FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › De la volonté de créer une marque de montres chinoises
- Ce sujet contient 76 réponses, 47 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
damienT, le il y a 8 années et 11 mois.
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13 juin 2015 à 8h40 #420002874899
Shazru
Membre- Fandegrue a écrit:
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la plupart des chinois veulent du suisse, du « Made in Europe », de l’ostentatoire, du brillant, du « cher » (ou du moins qui en a l’apparence).
Attention, les préjugés ne font pas les études de marché. Aujourd’hui, les marques qui font des montres pour les chinois depuis la suisse, simplement en foutant un dragon sur un tourbillon or rose, voient leurs ventes chuter. La marché Chinois repose aussi énormément sur le politique intérieur (lois anti-corruption,…). Effectivement sur le haut de gamme, la label Suisse est primordial mais une grosse complication se vendra mieux dans une boite acier ou platine avec un design classique que dans quelque chose de tape à l’œil en or rose.
Il ne faut également pas oublier que leurs modes de communication sont différents des nôtres et que comprendre le fonctionnement de leurs réseaux sociaux (weibo,…) est un clé de réussite. Le taux d’internautes inscrits sur ces réseaux est très supérieur au occidentaux. Facebook and co sont par contre à oublier.
A mon avis, l’idée d’exporter un savoir faire Européen pour faire une marque premium Chinoise pour les chinois peut marcher à condition d’y associer des partenaire locaux. En revanche, vendre des montre premium Chinoises aux occidentaux serait très ambitieux. Ce qui vient de chine n’est de loin pas synonyme de qualité pour la plupart des consommateurs.
Mas seul les entrepreneur un peu fous font de grandes choses alors bon courage!
14 juin 2015 à 11h25 #420002874900Leopal
MembreJe crois beaucoup plus au succès d’une montre pas trop chère (disons un prix autour d’un mois de salaire local médian, ou un peu plus), conçu pour le marché intérieur et qui se vendrait aussi un peu ailleurs, qu’à l’éventualité de créer une marque « luxe » chinoise pour le marché intérieur/extérieur.
Vendre du chinois au prix du suisse, ca serait compliqué.
14 juin 2015 à 23h33 #420002874901Fandegrue
MembreVotre idée de vendre du chinois aux chinois et de jouer sur un sentiment d’identité nationale est cohérente et sensée, néanmoins (comme ton message, Shazru, peut commencer à le laisser supposer) se pose la question du partenaire local. C’est primordial. Et c’est là que certains « problèmes » apparaissent. Comme dit dans mon premier message, j’ai eu la chance de cotoyer pas mal de personnes « clés » dans l’industrie horlogère chinoise, et j’entretiens de bonnes relations avec elles. Néanmoins, ces personnes qui sont, pour la plupart d’entre elles, dans l’exécutif des gros acteurs du marché ou dans des instances gouvernementales régulant l’industrie, ont justement pour objectif de fabriquer des montres chinoises qui se vendraient très bien aux chinois. C’est là que, pour le moment, se concentrent leurs efforts. Les marchés retail européens, ils ne sont pas experts en la matière ; la plupart de leur attention est tournée sur le local. Si ces individus sont enthousiasmés et prêts à me soutenir pour la production de montres chinoises premium vendues (initialement du moins) en Europe + Amériques, ils ne le seraient absolument pas pour la vente de telles montres à une clientèle issue exclusivement de l’Empire du Milieu. Cela équivaudrait à marcher sur leurs plate-bandes et à leur prendre leur gagne-pain ! Je n’aurais donc aucun soutien de la part, et les chances de succès seraient proches du rien… Je ne peux pas commencer avec le marché chinois. Si le succès, dans le futur, est au rendez-vous dans notre aire géographique, là, la question se reposera.Je suis d’accord avec vous, c’est un positionnement qui est complétement nouveau. Néanmoins, comme le succès de Shanghai Tang et ShangXia le reflète, je pense que les mentalités sont en train de changer, et qu’il devient possible de transmettre une idée de luxe chinois. Cela nécessitera plus d’efforts en terme de marketing, de communication, de brand building… mais je reste néanmoins convaincu que cela reste possible. Dans la mesure où la niche est, pour le moment, quasi inexploitée, les barrières d’entrées sont très « faibles », et cela me laisse donc supposer que c’est le moment opportun pour tenter quelque chose.
Dans l’idéal, on devrait pouvoir cibler deux segments. En premier lieu, un public d’amateurs d’horlogerie (ie FAM, WUS…) que l’on arriverait à séduire en démontrant les qualités horlogères intrinsèques de la montre : excellentes finitions, mouvement particulièrement « sophistiqué », soin apporté au cadran…etc… le tout à un prix très raisonnable (rqp supérieur). Au deuxième segment, l’argument principal serait l’idée de plus en plus à la mode de chinois premium, de chinois haut de gamme, l’idée de quelque chose d’unique, de différent, de « frais »…
15 juin 2015 à 8h33 #420002874902Le Güi
Membre- Fandegrue a écrit:
- les barrières d’entrées sont très « faibles »,
Je ne suis pas tellement d’accord, tant le « Made in China=Grosse merde » est ancré dans les mentalités occidentales…
Déjà que c’est dur de vendre des montres de luxe Made in France (voir Pequignet), alors vendre des montres de luxe Made in China, cela me parait complètement insensé…
15 juin 2015 à 9h38 #420002874903Goulven
Membre- Fandegrue a écrit:
- [justify]le tout à un prix très raisonnable (rqp supérieur).
Dans l’industrie du luxe, la notion même de RQP existe-t-elle vraiment ?
21 avril 2016 à 4h58 #420002874904Fandegrue
MembreBonjour,Après plusieurs mois d’absence, me revoilà.
Beaucoup de choses se sont passées dans l’intervalle : stage, reprise des cours, candidatures pour d’autres stages/graduate jobs pour certains…etc rendant ainsi le processus de création d’un nouveau design plus long et complexe que ce qu’il n’était déjà. Néanmoins, cela ne veut pas dire que nous nous sommes arrêtés. Le rythme était plus lent, moins soutenu, certes, mais les choses ont, tout de même, continuées à avancer. Aujourd’hui, je reviens donc vers vous avec de nouveaux dessins qui, j’ose l’espérer, seront plus satisfaisant que les précédents.
Dans le cadre d’un échange universitaire, je réside à Pékin depuis septembre, et cela m’a permis de me rapprocher encore plus du milieu que j’affectionne tant ; celui de l’horlogerie chinoise. J’ai eu la chance de rencontrer de nouvelles personnes, de visiter des manufactures, de me rendre à des salons… Je juge toutes ces expériences enrichissantes. La plus significative, à mes yeux, reste néanmoins le fait que je suis devenu un membre « actif » à part entière de la China Horologe Association, le département officiel du gouvernement chinois en charge de l’industrie horlogère locale. Sur le papier, cela me confère un statut de fonctionnaire chinois, mais, de manière plus importante, cela me permet également un accès plus complet aux différents acteurs du milieu. Les entreprises chinoises sont généralement fermées et méfiantes (à juste titre) à l’égard des « outsiders » ; une sorte d’atmosphère secrète règne donc autour des principaux acteurs du secteur. Leurs produits sont visibles, sont présents sur le marché, mais il est généralement impossible de voir « l’autre côté », celui de l’entreprise, du processus de création, de fabrication, de gestion… Petit à petit, donc, je deviens de plus en plus familier avec ce « côté » là du milieu. Je considère ça très important pour le projet.
Le projet, venons-y. Réaliser un nouveau design fut un processus complexe. J’ai bien tenu compte de votre principal retour, à savoir que la montre ne faisait pas assez « chinoise ». Je me suis donc posé la question de savoir ce qu’était un design chinois, mais la réponse fut difficile à établir. L’industrie horlogère chinoise est différente de ses semblables suisses, allemandes ou françaises dans le sens où elle est, comparativement, très jeune. La première montre manufacturée en PRC remonte à 1955. Point. Ça contraste énormément avec nos siècles d’histoire horlogère. Les toutes premières montres chinoises, WuYi, HePing, A581, Beijing One… sont très inspirées de ce qui se faisait à l’époque en Europe (la WuXing, la toute toute première montre chinoise, fabriquée à Tianjin, est basée sur une Simca de l’époque). Le pays s’est ensuite fermé, et les designs ont peu évolués… Ils sont devenus plus simples, avec moins de fioritures, plus standardisés… Mais ça s’est arrêté là. Ce n’est pas comme en Europe, où certains types de montres peuvent être attribués à certains pays : la montre de pilote WWII allemande, le chronomètre français, et, d’une certaine manière, la montre de plongée suisse… En Chine, rien de tout cela. En même temps, la Chine a une culture millénaire, très riche, et distincte de ce qui est prévalent chez nous. Il y a donc de quoi s’inspirer de ce côté-là. Mais comment l’adapter au monde horloger ? Car je ne veux pas faire quelque chose de caricatural ; hors de question que ma montre ressemble à une assiette de porcelaine scotchée au poignet où qu’il y ait des dragons… Ce serait stéréotype et peu fin. Je ne dois également pas oublier que, à la base, je suis français, et que, même si j’ai un intérêt énorme, proche du déraisonnable, pour l’horlogerie chinoise, et, plus largement, pour la Chine, je reste français. Je ne souhaite pas que ce projet, que cette montre (si jamais elle venait à être réalisée) ne soit qu’un business, qu’une opportunité de réaliser trois sous. Je voudrais qu’il soit le reflet de ma passion, mais également de qui je suis. Je ne peux pas prétendre être chinois ; il serait donc illégitime de ma part de vouloir faire un produit complétement chinois. J’ai envie de me placer complétement derrière ce produit, d’y mettre tout mon poids. Ainsi, même si mon objectif est de réaliser une montre chinoise premium, je veux qu’il y ait un « twist », une touche française. Les choses deviennent un peu plus complexes.
Une période qui m’a toujours intéressée est celle de la République de Chine, après l’Empire Qing mais avant les communistes. Ça m’évoque instantanément le Shanghai des années 1930, décadent, insouciant, et mixant influences occidentales et valeurs traditionnelles chinoises. C’est ce mélange occident orient qui me plaît beaucoup. C’est une période qui me tient également assez à cœur, car une partie de ma famille avait vécue à Shanghai, jusqu’à que les communistes arrivent au pouvoir.
Avant de parvenir au design actuel, beaucoup de dessins ont été réalisés. Beaucoup étaient à la limite de ce qui est faisable, et donc trop ambitieux pour un premier modèle. Le projet doit conserver un aspect « faisable ». Le design vers lequel nous avons décidé de nous orienter est celui d’une montre deux/trois aiguilles, incorporant un mouvement disponible, précis, et stable, ainsi qu’une boite déjà en production. L’idée derrière de tels choix est de minimiser les risques de délai, augmentation des coûts, différences avec les dessins…
La montre s’inspire de la période historique pour laquelle j’éprouve tant d’intérêt. Afin d’arriver au résultat présent, j’ai axé mes recherches sur des montres européennes de grandes marques produites entre les années 30 et 50. J’en ai ensuite dessinée une incorporant des traits et codes esthétiques de l’époque, tout en y ajoutant des éléments résolument chinois. Ainsi, les indexes appliqués ne sont ni des chiffres arabes ou romains, mais des chiffres traditionnels chinois. Au-dessus de 6h, à la place de la traditionnelle mention « automatic » ou d’un nombre de rubis, j’ai mis, en pinyin, le lieu de production ainsi que le nombre de rubis (comme ça se faisait sur les montres chinoises vintages).
Les photos seront sûrement plus évocatrices que ma prose… Voici donc quelques modélisations en 3D !




La montre serait réalisée par la Beijing Watch Factory. La principale raison tient au fait que j’ai récemment pu visiter la manufacture, et que j’ai pu retirer de cette visite une excellente impression. Les horlogers étaient très compétents (une horlogère a démonté et remonté devant moi une partie d’un mouvement tourbillon, et c’était impressionnant), beaucoup d’opérations de finitions étaient réalisées à la main, les salles d’assemblages étaient très propres, les machines utilisées fabriquées à Moutier… Le bâtiment rouge à quelques encablures du centre de Pékin, avec son immense statue de Mao à l’entrée, dégageait un charme particulier. La manufacture n’a jamais cessée de tourner depuis son ouverture en 1958, et les montres qu’elle a produite ont longtemps été destinées à l’élite pékinoise.
La boite utilisée est la même que celle de la BeiHai ainsi que de l’Imperial de mon ami Ben (Maison Celadon) … Elle présente un aspect résolument vintage qui colle bien au projet, et, surtout, est extrêmement qualitative. Je possède moi-même deux montres équipées de ce boitier, et, malgré plusieurs années de port intensif, aucune des deux ne souffre de rayure ou d’éraflure. Le polissage est impeccable. À l’exception des boitiers tourbillons et de ceux en métaux précieux, c’est, sûrement, la meilleure boite de la Beijing Watch Factory. La glace est faite de saphir, et est relativement épaisse. Un AR interne est appliqué. Les dimensions sont contenues : diamètre de 38mm, épaisseur de 9,5mm.
Le cadran est fait de métal gris, et présente une finition « deux tons ». Les indexes sont appliqués et présentent un relief certain (i.e. pas simplement une impression légèrement en relief). 3, 6, 9 et 12 sont en caractères traditionnelles chinois, et l’on peut trouver une demi-sphère à 5, 10, 20, 25, 35, 40, 50 et 55. Tous les éléments appliqués sur le cadran sont dorés. Au dessus de 6h se trouve la mention « Zhongguo Beijing 18 Zuan », faisant ainsi référence au lieu de production ainsi qu’au nombre de rubis du mouvement.
Deux versions seraient possibles. Une deux aiguilles, animée par le Beijing B18-6, mouvement « 3/4 plate » avec côtes de Genève, chatons vissés, col de cygne, vis bleuies… Une version trois aiguilles avec un B16 automatique. Le mouvement ne présentant aucun intérêt esthétique particulier, un fond plein avec une jolie gravure serait utilisé.
La version automatique présente une aiguille des secondes centrale, assez imposante, et bleuie à la flamme. Le cadran, dans cette itération, contient des graduations supplémentaires pour marquer les secondes.
Un joli bracelet en crocodile (si le budget le permet) serait utilisé.
Le nom a changé… Il n’est désormais plus question de Pavillon Tang, mais d’«Atelier Tang ».
Je serais curieux d’entendre vos retours, feedbacks, suggestions… Merci.
Merci de m’avoir lu
21 avril 2016 à 6h07 #420002874905Milannimes
Membre
Merci pour ce retour avec plus d’expérience !
Ta montre est agréable et le mélange orient/occident est bien sympa.
Ton projet a bien mûri et ce que tu nous présentes me mets en position d’acheteur potentiel mais… je fais un blocage sur les aiguilles !
Elle ont peut-être toute leur légitimité historique mais sont trop discrètes dans cet ensemble…
Des aiguilles feuilles de ce type me conviendraient beaucoup mieux.
Le boitier, par contre, est superbe et bien dans l’esprit.
As-tu les caractéristiques du mouvement automatique ?
Et une idée du prix de vente final…21 avril 2016 à 7h17 #420002874906otonosama
MembreFélicitations pour ton projet, déjà bien avancé !
Je trouve que ta montre à une bonne tête. Tu as trouvé le bon « mix », le bon compromis ! Moi au contraire j’aime bien les aiguilles, sobres, qui ne sont pas les stars de la montre contrairement au cadran et au boitier, mais qui en revanche apporte juste ce qu’il faut du petit twist nécessaire.
Je suis bien plus fan de la 3 aiguilles, avec la trotteuse bleue. J’aurais bien vu en revanche une petite seconde à la place de la 2 aiguilles.
En tout cas bon courage pour la suite. Tiens nous régulièrement au courant de l’avancé de ton projet.
21 avril 2016 à 8h50 #420002874907Shazru
MembreLe projet semble être assez solide et pour une fois, le marché Chinois est bien étudié, félicitation !!!
Attention cependant au bracelet crocodile. Si les montre sont exclusivement achetées pour un usage interne à la Chine, pas de soucis (sauf éthique). Par contre, si les pièces quitte le territoire, il faudra veiller à respecter la convention CITES ( https://www.cites.org/ ). A mon avis, sauf si la chaine d’approvisionnement est parfaitement traçable, il faudrait mieux partir sur du veau, quitte à le gaufrer en croco.
21 avril 2016 à 10h55 #420002874908Bacalhaueiro
MembreTu évoques une rencontre des cultures chinoises et françaises. Alors instantanément, quand je lis TANG, je vois ça:

Qui ne se souvient pas des pubs qui ont bercé notre enfance.
Désolé pour le HS….
Bon, sinon pourquoi toujours regarder vers le passé pour imaginer une montre? Il y a quelques années, Jellymon avait travaillé avec la Shanghai Watch Company pour une série de montres résolument modernes. On aime ou on n’aime pas, mais au moins c’était à la fois chinois et actuel.
La « french touch » d’aujourd’hui n’aurait donc rien de mieux à apporter à une montre chinoise que des caractères latins et des chiffres arabes?
Je rejoins aussi Otonosama sur la deux aiguilles, elle mériterais une petite seconde.
21 avril 2016 à 11h16 #420002874909gasteropode
MembreLa cohabitation sur le cadran de « beijing » et « pékin » est étrange – il vaudrait mieux choisir je pense
Sinon c’est infiniment mieux que la première (ce n’était pas difficile
, et je salue la remise en cause), mais je trouve pour ma part le bracelet vraiment épouvantable – j’imagine que c’est du au rendu 3D…(et concernant Tang, je suis de la génération Bacalhaueiro visiblement, je n’arrive pas à penser à autre chose
)21 avril 2016 à 13h16 #420002874910MORPHEUS
MembreBelle et désirable montre. Chapeau
21 avril 2016 à 15h25 #420002874911polo33
MembreTon nouveau model est vraiment sympa
21 avril 2016 à 15h40 #420002874912Lénaïc
MembreTrès joli et désirable
mais la version manuelle devrait vraiment afficher une petite seconde, bleuie à la flamme comme pour l’automatique.21 avril 2016 à 15h48 #420002874913GMT
Membre- Fandegrue a écrit:
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Cette deuxième proposition est bien plus intéressante que la première, félicitations pour cet énorme travail.
Je trouve que le nom TANG est caricatural, mais c’est une vision occidentale. A creuser tout de même…
As-tu un logo ?Quid du fond de la montre ? plein ou transparent ?
As-tu une documentation visuelle de l’histoire horlogère chinoise ?
En tout cas bravo et bon courage !

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