FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Comment l’industrie suisse a dupé les amateurs d’horlogerie
- Ce sujet contient 48 réponses, 30 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Manivel, le il y a 8 années et 5 mois.
-
AuteurMessages
-
4 mai 2018 à 1h45 #410000132863
ZEN
MembreLes horlogers vous le confirmeront, il y a quelque chose qui va faire déchanter les amateurs de belle mécanique en pays horloger… L’industrie s’est réjouie des nouveaux matériaux, les spiraux en matériaux de synthèse, le silicium des échappements, etc. « Que des bonnes nouvelles » nous affirme-t-on. Vous comprenez, ces montres d’avant, il fallait les régler et elles se déréglaient, cette fois, elles sont réglées une fois pour toutes et le réglage reste constant ! » Et voilà les clients heureux, convaincus d’avoir la montre la plus durable, celle qui passera les générations et que l’on offrira fièrement à ses petits-enfants. Voilà une belle réussite industrielle !
Oui, c’est vrai, c’est une belle réussite d’autant que ces éléments réglants ont un coût de fabrication en série qui s’approche du dérisoire … Ce qui auparavant coutait et demandait un réglage, ne coute plus et ne demande plus d’intervention ! Formidable non ? L’industrie a réussi à abaisser le coût de revient de ses montres sans que le prix public ne baisse et avec toute la satisfaction des clients ! C’est fantastique sauf que ces éléments réglants ne sont pas retouchables… S’ils sont mal réglés, il faut les changer !
Le problème est réel. Prenons ainsi deux pièces consécutives sur une fabrication contemporaine et tentons de les mettre exactement à la même heure. Le stop seconde va le permettre. Puis, tentons de les maintenir à la même heure pendant plusieurs jours. Mise à part l’hypothèse théorique ou tout serait identique, c’est impossible car on ne peut retoucher au réglage. Cela est logique car elles sont réputées toutes pareilles. Oui mais la production industrielle démontre qu’elles ne sont jamais pareilles ! Moralité : Les chronomètres ainsi vendus sont dans un réglage « bon » en général mais intouchable sans changer les éléments réglant ou une partie d’entre eux. Le coût de ces derniers est dérisoire et c’est là une bonne opération pour les fabricants qui ont pu augmenter leurs bénéfices mais le client, lui, n’a rien vu. Il paie sa montre au même prix sauf que mécaniquement, il a acheté un consommable… Un produit jetable en partie faute de pouvoir être réglé.
Ces montres dans 100 ans ou 10 ans ou avant quand les spiraux ne seront plus disponibles seront refoulées par les SAV. L’industrie d’aujourd’hui a fait avaler aux amateurs d’horlogerie le concept d’une montre qui passe de génération en génération en introduisant une réalité technique de consommable à l’intérieur. C’est du grand art ! C’est vrai autant pour les chronographes que les chronomètres. Il est impossible de les comparer. Les responsables de production expliquent en cercle fermé que cette bombe a retardement éclatera dans moins de 10 ans. De fait les taux de panne à neuf sont réduits mais l’amateur qui a dans sa montre à 10 000 euros un échappement silicium n’a pas beaucoup plus que celui qui achète une Tissot Powermatic à part peut-être l’illusion d’avoir une superbe mécanique qu’il transmettra à ses petits enfants.
De quoi méditer ….
4 mai 2018 à 2h31 #420003865114Random
MembreY a pas à dire, ça fait rêver…
4 mai 2018 à 2h36 #420003865115doume26
Membrese faire en…boiter à ce niveau là, c’est de l’art !
4 mai 2018 à 3h00 #420003865116Invité
MembreC’est un peu triste de lire ça, cependant, en ce qui me concerne, je n’ai jamais acheté une montre pour la vie, ou pour valeur patrimoniale à transmettre, j’achète des breloques, je ne suis pas vexé de ce que j’apprends. Les montres d’aujourd’hui sont dans l’immense majorité des produits industriels jetables, on devrait s’en douter, encore que pour les montres avec des matières précieuses, on peut toujours imaginer le recyclage, la récupération, c’est un peu limité comme valeur résiduelle.
Si on veut investir dans du patrimonial, il faut acheter une oeuvre d’art, pas une montre de maintenant. Les montres de collection, il me semble, ce sont celles du passé.
Si la vérité est telle ce qui est décrit, c’est très fâcheux, ces politiques industrielles ne sont pas flatteuses ni pour les boîtes ni pour les clients, nous apercevoir de cette sorte de supercherie ( le mot est peut-être fort) après l’achat, c’est un peu ballot pour l’acheteur, en tout cas, celui qui avait foi en son achat au point de croire qu’il faisait l’acquisition d’une valeur intemporelle.4 mai 2018 à 4h50 #420003865117Cedric92
MembreMmmmm, moi je ne regrette pas l’introduction du silicium dans l’horlogerie :
Ulysse Nardin :

Zenith :

Girard Perregaux :

Je ne comprends pas bien pourquoi ce ne serait pas réparable
Même le réglage me semble possible selon la conception des échappements (chez UN ou Zenith par exemple).
Il est tellement simple de reproduire des pièces en silicium à partir du plan original.
Et c’est beau
4 mai 2018 à 6h29 #420003865118ZEN
MembreLe cas d’Ulysse Nardin est un peu particulier car UN a conservé des éléments réglants opérationnels tout en utilisant des matériaux de pointe.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 6h30 #420003865119leOon_n
Membreje ne comprends pas pour quelle raison ces échappements ne sont pas réglables ?
4 mai 2018 à 6h32 #420003865120ZEN
MembreC’est moulé, sans élasticité pour jouer sur l’ébat du spiral notamment. Ça n’empêche pas d’etre beau mais ce qui n’est pas réparable est un consommable. Je sais que c’est dérangeant mais c’est comme ça.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 7h49 #420003865121ariake
MembreLa longueur des spirales en Si14 ne peut certes plus être modifiées mais il reste les vis sur le balancier pour changer l’inertie de ce dernier et donc gérer l’avance ou le retard non?

– réparable, non, il faut changer la pièce
– réglable, oui4 mai 2018 à 8h09 #420003865122ZEN
MembreRéglage sur quelle écart ? Tout est là… Un réglage sur 5 secondes en plus ou en moins est une chose mais si ta montre avance de 15 ? Le réglage par les vis micrométriques qu’elles fussent sur le balancier ou via une raquette sont pour le réglage fin mais pour le réglage dit grossier, l’écart de 15 secondes par exemple ? Il n’y pas d’autre voie que changer les pièces dans un système fermé par la marque (captif) qui interdit tout recours à qui que ce soit d’autre que la marque elle-même.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 8h21 #420003865123ZEN
MembreSoyons clairs. Je ne dis pas que c’est mauvais. Je dis que le message donné aux amateurs n’est pas clair. Il n’est pas clairement annoncé cette caractéristique « consommable » des montres.
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 8h55 #420003865124skrinch
MembreJ’abonde en ton sens ZEN, pour avoir longuement discuté avec un horloger bien connu lors d’un stage, il m’a affirmé que j’aurai casse le spiral 12 fois au réglage si ce dernier avait été en sillicium.
Sa vison est la même que la tienne.
Bref finalement le silicium et les tres hautes alternances ne sont pas une tres bonne chose pour la durabilité m’a t il dit.4 mai 2018 à 9h52 #420003865125Lomaing
MembrePour ne parler que de ce que je connais, les vis microstella de Rolex permettent, en fonction du poids du balancier, un réglage qui peut aller loin. Je suis déjà descendu d’un +50 à un 0. Tout dépend si on a de la marge pour visser la vis (ou la dévisser, tout dépend dans quel sens vous voyez la chose) :p
Là où je suis d’accord sur le point de vue de Zen, c’est plus sur les pièces totalement in-réglable, fabrication et étalonnage machine, comme le propose la nouvelle Defy Lab
Un bel objet, une belle prouesse technique, mais pas un cadeau pour le métier d’horloger
5 mai 2018 à 4h14 #420003865126francis28
Membre- Lomaing a écrit:
- Pour ne parler que de ce que je connais, les vis microstella de Rolex permettent, en fonction du poids du balancier, un réglage qui peut aller loin. Je suis déjà descendu d’un +50 à un 0. Tout dépend si on a de la marge pour visser la vis (ou la dévisser, tout dépend dans quel sens vous voyez la chose) :p
Là où je suis d’accord sur le point de vue de Zen, c’est plus sur les pièces totalement in-réglable, fabrication et étalonnage machine, comme le propose la nouvelle Defy Lab
Un bel objet, une belle prouesse technique, mais pas un cadeau pour le métier d’horloger
et pour les mouvements manufacture Tudor ?
5 mai 2018 à 5h07 #420003865127Invité
MembreDans 100 ans, voire beaucoup beaucoup moins, les imprimantes 3D te feront n’importe quelle pièce avec la densité voulue en extrapolant n’importe quel modèle défectueux. Les limites de l’optique et de la physique sont constamment repoussées par une nouvelle techno, vive le progrès.
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.