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- Ce sujet contient 74 réponses, 35 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Thomrs13, le il y a 6 années et 10 mois.
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5 décembre 2019 à 11h19 #420004222607
Hubert bonisseur
Membre- giraudoux a écrit:
- Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de la fiabilité des JLC et relativiser la caisse de résonance qu’est un forum. Pour ma part j’ai et ai eu plusieurs JLC qui ont toujours fonctionné parfaitement et mes rares recours au SAV (pour des révisions) ce sont toujours très bien passés.
Après concernant ces deux modèles, je n’aime pas trop la GS esthétiquement mais c’est une marque tout à fait recommandable en terme de finition et de qualité.
En habillé/sport, il y a des aquaterra dans des budgets voisins qui pourraient valoir le coup d’être regardées de plus près.
Merci pour ton témoignage
Il est vrai que l’on entend toujours plus les déçus que les autres. J’avais regardé les AT, une qui me plaisait bcp était le modèle Skyfall, avec le cadran teck. Mais sortie du catalogue il me semble.5 décembre 2019 à 12h13 #420004222608Fulgurochat
Membre- giraudoux a écrit:
- Le caractère péremptoire que j’évoquais était bien par rapport à la phrase « il est impossible de ne pas recommander la GS dans cette gamme de prix », ce qui ne limite donc pas le jugement aux seules finitions.
Et pour les finitions, j’avoue que le recours systématique à leur autorité comme à une panacée indiscutable m’amuse un peu : » oui ma montre est hideuse mais elle est super bien finie ! «
Peut-être que certains feraient bien de commencer les montres (les dessiner avec un peu d’inspiration) avant de s’acharner à les finir.
Oui c’est péremptoire, mais si j’élabore cela prend plus de temps. Et je consacre plus de temps à concevoir les montres qu’à poster sur cet excellent forum.
Ta remarque finale est particulièrement intéressante ET pertinente, et j’aimerai rebondir dessus. Quand on dessine une montre et un mouvement pour aller dedans (ou un mouvement et un boîter pour le protéger), on se doit de travailler avec les finisseurs et les fournisseurs.
Un anglage a pour but d’annuler la possibilité de défaut rédhibitoire en cas de manipulation par l’horloger. Un angle vif s’écraserait sous la brucelle et créérait des bosses de chaque côté de l’indentation et pourrait nuire à l’emboîtage ou au positionnement des éléments.
Une côte de Genève (ou d’ailleurs) a pour but de gripper les poussières à la surface du mouvement, et de limiter leur déplacement.
Le bleuissage a pour but de masquer les défauts de poli et de recuit, au détriment de la corrodabilité.Aujourd’hui, on n’angle plus les mouvements de production à la lime, mais directement à la fraise lors de l’usinage. Cela laisse des marques. Gommer ces marques de vibrations prend du temps et coûte cher, mais ne peut être fait qu’à la main selon la complexité.
Une grosse côte de Genève aura certes un aspect visuel imposant, mais n’aura pas la texture métallique propre au collage des poussières.
Une vis bleuie alors qu’elle est déjà polie miroir ne sera que gratuitement plus corrodable sans bénéfice supplémentaire.La différence entre JLC et GS à ce sujet est que JLC te propose un anglage non poli. Ca brille de loin, mais de près c’est moche et vibré. Ils te proposent des côtes marquées, et des vis bleues, réminiscentes d’une certaine image de l’horlogerie ancienne. Le faire « à l’ancienne » à la main coûterait très cher, aussi leurs process de finition sont « au plus ressemblant ».
Chez GS le dessin du mouvement mécanique est brutal : pas d’anglage, côtes larges, pas de bleu. Ils ont gardé à l’esprit que plutôt que de faire croire à du travail manuel, il est préférable de faire du bon travail industriel. Les horlogers utilisent simplement des brucelles en buis pour l’assemblage.
Il s’agit d’un parti-pris, pour lequel j’ai beaucoup de respect.De même, la grammaire de conception du boîtier est contrainte par la possibilité de faire le poli Zaratsu, qui en retour contraint la variété des textures disponibles. Le résultat est particulier, mais le fait qu’il naisse d’un réseau de contraintes mécaniques lui donne un style unique. De même, puisque les contraintes de finition et de prix ont été prises en compte dans la conception du mouvement, la terminaison du mouvement est au maximum de ce qu’on peut faire.
Les GS contemporaines sont pensées comme des objets complets avec des contraintes de design appuyées par les impératifs économiques et mécaniques. C’est pourquoi à mon sens ils sont les mieux placés dans cette gamme de prix. Sans parler des Hubris Mecanica et du haut de gamme chez JLC, la grande maison se borne à donner une saveur « à l’ancienne » à ses finitions et sa conception sans pouvoir en assumer techniquement le coût. Sous 10000,- c’est de l’industriel. Pas mauvais, mais faut pas prétendre à du Patek/Lange.
EDIT : pour la fiabilité, JLC a des calibres extrêmement fiables, GS aussi. Pour les performances, le peu que j’ai eu entre les mains me laisse penser que les deux maisons peuvent produire des chronomètres stables dans le temps.
5 décembre 2019 à 15h20 #420004222609seiko007
Membre- Hubert bonisseur a écrit:
- Merci pour ton témoignage
Il est vrai que l’on entend toujours plus les déçus que les autres. J’avais regardé les AT, une qui me plaisait bcp était le modèle Skyfall, avec le cadran teck. Mais sortie du catalogue il me semble.
Sortie du catalogue oui, mais sûrement trouvable sur chrono 24.
Cette montre est une merveille
5 décembre 2019 à 15h21 #420004222610seiko007
Membre- Hubert bonisseur a écrit:
- J’y ai pensé ! J’aime beaucoup cette montre ! Mais le budget en prend un sacré coup

Certes. on peut aussi la trouver à moins que le prix public. la beauté de son mouvement est plutôt inédite à ce niveau de prix.
5 décembre 2019 à 15h30 #420004222611giraudoux
Membre- Citation :
- Oui c’est péremptoire, mais si j’élabore cela prend plus de temps. Et je consacre plus de temps à concevoir les montres qu’à poster sur cet excellent forum.
Je confirme que c’est mieux avec plus d’élaboration…
Concernant JLC, j’ai du respect et de l’affection pour une marque capable de concevoir la Reverso Triptyque à l’extrême ou même le Duomètre en plus raisonnable et je trouve dans leur histoire beaucoup de montres que je trouve très réussies esthétiquement (j’ai notamment une Futurematic et une Memoxox circa 55 que j’aime beaucoup), en revanche je trouve effectivement que cette marque fait aujourd’hui payer bien cher l’accès à ses initiales pour les entrées de gamme.
Et concernant GS, je l’avais dit dans mon premier post, il n’y a rien à reprocher à ces montres si ce n’est que leur dessin évolue toujours dans certains codes stylistiques que je n’aime pas énormément pour ma part, ce qui fait que je n’ai jamais été tenté d’en acheter une alors que j’en reconnais la qualité.5 décembre 2019 à 18h53 #420004222612Le temps retrouvé
MembreLa Seiko reste mastoc , » Grand » Seiko ou pas .
A mon goût .
C’est toujours le grand problème de Seiko , » Grand » ou pas : pas de stylistes , produits sans doute impeccables et fiables mais impersonnels voire tristounets .
Même problème chez Lexus ( division luxe de Toyota ) par rapport à des BMW ou Mercedes , peut-être pas meilleures mais bien plus affirmées dans leurs choix de style .
JLC : la beauté froide mais c’est tout de même à peu près parfait .
L’Omega montrée plus haut est magnifique !
5 décembre 2019 à 21h57 #420004222613dabu
MembreLa chat, je suis tes interventions avec gourmandise. Toujours un régal et ça ouvre plusieurs sujets à creuser chacun selon son intérêt. Merci
6 décembre 2019 à 7h21 #420004222614kontiki
Membre« Beauté froide » blabla de marketeux pour vendre n’importe quoi…. du même niveau que « la patine de coffre »
8 décembre 2019 à 12h15 #420004222615Carolus
MembreIl n’y a tellement pas photo… Grand Seiko les yeux fermés, les mains dans le dos et les jambes attachées éclate cette JLC sans sourciller…
8 décembre 2019 à 13h09 #420004222616fdm44
MembreJ’adore Grand Seiko mais j’adore aussi JLC, pas pour les mêmes raisons mais tout autant.
Cette JLC n’est pas pour moi la montre qui représente le mieux JLC.
JLC produit des montres que GS ne saura jamais faire et surtout n’aura jamais l’audace de faire.
Si GS écrase JLC pour son polissage Zaratsu et la finition extraordinaire de ses index et aiguilles notamment, JLC écrase totalement GS question créativité et bat GS sur de nombreux autres points : formes, métiers d’art, exubérance assumée, etc.
Je comprends personnellement qu’on puisse juger GS comme une marque triste, trop lisse, manquant de folie, c’est un sentiment qu’on peut ressentir quand on ne connaît pas bien GS et en ayant une vue globale de leur catalogue.
C’est en fouillant ce catalogue et en s’arrêtant sur un modèle qu’on commence à comprendre la philosophie de GS et sa volonté absolue d’atteindre sa propre conception de la perfection.
Personnellement j’ai résolu cette difficile équation du choix en ne faisant pas de choix justement
, j’ai sélectionné chez GS celle qui pour moi renferme tous les codes GS et son savoir-faire, tant technique qu’esthétique, l’icône Snowflake SBGA011, et j’ai choisi chez JLC celle qui pour moi est la plus emblématique de la marque tout en présentant quelques complications, la Reverso Grande Sun Moon et sa RDM de 8 jours
.D’autres modèles m’intéressent chez GS et JLC et vouloir opposer ces deux marques me paraît sincèrement insensé, la cohabitation est à privilégier, chacune de ces 2 marques magnifie intelligemment l’autre, c’est l’effet synergique de notre passion pour les montres
.Nic
las8 décembre 2019 à 13h32 #420004222617seiko007
Membre

Bien raisonné Nicolas !
8 décembre 2019 à 13h35 #420004222618fdm44
MembreMerci Aurélien
.8 décembre 2019 à 13h54 #420004222619Eric67
MembreComme dirait notre maître a tous Georges Kern ce qui compte c’est l’émotion. Les connotations d’une JLC et d’une GS sont radicalement différentes
8 décembre 2019 à 14h00 #420004222620fdm44
MembreMerci Eric
!Georges Kern, l’Archange déchu
, n’est vraiment pas mon maître personnellement
, mais apparemment il dit parfois des choses intéressantes
.8 décembre 2019 à 14h17 #420004222621seiko007
MembrePas de maître non plus personnellement, ni en horlogerie, ni ailleurs

Evidemment, l’émotion prime.
Parfois elle est trompeuse et peut s’estomper. Ou pas.
J’ai pu me lasser de certaines montres, et à l’inverse en apprécier de plus en plus, à ma grande surprise parfois. -
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