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Rotor, le il y a 7 années et 4 mois.
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28 mars 2019 à 8h38 #420004081670
Invité
Membre- ZEN a écrit:
- Qui achète ses Breitling au prix catalogue ?
Les mêmes qui achètent les autres marques au prix catalogue (Zenith, JLC, IWC, Glasshute, Tag Heuer etc.)
28 mars 2019 à 8h49 #420004081671marmoot
MembreOn pourrait même dire qu’entre:
– ceux qui achètent les montres chez un AD avec une belle remise
– ceux qui achètent sur le gris entre -30 et -80%
– ceux qui, dans une bouffée délirante fétichiste, achètent des Rolex entre +30 et +100%Le pauvre type qui achète sa montre « au prix catalogue » doit se sentir un peu seul
28 mars 2019 à 10h20 #420004081672Arnaud.A
MembreJe me suis rendu à Bâle pour la première fois cette année parce que j’avais réussi à avoir un rdv avec Seiko France. Donc je vais parler de ce que je connais et ce que j’ai vu, je ne sais pas comment ça se passe avec les autres marques.
Je me trompe peut être, mais j’ai l’impression que les choses fonctionnent différemment pour Seiko. Eux-même (Seiko France) sont en quelque sorte de clients de Seiko Japan, dans le sens où ils choisissent eux-même les montres qu’ils auront et ils se fournissent auprès de Seiko Japan, et ça bien avant Baselworld, même si j’imagine que le salon est l’occasion pour eux d’ajuster les quantités, négocier avec les Japonais etc. Pour les détaillants de Seiko France, je crois qu’ils organisent des journées de présentation à d’autres moments et toutes les commandes de l’année, il me semble, ne se font pas à Bâle. C’est sûrement aussi dû au fait que Seiko annonce plus de nouveautés au cours de l’année qu’à Bâle. Donc même si oui, il y a beaucoup de commandes qui se font à Baselworld, j’ai l’impression que le salon leur sert autant aux commandes qu’à faire de la communication avec les médias. D’ailleurs la conférence de presse était très clairement tournée vers les journalistes et les média. En même temps, ça s’appelle comme ça pour une raison
Bon, je dis tout ça avec des pincettes, mais l’idée globale reste la même, je ne pense pas que pour Seiko, Baselworld soit uniquement un salon pour que les détaillants prennent des commandes, c’est aussi un gros évènement de communication pour eux. Et dans cet optique là, il me semble absolument fondamental d’inviter des gros clients/collectionneurs. D’une part, parce qu’ils font la meilleure communication possible auprès de leur communauté, d’autre part, parce que comme l’a dit FX, on reproche toujours aux marques de ne pas être assez proches des clients, et là ils font exactement l’inverse, c’est parfait. Pour la première fois cette année, chaque boutique Seiko (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux et Aix) ont invité deux clients à se rendre au à Baselworld et découvrir les nouveautés qui y étaient annoncées.
Je salue vraiment l’initiative, d’autant plus qu’ils ne le font pas pour remplir les trous dans leur agenda, ça je peux vous l’assurer !! C’était la course pour les équipes de Seiko France qui enchaînaient les RDV, mais dans les couloirs du stand s’affairaient aussi toutes les autres équipes Seiko et les distributeurs nationaux (Japon, USA, Hollande, Allemagne etc) avec chacun leurs RDV et leurs agendas bien remplis. Et malgré l’énorme rush que ça a été, je peux vous assurer qu’on a tous été extrêmement bien reçus, que ce soit les clients des boutiques que je connaissais et que j’ai eu plaisir à retrouver le dimanche, ou tout simplement moi qui avait mon petit pass de presse et qui voulait publier quelque chose sur les nouveautés et la stratégie déployée. J’ai bien vu comment Seiko France a fait des pieds et des mains pour me trouver un rdv, je vous assure qu’ils étaient vraiment débordés. Et certes, je ne suis personne, je ne suis pas un pro et je ne leur rapporte aucun business direct, mais à mon avis ça n’est pas révélateur d’un trou d’air, mais ça montre bien l’importance qu’ils donnent à la communication, entre autre celle des fans pour les fans. Encore un grand merci à eux au passage.
Alors oui, dans l’ensemble le salon cette année a été moins fréquenté, beaucoup de marques se sont barrées, c’était plus la folie comme ça a pu l’être avant. Mais de ce que j’ai vu chez Seiko et Grand Seiko et de ce que m’ont rapporté les équipes de Seiko, il y a eu une vraie émulation autour de ces deux marques, des retours unanimes des professionnels comme des amateurs et de ce qu’on m’a dit, des carnets de commandes extrêmement bien remplis. Les équipes de Seiko sont claires, c’était une excellente année pour eux.
Mais ça ne me surprend pas vraiment, les problèmes de l’industrie Suisse profitent aux Japonais qui savent en tirer profit !
28 mars 2019 à 11h18 #420004081673trinita
Membre- foversta a écrit:
- Au moment où on reproche aux marques de ne pas être proches des clients finaux, on lit ici même que c’est une mauvaise nouvelle que de recevoir des clients à Bâle.
Bell & Ross et Breitling ont la chance d’avoir de vraies communautés. Toutes les marques ne peuvent pas en dire autant.
Oui et non,
inviter 50 personnes a bâle quand on vend 50k montres par an est ce vraiment se rapprocher du client ?
Pour moi ca reste de la com et une solution facile de s’acheter une bonne presse sur le web,
d’ailleurs ca marche, des qu’on critique un peu on se fait taper dessus…Parceque franchement il est ou le rapprochement avec le client lambda ?
Concernant Baselworld en lui meme, rien n’est fait pour en faire un salon ouvert au public,
ce ne peut en rien etre comparer au salon de l’auto par exemple.
Sinon le premier visiteur venu aurait pu commander sa réédition de la navi 806,
la il y aurait qqchose a faire, un vrai salon pour les passionnés, ou tu peux réellement venir
sur tous les stands, passer pour toi meme commande de nouveautés,
y avoir une vrai expérience client quoi….28 mars 2019 à 11h28 #420004081674fredched
MembrePas bête comme idée…
28 mars 2019 à 11h45 #420004081675arbigoud
Membre- trinita a écrit:
- ce qui est bien dans cette industrie, c’est qu’on parle toujours d exportations, jamais un mot sur
– les milliers qui sont réimportées pour destruction
– les milliers qui finissent chez les discounteurs
– les milliers qui pourrissent en vitrine
c’est clair, les données « publiques » de business ne sont pas le vrai bon baromètre
Les « industriels » communiquent sur les « sell-in« , disons les « sorties usines », les ventes faites à leurs réseaux de distributeurs.
Les « sell-out » (sorties caisse, montres vendues à l’utilisateur final ») seraient communiquées par les distributeurs et ça … c’est pour le moins irréalisable. Les marques connaissent ces données, mais pas non-plus avec une parfaite précision
28 mars 2019 à 12h36 #420004081676ZEN
MembreSur le Sell out, les marques le connaissent en temps réel au jour près et avec le lieu de vente. C’est vrai pour Rolex comme pour les autres marques. C’est étudié en temps réel par le marketing.
Baselworld, encore une fois, n’est pas un salon destiné au grand public. Donc un, deux ou trois évènements avec des clubs ou des blogueurs sont anecdotiques et relèvent d’une charge de communication. On y destine en général le Community manager qui quand il n’y a pas de client se colle à l’accueil des clients c’est à dire les distributeurs.
Le cas de Seiko est différent car la marque s’est structurée autrement. Peut-être cela a-t-il changé mais Seiko France devait référer à Seiko à Londres de ses besoins et les décisions opérationnelles étaient prises à Londres. Si c’est aujourd’hui Seiko France qui a gagné en autonomie, tant mieux.
Il faut se méfier à Bale de l’impression du visiteur qui voit beaucoup de monde et de celle des exposants qui n’en voient pas beaucoup. Sans nul doute, les indépendants voient défiler des « visiteurs » et le salon est une vitrine qui les met en avant. Ils ont des conditions tarifaires préférentielles et la suppression du salon les gênerait. Toutefois leur poids économique est insuffisant pour justifier l’orientation de la décision.
La réalité très confidentielle est que (ce sera révélé par au moins deux marques sous peu) il y a une baisse significative des commandes (15 à 20%), que les commandes sont provisoires et rarement fermes, que les Asiatiques sont en baisse de 40%, que les produits les plus chers sont en forme comme les produits access et que tout ce qui est entre 5000 et 20000 euros est en perte de vitesse, que les marques vont tenter de rattraper par des volumes sur le bas de gamme ce qu’elles perdent et le tenteront aussi sur le haut de gamme. Patek a semble-t-il vu une baisse de CA (les Asiatiques étaient moins présents) mais les commandes se sont faites autrement et ailleurs donc la marque est constante depuis le début de l’année. Rolex n’a clairement plus besoin de Baselworld et est dans un questionnement sérieux de pérennité de sa présence tout comme LVMH qui planche sur la décision pour 2020. Personne ne veut partir fâché mais la décision des uns dépend de ces trois là. Ils échangent entre eux sur l’attitude à tenir. Un penche pour rester et deux pour partir. Dans les deux, un peut se laisser convaincre et l’autre semble très très partagé.
Les coûts exorbitants des stands laissent peu de chance à long ou moyen terme. 2019 avait été annoncé comme décisif par les 3 acteurs et chiffres en main ils considèrent que les tarifs sont trop élevés. Une grande partie de la négociation avec les organisateurs porte là-dessus et non sur l’enfumage que l’on a tenté de nous faire quant au développement numérique. Aucun des trois n’en a besoin.
La décision d’aucun des autres acteurs que ces trois-là n’aura d’influence sur le maintien ou non de la manifestation. De même le paramètre « évènements pour des amateurs » n’a aucune forme d’influence, club ou pas club de fans. L’enjeu a un chiffre, celui du coût de la présence à Bâle, le reste est conversation.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).28 mars 2019 à 13h11 #420004081677Invité
Membre- fredched a écrit:
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Ton billet « maitre » ZEN me fait penser à la crise que subit le monde des courses hippiques en France actuellement.
A force d’employer le même langage depuis 50ans, la poussière s’est accumulée sur le système. Aujourd’hui, il est en perte de vitesse car devenu illisible et incohérent (par moment).
Il manque aussi au monde horloger une certaine « ouverture » que certains tentent pourtant de faire (genre Leopal, Yema et son Colab).
Enfin, comme dans nombre de domaines, l’ennemi principal du salon a été le salon lui-même (par ses travers j’entends).
J’aime assez ta comparaison avec le monde hippique je connais pour y avoir travaillé.
Le monde des courses hippiques s’effondre, parce que c’est un milieu miné par les tricheurs, les fraudeurs, encore récemment, quand je vois qu’un personnage hyper important du trot a trompé sur une course tous les parieurs, sans aucune mesure de discipline, grâce à son prestige il peut agir impunément, il ne faut pas s’étonner que les parieurs fuient les courses et n’y reviendront jamais. Je trouve même qu’ils sont long à réagir, le discrédit est tel qu’il ne devrait plus y avoir un seul pari.J’ose espérer et je crois que le monde horloger est un peu plus sérieux, mais c’est le point crucial, on ne peut pas tromper tout le monde, tout le temps, ne faire que de l’esbroufe, du marketing, pour justifier des prix exagérés par rapport au produit, or il est vrai que parfois, il me semble qu’en lisant ici et en écoutant les gens, l’horlogerie semble perdre une forme de crédit, les gens ont moins confiance, c’est l’aspect le plus important et le plus sensible, si les gens prennent conscience qu’ils sont trichés, trahis, ce sont des clients perdus définitivement. Il faut du sérieux, des vraies valeurs, est ce possible dans le milieu de l’horlogerie . (?).
28 mars 2019 à 15h53 #420004081678Leopal
Membre- Arnaud.A a écrit:
- Mais de ce que j’ai vu chez Seiko et Grand Seiko et de ce que m’ont rapporté les équipes de Seiko, il y a eu une vraie émulation autour de ces deux marques, des retours unanimes des professionnels comme des amateurs et de ce qu’on m’a dit, des carnets de commandes extrêmement bien remplis. Les équipes de Seiko sont claires, c’était une excellente année pour eux.
Mais ça ne me surprend pas vraiment, les problèmes de l’industrie Suisse profitent aux Japonais qui savent en tirer profit !
Ce qui me fait penser… si les marques suisses désertent en grande partie, et que Seiko/GS/Credor s’installe en bas avec des gros stands, ça va en ulcérer plus d’un en Suisse.
28 mars 2019 à 17h02 #420004081679Aeromariner
MembreHéhé, oui mais… « If you don’t want Japan to buy it, don’t sell it » disait dans un aphorisme Akio Morita, le co-fondateur de Sony
(déclaration qui lui a été retournée avec « politesse » plus tard avec l’édiction de dispositions protectrices, d’ailleurs, si vous voyez où je veux en venir
)Dédicace à Baselworld, mais aussi et surtout à Frédérique Constant, Alpina – et, passés beaucoup plus sous le radar: le désormais anglo-helvetico-japonais de la HH « Arnold & Son », Prothor/LaJoux ainsi que Prototec (mouvements et composants) – tous rachetés par Citizen
19 avril 2019 à 11h23 #420004081680ZEN
MembreLa rumeur, la rumeur.
Il semblerait que l’on soit à la veille de nouveaux retraits de Baselworld. Cette fois, cela impacterait sur la survie même du salon.
L’annonce serait pour mardi ou mercredi. A suivre…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).19 avril 2019 à 14h01 #420004081681Leopal
MembreJe peux me tromper, mais à mon sens tant que Rolex/Tudor et Patek-Philippe en seront, même réduit je salon 2020 va se tenir.
Mais Bâle et Genève feraient bien de se parler…
19 avril 2019 à 15h56 #420004081682Invité
MembreBaselworld est en état de mort clinique et ne tient plus que par une seule marque, que tout le monde connaît…
Ce ne sont certainement pas les marques de LVMH ou PP qui vont faire se déplacer les gens du monde entier.
Avant, les marques de SG contrebalançaient un peu cette tendance « monomaniaque ». Maintenant c’est terminé.
Les indépendants ? Une niche dans un marché de niche, avec des prix d’entrée qui avoisinent les 20 k€ hors quelques exceptions comme Reservoir.
çà c’est bon pour Hondinkee ou Fratello Watches mais Baselworld ne peut pas vivre avec çà.
16 juin 2019 à 20h25 #420004081683Rotor
Membre- Botev a écrit:
- , mais Breitling a toujours fait des montres de qualité avec des finitions dignes de ce nom pour cette gamme de prix.
En parlant SAV et ce n’est aucunement une attaque, est-ce que celui d’Omega va mieux ? C’est un point qui m’a toujours freiné d’en acquérir une. Contrairement aux SAV Rolex et Breit qui donnent satisfaction dans l’immense majorité des cas.
non, pas toujours. J’en ai acquis une en 1987. Une catastrophe. 4 fois renvoyée en manuf, elle y a passé plus de temps que sur mon poignet. Ça m’a vraiment fendu le cœur de m’en séparer, je l’adorais. Je suis toujours en train de regarder les nouveautés, ainsi que le Cda…
Concernant le SAV Oméga, en Suisse, ça fonctionne, de mon expérience du moins.
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