FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Messieurs les managers de l’industrie horlogère, vous êtes nuls !
- Ce sujet contient 70 réponses, 45 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Othon, le il y a 9 années et 10 mois.
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3 décembre 2016 à 8h24 #420003442346
ZEN
MembreMerci à Grégory Pons qui relaie ce billet et a depuis très longtemps vu cette crise arriver bien avant tout le monde.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).3 décembre 2016 à 9h32 #420003442347boatpeople
MembreDans mon cas,cela faisait plusieurs années que je « rêvais » de posséder une montre d’une marque connue et reconnue,faute de budget et ayant,à l’époque d’autres priorités bien plus importantes,j’ai donc attendu.Et bien,aujourd’hui, cette montre me fait encore de l’œil,j’ai le budget pour l’acheter,rubis sur l’ongle, en double,en triple,quadruple…(jusqu’àX15).
Et bien,je ne l’ai toujours pas au poignet,vous l’avez compris,ce n’est pas faute de budget,c’est juste qu’avec leurs augmentations tarifaires HALLUCINANTES à répétition,hors de question pour moi de mettre 7k€(et des poignets de figues pour certains) dans une « vulgaire » montre acier 3 aiguilles!!!!C’est CON,mais à force de vouloir le beurre,la crêmière,le fromage et les vaches qui vont avec,et bien,ils n’auront plus grand chose!!le prix demandé n’étant plus ,pour moi ,en adéquation avec la valeur du produit,je passe donc mon tour.
3 décembre 2016 à 9h42 #420003442348Jango32
MembreMerci pour le lien Zen.
Nous sommes donc dans la justification circulaire :
J’ai raison car il dit que j’ai raison…
L’efficacité du chœur des Cassandre ne se mesure malheureusement que par des décibels.
Pas par leur impact sur la réalité.
Il est bon que l’échotier ait conscience de son impact… comme celle d’un forumeur lambda que je suis un samedi soir
3 décembre 2016 à 10h34 #420003442349fredpariz
Membre- maurelien a écrit:
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Si les quidam non amateur ne veulent pas dépenser autant d’argent pour « une montre », c’est qu’il y a quelque part aussi un problème de prix non ?
Peut-être que certaines marques ont sous-estimé l’élasticité au prix de leur produit.En effet une belle montre, ça coûte cher. Mais cher, c’est combien ?
Pour ma part, je souscrit à ton analyse. Normal qu’un bel objet coûte un certain prix en effet, mais je crois que la plupart des amateurs potentiels, initiés comme novices, savent dire quand c’est trop cher…
quand la mesure est dépassée, le client potentiel se détourne résolument vers d’autres satisfactions plus accessibles. Faut être sacrément passionné et opiniâtre pour considérer qu’une montre ça vaut 5 ans de sacrifice à économiser sou par sou, pour s’apercevoir au final que le prix de l’objet convoité aura presque doublé…
(et si l’on mesure l’effort à consentir en rapport avec la nécessité de posséder une montre pour avoir l’heure…)Si le marché de la belle montre se limitait à la clientèle de Ferrari ça se saurait…
La classe moyenne aisée était historiquement un large segment de la clientèle horlogère, non seulement elle a vu ses capacités d’achat se contracter, mais dans le même temps les prix des beaux objets "de luxe" (auparavant accessibles pour des occasions: diplôme, mariage, retraite…) est devenu littéralement effarant…
oui, il y a un sérieux problème avec les prix, comment le nier ?
c’est vrai dans beaucoup de domaines, et je pense que nous sommes nombreux à ne plus consentir à payer des sommes devenues déraisonnables au prétexte d’une qualité qui ne s’est en outre pas améliorée en proportion.
j’acceptais de payer le prix d’un certain luxe quand ça me paraissait relativement justifié… en quelques années je me suis détourné de la plupart des marques "de luxe" tant le prix affiché est devenu hors de proportion avec la satisfaction qu’on peut en attendre.
selon mon humble opinion, il faut vraiment avoir trop de fric facile à claquer pour ne pas raisonner ainsi (j’exclus du propos les passionnés enragés
).
L’horlogerie s’est ruée sur une clientèle avide de signes distinctifs, vierge de toute culture horlogère et par nature versatile… au passage elle a renié ses fondamentaux traditionnels pour devenir objet de mode ou de spéculation pour fortunés.
d’objet de culture traditionnelle elle s’est muée en un artifice limite vulgaire pour parvenus.- plibou a écrit:
- cette histoire de prix est Franco Française , c’est pas parce que l’on vit un déclassement que c’est le cas sur toute la planète !
tu crois vraiment que les disparités croissantes sont l’apanage de la France ?
je pense que les capacités du coeur de cible de la clientèle se sont érodées, parallèlement aux visées stratosphériques du secteur horloger.
la satisfaction d’arborer une belle montre vaut-elle le prix affiché ?
de mon point de vue, lorsque le client potentiel n’a plus la conviction que la qualité se paie, certes cher, mais bien que ce serait trop cher payé, on a dépassé les limites du consentement à l’achat
3 décembre 2016 à 10h43 #420003442350fredpariz
Membre- boatpeople a écrit:
- Dans mon cas,cela faisait plusieurs années que je "rêvais" de posséder une montre d’une marque connue et reconnue,faute de budget et ayant,à l’époque d’autres priorités bien plus importantes,j’ai donc attendu.Et bien,aujourd’hui, cette montre me fait encore de l’œil,j’ai le budget pour l’acheter,rubis sur l’ongle, en double,en triple,quadruple…(jusqu’àX15).
Et bien,je ne l’ai toujours pas au poignet,vous l’avez compris,ce n’est pas faute de budget,c’est juste qu’avec leurs augmentations tarifaires HALLUCINANTES à répétition,hors de question pour moi de mettre 7k€(et des poignets de figues pour certains) dans une "vulgaire" montre acier 3 aiguilles!!!!C’est CON,mais à force de vouloir le beurre,la crêmière,le fromage et les vaches qui vont avec,et bien,ils n’auront plus grand chose!!le prix demandé n’étant plus ,pour moi ,en adéquation avec la valeur du produit,je passe donc mon tour.
CQFD
3 décembre 2016 à 19h22 #420003442351tchoocolate
MembreMe concernant je dirais probablement qu’il s’agirait d’une problematique plus tarifaire que marketing. D’après un article redigé par Quentin Simonet le 14 mai 2014, l’évolution du prix des montres a augmenté de 62% en 10 ans sur la période 2001 2011, en cause à priori de l’augmentation de client très fortunés.
Les marques ont ainsi augmentées les tarifs chaque année jusqu’à apercevoir une baisse des ventes. Les prix sont probablement stabilisé puisqu’on a atteint un genre de pic de vente. Les marques se retrouvent confrontées à un dilemme qui consiste à baisser, stabiliser ou de continuer ces pratiques d’augmentation tarifaire en réalisant un gâchis de main d’oeuvre et de savoir faire. Les arbres ne pouvant monter jusqu’au ciel, je dirais qu’on serait a l’heure de la stabilisation.
Me concernant je trouve que la politique tarifaire affichés est 50% trop élevé. A titre indicatif je dirais que les montres vendu au prix du marché de l’occasion sont les bons.
Mais du moment que les acheteurs sont là, il n’y a aucune raison de baisser un prix.N’y aurait-il pas le spectre d’une bulle horlogère?
3 décembre 2016 à 20h01 #420003442352Milou
Membre- guilluame-m a écrit:
- Tout à fait d’accord avec le discours de Bennahmias, le prix n’est pas le problème, même si en bon français on aimerait tous avoir le beurre, l’argent du beurre et le reste…
Je focalise sur le prix car c’est l’un des 1ers arguments/reproche mis en avant par les grincheux/aigris mais une belle montre ça coûte cher, c’est vrai, et personnellement cela ne me choque pas. Qui reproche à Porsche ou Ferrari de vendre leurs voitures plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros ?
Le problème est un problème de désirabilité et pas de moyens financiers. Les marques, pour beaucoup, ne savent plus créer le désir et donner l’envie au quidam non amateur, qu’il soit cadre supérieur ou employé, de dépenser autant d’argent pour « une montre ».
My 2 cents
Je suis d’accord avec guilluame-m et aussi bien-sur avec Monsieur Bennahmias.
Autour de moi je constate un très net désintérêt pour l’horlogerie, et ce, chez des personnes possédant déjà de belles montres. L’horlogerie ne fait plus rêver. Je suis curieux de voir comment les manufactures vont s’y prendre pour aller chercher les clients potentiels.
3 décembre 2016 à 20h30 #420003442353Necro
MembreAyant déjà écrit tout le mal que je pensais des stratégies, notamment de Breitling, je suis forcément un peu d’accord avec Zen. Etant dans un peu dans ce domaine, la stratégie folle des marques c’est du bonheur en contre exemple.
Par contre, je suis pas sûr que grand monde ici arrive encore à comprendre que le produit lui-même est invendable sur une large assiette. C’est fini. On peut en penser ce qu’on veut mais le smart phone donne l’heure. Le modèle de la montre a disparu, c’est pour ça que les marques prennent les codes du luxe. J’aurais pas fait comme ça mais le raisonnement se conçoit quand même. C’est pas de la « nullité » en soit non plus de se dire de la part des dirigeants : « à part les vendre comme des bijoux et du rêve d’image, je ne vois pas trop comment vendre un engin qui ne fait que donner l’heure au 21ème siècle ».
Et Rolex, les seuls à surnager pour l’instant, ne communique pas non plus sur le fait que la montre donne l’heure. C’est vendu comme de l’image personnelle.
Tag Heur non plus. La com de Tag (et marques Bivier) est la plus agressive et la moins basée sur le produit de toute l’industrie… donc bon.
3 décembre 2016 à 20h40 #420003442354MaitreRobinton
MembreLa cupidité est érigée depuis longtemps comme seule raison d’être d’une « élite » financière et auto-proclamée.
Il faut croire qu’elle est suffisamment inscrite dans les gènes pour entraîner une cécité totale sur tout autre considération. La branche, une fois sciée, tombe.
Dommage pour les salariés qui vont vivre la société. Si vous ne n’avez pas déjà vu, je vous conseille de regarder le film de Ben Stiller « la vie de Walter Mitty », magnifique BO et image par ailleurs.
À mon modeste niveau, une piste de réflexion pour les CEO: mettre le paquet sur les services : garantie à vie, prix du SAV réajustés,… pour réintégrer la notion de luxe dans le service plutôt que dans le seul prix (et le faire savoir).
3 décembre 2016 à 22h40 #420003442355Necro
Membre- MaitreRobinton a écrit:
- La cupidité est érigée depuis longtemps comme seule raison d’être d’une « élite » financière et auto-proclamée.
Il faut croire qu’elle est suffisamment inscrite dans les gènes pour entraîner une cécité totale sur tout autre considération. La branche, une fois sciée, tombe.
Dommage pour les salariés qui vont vivre la société. Si vous ne n’avez pas déjà vu, je vous conseille de regarder le film de Ben Stiller « la vie de Walter Mitty », magnifique BO et image par ailleurs.
À mon modeste niveau, une piste de réflexion pour les CEO: mettre le paquet sur les services : garantie à vie, prix du SAV réajustés,… pour réintégrer la notion de luxe dans le service plutôt que dans le seul prix (et le faire savoir).
Ce raisonnement ne suffit pas ; sans offense.
Qui ici achèterait un boulier à 7000 euros ? Personne. Mais qui achèterait un boulier à 2000 euros ? Personne non plus.
Qui achèterait un boulier 2000 euros garantie à vie, SAV au top,… ? Toujours personne.
Les marques ne vendent plus des montres mais l’image de la montre car l’utilité de la montre a disparu. Et quand l’image ne suit pas non plus, comme Pequignet (voir autre sujet), tu ne peux plus vendre. Quelque soit le service, le prix ou autre.
3 décembre 2016 à 23h48 #420003442356MaitreRobinton
Membre- Necro a écrit:
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Ce raisonnement ne suffit pas ; sans offense.
Qui ici achèterait un boulier à 7000 euros ? Personne. Mais qui achèterait un boulier à 2000 euros ? Personne non plus.
Qui achèterait un boulier 2000 euros garantie à vie, SAV au top,… ? Toujours personne.
Les marques ne vendent plus des montres mais l’image de la montre car l’utilité de la montre a disparu. Et quand l’image ne suit pas non plus, comme Pequignet (voir autre sujet), tu ne peux plus vendre. Quelque soit le service, le prix ou autre.
Je ne partage pas. Acheter une montre mécanique n’a pas de sens rationnel depuis la diffusion des montres à mouvement à quartz, et ça fait 40 ans que ça dure. Pourtant cette industrie a connu des moments fastes depuis cette crise, car cet achat répond à un autre besoin ou une autre aspiration qu’un instrument qui donne l’heure (pour reprendre ton analogie avec un boulier). En achetant une montre mécanique, le client recherche une exclusivité, que ce soit par le a conception de l’objet et son mode de fabrication, ou le service qui va avec.
Or aujourd’hui, les marques communiquent sur un objet intemporel, à valeur patrimoniale forte, toussa… et appliquent une garantie juste légale tout en sortant la massue au premier entretien (10-20% du prix d’achat
) ou à la première panne. C’est un non sens AMHA d’appliquer à un objet que l’on veut distinguer sur le segment du luxe des pratiques appliquées à une bonne quartz d’une galerie marchande (je caricature mais à peine).
Si les marques horlogères parlaient d’un objet intemporel qui serait garanti 40 ou 50 ans, avec l’assurance d’un service impeccable et raisonnablement couteux pour sa maintenance, elles retrouveraient une distinction pour leurs produits qui en feraient de nouveau des objets dignes du segment du luxe correspondant à leur tarif.
Certes ça leur couterait cher (quoique), mais j’ai compris que de toutes façons, on en est à s’adapter ou à périr, donc… Simplement, il faudrait rogner sur les marges, et donc réduire la performance de quelques ratios financiers court termistes … On en revient à mon propos de départ.4 décembre 2016 à 0h12 #420003442357Necro
MembreBah si tu partages. Tu le dis, on achètes pas une montre mais : « car cet achat répond à un autre besoin ou une autre aspiration qu’un instrument qui donne l’heure, le client recherche une exclusivité, que ce soit par le a conception de l’objet et son mode de fabrication, ou le service qui va avec ».
Sauf que c’est justement ça qui marche plus… A part Rolex et encore on verra si eux aussi tienne le coup ou pas dans les mois à venir. Vous raisonnez en passionnés. Les passionnés d’horlogerie c’est quoi : 10 % des ventes et encore.
Si les grands vins ne se vendaient qu’aux gens capables de déceler un goût de mûres dans un Petrus, on aurait arraché les vignes depuis longtemps. Le Champagne se vend sur l’image de fête par sur la qualité des raisins.
4 décembre 2016 à 1h18 #420003442358RC36
Membre- Milou a écrit:
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Je suis d’accord avec guilluame-m et aussi bien-sur avec Monsieur Bennahmias.
Autour de moi je constate un très net désintérêt pour l’horlogerie, et ce, chez des personnes possédant déjà de belles montres. L’horlogerie ne fait plus rêver. Je suis curieux de voir comment les manufactures vont s’y prendre pour aller chercher les clients potentiels.
Bonjour
Pour le coup je ne suis pas vraiment d’accord – à moins que ce soit un problème de compréhension de ma part – la question est plutôt de comprendre la nature du marché sur lequel une marque veut s’implanter où se développer :
– y a t’il un besoin
– y a t’il des acheteurs en nombre suffisant
– qu’elle est la concurrence
– qu’est ce que le produit peut amener de différenciant pour s’imposerJe pense à la lecture des informations glanées sur le forum (info indirectes et donc forcément filtrées) que bon nombre de marques suisses font du copier coller depuis longtemps et surtout ne rentrent pas vraiment le client final dans leur raisonnement – le bilan est qu’aujourd’hui à force de ne pas se poser les questions ci dessus les marques se sont coupées des consommateurs
Quelque part donc oui une faute managériale
Fabrice
4 décembre 2016 à 1h35 #420003442359DON
Membre- ZEN a écrit:
- Personne, aucune marque, aucune maison ou groupe ne fait le travail de réfléchir à ce que ses clients sont devenus. […]
Cette crise si toutefois on peut parler de crise est le fruit de l’autisme de l’industrie horlogère et Jean-Claude Biver a raison de marteler qu’il n’y a pas de crise. Il y a juste inadéquation entre l’offre industrielle et le besoin de la clientèle. Cette crise est le fruit d’un décalage, d’un déphasage, d’une « désynchronisation » des marchés avec une logique industrielle dépassée, désuète et mal encadrée.
On se tue à répéter que la demande change structurellement et que ce phénomène dépasse d’ailleurs le secteur horloger.
La fonction Marketing d’une entreprise doit être tournée vers la compréhension de ces évolutions de fond afin d’élaborer/de proposer des adaptations stratégiques (pas besoin d’être passé par McKinsey ou BCG pour écrire cela d’ailleurs). Le problème vient du fait que cette absence de compréhension de l’évolution de la demande vient du fait que – comme d’habitude – ce qui est enseigné de manière théorique et aussi appris sur le terrain ce sont des techniques de marketing, pas la vraie réflexion stratégique. En d’autres termes, cela revient à garder la tête dans le guidon en s’enfermant dans les techniques pour mesurer tel ou tel indice via tel ou tel test de marché alors que l’essentiel, la compréhension de l’évolution globale de la demande requiert autre chose que des tableaux résumant le nombre de petits fours distribués à l’événement bidule ou la mesure de l’impact d’un partenariat avec la dernière actrice à la mode.
- ZEN a écrit:
- Messieurs les managers de l’industrie horlogère, vous êtes nuls ! Vous êtes incapables de comprendre vos clients, incapable de les écouter. Enlisés dans les chiffres immédiats de vos résultats, vous vous êtes noyés dans des logiques statistiques parce que vous n’avez pas su palper la dimension affective des produits que vous fabriquez. Vous avez répondu avec une logique exclusivement financière à une clientèle qui ne demandait qu’à exister autrement. Le château de cartes que vous avez construit autour de votre confort et de la culture de votre ego s’effondre faute de fondations solides. JC Biver que vous critiquez tant et plus vous donne une leçon cinglante de ce que la proximité avec ses clients offre comme perspectives.
Grégory Pons avait bien résumé la situation en disant que le problème dans le top management des grands groupes/grandes marques réside dans le fait que ses membres n’ont connu qu’une longue période de croissance. Le logiciel de nombreux managers du secteur est obsolète. Cela revient à remettre en cause des dogmes/de fausses certitudes sur la manière de concevoir la stratégie d’ensemble. D’où les idées absconses de partenariats, de dépenses en communication/événementiel/sponsoring… D’où la mise en place de réseaux de boutiques (sans client) ou de politiques de réévaluation tarifaire qui devraient être sérieusement reconsidérées.
« Donner du temps au temps » en espérant un hypothétique retour à la croissance sans faire d’efforts serait la PIRE manière de gérer les problèmes du secteur. Changer de Business Model exige une mentalité recherchant la remise en cause, l’adaptation perpétuelle, se nourrissant du courage et d’un minimum de vision stratégique. Mais qu’attendre de certains managers n’ayant connu que des années fastes ?
- ZEN a écrit:
- La hauteur de vue suppose de regarder en bas avant de se projeter au loin.
Qualité la plus fondamentale mais c’est précisément celle qui est la plus rare (et pas que dans le secteur horloger…).
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w4 décembre 2016 à 2h51 #420003442360cedeka
MembreEt pour une toute petite frange, la notion de montre mécanique est une notion environnementale par l’absence de pile…
Il y a 10 ans ça a été mon argument principal pour aller vers ce type de montre…C’est là que l’argument d’un entretien au coût moins élevé permettrait d’intéresser un peu plus de monde sur un créneau de 500 à 1000€.
Et puis ensuite une fois la main dans l’engrenage (ou l’engrenage autour du poignet) beaucoup pourrait découvrir la diversité de ce monde… -
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