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gump25000, le il y a 6 années et 2 mois.
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6 août 2020 à 10h26 #420004378671
MisterP
Membre- philalille a écrit:
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Je ne sais pas si ça génère quasiment rien en bénéfice… A-t-on des chiffres sur le sujet ? La SAV n’est pas produit à perte, et à un moment donné toutes les montres sans exception passent par un SAV. Quand un SAV (au hasard, Omega) est facturé 650 Euros pour un démontage/remontage, plus changement de verre et ainsi que 2 ou 3 pièces (mais qui à produire n’ont quasiment rien coûté), est-on sûr que ça ne rapporte rien ? Si ça ne rapportait rien, les marques ne feraient pas tout pour le conserver (voire le ramener) à leur niveau en rendant le client captif… non ? Je serais preneur de données sur le sujet…
Prenons l’exemple d’une speed manuelle et d’un boulot forfaitaire, à 650 TTC.
4 à 5h de boulot en moyenne, avec des ateliers aux normes modernes, avec matos récent, certifié annuellement, donc l’heure de boulot est facturable autour de 80 TTC. Le polissage / satinage, reprise des chocs au mieux, la peinture des inscriptions de fond aussi.Ajoutons les pièces de base: tambour de barillet entier, plexi bagué, jeu d’aiguilles (HMS et compteurs chrono), poussoirs, couronne, joint de fond et +/- tube de carrure.
Plus les composants dysfonctionnels du mouvement, ou la moindre vis ou roue basique tourne dans les 30€.
Je fais rapidement le total de tête, il reste dans les 20€ (sur le ttc) de bénéf pour l’atelier, si et seulement si il n’a pas eu à changer de composant du mouvement. Et les 20€, je suis fourchette haute, large.
La marge sav, c’est sur les marques de volume, genre quartz d’entrée de gamme.
6 août 2020 à 13h24 #420004378672philalille
Membre- MisterP a écrit:
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Prenons l’exemple d’une speed manuelle et d’un boulot forfaitaire, à 650 TTC.
4 à 5h de boulot en moyenne, avec des ateliers aux normes modernes, avec matos récent, certifié annuellement, donc l’heure de boulot est facturable autour de 80 TTC. Le polissage / satinage, reprise des chocs au mieux, la peinture des inscriptions de fond aussi.Ajoutons les pièces de base: tambour de barillet entier, plexi bagué, jeu d’aiguilles (HMS et compteurs chrono), poussoirs, couronne, joint de fond et +/- tube de carrure.
Plus les composants dysfonctionnels du mouvement, ou la moindre vis ou roue basique tourne dans les 30€.
Je fais rapidement le total de tête, il reste dans les 20€ (sur le ttc) de bénéf pour l’atelier, si et seulement si il n’a pas eu à changer de composant du mouvement. Et les 20€, je suis fourchette haute, large.
La marge sav, c’est sur les marques de volume, genre quartz d’entrée de gamme.
Oui, tes chiffres sont certainement bons, mais voilà, tu raisonnes en extérieur et non pas en SAV intégré au sein d’une marque (OMEGA est un bon exemple) : la moindre vis ou roue basique serait peut-être vendue à des horlogers indépendants 30€, mais pour le SAV Omega réalisé en interne, le coût de revient (différent du prix de vente) de cette vis ou roue est-il de 30€ ? Non, bien sûr, certainement de l’ordre de quelques centimes. Idem pour le reste ou les coûts fixes des ateliers (s’ils sont hébergés au sein de la "manufacture")… alors l’heure de boulot facturable à 80€ ne représente pas le coût de revient de la marque : c’est la somme de l’ensemble de ses coûts + une marge bénéficiaire (plus ou moins grosse) ; et quand bien même ce serait le cas et qu’il n’y ait pas de bénéfice intégrés à ces 80€, ces 80€ sont calculés de manière à pouvoir payer l’ensemble des coûts de fonctionnement (incluant charges, impôts, salaires,…), autrement dit faire tourner l’atelier sans perte. Mais je le répète, ça ne représente pas le coût de revient du propriétaire de l’atelier. Le bénef de 20€ que tu calcules est certainement vrai dans le cas d’un atelier qui n’est pas intégré à la marque (un SAV indépendant). Mais n’oublie pas non plus que ce ne sont pas ces 20€ qui permettent de payer les horlogers ou les coûts de fonctionnement de l’atelier : ces 20€ ne sont pas strictement du bénéfice, c’est en réalité du "profit" ou "sur-profit" (je n’aime pas ce terme, connoté, mais il est assez clair sur ce que ça représente).
Dans beaucoup de cas, pour les montres mécaniques, le SAV c’est entre 1/5 et 1/3 du prix de nos montres ! (bon, aux prix de l’époque, mais époque pas si lointaine…). La marge sur les volumes avec des quartz d’entrée de gamme n’est pas ce dont on parle ici.
Enfin, pour en revenir aux manufactures qui vendent à des horlogers de SAV indépendants des pièces, dans ce cas, les 30€ c’est bien Omega qui revend à un horloger indépendant à ce prix une vis ou roue dont le coût de revient pour OMEGA n’est que de quelques centimes… donc le SAV créée bien pour OMEGA un bénéfice, énorme même… et ce, qu’elle effectue ou pas la révision. Mais je suppose quand même que les marques font du bénéfice pour le SAV lorsqu’elles assurent l’entretien dans leurs ateliers propres, sinon, pourquoi couper aux horlogers indépendants les approvisionnements ? Pourquoi créer des mouvements qui rendent les clients captifs pour leur entretien ?
Si je reprends ton exemple, 650€ pour 4 heures de travail réalisé en interne OMEGA, avec des pièces fournies en interne (bien sûr) pour des coûts internes de quelques centimes : on est à 160€/heure… pas rentable ?
Ce serait intéressant d’avoir le chiffre d’affaires des SAV des groupes (ou une décomposition de leur CA global en ventes d’un côté et SAV de l’autre… et l’évolution de ces parts respectives). L’augmentation des prix du SAV (soit en augmentant le prix des forfaits de révision lorsque le SAV ne peut être réalisé qu’en interne) ou l’augmentation du prix des pièces détachées lorsque les marques fournissent les horlogers indépendants, reste un des leviers permettant d’augmenter le CA et les bénéfices.
7 août 2020 à 2h55 #420004378673ZEN
MembreLe couperet tombe en ce moment plus tôt que prévu et déjà les licenciements craints sont mis en œuvre dans plusieurs grandes maisons.
On ne peut que souhaiter bonne chance à ceux qui sont touchés.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 août 2020 à 4h21 #420004378674Nouch30
Membre- philalille a écrit:
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Je ne sais pas si ça génère quasiment rien en bénéfice… A-t-on des chiffres sur le sujet ? La SAV n’est pas produit à perte, et à un moment donné toutes les montres sans exception passent par un SAV. Quand un SAV (au hasard, Omega) est facturé 650 Euros pour un démontage/remontage, plus changement de verre et ainsi que 2 ou 3 pièces (mais qui à produire n’ont quasiment rien coûté), est-on sûr que ça ne rapporte rien ? Si ça ne rapportait rien, les marques ne feraient pas tout pour le conserver (voire le ramener) à leur niveau en rendant le client captif… non ? Je serais preneur de données sur le sujet…
Le SAV est fait chez les AD et ne rapporte rien aux marques, à part les quelques achats de consommables.
Baisser les prix, c’est oublier que 50% du HT va dans la poche de l’AD
Ce serait bien de ne pas confondre les AD, très majoritairement indépendants, et qui font ce qu’ils veulent niveau politique commerciale et les marques…
7 août 2020 à 4h48 #420004378675osswald
MembreLe SAV effectué chez les AD ??
Tu es sûr ?
7 août 2020 à 4h57 #420004378676ZEN
MembreLe SAV n’est évidemment pas fait chez les AD. Il n’est pas un secteur rentable et les marques soit le sous-traitent, soit ont un SAV intégré qu’elle font payer aujourd’hui plus cher qu’hier car elles tentent d’équilibrer charges et recettes.
La crise Covid fait repartir en sous-traitance une partie des SAV car les marques dégraissent .
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 août 2020 à 5h22 #420004378677Nouch30
Membre- osswald a écrit:
- Le SAV effectué chez les AD ??
Tu es sûr ?
La dernière révision que j’ai fait faire, une DJ a bien été faite par l’horloger de l’AD, idem pour les précédentes… C’est d’ailleurs une obligation des AD Rolex que d’avoir un atelier et un horloger sur place.
C’est l’AD qui envoie le devis, facture… dans des délais qui laissent peu de doute quant à l’impossibilité d’envoyer en externe.
Si ils ne font pas le SAV, ils font quoi les horlogers dans les boutiques ?
7 août 2020 à 5h30 #420004378678ZEN
MembreOn ne parle pas de Rolex qui est un cas unique.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 août 2020 à 5h43 #420004378679Nouch30
Membre- ZEN a écrit:
- On ne parle pas de Rolex qui est un cas unique.
Pas si unique que ça vu le nombre de montres vendues…
Donc un AD Rolex, qui vend aussi Omega, Panerai et X autres marques, ne touche pas aux montres autres que Rolex et les envoie en SAV?
J’étais persuadé qu’ils s’en occupaient également.
7 août 2020 à 8h12 #420004378680tépépé
Membre- Nouch30 a écrit:
- Pas si unique que ça vu le nombre de montres vendues…
Ce n’est pas le propos, Rolex a défini une politique spécifique.
Horloger formé/certifié Rolex et résident chez l’AD. L’accès aux fournitures est conditionné à des formations.Omega a adopté le concept aussi sur un modèle de certification de l’horloger avec stages de mise à niveau et achat obligatoire d’un stock de fournitures par avance.
ça coûte assez cher de faire du Rolex ou de l’Omega.Sinon, il existe des centre de sous-traitance externe de SAV, à Besançon ou ailleurs.
La montre est prise en charge par l’AD et expédiée au centre de maintenance.Certaines maisons renvoient aux ateliers de la fabrique, quand ils ont une fabrique… c’est tout le jeu entre la vraie manufacture (avec des moyens techniques en propre) et la manufacture d’opérette (amha) qui externalise au maximum.
Un SAV interne c’est un centre de coût plus que de profit, l’idéal c’est d’arriver à faire flat mais ce n’est pas évident.
Le stock coûte cher, les compétences et les frais machines/surfaces aussi.
7 août 2020 à 8h36 #420004378681Nouch30
Membre- tépépé a écrit:
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Ce n’est pas le propos, Rolex a défini une politique spécifique.
Horloger formé/certifié Rolex et résident chez l’AD. L’accès aux fournitures est conditionné à des formations.Omega a adopté le concept aussi sur un modèle de certification de l’horloger avec stages de mise à niveau et achat obligatoire d’un stock de fournitures par avance.
ça coûte assez cher de faire du Rolex ou de l’Omega.Sinon, il existe des centre de sous-traitance externe de SAV, à Besançon ou ailleurs.
La montre est prise en charge par l’AD et expédiée au centre de maintenance.Certaines maisons renvoient aux ateliers de la fabrique, quand ils ont une fabrique… c’est tout le jeu entre la vraie manufacture (avec des moyens techniques en propre) et la manufacture d’opérette (amha) qui externalise au maximum.
Un SAV interne c’est un centre de coût plus que de profit, l’idéal c’est d’arriver à faire flat mais ce n’est pas évident.
Le stock coûte cher, les compétences et les frais machines/surfaces aussi.
Je suis bien d’accord, il y a différentes façon de procéder, mais de la à dire telle une évidence que le SAV n’est pas effectué par les AD c’est un peu réducteur… Surtout si Rolex ( + Tudor) et Omega laissent faire les AD, ça fait déjà un gros morceau
Et je suppose que l’horloger certifié par Rolex/Omega pourra aussi toucher aux autre marques (autant que le poste puisse être rentabilisé au max)
Est-ce que le Swatch Groupe peut certifier Oméga et refuser que l’horloger touche aux autres marques du groupe?
Je vais donner une partie de la réponse pour Breguet: interdiction, ils ont du renvoyer la montre. Mais Breguet on est dans du très haut de gamme (alors qu’ils ont pu commander et vendre la montre)
Ma frangine doit apporter sa J12 pour un soucis d’étanchéité chez son AD qui fait Rolex/Omega (donc a un atelier et horloger sur place), je lui demanderai si c’est fait en interne ou envoyé au SAV Channel
Dans tous les cas, c’est une évidence que ça coute une blinde en salaire, matériel, formation… et que les tarifs ne sont pas volés, quoi que puissent dire ceux qui n’ont jamais eu à sortir un salaire et payé des charges de leur vie. Ce n’était pas du tout le sens de mon propos (bien au contraire)
7 août 2020 à 8h39 #420004378682philalille
Membre- tépépé a écrit:
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Ce n’est pas le propos, Rolex a défini une politique spécifique.
Horloger formé/certifié Rolex et résident chez l’AD. L’accès aux fournitures est conditionné à des formations.Omega a adopté le concept aussi sur un modèle de certification de l’horloger avec stages de mise à niveau et achat obligatoire d’un stock de fournitures par avance.
ça coûte assez cher de faire du Rolex ou de l’Omega.Sinon, il existe des centre de sous-traitance externe de SAV, à Besançon ou ailleurs.
La montre est prise en charge par l’AD et expédiée au centre de maintenance.Certaines maisons renvoient aux ateliers de la fabrique, quand ils ont une fabrique… c’est tout le jeu entre la vraie manufacture (avec des moyens techniques en propre) et la manufacture d’opérette (amha) qui externalise au maximum.
Un SAV interne c’est un centre de coût plus que de profit, l’idéal c’est d’arriver à faire flat mais ce n’est pas évident.
Le stock coûte cher, les compétences et les frais machines/surfaces aussi.
Vous m’étonnez tous… en disant qu’un SAV interne c’est plus un centre de coût que de profit. Sans aucune, mais vraiment aucune provocation de ma part, j’aimerais comprendre comment les horlogers indépendants qui font les révisions, et il y a un certain nombre d’entre nous qui en connaissent et en font travailler, arrivent à s’en sortir en achetant pourtant des pièces auprès des marques, à prix "fort" ? Et comment, les marques horlogères, avec un SAV interne qui les fournit directement en pièces de rechange (et donc les coûts fixes des ateliers sont certainement partagés par le reste de la "manufacture" ou de l’usine d’assemblage) ne s’en sortiraient pas sur le même travail… en facturant pourtant souvent plus cher que les horlogers indépendants… de même, si les marques externalisent les SAV c’est qu’il y a alors des ateliers indépendants qui ont du potentiel de temps de libre afin de répondre à cette "nouvelle" demande… Bref, juste pour comprendre, quelqu’un a-t-il des chiffres ou des liens vers des sites permettant de comprendre ?
–> je dois rater quelque chose dans mon raisonnement, mais je ne vois pas quoi.
7 août 2020 à 8h56 #420004378683tépépé
Membre- philalille a écrit:
- –> je dois rater quelque chose dans mon raisonnement, mais je ne vois pas quoi.

Alors, tu dois raisonner sur le long terme.
Imagine que tu es en 1960, tu crées une montre, tu crées un mouvement.
OK, super, te voilà manufacture.Quand tu fabriques un mouvement, tu dois en produire et stocker/référencer les fournitures pour le SAV.
Idem pour une montre, boitier, verre, fond, aiguilles, cadran, couronne, etc.Qui se tape le boulot ? L’AD ? non, c’est la marque.
Les archives ? c’est la marque.
Le coût en surface et personnel de ce stockage sur des milliers de références ? c’est la marque.
Les outils spécifiques, gabarits, empreintes, moules pour refabrication ? la marque encore et toujours.
Et tout cela coûte une blinde !Seules quelques maisons ont encore la possibilité et la volonté de conserver le nécessaire.
Il est bien heureux le client dont l’horloger trouve une roue de centre pour sa Constellation de 1967, ou une glace plexi avec le pourtour doré pour le boitier or.Vous croyez vraiment que les nouvelles marques vont se fader ce genre de stock pendant les 60 ou 90 ans à venir, quand ce n’est pas encore plus ancien ?
Ce n’est pas un hasard, c’est une démarche patrimoniale et, au final, une forme particulièrement méritoire de respect du métier et du client quand on peut refaire un mouvement, sortir un cadran ou des aiguilles conformes à l’origine.
Et ce n’est pas un AD qui gère tout ce barnum.
C’est la maison.Je n’aime pas les // avec la bagnole mais c’est bien une différence palpable (et palpable est le mot), sans même penser à tout le reste de nos objets (électro-ménager, photo-hi-fi-tv, informatique, et ainsi de suite)
On en est réduit à payer des extensions de garantie pour avoir des pièces pendant combien de temps ? 5 ans ? 7 ans ?Tout est consommable et à un moment… irréparable.
Et avec l’obsolescence programmée, l’horlogerie est un ovni.Alors je ne jette pas la pierre à une industrie qui a su et qui a voulu assurer une pérennité quasi-unique au monde pour sa production.
7 août 2020 à 9h23 #420004378684philalille
MembreOui, d’accord pour le coût de stockage des pièces, les référencements et tout ça… Soit. Mais une partie de ce coût, doit être aussi répercuté dans le prix de vente (comme la R&D,…). Mais le SAV ? l’acte de SAV ? est-ce simplement le coût du stockage des pièces anciennes qui rend tout acte de SAV non-rentable ?
Bon, soit, admettons. Donc, quand OMEGA demande 650 Euros pour un entretien + changement saphir, en fait OMEGA perd de l’argent.
bon, admettons.Pour l’ovni horlogerie, ce sont plutôt les clients, nous, qui le sommes : si on était rationnel, achèterait-on en 2020 à ce prix-là et avec ces coûts d’entretien-là des objets aussi désuets que des montres mécaniques ?
7 août 2020 à 19h12 #420004378685Shazru
MembreAlors déjà, sur les 650€ payé par le client, Oméga ne touche que sa part, il faut donc retirer la marge du distributeur …
Vous avez déjà ajouté le coût du stock, on peut logiquement lui ajouter toute la chaine logistique. Les colis sont petits mais transporter des valeurs partout sur la planète coûte un bras. Comme en plus, le service client autour d’une révision (suivi en temps réel, système d’information,…) devient de plus en plus important, il faut aussi ajouter toute la partie informatique. Et ce poste de dépense est presque exponentiel. Là dessus, il faut la sécurité/assurance/… . Et comme en prod, il y a le coût des « déchets » car oui, même le meilleur horloger du monde génère de la casse et suivant le type de montre, ça peut revenir à cher ! On peut essayer de limiter cette perte, mais ça augmente drastiquement les coûts équipement et formation. A ce petit jeu, je ne sais pas combien peut facturer un Richard Mille pour une, mais je doute que le prix réel de cette révision soit vriament inférieur au prix de la montre sortie de prod…
Je n’ai aucune idée du seuil de rentabilité du SAV Omega, mais en dessous d’un certain volume, un SAV est impossible à rentabiliser.
Ou alors, il faut faire des sacrifice, donc soit :
– Délai très long (main d’œuvre réduite, stock limité,…)
– Baisse de la qualité (augmentation des cadences, non remplacement des dommages accidentels,…)
– augmentation des tarifsD’ailleurs, en tant de crise, les patrons qui ne connaissant pas bien le milieu horloger, tapent souvent en premier sur le SAV pour son manque de rentabilité, sans comprendre que la vrai rentabilité d’un SAV, est dans l’image de la marque.
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