FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les dix dernières années horlogères ont-elle été profitables ? Billet
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colinsuper7, le il y a 17 années et 7 mois.
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16 mars 2009 à 18h35 #420000669407
Invité
Membre[quote="Boogie"]Et ça y est !!! on en rajoute une louzche sur le prix, toujours trop cher, et de 50 % comme d’hab’, comme si les montres devaient être vendues au tarif sorties d’usine pour être tarifées à leur juste prix.
En somme, si les montres sont trop chères, c’est la faute à la présence du détaillant, ce profiteur qui s’engraisse sur le dos du pékin, et qui ne sert à rien, ou presque, juste à relayer un discours marketing usé jusqu’à la semelle.
tu as la memeoire qui flanche boogie
16 mars 2009 à 19h00 #420000669408Invité
Membreboogie je parlais qui va rognre sa marge
sinon lisez ca toute la breve est interressante
http://www.businessmontres.com/breve_700.htm16 mars 2009 à 19h26 #420000669409Code NK
MembreTopic très intéressant, il convient tout de même rappeler qu’un sous de 1999 ne vaut pas la même chose qu’un sous de 2009. ICP harmonisé existe, les taux d’inflations également, ca fait un gros vide tout de meme sur une problematique economique surtout.
17 mars 2009 à 1h51 #420000669410fred lupin
Membre- Citation :
- Faux : les revenus moyens augmentent dans le monde, et il y a de moins en moins de pauvre sur Terre.
Tout a fait exact. et particulierement en france, ou paradoxalement les menages font partie des moins heureux; c’est qu ils ont un rapport a la consommation , a la frustration et a l argent souvent tres faussé.
L industrie du disque et du film a raté son virage numerique en ne repercutant pas la baisse des coups de fabrication sur le produit fini. Le mp3 est une regression qualitative, les normes maximales atteintes actuellement dépassent les capacités de l oreille humaine de beaucoup. On veux donc maintenant nous vendre des pseudos avancées en les faisant passer pour indispensable ( la lessive qui lave plus blanc que blanc, la tv hd plus hd que le fullhd).
rapport a l horlogerie, il ne faudrait pas que les marques se trompassent de strategie. Un produit dont la recherche est amortie est appellé a baisser, pas a augmenter. Un nouveau produit ou le financement d autres technologie peut justifier une certaine hausse mais raisonnable.
Dans l univers media, la negation de ce principe a entrainé l explosion de l equilibre economique du disque et bientot du cinéma; et oui aujourdhui la culture gratuite c un droit! lire gratuit c’est un droit ( alors pourquoi payer une revue, un cd, un film….)
La valeur physique des objets semble reduite a son minimum et c’est une valeur virtuelle artificielle qui lui est substituée; on considere mieux les membres de l equipe marketting que les ad et les horlogers chez certaines marques.
C’est cette partie du prix qui a mon sens est la plus contestable. Celle qui depossede l a d d ‘une marge supplementaire, qui rends le consomateur mefiant, et qui n a pas d incidence sur la qualité réelle du produit;
Donc si zenith repercute l achat de machine sur son prix de vente, c’est galere mais on peut comprendre.
Si omega repercute des frais de placement pour james bond sur le prix d’une seamaster et par extention sur toute sa gamme, on va dire que c’est acceptable selon la nature de l augmentation. (appellons ça "la part de "reve" ……
et que dire de tudor et de ses incursions dans l art contemporain ephemere?
Tout est affaire de dosage entre un produit (cout réel de fabrication+cout de diffusion,) et son image (cout marketing+image préexistante)
Equation de plus en plus difficile a resoudre dans une société de plus en plus regie par l image….17 mars 2009 à 9h12 #420000669411Blackteam6
MembrePour continuer de remettre tout en perspective, un article du Figaro sur le patrimoine des français et son évolution.
En trente ans, la valeur des actifs détenus par les ménages, les entreprises et l’État a été multipliée par deux, en termes réels.
On aurait presque tendance à l’oublier, à force d’entendre les commentaires alarmistes sur les déficits et la dette de notre pays. Et pourtant : au cours des trente dernières années, la France s’est considérablement enrichie. Entre 1978 et 2007, la valeur du patrimoine national a été multipliée par huit, pour atteindre 12 513 milliards d’euros, selon une étude publiée hier par l’Insee.
Dans la mesure où le prix des actifs a quadruplé, sur la même période, cela signifie qu’en termes réels, le patrimoine des Français a doublé. Ce patrimoine se définit comme l’ensemble des actifs, minorés des passifs, des ménages, des entreprises non financières et financières et des administrations publiques (État, Sécu et collectivités locales). Dit autrement c’est le prix qu’il faudrait théoriquement débourser pour racheter l’ensemble des biens français. Sur longue période, la richesse devrait progresser au même rythme que la croissance économique. Mais cette règle n’a pas été respectée lors de la dernière décennie, du fait de l’envolée de l’immobilier et de la Bourse. Résultat, le patrimoine national représentait 6,6 années de PIB fin 2007, contre 4 à 4,5 ans pendant la période allant de 1980 à la fin des années 1990.
Ce sont les ménages qui détiennent les trois quarts de ce patrimoine, pour un total de 9 467 milliards d’euros. La dernière décennie a été faste : à la fin 2007, chaque ménage français possédait, en moyenne, un patrimoine net de 380 000 euros, contre à peine 160 000 euros en 1997, d’après une étude du conseil des prélèvements obligatoires. De 2003 à 2006, la valeur du patrimoine (net de dette) a même crû de plus de 10% chaque année. Rien d’étonnant à cela, car la pierre représente les deux tiers des avoirs des Français. 58% des ménages étaient propriétaires de leur logement en 2007 contre 47% en 1978.
Rupture en 2008
L’année 2008 marque une rupture. Pour la première fois en trente ans, la valeur du patrimoine des ménages français devrait diminuer : de 3%, selon l’Insee à cause de la chute de la Bourse et de la stagnation de l’immobilier.
Autre point notable de ces trente dernières années, les ménages ont diversifié leurs placements financiers. Les liquidités (comptes divers mais aussi livret A) ne représentaient plus en 2007 que 29% de leurs actifs financiers, contre 63% en 1978. Un tiers du patrimoine financier est maintenant constitué d’assurance-vie. La collecte sur ces supports a atteint 100 milliards en 2006 ! Et 12 millions de Français ont des actions et des obligations, détenues en directe ou via des fonds, contre un million en 1978.
Les entreprises non financières ont elles aussi connu de grandes évolutions patrimoniales. La part des actifs financiers dans leur richesse a augmenté, passant de 36% en 1978 à 56% fin 2007. C’est le résultat de la tertiarisation et de la financiarisation de l’économie. À l’inverse, les machines et équipements des branches industrielles ne représentent plus que 10% du capital fixe des entreprises, contre 18% il y a trente ans.
Quant aux administrations publiques, leur actif (2 273 milliards) dépasse encore leur passif (1 499 milliards). Et ce, bien que la dette publique soit passée de 21% en 1978 à 63,9% en 2007. La sphère publique détient encore des routes, des terrains, des bureaux, des hôpitaux, des châteaux et… 3% des actions des sociétés françaises.
17 mars 2009 à 9h42 #420000669412Boogie
Membre- JLV a écrit:
- boogie je parlais qui va rognre sa marge
sinon lisez ca toute la breve est interressante
http://www.businessmontres.com/breve_700.htm
Il y a une bonne moitié d’arguments auxquels j’adhère, et l’autre pas du tout, mais là, ce matin, je n’ai hélas pas le temps de développer.
Des news de Dubois-Dépraz: Pascal Dubois ne viendra pas, trop occupé, mais un ETA, genre 2892, lui coûte 100 francs à l’achat, et ensuite, il y a la transformation qu’il y fait, qu’il ne m’a pas chiffrée
17 mars 2009 à 10h31 #420000669413Boogie
MembreJuste une chose en passant, à propos des 50 % qu’il faudrait rogner à quelque part.
Justement pas !!! à mon avis, une montre est tarifée aujourd’hui à son juste prix, sinon il n’y aurait pas eu un tel essor de l’industrie horlogère ces 10 dernières années, les ventes auraient un peu décollé au début, et dès les premières augmentations de prix, elles seraient retombées comme un soufflé.
Si les marques ont aligné au cours des années des progressions à deux chiffres, c’est bien parce qu’il y avait des amateurs, même si certains diront que ces chiffres étaient faussés par le marché gris et le déstockage en Asie.
Si il fallait baisser aujourd’hui de 50 % le prix d’une Rolex 14060 M, aurait-elle le même intérêt ??? et quel serait le signal envoyé aux amateurs ?? un désastre !
Le prix donne parfois un sentiment de confiance à l’acheteur.
il se dit qu’en-dessous d’un certain seuil, il y a quelque chose qui cloche, comme en-dessus, on le prend pour un con.il y a donc entre les deux une zone, plus ou moins extensible, à l’intérieur de laquelle le client se sent en confiance.
17 mars 2009 à 10h43 #420000669414FGB
MembreComment les marques pourraient expliquer aux clients qui ont payé le prix fort pour un objet de luxe qu’il dégringole de 50 %. Ce n’est pas imaginable. Même de 20 %.
Les montres sont devenues des objets de luxe. Leur prix n’a donc rien à voir avec le rationnel, l’innovation ou les coûts de fabrication.
C’est une question d’image et de positionnement (comme la différence de prix entre le même modèle en or ou en acier)
17 mars 2009 à 11h11 #420000669415Boogie
Membre- FGB a écrit:
- Comment les marques pourraient expliquer aux clients qui ont payé le prix fort pour un objet de luxe qu’il dégringole de 50 %. Ce n’est pas imaginable. Même de 20 %.
Les montres sont devenues des objets de luxe. Leur prix n’a donc rien à voir avec le rationnel, l’innovation ou les coûts de fabrication.
C’est une question d’image et de positionnement (comme la différence de prix entre le même modèle en or ou en acier)
Entièrement d’accord !!
Certaine marques ont révisé leurs prix à la baisse, mais ne se sont pas faites une bonne pub’17 mars 2009 à 12h20 #420000669416GaetanZXR
MembreCe sujet est intéressant, et loin de moi l’idée de prétendre m’y connaitre dans le milieu horloger alors que je débarque à peine sur le forum et n’ai aucune connaissance particulière … par contre j’en ai quelques unes en économie, et il y a quelques principes de base élémentaire qui s’appliquent à la quasi totalité des marchés, dont celui des montres de luxe: la loi de l’offre et de la demande.
Peut importe le prix d’une montre, d’une gamme de montres ou même d’une marque de montres, tant qu’il y a des clients pour les acheter.
Le problème s’ajoutant sur un marché très accès produit de luxe comme celui ci étant que certains qui ont des moyens énormes achèteront toujours les modèles les plus chers, pas pour la passion de l’objet et de la technique qui l’accompagne comme vous ici, mais tout simplement pour son prix et pour ce qu’il représente.
A partir de là la loi de l’offre et de la demande est très différente de celles qui prévaut sur d’autres marchés, et les constructeurs en profitent, comme je pense nous le ferions tous à leur place, avec une certaine logique:
Vaut-il mieux vendre 100 montres à 100 000 € avec 55% de marge ou 1000 montres à 50 000 € avec 10 % de marge ?Après je connais pas suffisement le marché pour dire s’il peut et va évoluer ou non, mais cette logique est malheureusement difficilement contournable tant que des millionnaires et milliardaires seront à pret à payer n’importe quel prix pour n’importe quoi …
17 mars 2009 à 13h27 #420000669417ftikai
Membre- Citation :
- Faux : les revenus moyens augmentent dans le monde, et il y a de moins en moins de pauvre sur Terre.
Je savais qu’on nous mentait.
L’autre jour, entendu au Journal télévisé, un rapport d’Oxfam: Un milliard de personnes ont faim.
Alors, je me suis dit que ça ne pouvait pas. Un MILLIARD! ça fait beaucoup.
Maintenant que j’ai lu qu’il y aurait moins de pauvres sur la terre, ça me rassure. Je pourrai donc dormir sur mes 2 oreilles.
Et ceux qui ont faim, arrêter vos régimes de Weight Watcher et mangez, bordel!
17 mars 2009 à 14h06 #420000669418Brice Bling
Membre- ftikai a écrit:
- Je savais qu’on nous mentait.
L’autre jour, entendu au Journal télévisé, un rapport d’Oxfam: Un milliard de personnes ont faim.
Alors, je me suis dit que ça ne pouvait pas. Un MILLIARD! ça fait beaucoup.
Maintenant que j’ai lu qu’il y aurait moins de pauvres sur la terre, ça me rassure. Je pourrai donc dormir sur mes 2 oreilles.
Et ceux qui ont faim, arrêter vos régimes de Weight Watcher et mangez, bordel!
Bien sûr, on peut trouver que l’ironie, c’est rigolo.
Mais les faits sont têtus : il y a moins de pauvres sur Terre, c-à-d. que le niveau de vie augmente…
La croissance économique du continent africain est de 6 % par an depuis plus de 10 ans, autrement dit, l’écart entre "eux" et "nous" s’amenuise.
(oui, il y a encore du chemin à parcourir…)
L’économie planifiée à la soviétique creuse la tombe des populations, le libéralisme leur permet de s’enrichir, d’autant mieux associé à la démocratie.
Les exemples abondent pour qui veut bien les voir.
Mais bon, c’est vrai, l’ironie, c’est plus rigolo.17 mars 2009 à 14h37 #420000669419ftikai
Membre- Brice Bling a écrit:
- La croissance économique du continent africain est de 6 % par an depuis plus de 10 ans, autrement dit, l’écart entre "eux" et "nous" s’amenuise.
(oui, il y a encore du chemin à parcourir…)
Oui! je crois avoir vu ce chiffre aussi. Serait-il dans un rapport de CapGemini et Meryll Lynch?
Je ne cherche pas à savoir qui a raison ou qui a tort. Les contradictions de la vie ne m’empêchent pas du tout de dormir.
C’était juste parler pour rien dire.
17 mars 2009 à 18h59 #420000669420Brice Bling
Membre- ftikai a écrit:
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- Brice Bling a écrit:
- La croissance économique du continent africain est de 6 % par an depuis plus de 10 ans, autrement dit, l’écart entre "eux" et "nous" s’amenuise.
(oui, il y a encore du chemin à parcourir…)
Oui! je crois avoir vu ce chiffre aussi. Serait-il dans un rapport de CapGemini et Meryll Lynch?
Je ne cherche pas à savoir qui a raison ou qui a tort. Les contradictions de la vie ne m’empêchent pas du tout de dormir.
C’était juste parler pour rien dire.
C’est dans un rapport de la Banque Mondiale.
Bien dormir en dépit des contradictions de la vie est le commencement de toute sagesse…
17 mars 2009 à 19h56 #420000669421steelydan
MembreSi c’est ça la finalité dans un pays soi-disant riche…
Aucun commentaire superflu nécessaire.
Source Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret%C3%A9_en_FranceMesure de la pauvreté en France
La mesure de la pauvreté en France se fait principalement au moyen de seuils de pauvreté relative, c’est-à-dire en comparant le revenu des pauvres avec le revenu des autres membres de la société. Le seuil de pauvreté relative est défini par l’INSEE comme étant égal à 50 % du revenu médian. Un seuil de pauvreté relative à 60 % du revenu médian est également mesuré (et utilisé pour des comparaisons européennes par Eurostat).
D’autres indicateurs de pauvreté ont été créés par des collectifs politisés, dont le BIP 40, qui prend en compte six dimensions de la pauvreté : emploi et travail, revenus, santé, éducation, logement et justice. Chaque dimension est mesurée par plusieurs indicateurs (58 au total).
État actuel
2005
En France, en 2005, le seuil de pauvreté relative varie en fonction du type de ménage ; pour une personne seule, il est de 681 euros (seuil à 50 %) ou de 817 euros (seuil à 60 %). Pour un couple avec deux enfants de plus de 14 ans, le seuil (comme somme des revenus du couple) est de 1 703 euros (seuil 50 %) ou de 2 043 euros (seuil 60 %).
7,13 millions de personnes (12,1 % de la population) vivaient sous le seuil de pauvreté de 60 %, dont 3,73 millions de personnes (6,6 % de la population) en dessous du seuil de pauvreté relative de 50 % en 2005.
2006
En 2006, une étude de l’INSEE a permis de faire le point sur la pauvreté en France :
* Le niveau de vie médian était en hausse de 1,7 % en 2006 par rapport à 2005.
* Le niveau de vie moyen atteignait 20 600 euros par habitant par an.
* La France métropolitaine comptait 7,9 millions de pauvres, soit 13,2 % de la population dont le niveau de vie est "inférieur à 880 euros par mois", alors que le revenu médian était de 1 470 euros par mois (17 600 euros par an) cette même année.
* Le revenu disponible des 10 % les plus pauvres est constitué à 42 % de transferts sociaux (principalement les allocations familiales et les allocations de logement).
* Environ 30 % des familles monoparentales (le plus souvent une mère et ses enfants) vivent sous le seuil de pauvreté.
* En dehors de l’agglomération parisienne, le taux de pauvreté est plus fort dans les villes de plus de 20 000 habitants.
* Les 10 % plus haut revenus de la population française bénéficiaient d’au moins 33 190 euros par an, soit 2 765 euros par mois. Les impôts représentent pour eux 18,8 % du revenu disponible, contre 20,3 % en 2005, principalement du fait de la baisse de l’impôt sur le revenu (IR) en 2006.
* L’ensemble des actifs (personnes ayant un emploi et chômeurs) avaient, en 2006, un niveau de vie moyen (21 760 euros) comparable à celui des retraités (21 540 euros).
* Le niveau de vie moyen d’un chômeur était inférieur de 35 % à celui d’un actif qui a un emploi. (Cette étude s’appuie sur les déclarations fiscales et exclut les personnes sans domicile.)Évolutions de la pauvreté en France
Évolution récente
Selon le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) remis le 29 avril 2008 au gouvernement, la réduction de la pauvreté observée depuis 20 ans ralentit: en 2005, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003.
L’intensité de la pauvreté tend à s’aggraver. L’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule),s’accroît depuis 2002: 16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005. Cela signifie qu’un plus grand nombre de personnes pauvres s’éloignent du seuil de pauvreté et connaissent une plus grande précarité.
Le phénomène des travailleurs pauvres (working poor) s’est récemment accentué : en 2005, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté; en 2003, ils étaient 1,47 million.
Selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, les travailleurs pauvres sont surtout des travailleurs connaissant de longues périodes de chômage, mais également des employés toute l’année à temps partiel (21 % des travailleurs pauvres) et des non-salariés (27 % sont indépendants).
Évolution sur le moyen terme
Avec l’augmentation continue du niveau de vie moyen, le taux de pauvreté absolu baisse fortement et continuellement au cours du temps. Par exemple, si l’on définit un seuil de pauvreté absolu comme égal la valeur qu’avait le seuil de pauvreté relative à 50 % en 1996, 7,2 % de la population est concernée en 1996, contre seulement 4,8 % en 2001.
La pauvreté relative a baissé également entre 1970 et 2001 : la pauvreté relative, définie par un seuil de pauvreté égal à 50 % du revenu médian de la population, est passée de 15 % à 6 % des ménages.
De même, la pauvreté relative à 60 % est passée de 13,5 % en 1996 à 12,1 % en 2005.
Selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), les personnes pauvres étaient auparavant surtout les retraités. La tendance s’est inversée dans les années 1980 avec l’augmentation du chômage des jeunes ; alors que le taux de pauvreté des personnes âgées a diminué de 85 %, celui des actifs a progressé de 38 % en trente ans.
Les différentes prestations sociales ont un impact important dans les ménages à revenu modeste et en 2002, elles peuvent dans certains cas représenter plus de 50 % des revenus.
« L’amélioration du marché du travail contribue à réduire sensiblement la pauvreté monétaire, son impact se répercute tardivement sur les populations les plus éloignées du marché du travail »
15–24 ans
La population la plus concernée par la pauvreté est la tranche 15–24 ans, avec un taux de 10 % en 2000 pour le seuil relatif de 50 %. Les personnes âgées sont les moins concernées, avec toutefois, une remontée du taux de pauvreté après 80 ans[10].
Plus particulièrement :
* 900 000 enfants de moins de 16 ans (8 %) vivent sous le seuil de pauvreté relative en 2000, taux supérieur à celui de la population (6,5 %)
* 42 000 enfants sont atteints de saturnisme, signe d’un logement vétuste : les peintures au plomb sont interdites aux ouvriers peintres en bâtiment depuis 1915, à tous les professionnels depuis 1948 et totalement depuis 1993. Le risque d’être exposé aujourd’hui au plomb est quatre fois plus important pour des bâtiments construits avant 1915 que par un bâtiment construit entre 1915 et 1948 (source : Sénat français)
* 500 000 logements sont insalubres
* 200 000 étudiants sont en situation financière difficile, ce qui conduit des jeunes femmes à financer leurs études en vendant leurs "services", par exemple par le moyen d’annonces sur Internet. Ce phénomène est dans ce pays en augmentation (Le syndicat SUD Étudiant avance le chiffre de 40 000).Toutefois, la prise en charge sociale permet à la France d’avoir un des plus bas taux de mortalité infantile au monde malgré cette pauvreté.
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