FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Pas de licenciements prévus pour la marque horlogère Breitling
- Ce sujet contient 139 réponses, 33 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
fdm44, le il y a 9 années.
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1 octobre 2017 à 23h46 #420003376643
Necro
MembrePas non plus dit qu’ils ne faisaient pas de belles montres. Juste qu’ils font des montres qui se vendent pas…
Et sponsoriser la restauration d’un DC3… Oui ok mais au 21ème siècle ça fait vendre combien de montres ?? 1000, 2000 et encore c’est pour être sympa.
Breitling les 10 dernières années c’est l’exemple d’un ratage stratégique typique. Désolé c’est un peu mon métier. Donc Breitling devient l’exemple à ne pas suivre. Et quand on explique le cas à un groupe de non fans, tout le monde le comprend très bien. T’explique Omega en parallèle et on comprend très vite la différence de positionnement.
Le problème principal de la marque est d’ailleurs celui-là ; ne vendre quasiment qu’aux fans. Qu’en t’en est là c’est super dur derrière de remonter la pente. Parce qu’une Navi c’est jolie mais les fans de l’aviation des années 60 c’est cool mais c’est pas un marché de masse non plus

Breitling s’est placé sur la technique en montant les prix sur le in house. Super. Sauf qu’un mouvement mécanique au 21ème tu ne le vends pas sur de la technique à moins de rien comprendre. Parce qu’une montre mécanique c’est dépassée depuis 50 ans… Le cas contraire est typiquement Hublot qui vend bien plus et plus cher que Breit avec des 7750 à 10 000 euros. Eux ils ont compris comment tu fais passer la pilule et ça marche.
Rien de perdu pour la marque mais il est grand de revenir à la base de la vente : tu ne fabriques pas ce qu’aime toi mais ce que veulent les acheteurs.
1 octobre 2017 à 23h55 #420003376644fdm44
MembreL’architecture de cette lunette à cavaliers a considérablement évolué.
Voir la lunette de profil est un véritable ravissement, la lunette est pentue entre chaque cavalier pour faciliter la manipulation de la lunette.
On ne s’en rend pas compte lorsqu’on regarde la montre de face, on croit la lunette plane mais mais son profil ne l’est absolument pas, il est quasi hypnotique par son architecture très travaillée :


Nic
las1 octobre 2017 à 23h57 #420003376645foversta
MembreBreitling est pour moi une marque qualitative et j’apprécie le sérieux de la fabrication et les finitions.
Mais il y a deux gros problèmes selon mon point de vue:
– un paquet de références dans le catalogue et il va falloir nettoyer sévèrement
– un problème de taille: c’est soit trop grand, soit trop petit mais jamais ce qu’il faut…Enfin, les vecteurs traditionnels de communication de la marque ne font plus rêver et c’est peut-être là le plus gros enjeu.
2 octobre 2017 à 0h11 #420003376646fdm44
Membre- Necro a écrit:
- Pas non plus dit qu’ils ne faisaient pas de belles montres. Juste qu’ils font des montres qui se vendent pas…
Et sponsoriser la restauration d’un DC3… Oui ok mais au 21ème siècle ça fait vendre combien de montres ?? 1000, 2000 et encore c’est pour être sympa.
Breitling les 10 dernières années c’est l’exemple d’un ratage stratégique typique. Désolé c’est un peu mon métier. Donc Breitling devient l’exemple à ne pas suivre. Et quand on explique le cas à un groupe de non fans, tout le monde le comprend très bien. T’explique Omega en parallèle et on comprend très vite la différence de positionnement.
Le problème principal de la marque est d’ailleurs celui-là ; ne vendre quasiment qu’aux fans. Qu’en t’en est là c’est super dur derrière de remonter la pente. Parce qu’une Navi c’est jolie mais les fans de l’aviation des années 60 c’est cool mais c’est pas un marché de masse non plus

Breitling s’est placé sur la technique en montant les prix sur le in house. Super. Sauf qu’un mouvement mécanique au 21ème tu ne le vends pas sur de la technique à moins de rien comprendre. Parce qu’une montre mécanique c’est dépassée depuis 50 ans… Le cas contraire est typiquement Hublot qui vend bien plus et plus cher que Breit avec des 7750 à 10 000 euros. Eux ils ont compris comment tu fais passer la pilule et ça marche.
Rien de perdu pour la marque mais il est grand de revenir à la base de la vente : tu ne fabriques pas ce qu’aime toi mais ce que veulent les acheteurs.
Désolé mais c’est aussi « un peu » mon métier et je ne partage pas cette analyse qui se veut passéiste et réduite au marché Européen.
Ce que tu dis a été vrai il y a quelques années mais ce n’est plus le cas, raison pour laquelle Breitling progresse d’ailleurs sur le continent Américain.
Breitling a un positionnement bien affirmé, son « ADN », comme certains aiment le dénommer, et s’y tient tout en proposant de plus en plus de montres adaptées aux marchés qui vivent et non qui survivent, pour opposer l’Amerique à l’Europe, l’Asie n’ayant jamais été le marché phare de l’Asie.
Tu as une vision de Breitling du milieu des années 2000, le catalogue a bien évolué depuis.
Quant à la communication, Breitling à la chance d’avoir une grande notoriété et a une histoire à raconter, les évolutions viennent par touches successives sans bousculer les fondamentaux, la venue de David Beckham est une de ces évolutions notamment…
2 octobre 2017 à 0h20 #420003376647fdm44
Membre- foversta a écrit:
- Breitling est pour moi une marque qualitative et j’apprécie le sérieux de la fabrication et les finitions.
Mais il y a deux gros problèmes selon mon point de vue:
– un paquet de références dans le catalogue et il va falloir nettoyer sévèrement
– un problème de taille: c’est soit trop grand, soit trop petit mais jamais ce qu’il faut…Enfin, les vecteurs traditionnels de communication de la marque ne font plus rêver et c’est peut-être là le plus gros enjeu.
D’accord avec toi, FX
, le gros boulot pour Breitling est là. S’il n’est pas trop difficile d’aérer le catalogue trop complexe, changer la communication pour de nouveaux acheteurs sans heurter les anciens qui le sont toujours, n’est pas une mince affaire…
2 octobre 2017 à 0h21 #420003376648Botev
MembreJe trouve important (sans être du metier) de ne pas couper les racines de l’arbre en voulant se moderniser trop rapidement sous peine de perdre son identité. Dans cette optique, la démarche de communication décrite par Nicolas me paraît pertinente.
Il ne faut pas également perdre des yeux que Breitling n’as pas la même taille, ni la même cible que d’autres maisons horlogères. Personnellement je ne mettrai jamais 10k € et plus dans une Hublot sous le prétexte que c’est moderne et que ca communique (efficacement) à travers le foot (simple exemple et non une critique). Par contre je n’aurais aucun mal à décider d’acheter pour le même montant une Breit ou une Rolex. Des maisons avec des traditions et des mouvements qui me parlent.
Je n’ai rien contre Hublot, c’est juste pas ma came. Au delà d’une montre, j’achète l’histoire, le savoir faire et les traditions de la maison qui la fabrique.
2 octobre 2017 à 0h40 #420003376649foversta
MembreMon propos n’est évidemment pas de transformer Breitling en Hublot et évidemment qu’il ne faut pas se couper de la clientèle « de base ».
D’abord, Breitling n’est pas un petit acteur mais un acteur important du marché et un acteur généraliste. Et donc, bien évidemment qu’il a la même cible que les autres. A partir du moment où les prix proposés sont dans le même ordre de grandeur que les confrères, on a les mêmes cibles. Breitling est concurrent de Rolex, est concurrent de Hublot etc…
Le problème, pour tout le monde, est le renouvellement de la clientèle. Tu as 40 ans, je suis un peu plus âgé. Admettons que l’on fasse partie de la même génération. On va dire que les trentenaires ont encore un peu les mêmes ressorts que nous. Mais derrière?
Aujourd’hui, le plus gros danger pour l’industrie horlogère est le renouvellement de la clientèle. A partir du moment où notre génération et la suivante arrêteront d’acheter des montres, il n’y a, à ce jour, quasiment RIEN qui suit. Les jeunes ne sont pas fascinés par l’horlogerie et les thèmes chers à Breitling, Rolex et autres ne sont pas dans leur imaginaire.
Je suis très surpris de voir la quantité de jeunes qui ne portent PAS de montre. La montre connectée, on oublie, cela ne sera jamais un danger puisqu’elle n’intéresse pas non plus voire même encore moins les jeunes.
Donc comment des marques comme Rolex ou Breitling arriveront à séduire cette nouvelle clientèle? C’est tout l’enjeu et les signes d’érosion, y compris chez Rolex, sont bien présents. C’est là tout l’avenir de l’industrie qui se joue. Et ce n’est pas Air Breitling et Travolta (je caricature évidemment) qui permettront d’avoir ces nouveaux relais de croissance.
2 octobre 2017 à 0h47 #420003376650km’rol
MembreJe suis d’accord totalement , c’est le renouvelement de la clientèle qui est en jeu même si je pense que l’iwatch peut redonner goût à la montre ou objet multifonctions de poignet aux jeunes générations , moins de 25 ans disons
2 octobre 2017 à 0h55 #420003376651Botev
MembreJe suis d’accord que le renouvellement de la clientèle est le nerf de la guerre. Après je ne suis pas certain que le client cible de Hublot et les autres marques plus modernes soit totalement le même que celui des traditionnelles car elles n’utilisent pas les mêmes vecteurs de communication et d’adhésion. Mais n’étant pas du métier je n’ai pas le fond assez solide pour en débattre et donc je vais m’abstenir. Une étude sociologique sur les catégories socio-professionnelles des clients des différentes marques sera un moyen intéressant pour faire des recoupements.
2 octobre 2017 à 1h24 #420003376652DON
Membre- foversta a écrit:
- Aujourd’hui, le plus gros danger pour l’industrie horlogère est le renouvellement de la clientèle. A partir du moment où notre génération et la suivante arrêteront d’acheter des montres, il n’y a, à ce jour, quasiment RIEN qui suit. Les jeunes ne sont pas fascinés par l’horlogerie et les thèmes chers à Breitling, Rolex et autres ne sont pas dans leur imaginaire.
Je suis très surpris de voir la quantité de jeunes qui ne portent PAS de montre.
C’est un constat que je fais également. Pire encore : le réflexe de regarder son téléphone pour consulter l’heure est particulièrement ancré et cela devient un véritable automatisme mais…
- km’rol a écrit:
- Je suis d’accord totalement , c’est le renouvelement de la clientèle qui est en jeu même si je pense que l’iwatch peut redonner goût à la montre ou objet multifonctions de poignet aux jeunes générations , moins de 25 ans disons
C’est effectivement un axe de réflexion à ne pas négliger
: Apple Watch et Cie peuvent recréer chez les jeunes le réflexe de consulter l’heure à son poignet. Tout phénomène qui prend de la démesure provoque nécessairement son contraire par un retour de mode qui s’observe très souvent : le fait qu’une part très importante des jeunes ne portent pas de montres actuellement entrainera également son contraire avec les années.
La question est : est-ce que le laps de temps qui va s’écouler pour que le comportement de consommation de la génération Z change sera suffisamment court pour éviter au secteur horloger un trop grand trou d’air (dans la consommation de ses produits plus traditionnels) ?
Pendant ce temps :
- foversta a écrit:
- Et ce n’est pas Air Breitling et Travolta (je caricature évidemment) qui permettront d’avoir ces nouveaux relais de croissance.
Certaines marques à l’image vieillissante (hélas car elles sont tellement intéressantes) gardent certains réflexes dans le management et dans le marketing/communication qui risquent de les nuire de plus en plus.
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w2 octobre 2017 à 2h44 #420003376653Leopal
Membre- fdm44 a écrit:

Pour moi le problème sur cette lunette c’est plus le lettrage que les cavaliers, qui sont certes assez désuets mais quand même moins datés que ces chiffres. Quand était-ce moderne d’ailleurs, dans les années 70 ou 80?
2 octobre 2017 à 3h15 #420003376654Botev
Membre
2 octobre 2017 à 3h43 #420003376655fdm44
Membre- Leopal a écrit:
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Pour moi le problème sur cette lunette c’est plus le lettrage que les cavaliers, qui sont certes assez désuets mais quand même moins datés que ces chiffres. Quand était-ce moderne d’ailleurs, dans les années 70 ou 80?
Ce jugement de valeur ne regarde que toi, le verre hesalite de la Speedmaster est désuet et pourtant il plait toujours énormément …
Personnellement ni ces cavaliers ni ces chiffres sur la lunette ne me paraissent désuets ou dépassés.
2 octobre 2017 à 4h20 #420003376656barney
MembreEt puis la qualité de fabrication transpire de cette photo…
Les aiguilles, les index et le logo appliqués…c’est magnifiqueEt là aussi d’ailleurs


J’espère qu’ils continueront longtemps de sortir de tels modèles
2 octobre 2017 à 5h14 #420003376657km’rol
MembreBreitling c’est de la qualité de fabrication et j’ai entendu un sav compétent , what else ?
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