est je pense pas qu’un prix mais un objet désirable et peu importe si on met 10 ans à économiser pour se la payer.
    Mais quelle sont les propositions actuelles ? Moi en moderne à part chez Patek le reste je n’y vois plus beaucoup d’intérêt
    (je passe sur les œuvres d’arts que je ne pourrais jamais m’offrir KV par exemple ) .

    Maintenant comment expliquez vous l’explosion du vintage si c’était une question de prix , regardez les dernières vente , 13zn , rindt , heuer , patek et j’en passe on est très largement au dessus d’une sub d’une speed d’une reverso etc …

    Par contre Zen ou je nuancerais un peu JC Biver est bien le patron horloger de LVMH ? si eux c’est pas du court terme avec logique financière je veux bien manger mon chapeau
    si tu as des éléments allant en sens inverse .

    Ok Hublot est une réussite économique mais dans le genre show off et partenariat bidon … la pelouse du stade de chez pas quoi en guise d’index tu te souviens ?
    Après sur Tag …

    Donc à l’échelle actuelle ou le long terme c’est 3 ans ok , mais nous verrons l’avenir de tout ceci …
    il y aura des morts c’est certain mais il restera surement quelques manufactures qui sauront faire des propositions intéressantes et c’est à souhaiter sinon ça va être compliqué …

    #420003442337
    maurelien
    Membre
    plibou a écrit:
    Mais quelle sont les propositions actuelles ? Moi en moderne à part chez Patek le reste je n’y vois plus beaucoup d’intérêt
    (je passe sur les œuvres d’arts que je ne pourrais jamais m’offrir KV par exemple ) .

    Maintenant comment expliquez vous l’explosion du vintage si c’était une question de prix , regardez les dernières vente , 13zn , rindt , heuer , patek et j’en passe on est très largement au dessus d’une sub d’une speed d’une reverso etc …

    Ce serait considérer qu’il n’existe qu’un seul segment de marché, qui se comporterait de la même manière, et qui irait des acheteurs de Tag Heuer aux Patek Philippe, en passant par le vintage.
    Or, c’est certainement un peu plus complexe. Chaque segment a ses propres attentes, ses propres valeurs, et réagit différemment aux nouveautés (s’il y en a) et au prix.
    Il serait d’ailleurs très intéressant de connaître le détail de cette crise, quels sont les modèles qui ne se vendent pas (ou plus), sur quelle géographie. Cela permettrait de mieux identifier les segments où l’offre ne rencontre plus la demande. Mais bon j’imagine que seuls les initiés ont accès à ce genre d’info.

    #420003442338
    herge81
    Membre

    sur JC Biver, en effet cela marche quand même avec des paillettes et des stars, il y a qu’à regarder son dernier numéro avec Alec Monopoly…Je ne connais pas le montent du budget marketing mais il est clairement en train de répliquer le modèle de Hublot où on a l’impression que chaque semaine, il y a un évenement avec une star ou un nouveau club de foot qui s’associe…C’est d’ailleurs sa logique avouée dans une interview récente: suivre les clients dans leurs activités/passions où qu’elles soient au lieu de rester cloitré sur son secteur historique qu’est la F1 pour Tag (j’appelle cela saturer l’espace médiatique)
    Ce serait très intéressant de voir ce qu’il fera pour Zenith car là, la marque est en décalage avec ce genre d’événements.
    A la longue, ce type de marketing devient usant et je crains que la mécanique s’essouffle (je sais on dit cela de Hublot depuis 10 années). N’empêche, pour avoir mis les pieds dans une boutique Hublot et laissé mon 06, ils me harcèlent de sms tous les mois pour m’inviter à revenir les voir…

    #420003442339
    Manivel
    Membre

    Le mal est plus profond encore… l’actionnariat de comprenant rien a la technique, au marketing, et a la compétence qu’elle juge jute trop chère, elle se repli sur des individus qui comme eux sont complètement déconnectés de la réalité. L’administration devient toute puissante et tourne en autarcie dans une autosatisfaction virtuelle estimée a valeur de vérité.

    Bref, l’industrie, la production, c’est les petits fours et le champagne.

    #420003442340
    GMT
    Membre

    Ma première réponse en pied de nez ayant été supprimée, je me permets une réponse plus dans le sujet.

    Est ce réellement une crise ?
    Personnellement j’ai des doutes pour de multiples raisons:
    – à la lecture des volumes de vente en baisse et non en chute;
    – une clientèle potentielle qui n’a jamais été si nombreuse dans le monde;
    – l’évolution des prix de vente excessif;
    – au nombre des nouvelles marques et succès des financements participatifs;
    – la croissance artificielle des 10 dernières années;
    – le succès de certains, la stabilité d’autres.

    De mon point de vue il y a un fort rééquilibrage et une redistribution des cartes car:
    – un oubli certain des fondamentaux du métier;
    – des stratégies trop opportunistes et court terme;
    – une communication non adaptée;
    – des gammes peu lisibles;
    – des investissements pas toujours opportun;
    – un SAV pas toujours à la hauteur;
    – des prix non justifiés;
    – tout le monde dans le même sens;
    – des distributeurs souvent pris de haut;
    – une croissance basée sur les codes du luxe et non de l’horlogerie;
    – peu de remise en cause;
    – etc.

    Donc oui les managers sont responsables de la situation actuelle, mais surtout les actionnaires qui leurs ont donné la feuille de route !

    Le marché chinois est le bouc émissaire, mais qui a cherché à éduquer ce nouvel acheteur de produit de luxe ?

    Rolex et Patek sont à part.
    AP confirme grâce à un positionnement long terme.
    RM a créé son propre marché.
    Des indépendants en forme grâce à une proximité avec leurs clients.
    Des nouvelles marques en croissance grâce à des designs et des prix cohérents.

    On pourrait en discuter des heures.
    Chinois

    #420003442341
    Jango32
    Membre

    Certains disent que la France a la chance d’avoir 60 millions de sélectionneurs de l’équipe de France de football.
    Est ce que FAM aurait 60 000 CEO d’entreprises horlogères ?

    Dire qu’ils sont nuls, c’est un peu court…
    Ils ont été nuls aussi les années précédentes avant la crise alors qu’ils ont créé des emplois et généré des bénéfices ?

    Alors messieurs les CEO on fait quoi ?
    – on investit en R&D, pour de nouveau produits ?
    – on vire les AD et on se fait uniquement un réseau de distribution priopriétaire ?
    – Non, on va plutôt investir dans du marketing direct, car pour s’en sortir il faut mieux connaitre nos clients.
    – n’importe quoi, le salut c’est dans l’expansion géographique et la recherche de nouveaux marchés.
    – Tout le monde le dit : il faut réduire la largeur de l’assortiment, moins de référence.
    – Désolé, dans les 18 mois qui viennent, il faut augmenter notre free cash flow sinon on coule : on vide les stocks, on augmente les prix, zero investissement.
    – En ingénierie et produit on est planté, on ne peut pas bouger. Seul levier, la pub. On y va a fond.
    – ….

    Pour ceux qui savent faire, je pense qu’il y a de belles choses à faire avec un salaire plus qu’attractif.
    N’attendez pas et envoyez votre CV Mr. Green

    #420003442342
    goligo
    Membre

    Pour faire de beaux discours et augmenter les prix il y a du monde.

    Par contre pour la satisfaction client et un SAV HDG/exemplaire curieusement il n’y a presque plus personne… Rolling Eyes

    Le jour où ces entreprises comprendront que le luxe ce n’est pas qu’une étiquette aux hormones et une moquette épaisse dans la boutique, alors le secteur se portera mieux.

    #420003442343
    HOMEGA3
    Membre

    Amusant cette antienne sur le mode de la nullité. Voir le problème sous l’angle de l’offre est peut être réducteur.

    N’assistons pas à une mutation de la demande en matière de luxe ?

    De plus en plus, le luxe se consomme en termes d’expériences et non plus en termes de possessions. Quand je parle de luxe d’expérience, il s’agit de bien être, de voyages, de gastronomie… en fait quelle chose d’impalpable.
    Le diamantaire De Beers s’interroge sur cette mutation en voyant l’érosion des ses ventes sans vraiment avoir de réponse, alors pourquoi pas les manufactures horlogères ?

    #420003442344
    gdp.rolex
    Membre

    En tant que communicant, je pense que le secteur horloger commence à intégrer ce que tu dénonces, Zen, et ce que nous leur disons depuis des mois.

    Nous avons de plus en plus de contacts directs avec les marques à qui nous commençons à insuffler la même réflexion et qui, j’espère, commence à prendre.

    Cela prendra du temps de changer les « cultures » dans le secteur horloger et, plus généralement, dans tout le secteur du luxe qui commence à être de plus en plus loin de ces clients. La parfumerie, etc., sont de plus en plus en décrochage par rapport à l’évolution de notre société.

    Etonnant toutefois de constater que ce sont les marques qui n’ont pas de problèmes qui prennent contact et demandent conseil… (étonnant ou pas d’ailleurs… c’est peut-être pour cela qu’elles vont bien).

    #420003442345
    Vyma
    Membre

    Le luxe de maintenant n’est plus même que d’antan.Trop vieillissant.

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