Billet : Parenthèse olympique, lendemains qui (dé)chantent

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15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 195)
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  • #420004963550
    trinita
    Membre
    dedune a écrit:
    Nous ne sommes pas représentatifs: L’Europe n’est plus la cible de l’horlogerie

    Ben tiens, pas loin de 750M d’habitants parmi les plus riches de la planète, et ils ne sont pas la cible ? c’est peut être pour cela que tout va mal,

    certains ont voulu croire que l herbe était plus lucrative ailleurs, mais il ne faut pas se leurrer la chine n’était qu’un eldorado temporaire,
    le gouvernement fera toujours tout son possible pour que les capitaux servent à l’achat de produits chinois, quand on part de rien c’est facile de faire une croissance à deux chiffres,
    mais la stabilité du reste du monde montre bien que les marchés des pays plus ou moins émergents ne permettent pas de prendre les relais de ceux
    qu’on trouvait trop pauvres en Europe pour assurer une croissance réelle du volume…

    Franchement ils sont où les pays qui sont capable d’absorber une augmentation de la production suisse et de ses prix luxueux aujourd hui ?

    dedune a écrit:
    . Mais l’augmentation des prix n’y est pour rien, c’est le contexte politico économique qui a gelé la demande.

    dans certains pays en guerre ou sous inflation galopante, je suis d’accord avec toi mais pour les pays développés c’est clairement les prix
    qui ont fait comprendre à la classe moyenne qu’on ne voulait plus d’elle et maintenant elle ne reviendra pas, il y a une différence entre se faire plaisir
    pour marquer le coup et mettre le prix d’une bagnole dans une montre industrielle de grande série

    #420004963551
    mat60
    Membre

    Une fois encore Don a retranscrit clairement ce que beaucoup ici perçoivent, voir même ont déjà évoqué.

    Heureusement qu’il n’y a pas que ces marques prestigieuses pour se faire plaisir et/ou des AD disposés voir contraints de réajuster des tarifs devenus bien souvent injustifiables.

    #420004963552
    misterb
    Membre

    Le gris et l’occasion restent de tres bons indicateurs des supercheries vs les maisons sérieuses.

    #420004963553
    DON
    Membre
    Neutralys a écrit:
    Une montre que je surveille de temps en temps a pas mal baissé, on en trouve des neuves sous les 2900 avec l’édition boite spéciale, alors que la montre en boutique n’a jamais été aussi chère.
    Je passe ensuite sur FAM pour découvrir ce billet Wink
    Le futur ne semble pas très bon pour certaines marques, en effet.

    Effectivement, j’ai vu des discounts très importants cet été et des distributeurs m’avaient bien confié que des marques demandaient elles-mêmes de pratiquer des rabais : cela traduit un problème de cash qui s’accentue chaque jour depuis les fêtes de fin d’année dernière qui ont été (très) mauvaises pour les ventes de montres alors que c’est un débouché traditionnellement très important pour les marques.

    Chinois

    Zouzoupiment a écrit:
    Je suis bien d accord . L amélioration de la qualité n a pas suivi la hausse des prix.
    Les marques de milieu de gamme vont souffrir amha. Pour le très (très) haut de gamme, ça dépend du davantage du nombre de riches au niveau mondial.

    Le haut de gamme et le très haut de gamme, il y aura je pense toujours une situation duale avec d’un côté un petit trio de marques qui ne seront pas mises en danger même si la situation commence à être prise au sérieux, même le patron de Rolex, Jean-Frédéric Dufour, l’a dit lors du Watches & Wonders de cette année que l’année ne sera pas terrible et qu’il y a un retournement de marché :

    Jean-Frédéric Dufour a écrit:
    2024 sera un défi. Une phase dans laquelle tous les constructeurs se portaient bien touche à sa fin. Dans les périodes fastes, on en produit souvent trop. Lorsque les marchés s’affaiblissent, comme c’est le cas aujourd’hui, les marchands de montres subissent des pressions et réagissent par des rabais. C’est extrêmement problématique car les remises nuisent aux produits émotionnels comme le nôtre.

    Je mettrais un bémol concernant les rabais car les AD restent la soupape ou la variable d’ajustement du secteur en cas de crise en pratiquant des rabais pour tenter de sauver leur business mais aussi celui des marques qui ont besoin de cash pour continuer à tourner.

    De l’autre côté, pour le milieu de gamme, cela sera compliqué cette année car beaucoup de jeunes marques se sont mises à investir le milieu de gamme, délaissé par beaucoup de marques helvétiques. Le problème c’est qu’une montre entre 1000 et 4000 euros, elle devient moins prioritaire lors des périodes tendues au niveau du pouvoir d’achat. Le milieu de gamme souffre quand les classes moyennes souffrent également ou s’inquiètent de l’avenir.

    nephaste a écrit:
    Merci pour ce nouveau très bon billet clairement argumenté.
    Le pire est à venir.
    Winter is coming…

    Je te remercie. Chinois

    On verra : « The Starks are always right eventually, Winter is coming » – Maester Aemon bigsmurf

    Billet : Parenthèse olympique, lendemains qui (dé)chantent - Page 2 Winter10

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    #420004963554
    tōmasu
    Membre

    Merci beaucoup, c’était très intéressant et ça laisse quand même de l’espoir ! Espérons que les thénors du milieu réagissent vite. Pour notre bien mais surtout le leur finalement…

    #420004963555
    Invité
    Membre
    jeanbat 31 a écrit:

    Pareil,

    Mais moins toutefois que celui de l’humanité !

    Oui ce n’est pas si grave, on reste dans l’émotion de moindre importance, espérons toutefois que les copains ont raison, que nous sommes face à une crise conjoncturelle à cause des prix excessifs … Mais j’ai tendance à penser que la crise est plus grave, plus qu’une crise qui par vocation est passagère, je crains plutôt un déclin …. D’ailleurs un déclin perceptible dans tout le luxe, pas uniquement les montres, le fric n’est plus chic, même Richard Mille dans l’ultra luxe connait sa première année un peu difficile.
    De toutes façons, il n’y a pas que les prix qui contribuent à la crise, effectivement l’économie mondiale se porte moins bien, en particulier dans les pays gros consommateurs, mais il est facile de constater des changements de préférences dans les dépenses, puis ne pas négliger la saturation du marché, l’offre est trop abondante, les stocks sont durablement plein chez les marques, et même Rolex, les stocks sont à ras bord chez les particuliers, des millions de montres dans des coffres de particuliers.

    #420004963556
    DON
    Membre
    Ludo888 a écrit:
    On est nombreux à l avoir dit depuis plusieurs mois voire années..personnellement je vois bien une nouvelle crise du secteur..sauf rolex (ou le marché va à mon avis également se normaliser avec op/ dj/ explo/ sub dispo immédiatement) et certaines marques ultra premium beaucoup de marques vont souffrir..qui plus est ça coïncide avec l ouverture de beaucoup de boutiques en propre (pour encore augmenter les marges)..

    Pour Rolex, le cas est intéressant car la marque semble avoir augmenté sa production alors que la bulle spéculative autour de la revente de ses montres a éclaté. Hasard de timing ou volonté de calmer cette spéculation ? En dehors de l’entretien de la désidérabilité de ses modèles, la spéculation ne lui rien rapporté directement. Le risque de la spéculation c’est que les « vrais » clients ne pouvaient pratiquement plus acquérir des modèles neufs et que cela enrichissait les mêmes gros clients qui s’empressaient de revendre pour faire une culbute x 2. Les vrais clients alors devaient s’armer de patience dans les infernales listes d’attente ou ils passaient à autre chose.

    Tu as raison de rappeler que des marques ont voulu développer leurs propres réseaux dans la distribution via des boutiques. Il est difficile à mon sens de passer d’un modèle avec des intermédiaires et un modèle désintermédié, le travail de distributeur ne s’improvise pas. Si la désintermédiation permet de récupérer la marge distributeur, il y a une série de dépenses qui alors incombent aux marques qui s’y sont prêtées et il faut développer des compétences qu’elles n’avaient pas auparavant. Enfin et surtout, en cas de crise, les AD sont des soupapes pour absorber les crises, soupape qui disparaît quand c’est le modèle de la vente directe qui est désormais privilégié…

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    #420004963557
    trinita
    Membre
    DON a écrit:
    Hasard de timing ou volonté de calmer cette spéculation ?

    pour rolex comme d’autres marques spéculatives ou les AD font la pluie et beau temps question attribution, la solution existe depuis très longtemps ailleurs,

    vous commandez sur le site de la marque du pays où vous résidez, et choisissez chez quel AD celle ci vous sera livrée, l’ad empoche la marge comme si l’avait vendue tout seul…

    Plus de stock, à gérer ni d’invendus de cette manière, après suffit de mettre un quota max par client et le tour est joué et cela permet d’ajuster la production avec une visibilité sur plusieurs années…

    #420004963558
    Ganesh
    Membre

    Je n’ai plus acheté de montre neuve depuis 4 ans en raison de cette folle augmentation des prix. Et parmi mes amis amateurs d’horlogerie, c’est un peu pareil.

    La plupart des grandes marques horlogères ont scié la branche sur laquelle elles étaient perchées avec leur course sans fin aux augmentations. Même Seiko , qui avait jusqu’il y a quelques années un rapport qualité prix très bon, s’y est mis.

    Et ce n’est pas moi qui pleurerai sur leur sort, les marques n’ont que ce qu’elles méritent. Dommage par contre pour les salariés et les AD qui ont fait vivre ces marques et qui seront les premiers à subir, quand la crise arrivera, ce qui me parait inéluctable.

    L’horlogerie va devenir un marché de niche qui n’intéressera plus que quelques passionnés fortunés.

    #420004963559
    DON
    Membre
    Ganesh a écrit:
    Je n’ai plus acheté de montre depuis 4 ans en raison de cette folle augmentation des prix. Et parmi mes amis amateurs d’horlogerie, c’est un peu pareil.

    La plupart des grandes marques horlogères ont scié la branche sur laquelle elles étaient perchées avec leur course sans fin aux augmentations. Même Seiko , qui avait jusqu’il y a quelques années un rapport qualité prix très bon, s’y est mis.

    Et ce n’est pas moi qui pleurerai sur leur sort, les marques n’ont que ce qu’elles méritent. Dommage par contre pour les salariés et les AD qui ont fait vivre ces marques et qui seront les premiers à subir, quand la crise arrivera, ce qui me parait inéluctable.

    L’horlogerie va devenir un marché de niche qui n’intéressera plus que quelques passionnés fortunés.

    Beaucoup de marques ont oublié qu’elles vendaient un objet qui était par nature dispensable. Certains marketeurs qui ont appuyé cette dérive tarifaire avaient le devoir de rappeler un élément tout simple qui en plus était enseigné lors de leur cursus : la pyramide des besoins.

    Billet : Parenthèse olympique, lendemains qui (dé)chantent - Page 2 Pyrami10
    Source : preventech consulting

    Maslow l’avait schématisé depuis plusieurs décennies. Une montre mécanique peut être un bel objet mais dans notre société actuelle elle n’est plus l’outil qui donne le temps, il y a eu les montres à quartz qui ont cassé les prix et bouleversé le secteur, il y a eu les téléphones portables, puis les smartphones, puis les montres connectées…

    Comment vendre des dizaines de milliers d’euros une tocante donne la même heure – à quelques précisions chronométriques près – qu’une montre à quartz d’entrée de gamme d’une dizaine d’euros ou un téléphone portable ? C’est cette question qui doit être centrale dans les états-majors car de cette questions partira les réflexions pour convaincre les clients que leur produit en vaut la peine. Cette réflexion est valable pour une Casio, une Tissot, une Rado ou une Hublot. Que l’on soit dans le luxe ou l’entrée de gamme, le but c’est de convaincre les clients que c’est cette montre qu’il leur faut : pour se faire plaisir, pour avoir le privilège d’avoir un bel objet rare, etc…

    Ces dernières années, les besoins dits physiologiques et les besoins en sécurité sont devenus plus onéreux pour une grande partie de la population aussi, pour les convaincre de passer encore à un acte d’achat en horlogerie, il faut un minimum de compréhension de l’environnement économique et social actuel mais aussi utiliser les bons ressorts et enfin arrêter de prendre les clients pour des gogos. Il ne faut pas croire qu’il n’y aura jamais d’inflation tarifaire mais il ne faut pas croire non plus que des augmentations à deux chiffres chaque année peuvent durer indéfiniment.

    Oui, un beau luxe peut exister avec de hauts tarifs. La place au soleil est néanmoins chère pour les marques et le trio de tête ne semble pas parti pour partager leur part de soleil. Oui, un beau moyen de gamme peut exister. Il doit prouver que la qualité est suffisamment importante pour que le client craque pour un bel objet qui va l’accompagner longtemps avec des finitions appropriées et un beau design.

    Mais non, les prix ne peuvent pas tous doubler ou tripler en 10 ans à force de surenchère tarifaire. A un moment, la demande ne peut plus suivre à mon avis, elle a d’autres priorités. La bulle a été entretenue très longtemps grâce aux marchés émergents mais tôt ou tard un plafond allait être atteint. Pour trivialiser, tout le monde ne peut pas s’offrir des montres à 10000 euros et, de même, toutes les marques ne peuvent pas vendre des montres à 10000 euros, c’était la logique même.

    L’horlogerie ne se réduit pas pour autant à un marché destiné au dernier centile de la population disposant de très hauts revenus. Il y a d’autres segments dans l’horlogerie, et là aussi, il y a eu des augmentations tarifaires mais il reste tout de même quelques possibilités pour la clientèle « normale » de se faire plaisir. J’en parlerais par la suite.

    Chinois

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    #420004963560

    Je l’ai déjà dit mais @Don ta planche à billet fait du beau travail.
    Du plus vrai que nature!

    J’éspere juste que les faiseurs de tarifs horlogers sont de grands sportifs et pratiquent un sport à la mode. Un sport dans le vent. Du Wingsuit par exemple. On fait de belles images, on impressionne par sont talent.
    …Mais quend on tombe: on tombe!

    Samedi 17 dernier j’ai écris sur le fil Breguet:


    #420004963561
    leo
    Membre

    Pour apporter un brin d’optimisme au débat je dirais que les augmentations de ces dernières années sont peut être derrière nous (faut quand même qu’il reste des acheteurs et je suppose que les dirigeants des grandes manufactures ne sont pas tous des abrutis finis Wink) …

    Après ça commence à faire un moment qu’on parle des faillites à venir des dites manuf, et à ce jour, à mon modeste niveau de connaissance, je ne peux citer aucune marque  » prémium  » ayant mis la clé sous la porte …

    Wait en see !

    #420004963562
    gump25000
    Membre

    Certaine manufacture sont pas très en forme pour autant.

    Le groupe Kering par exemple a revendu son pole horloger à ces dirigeants.
    Le fer de lance du groupe était Ulysse Nardin.
    Kering par ailleurs se fait sérieusement chahuter en bourse depuis plusieurs mois avec un cours divisé par 2.

    On peut aussi voir le rachat de l’épée par LVMH comme un sauvetage. LVMH parle de proteger les savoir faire.
    Quelque semaine après c’était MB et F qui vendait une partie de son capital à Chanel.

    Pour ces micro marques, il suffit de vendre quelques dizaine de montre en moins par an et les chiffres passent direct au rouge vif.

    On peut aussi parler des revendeurs sur le marché de l’occasion.
    Cresus est placé en redressement judiciaire.

    Certaines plateforme de vente de montre d’occasion sur internet ont licensié massivement aussi.
    Ils doivent se retrouver avec des montagnes de Rolex acheté au prix fort qu’ils ne peuvent plus revendrent à cause d’une demande moins importante et des prix du gris qui baisse.

    Je pense qu’on est qu’au début. La situation économique en Chine ou de nombreuses marques se sont tourné n’est pas pret de s’ameliorer rapidement.

    #420004963563
    misterb
    Membre

    J ai aussi le sentiment que ce n’est que le début. les rapports du SG sont publics, un oeil averti pourrait nous en faire une exègèse aux petits onions pour nous beotiens.

    #420004963564
    Bach609
    Membre

    Déjà merci pour le billet, et la qualité globale des échanges.

    Un petit mot étant donné que je travaille dans ce milieu et le dév produit.
    Je pense en toute franchise que les marques ne se sont pas juste dit : « on en profite, on augmente autant qu’on veut et ils suivront », en 6 ans dans les deux entreprises où j’ai travaillé, je n’ai jamais entendu un tel discours.

    Il y a eu probablement quelques tentatives pour les plus gourmandes, mais dans l’ensemble, tout a beaucoup augmenté en 5 ans:
    – Les salaires, en 5 ans, entre 5 et 8%
    – Les fournisseurs, facilement 10% (entre 2 et 7% par année suivant lesquels !!)
    – Le cours Eur/CHF : j’estime à 10% en regardant rapidement les courbes

    Un calcul simple, mais une montre avec un prix de revient de 2’000 CHF, vendue 10’000 CHF HT ou 9500€ HT (coef 5 pour faire simple, oui c’est beaucoup, mais ça l’a toujours été), 5 ans après, si on rajoute les 10% fournisseur, elle passe à 2’200 CHF HT, soit 11’000 CHF HT ou 11660€ HT avec les nouveaux taux. La TVA à 20% fait le job de rajouter encore.
    Pour la même montre, on passe grossomodo de 11’400€ TTC à 13’992€ TTC en 5 ans, sans que la marque ne prenne un sous de plus, et paie plus les fonctions support qui ne participent pas directement au prix de revient des pièces (R&D, IT, RH, Marketing, vente, exped, etc).

    -> 22% d’augmentation pour le client européen final, sans que la marque ne prenne 1 centime en plus.
    Comme beaucoup l’ont signalé, les quantités de production baissent, car moins d’acheteurs, mais les prix de revient augmentent quand les quantités baissent, encore un facteur aggravant la situation.

    Evidemment, il y a des abus, des positionnements tarifaires, mais attention aux raccourcis quand même, peu de l’argent de toutes ces augmentations vont dans les poches des entreprises, et celui-ci sert en partie aux augmentations des salariés lié au coût de la vie. J’essaye d’être le plus objectif possible, et les chiffres énoncés sont de part mon expérience et ce que j’ai vu au fil de 6 dernières années et vraiment à titre d’exemple. Mais comme on le voit, tout cumulé, ça augmente très vite.

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