Actu: Le commerce en ligne, une lueur d’espoir pour le secteur horloger (étude)

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  • Ce sujet contient 52 réponses, 21 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par fdm44, le il y a 10 années.
15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 53)
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  • #420003384981
    radiomir
    Membre
    Manivel a écrit:
    Il existe déjà dans le marché gris avec des prix plus avantageux.
    Quitte a sauter le pas du net pour l’acheteur, autant aller sur le gris.
    Sur le net la concurrence sera directe et pas en faveur des officiels.
    Pourquoi acheter en ligne plein pot une montre que l’on trouve a -30/100 sur la page d’à côté…

    Personne ne sait ce qu’est le gris, et c’est toujours plus rassurant de passer par l’officiel quand tu lâches 5K, ama.

    DraperDon a écrit:
    Estimé Radiomir, point intéressant, je vais approfondir : il ne faut pas sous-estimer la capacité des clients – qui se mettent en quête d’une montre sans pour autant avoir les connaissances d’un FAMeur chevronné – de rechercher des informations, de lire les forums (en tant qu' »invité » par exemple sur FAM ou tout simplement en utilisant l’ami google). Il a été observé dans d’autres secteurs un progrès notable de la connaissance qui est basée sur l’influence des forums et des blogs, fait observé par plusieurs spécialistes de certains secteurs (notamment dans la mode).
    Il y aura toujours beaucoup plus de visiteurs que de participants dans les forums et les blogs et ce sont souvent ces personnes qui recherchent des informations sur un modèle qui les intéresse par exemple et qui vont baser leurs achats avoir avoir croisé (plus ou moins adroitement) différentes sources d’information. La génération Z (pour donner un nom un peu pompeux) est hyper connectée et quand elle souhaite un produit, elle croise ces différentes sources d’informations via Internet : c’est un comportement de consommation qui a profondément changé et surtout par rapport à ce que le réseau de distribution actuel de la majorité du secteur horloger est capable de faire face.

    Tu as raison, c’est vrai pour la génération Z, mais pas pour la mienne, la X (la Y a plus de facilité avec les nouvelles technologies).
    Mais le souci que je vois, c’est au niveau du pouvoir d’achat.
    Si je prends une montre à 3000€,
    – les Z ne peuvent pas encore se la payer, mais en savent déjà tout (mon fils de 4 ans sait déjà tout de son Explo II Actu: Le commerce en ligne, une lueur d'espoir pour le secteur horloger (étude) - Page 2 Blunt_gi ), ou s’en foutent complètement
    – les Y peuvent ou pourront bientôt, et certains en savent presque déjà tout (ma femme)
    – les X par contre, peuvent se la payer tranquille, mais galèrent à trouver des infos (mes parents)
    Ensuite comme tu le dis, croiser adroitement les infos ne semble pas être une sinécure quand on voit ce que les Z et les Y portent au poignet (Louis Cottier, Diesel,… toutes ces marques vendant via e-shop).
    Concernant les Z hyperconnectés, ils vont plutôt backer sur Kickstarter plutôt que franchir la porte d’un AD, ama.

    DraperDon a écrit:
    d’autres devront tôt ou tard se repositionner : quelle est la vraie valeur perçue par les clients de mon produit ? Question fondamentale.

    Pour moi, la question fondamentale serait plutôt: combien un client est-il prêt à payer un produit?
    Comme disent les Américains: market based pricing.
    Mais ça revient un peu au même au final.

    DraperDon a écrit:
    – en ajustant ses prix : de manière « informelle » en pratiquant des rabais/marges de négociation larges (ou via les Ventes Privées comme cela s’est vu à plusieurs reprises ces derniers temps)

    Ça c’est se tirer une balle dans le pied (cf. Maurice Lacroix) car le résultat est d’assimiler cette marque à toutes les autres bouses sino-suisses des VP.
    Et ça se sent à la revente.

    DraperDon a écrit:
    Les entreprises ne font pas de mécénat mais si elles veulent continuer à exister elles doivent investir là où c’est stratégique

    On est sur la même longueur d’onde…

    DraperDon a écrit:
    (qualité des produits et des services), faire du cost-killing là où c’est devenu inutile (excès de communication/sponsoring et d’événementiel dont le retour sur investissement est devenu très douteux)

    Pour moi la R&D, le Marketing voire le Market Intelligence, et le SAV sont là où il faut mettre le paquet.
    OK pour éliminer les excès, mais forcément pas les supprimer totalement (on peut avoir le meilleur produit du monde, si personne ne le sait, ça ne se vend pas).

    DraperDon a écrit:
    s’adapter par rapport à la demande qui change profondément en adoptant l’omnicanal par exemple.

    C’est quoi l’omnicanal?

    #420003384982
    DON
    Membre

    @Radiomir :

    A quelques nuances près, on est sur la même longueur d’onde.

    Je rajouterai juste que les générations les plus récentes adoptent un comportement ultra-pragmatique : pour avoir eu cette question de très très nombreuses fois (sur une autre plateforme sur laquelle je donnais quelques modestes conseils et où la moyenne d’âge est de 20-25 ans) : « mon budget est de 250 euros, je veux une montre habillée, vous pensez que ce kickstarter est intéressant sinon que proposez-vous ? »

    Il y a eu une vague de Kickstarters centrée sur les mêmes caractéristiques (style minimaliste/verre saphir/mouvement « suisse » type ronda/assemblage en Chine) mais tous les jeunes n’ont pas sautés dessus : ils croisent les informations rapidement (et peut-être maladroitement de temps en temps) et pour 1 personne qui pose cette question, il y a 100 « lurkers » du même âge qui pompent les informations/bons plans sans participer. Je ne tire pas non plus de conclusions définitives, il y a une partie qui ne va pas se poser de questions (je veux une marque ou un design à la mode sur une montre qui fonctionne, point barre), une autre partie qui calcule son budget et veut l’optimum en croisant quelques sources d’informations mais sans passer trop de temps à rechercher non plus (cas que j’ai mentionné) et enfin ceux qui approfondissent et se cultivent (minorité).

    Pour revenir à l’omnicanal, je vais fournir un schéma et une source :

    Actu: Le commerce en ligne, une lueur d'espoir pour le secteur horloger (étude) - Page 2 Multicanal-omnicanal

    http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/omnicanal-multicanal-difference-definition-201510.html

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    #420003384983
    arbigoud
    Membre

    bonsoir ! je n’ai pas vu ce point de vue relayé ici, et parce que vous débattez souvent de ces sujets …

    voici un article paru ce matin sur Boursorama Lifestyle, section « horlogerie »

    « En France comme à l’étranger, le e-commerce a connu une croissance fulgurante ces dernières années. Faire ses achats en ligne est peu à peu entré dans les moeurs, surtout en ce qui concerne l’habillement, les voyages et les produits culturels. Pourtant, le secteur de l’horlogerie s’est toujours montré frileux à l’idée de proposer ses créations sur Internet. Mais à l’heure où il connaît un contexte difficile, notamment à cause de la démocratisation des montres connectées, se tourner vers le e-commerce pourrait bien permettre aux ventes de garde-temps classiques de redécoller … »

    la suite est ici :http://lifestyle.boursorama.com/article/le-e-commerce-une-bouee-de-sauvetage-pour-l-horlogerie_a4947/1

    si ceci fait doublon, j’avoue compter sur les modos pour modérer tout ça, et faire le ménage confiused

    (edit PY : j’ai fusionné).
    réactivité bluffante, PY … /clapclap Smile

    #420003384984
    Boc21
    Membre

    Il est évident que la vente directe du producteur au consommateur est l’avenir du commerce.
    On est partis dans une déflation et tout ce qui abaisse les couts est bon à prendre (dans le cas présent en bousillant les intermédiaires et contribuant à accentuer la crise en générant de nouveaux chomeurs).
    Sérieusement, que l’horlogerie ne s’éveille que maintenant aux opportunités ouvertes par le net laisse songeur.
    Plus sérieusement encore il y a de quoi rigoler compress
    Dans le milieu où je travaille, à savoir l’édition de livres, la vente directe de l’éditeur au particulier, notamment grâce au net permet des gains juste phénoménaux puisque l’on zappe non seulement le libraire mais aussi le distributeur…quand on sait que chacun zappe 30 % du prix de vente je vous laisse imaginer Rolling Eyes
    Hors la fixation du prix de vente prend évidemment en considération toutes ces marges et frais d’envoi…donc en cas de vente directe les bénéfices sont justes décuplés.
    Or nous sommes sous le coup d’une loi rendant le prix du livre unique, quel que soit l’endroit où on l’achète ça DOIT être au prix indiqué sur l’étiquette hormis une remise max de 5 %.
    On peut même attaquer un éditeur offrant les frais de port en considérant ces derniers comme une remise supérieure à 5% déguisée, c’est dire notre marge de manoeuvre.
    Reste qu’un éditeur sérieux désireux d’inciter néanmoins à l’achat direct a d’autres ruses, comme offrir un coffret, un exemplaire cadeau d’un petit ouvrage lié à l’achat de son livre…bref une petite attention commerciale parfois plus que symbolique.
    Espérons que le secteur de l’horlogerie aura le même bon sens commercial (un bracelet supplémentaire offert, une boite de présentation de qualité supérieure….).

    #420003384985
    francoisb
    Membre

    Personnellement, à moins d’une belle remise (directe ou pas), je ne me vois pas acheter un objet d’une telle valeur par correspondance : j’ai moyennement confiance en la délicatesse des livreurs, sauf à ce que les marques établissent un système de distribution qui leur serait propre.

    Par exemple dans le genre « réunion tupperware », où un agent de la marque se déplacerait, ajusterait le bracelet, etc.

    #420003384986
    Zehyr
    Membre
    francoisb a écrit:
    Personnellement, à moins d’une belle remise (directe ou pas), je ne me vois pas acheter un objet d’une telle valeur par correspondance : j’ai moyennement confiance en la délicatesse des livreurs, sauf à ce que les marques établissent un système de distribution qui leur serait propre.

    Par exemple dans le genre « réunion tupperware », où un agent de la marque se déplacerait, ajusterait le bracelet, etc.

    Ca serait mieux pour nous en effet. Mais je ne suis pas sur que les marques y voient le même intérêt : embaucher et former du personnel, acheter des véhicules supplémentaires pour faire voyager des produits très coûteux, risquant d’être abîmés ou volés.

    Le prix pourrait augmenter encore plus…

    #420003384987
    francoisb
    Membre

    Et oui… mais vu du côté client, c’est pareil.

    Gérer la non réception d’un colis de linge à 50 €, c’est pas pareil que gérer celle d’un objet à 10.000 €. Et sauf à avoir des assurances « cool », ou une acceptation du risque par le fabricant, je ne vois pas grand monde susceptible d’adhérer à ce principe.

    Ca pourrait séduire le client perdu au fond de sa campagne, mais je vois mal celui là commander par internet, se faire livrer par une société tierce, sachant qu’en cas de besoin de recourir au SAV, le bijoutier du coin lui dira de renvoyer lui même sa montre à l’expéditeur.

    (assumer le sav, c’est quand même se soumettre à l’humeur du réclamant, payer les frais d’expédition, entendre le client râler sur les délais, gérer sa déception si le SAV n’a pas été impeccable, etc. , le tout sans être rémunéré pour…)

    Pour ce qui est du coût d’une flotte automobile, vu le loyer et le personnel présent dans les boutiques officielles, je ne sais pas si ça coûterait plus cher (quand je suis passé chez Jaeger place vendôme, outre les locaux immenses, il y avait au moins 7 personnes, vigiles compris).

    #420003384988

    Steinhart fait cela depuis le début…. Chinois Fier 2

    #420003384989
    lithium
    Membre

    Il y a quelques années lorsqu’on se connectait pour la première fois sur le site de Breitling, on avait un avertissement en très grand et jaune sur fond noir: « Breitling ne vend ses montres que chez les AD, et jamais sur Internet. »

    (C’était le cas d’autres marques aussi mais je me souviens de Breitling).

    Désormais les marques horlogères vont se mettre à vendre sur Internet, c’est quand même un virage à 180 degrés Wink

    #420003384990
    francoisb
    Membre
    JeanPaul Bertrand Demanes a écrit:
    Steinhart fait cela depuis le début…. Chinois Fier 2

    Steinhart n’est pas sur le marché du luxe… La clientèle n’est pas la même. Je suis passé chez JLC la semaine dernière à Paris, il y avait un client devant moi, pas le genre à s’intéresser à quelque chose qu’il ne peut pas essayer, toucher, voir : une montre, ce n’est pas comme des chaussures, dont on commande 5-6 paires pour voir et qu’on n’en garde qu’une…

    Tu m’aurais dis Nomos encore, pourquoi pas, même si ce dernier a des distributeurs quand même.

    C’est comme si au lieu d’inviter les bonnes clientes à la fashion week ou à des évènements privés, les marques de haute couture envoyait un catalogue façon les 3 suisses (pour rester en helvétie, même s’il n’y a pas de rapport)…

    #420003384991
    Vyma
    Membre

    La plupart vont essayer les montres chez les ad et ensuite les commandes moins chère sur le net.Ca revient au même.L’argent tombe toujours dans les caisses des marques.

    #420003384992
    Nouch30
    Membre
    Vyma a écrit:

    La plupart vont essayer les montres chez les ad et ensuite les commandes moins chère sur le net.Ca revient au même.L’argent tombe toujours dans les caisses des marques.

    Si c’était le cas il n’y aurait plus d’AD…

    Ce n’est pas parce que ici beaucoup le font, qu’il faut généraliser.

    De plus quand une marque vend en direct, elle multiplie sa marge facilement par 3… tout bénef, même si ça représente peu de ventes.

    #420003384993
    Vyma
    Membre
    Nouch30 a écrit:

    Si c’était le cas il n’y aurait plus d’AD…

    Ca commence doucement non?

    #420003384994
    francoisb
    Membre

    Jusqu’au jour où les clients potentiels n’auront plus de revendeur à proximité (disons 2 heures de route aller, comme c’est déjà le cas pour certaines marques de milieu de gamme, non représentées dans certains départements).

    Le client d’une montre à plus de 3000 € veut souvent un contact qui le rassure quand à la pérennité de son acquisition, sur le suivi, le SAV. S’il entend qu’il va devoir faire confiance à un transporteur, gérer lui même la perte du colis (même si on est assuré, ça peut être lourd), les conséquences de chocs potentiels, etc., ça risque de coincer.

    #420003384995
    osswald
    Membre

    Ce qui me gêne le plus dans le net,c’est le sav.Si’il n’y a plus d’AD (grandes marques et grands prix),comment faire pour envoyer une montre

    au sav pour réparation ou entretien etc… ??Le client se prend en charge Incompréhensible

    Maintenant les petites manuf qui ne travaillent qu’avec le net (pas les mêmes prix,Glycine,Sinn etc..) pas trop de choix pour le client que de

    renvoyer lui-même la montre,le peu d’AD de ces marques sont tellement rares.

    Cdtl

    En espérant être à peu près clair.

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