Expérience … parfois, le petit commerce ne sait pas se comporter.

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  • Ce sujet contient 157 réponses, 78 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par ZEN, le il y a 6 années.
15 sujets de 61 à 75 (sur un total de 158)
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  • #420004410502
    Manivel
    Membre

    Il faut aussi admettre ici que le marketing a beaucoup changé. Le client était roi, maintenant beaucoup considèrent que c’est un junkie que l’on doit rendre accros aux marques et qui est près a ramper dans la boue pour satisfaire son manque compulsif d’achat.

    Marcher dans ce système c’est aussi l’alimenter et subir l’acceuil ad hoc…

    D’autre part, a Genève par exemple, bien des boutiques sont rendues au rôle de simples vitrines d’éssais. Presque une curiosité touristique.
    L’achat se fait ailleurs voir n’est même pas dans l’intention…
    Cela n’excuse rien mais je peux comprendre l’attitude de certains vendeurs lassés du rôle de guide touristique.

    #420004410503
    Invité
    Membre
    Manivel a écrit:
    Il faut aussi admettre ici que le marketing a beaucoup changé. Le client était roi, maintenant beaucoup considèrent que c’est un junkie que l’on doit rendre accros aux marques et qui est près a ramper dans la boue pour satisfaire son manque compulsif d’achat.

    Marcher dans ce système c’est aussi l’alimenter et subir l’acceuil ad hoc…

    D’autre part, a Genève par exemple, bien des boutiques sont rendues au rôle de simples vitrines d’éssais. Presque une curiosité touristique.
    L’achat se fait ailleurs voir n’est même pas dans l’intention…
    Cela n’excuse rien mais je peux comprendre l’attitude de certains vendeurs lassés du rôle de guide touristique.

    +1000

    #420004410504
    Invité
    Membre

    Je fais toutes les boutiques un peu haut de gamme, ça me fait passer mon chômage plus agréablement. Pour l’instant, à part Bubu qui m’a laissé dans un coin sans me parler (alors qu’au redbar c’était petits fours à gogo) et JLC (je suis tombé sur un gros con prétentieux), le reste a été impeccable.
    GS, AP, Cartier, Emile Leon, les grands magasins, même Arije m’a fait essayé une rolex en acier (y en a? ah non c’est pour un client), Bulgari, IWC et surtout FJjourne (ohlala, vraiment chouette expérience).
    J’ai eu droit à mon eau gazeuse ou café, un sourire masqué et bien respectueux du sanitaire, pourtant habillé en plouc et avec zero thune (Emile Leon m’a tout pris Smile ).

    Après ça, le commerce… mes parents ont été bouchers pendant 40 ans et mon père disait « même la vieille peau qui ne vient chercher qu’un os pour son chien tu lui souris et bonjour madame c’est le métier ».

    #420004410505
    ChrisC75
    Membre
    Manivel a écrit:
    Il faut aussi admettre ici que le marketing a beaucoup changé. Le client était roi, maintenant beaucoup considèrent que c’est un junkie que l’on doit rendre accros aux marques et qui est près a ramper dans la boue pour satisfaire son manque compulsif d’achat.

    Marcher dans ce système c’est aussi l’alimenter et subir l’acceuil ad hoc…

    D’autre part, a Genève par exemple, bien des boutiques sont rendues au rôle de simples vitrines d’éssais. Presque une curiosité touristique.
    L’achat se fait ailleurs voir n’est même pas dans l’intention…
    Cela n’excuse rien mais je peux comprendre l’attitude de certains vendeurs lassés du rôle de guide touristique.

    C’est leur quartier rouge à eux pig

    #420004410506
    Manivel
    Membre

    Non, ça c’est le quartier du Paquis… Mr. Green

    Mais c’est pas très loin de la rue du Rhône effectivement… de la a voir un lien de cause a effet! clown

    En passant, les fleurs de bitumes apportent également une forte contribution au succès de l’horlogerie suisse.
    Nombreux sont les professionnels qui regrettent l’arrêt des salons… clown

    #420004410507
    mertenss
    Membre

    après il reste de très bon Ad et qui connaissent leur produit, savent recevoir même si on n’achète pas …
    Chez Seiko, Stef flower flower flower
    En Suisse, Anshindo… les autres helvètes… Mr. Green

    #420004410508
    marcowz
    Membre

    Après il faut admettre que le secteur du commerce est devenu de plus en plus compliqué ….
    Attaqué de toute part entre internet ,les ventes entre particuliers ,le gris ,la vente en direct des marques et sans parler de l’actualité sociale et sanitaire…
    C’est simple depuis 2 ans les commerçants situés dans le périmètre des champs Élysée subissent des manifs et des attaques incessantes ,très difficile de travailler dans ces conditions quand on leur laisse la possibilité d’ouvrir leur enseignes (nombre de week-end où les enseignes étaient purement et simplement obligées de fermer ) évidemment tout les enseignes de luxe fort heureusement ne sont pas situées dans ce périmètre mais l’ambiance délétère n’est pas bonne pour le commerce en général..
    A titre personnel je me met à la place des AD qui font office de showroom pour les sites de vente en ligne, à moins d’accepter des remises analogues aux ventes en lignes quand ils le peuvent au final cela doit être assez décourageant….
    Cela n’excuse pas les comportements cités ça et la ,mais c’est certainement un début d’explication…

    #420004410509
    bruno007
    Membre
    Olivier1@ a écrit:
    +1000 !

    J’ajoute : avec ce relationnel, on arrive à vendre au prix, surtout dans le luxe.
    Certains vendeurs pensent que s’ils ont raté la vente, c’est à cause du prix. C’est quasiment toujours faux quand on a un bon produit : la vente est ratée à cause du relationnel qui n’a pas pu prospérer, peu importe qui en est à l’origine.

    Ces vendeurs pensent qu’ils sont empêchés dans leur acte de vente parce que leur manager leur refuse d’accorder des promotions, ou à cause d’une concurrence jugée par eux injuste (qui, ils ne le comprennent pas, stimule le marché en fin de compte).
    Du coup, ils sont frustrés, et n’arrivent pas à le cacher aux clients…

    Un cercle vicieux avec lequel nombre de jeunes commerciaux est incapable de composer.
    Mais ceux qui comprennent le truc deviennent des commerciaux redoutables d’efficacité ! Il y a donc de l’espoir.

    pour un même produit tu as beau avoir un super relationnel et le plus beau sourire , mais quand tu peux avoir la même chose sur le net à -20 -30% tu fais quoi ?

    donc si y a pas d’effort de l’AD y a pas de vente.

    #420004410510
    Tac_Tac
    Membre
    Manivel a écrit:
    Il faut aussi admettre ici que le marketing a beaucoup changé. Le client était roi, maintenant beaucoup considèrent que c’est un junkie que l’on doit rendre accros aux marques et qui est près a ramper dans la boue pour satisfaire son manque compulsif d’achat.

    Marcher dans ce système c’est aussi l’alimenter et subir l’acceuil ad hoc…

    D’autre part, a Genève par exemple, bien des boutiques sont rendues au rôle de simples vitrines d’éssais. Presque une curiosité touristique.
    L’achat se fait ailleurs voir n’est même pas dans l’intention…
    Cela n’excuse rien mais je peux comprendre l’attitude de certains vendeurs lassés du rôle de guide touristique.

    A mon humble avis, il ne faut pas confondre marketing et vente. Si ces disciplines ont in fine le même objectif, elles se succèdent et ne font pas intervenir les mêmes personnes.
    Peut-être que certaines personnes au marketing sont comme tu le décris (je ne les connais pas toutes), mais j’ose espérer qu’il y en a qui ont compris ce que c’est vraiment: comprendre le client, lui proposer ce qu’il recherche (consciemment ou inconsciemment) mais surtout le séduire. Bon ok, il y a du boulot.

    Après, il y a la vente, une fois que le client est intéressé.
    Si tout cela doit être aligné, aucune étape ne comporte d’éconduire un client indécis, ou d’attendre que le client sorte le fric sans autre procès.

    L’expérience décrite est très déplaisante, voire choquante dans ce contexte où le commerce de proximité et les distributeurs soufrent. La frustration, les problématiques de gestion interne des boutiques ne doivent pas transparaître dans le traitement d’un client, surtout s’il s’agit d’un nouveau client.

    My 2 cents

    #420004410511
    Eric67
    Membre
    marcowz a écrit:
    Cela n’excuse pas les comportements cités ça et la ,mais c’est certainement un début d’explication…

    Après il n’y a peut-être rien à excuser. Incompréhensible Au bout du compte on a d’un côté un commerçant qui a un produit qu’il vend dans certaines conditions de vente, et un client qui en contrepartie a des sous. Si les deux sont d’accord sur le prix que vaut ce produit dans les conditions de vente proposées, la transaction se fait. Si il y a désaccord sur la valeur du produit ou sur les conditions de vente, la transaction ne se fait pas. Voilà tout. Incompréhensible

    #420004410512
    Chr’s
    Membre
    bruno007 a écrit:
    pour un même produit tu as beau avoir un super relationnel et le plus beau sourire , mais quand tu peux avoir la même chose sur le net à -20 -30% tu fais quoi ?

    donc si y a pas d’effort de l’AD y a pas de vente.

    L’effort ne pourra pas être le même entre un AD qui a une boutique et internet. « Normalement », les boutiques se démarquent de par leurs prestations (accueil, petites attentions, …), donc déjà si ce qui est leur marqueur différenciateur n’est pas bien correctement effectué forcement les ventes vont se faire plus rare.
    Tout le monde ne cherche pas que le prix.
    Pour ma part, mon dernier achat c’est fait dans une boutique. Sans négociation on m’a proposé 10% de remise. Sur internet j’aurai pu avoir 20% … seulement lors de mon essai, j’ai étais bien accueilli, on m’a consacré du temps et la personne a pris soin de faire venir une des 2 pièces qu’il reste en France de son propre chef et de me la réserver le temps que je puisse venir l’essayer (2 mois après). Avec ce genre de prestation je préfère m’assoir sur les 10% supplémentaires que j’aurai pu avoir.
    Le prix ne fait pas tout et normalement, une boutique doit jouer sur les autres biais.

    #420004410513
    Manivel a écrit:
    D’autre part, a Genève par exemple, bien des boutiques sont rendues au rôle de simples vitrines d’éssais. Presque une curiosité touristique.
    L’achat se fait ailleurs voir n’est même pas dans l’intention…

    Plus de vente en boutique ? N’exagérons rien tout de même. Il faut quand même payer des m² dans les rues les plus chères de la ville, et les salaires des vendeurs, les assurances, la sécurité…

    Je ne suis pas dans le secret des dieux mais quand je trouve en 3 clics qu’un des grands AD parisiens a fait 80 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 (Rolex, Tudor Montblanc mais principalement de la haute horlogerie) je me dis qu’ils ont du en vendre quelques unes, de montres. Quelques milliers. Et chacun de leurs vendeurs doit vendre environ 100 à 150 montres par an. Ca fait un peu moins d’une par jour par vendeur mais ça explique que beaucoup de visites n’aboutissent pas.

    Je crois que tout l’enjeu de l’accueil en boutique est de ne pas présumer de la qualité du visiteur en 30 secondes (local, touriste, indécis, chasseur de modèle indisponible, plus ou moins informé en horlogerie…). Ca demande au minimum 10 minutes un quart d’heure d’entretien courtois et bienveillant avant de commencer à savoir à qui on a affaire.

    #420004410514
    Manivel
    Membre

    Tout cela me fait penser a « la mère casse bite » d’un ancien commerce du coin fermé recemment:

    -Look du moyen age.
    -Jamais un sourire.
    -Si tu trouves pas: « c’est par la bas… »
    -Complainte perpétuelle…

    Par contre un truc qu’on ne pouvait pas lui enlever c’est qu’elle avait de tout, et qu’elle connaissait ces produits par coeur, et qu’elle pouvait en faire tout l’historique si on la torturait convenablement. clown

    Autre particularité, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, elle etait parvenue a se trouver une soeur jumelle comme employée… Mr. Green

    #420004410515
    Darkagelan
    Membre

    Par rapport à toute cette discussions, je ne pense pas que la vente en boutique soit morte.
    On achète pas la baguette du coin quand on achète une montre .
    J’achète uniquement en boutique mes montres.
    Mais je considère que l’accueil et le relationnelle que j’aurai avec la marque se doit d’être correct et réciproquement j’ai en face de moi un homme ou une femme et non quelqu’un a qui je dois faire supporter mes saut d’humeur.
    Cela doit rester un moment agréable.
    Et je passe sans aucun problème pour faire changer mes bracelets sans avoir le sentiment de gêner le moins du monde.
    Après je dois avouer que pour l’instant seul la boutique de Breitling rue de la paix garde ce côté sympa et où on a pas l’impression d’avoir le couteau sous la gorge.

    #420004410516
    Manivel
    Membre
    Perpetual_dragon a écrit:

    Plus de vente en boutique ? N’exagérons rien tout de même. Il faut quand même payer des m² dans les rues les plus chères de la ville, et les salaires des vendeurs, les assurances, la sécurité…

    Bien sûre, il vendent quand même, mais justement, avec toutes ces charges beaucoup vont disparaitre. Ce n’est juste pas tenable sans touristes.

    J’avais halluciné lors d’un samedi passé a flâner a Genève, il y a quelques années, de l’absence presque totale de clients dans les boutiques d’horlogerie… 15 jours avant Noel!!! Shocked

    Mais plus généralement, il est très rare d’y voir une bonne fréquentation ces dernières années.
    J’en parlais il y a déjà un an ou deux, quand les fermetures de boutiques ont commencé (une petite JLC, la seconde boutique de Kunz, le vieil horloger, et je ne sais plus quelle assez grosse boutique multimarque…)

    Après il y a bien sûr les ventes qui se font dans des salons privés avec ascenseur direct depuis le parking.
    Et la ça chiffre effectivement. Mais cela sera il suffisant? J’en doute.

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