FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Le commerce en ligne, une lueur d’espoir pour le secteur horloger (étude)
- Ce sujet contient 52 réponses, 21 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
fdm44, le il y a 10 années.
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29 septembre 2016 à 1h17 #420003384981
radiomir
Membre- Manivel a écrit:
- Il existe déjà dans le marché gris avec des prix plus avantageux.
Quitte a sauter le pas du net pour l’acheteur, autant aller sur le gris.
Sur le net la concurrence sera directe et pas en faveur des officiels.
Pourquoi acheter en ligne plein pot une montre que l’on trouve a -30/100 sur la page d’à côté…
Personne ne sait ce qu’est le gris, et c’est toujours plus rassurant de passer par l’officiel quand tu lâches 5K, ama.
- DraperDon a écrit:
- Estimé Radiomir, point intéressant, je vais approfondir : il ne faut pas sous-estimer la capacité des clients – qui se mettent en quête d’une montre sans pour autant avoir les connaissances d’un FAMeur chevronné – de rechercher des informations, de lire les forums (en tant qu' »invité » par exemple sur FAM ou tout simplement en utilisant l’ami google). Il a été observé dans d’autres secteurs un progrès notable de la connaissance qui est basée sur l’influence des forums et des blogs, fait observé par plusieurs spécialistes de certains secteurs (notamment dans la mode).
Il y aura toujours beaucoup plus de visiteurs que de participants dans les forums et les blogs et ce sont souvent ces personnes qui recherchent des informations sur un modèle qui les intéresse par exemple et qui vont baser leurs achats avoir avoir croisé (plus ou moins adroitement) différentes sources d’information. La génération Z (pour donner un nom un peu pompeux) est hyper connectée et quand elle souhaite un produit, elle croise ces différentes sources d’informations via Internet : c’est un comportement de consommation qui a profondément changé et surtout par rapport à ce que le réseau de distribution actuel de la majorité du secteur horloger est capable de faire face.
Tu as raison, c’est vrai pour la génération Z, mais pas pour la mienne, la X (la Y a plus de facilité avec les nouvelles technologies).
Mais le souci que je vois, c’est au niveau du pouvoir d’achat.
Si je prends une montre à 3000€,
– les Z ne peuvent pas encore se la payer, mais en savent déjà tout (mon fils de 4 ans sait déjà tout de son Explo II
), ou s’en foutent complètement
– les Y peuvent ou pourront bientôt, et certains en savent presque déjà tout (ma femme)
– les X par contre, peuvent se la payer tranquille, mais galèrent à trouver des infos (mes parents)
Ensuite comme tu le dis, croiser adroitement les infos ne semble pas être une sinécure quand on voit ce que les Z et les Y portent au poignet (Louis Cottier, Diesel,… toutes ces marques vendant via e-shop).
Concernant les Z hyperconnectés, ils vont plutôt backer sur Kickstarter plutôt que franchir la porte d’un AD, ama.- DraperDon a écrit:
- d’autres devront tôt ou tard se repositionner : quelle est la vraie valeur perçue par les clients de mon produit ? Question fondamentale.
Pour moi, la question fondamentale serait plutôt: combien un client est-il prêt à payer un produit?
Comme disent les Américains: market based pricing.
Mais ça revient un peu au même au final.- DraperDon a écrit:
- – en ajustant ses prix : de manière « informelle » en pratiquant des rabais/marges de négociation larges (ou via les Ventes Privées comme cela s’est vu à plusieurs reprises ces derniers temps)
Ça c’est se tirer une balle dans le pied (cf. Maurice Lacroix) car le résultat est d’assimiler cette marque à toutes les autres bouses sino-suisses des VP.
Et ça se sent à la revente.- DraperDon a écrit:
- Les entreprises ne font pas de mécénat mais si elles veulent continuer à exister elles doivent investir là où c’est stratégique
On est sur la même longueur d’onde…
- DraperDon a écrit:
- (qualité des produits et des services), faire du cost-killing là où c’est devenu inutile (excès de communication/sponsoring et d’événementiel dont le retour sur investissement est devenu très douteux)
Pour moi la R&D, le Marketing voire le Market Intelligence, et le SAV sont là où il faut mettre le paquet.
OK pour éliminer les excès, mais forcément pas les supprimer totalement (on peut avoir le meilleur produit du monde, si personne ne le sait, ça ne se vend pas).- DraperDon a écrit:
- s’adapter par rapport à la demande qui change profondément en adoptant l’omnicanal par exemple.
C’est quoi l’omnicanal?
29 septembre 2016 à 1h41 #420003384982DON
Membre@Radiomir :
A quelques nuances près, on est sur la même longueur d’onde.
Je rajouterai juste que les générations les plus récentes adoptent un comportement ultra-pragmatique : pour avoir eu cette question de très très nombreuses fois (sur une autre plateforme sur laquelle je donnais quelques modestes conseils et où la moyenne d’âge est de 20-25 ans) : « mon budget est de 250 euros, je veux une montre habillée, vous pensez que ce kickstarter est intéressant sinon que proposez-vous ? »
Il y a eu une vague de Kickstarters centrée sur les mêmes caractéristiques (style minimaliste/verre saphir/mouvement « suisse » type ronda/assemblage en Chine) mais tous les jeunes n’ont pas sautés dessus : ils croisent les informations rapidement (et peut-être maladroitement de temps en temps) et pour 1 personne qui pose cette question, il y a 100 « lurkers » du même âge qui pompent les informations/bons plans sans participer. Je ne tire pas non plus de conclusions définitives, il y a une partie qui ne va pas se poser de questions (je veux une marque ou un design à la mode sur une montre qui fonctionne, point barre), une autre partie qui calcule son budget et veut l’optimum en croisant quelques sources d’informations mais sans passer trop de temps à rechercher non plus (cas que j’ai mentionné) et enfin ceux qui approfondissent et se cultivent (minorité).
Pour revenir à l’omnicanal, je vais fournir un schéma et une source :
__________________________________
« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w12 octobre 2016 à 7h32 #420003384983arbigoud
Membrebonsoir ! je n’ai pas vu ce point de vue relayé ici, et parce que vous débattez souvent de ces sujets …
voici un article paru ce matin sur Boursorama Lifestyle, section « horlogerie »
« En France comme à l’étranger, le e-commerce a connu une croissance fulgurante ces dernières années. Faire ses achats en ligne est peu à peu entré dans les moeurs, surtout en ce qui concerne l’habillement, les voyages et les produits culturels. Pourtant, le secteur de l’horlogerie s’est toujours montré frileux à l’idée de proposer ses créations sur Internet. Mais à l’heure où il connaît un contexte difficile, notamment à cause de la démocratisation des montres connectées, se tourner vers le e-commerce pourrait bien permettre aux ventes de garde-temps classiques de redécoller … »
la suite est ici :http://lifestyle.boursorama.com/article/le-e-commerce-une-bouee-de-sauvetage-pour-l-horlogerie_a4947/1
si ceci fait doublon, j’avoue compter sur les modos pour modérer tout ça, et faire le ménage

(edit PY : j’ai fusionné).
réactivité bluffante, PY … /clapclap
12 octobre 2016 à 12h27 #420003384984Boc21
MembreIl est évident que la vente directe du producteur au consommateur est l’avenir du commerce.
On est partis dans une déflation et tout ce qui abaisse les couts est bon à prendre (dans le cas présent en bousillant les intermédiaires et contribuant à accentuer la crise en générant de nouveaux chomeurs).
Sérieusement, que l’horlogerie ne s’éveille que maintenant aux opportunités ouvertes par le net laisse songeur.
Plus sérieusement encore il y a de quoi rigoler
Dans le milieu où je travaille, à savoir l’édition de livres, la vente directe de l’éditeur au particulier, notamment grâce au net permet des gains juste phénoménaux puisque l’on zappe non seulement le libraire mais aussi le distributeur…quand on sait que chacun zappe 30 % du prix de vente je vous laisse imaginer
Hors la fixation du prix de vente prend évidemment en considération toutes ces marges et frais d’envoi…donc en cas de vente directe les bénéfices sont justes décuplés.
Or nous sommes sous le coup d’une loi rendant le prix du livre unique, quel que soit l’endroit où on l’achète ça DOIT être au prix indiqué sur l’étiquette hormis une remise max de 5 %.
On peut même attaquer un éditeur offrant les frais de port en considérant ces derniers comme une remise supérieure à 5% déguisée, c’est dire notre marge de manoeuvre.
Reste qu’un éditeur sérieux désireux d’inciter néanmoins à l’achat direct a d’autres ruses, comme offrir un coffret, un exemplaire cadeau d’un petit ouvrage lié à l’achat de son livre…bref une petite attention commerciale parfois plus que symbolique.
Espérons que le secteur de l’horlogerie aura le même bon sens commercial (un bracelet supplémentaire offert, une boite de présentation de qualité supérieure….).12 octobre 2016 à 20h30 #420003384985francoisb
MembrePersonnellement, à moins d’une belle remise (directe ou pas), je ne me vois pas acheter un objet d’une telle valeur par correspondance : j’ai moyennement confiance en la délicatesse des livreurs, sauf à ce que les marques établissent un système de distribution qui leur serait propre.
Par exemple dans le genre « réunion tupperware », où un agent de la marque se déplacerait, ajusterait le bracelet, etc.
12 octobre 2016 à 20h48 #420003384986Zehyr
Membre- francoisb a écrit:
- Personnellement, à moins d’une belle remise (directe ou pas), je ne me vois pas acheter un objet d’une telle valeur par correspondance : j’ai moyennement confiance en la délicatesse des livreurs, sauf à ce que les marques établissent un système de distribution qui leur serait propre.
Par exemple dans le genre « réunion tupperware », où un agent de la marque se déplacerait, ajusterait le bracelet, etc.
Ca serait mieux pour nous en effet. Mais je ne suis pas sur que les marques y voient le même intérêt : embaucher et former du personnel, acheter des véhicules supplémentaires pour faire voyager des produits très coûteux, risquant d’être abîmés ou volés.
Le prix pourrait augmenter encore plus…
12 octobre 2016 à 22h39 #420003384987francoisb
MembreEt oui… mais vu du côté client, c’est pareil.
Gérer la non réception d’un colis de linge à 50 €, c’est pas pareil que gérer celle d’un objet à 10.000 €. Et sauf à avoir des assurances « cool », ou une acceptation du risque par le fabricant, je ne vois pas grand monde susceptible d’adhérer à ce principe.
Ca pourrait séduire le client perdu au fond de sa campagne, mais je vois mal celui là commander par internet, se faire livrer par une société tierce, sachant qu’en cas de besoin de recourir au SAV, le bijoutier du coin lui dira de renvoyer lui même sa montre à l’expéditeur.
(assumer le sav, c’est quand même se soumettre à l’humeur du réclamant, payer les frais d’expédition, entendre le client râler sur les délais, gérer sa déception si le SAV n’a pas été impeccable, etc. , le tout sans être rémunéré pour…)
Pour ce qui est du coût d’une flotte automobile, vu le loyer et le personnel présent dans les boutiques officielles, je ne sais pas si ça coûterait plus cher (quand je suis passé chez Jaeger place vendôme, outre les locaux immenses, il y avait au moins 7 personnes, vigiles compris).
13 octobre 2016 à 10h20 #420003384988Steinhart fait cela depuis le début….
13 octobre 2016 à 11h36 #420003384989lithium
MembreIl y a quelques années lorsqu’on se connectait pour la première fois sur le site de Breitling, on avait un avertissement en très grand et jaune sur fond noir: « Breitling ne vend ses montres que chez les AD, et jamais sur Internet. »
(C’était le cas d’autres marques aussi mais je me souviens de Breitling).
Désormais les marques horlogères vont se mettre à vendre sur Internet, c’est quand même un virage à 180 degrés
13 octobre 2016 à 20h21 #420003384990francoisb
Membre- JeanPaul Bertrand Demanes a écrit:
- Steinhart fait cela depuis le début….
Steinhart n’est pas sur le marché du luxe… La clientèle n’est pas la même. Je suis passé chez JLC la semaine dernière à Paris, il y avait un client devant moi, pas le genre à s’intéresser à quelque chose qu’il ne peut pas essayer, toucher, voir : une montre, ce n’est pas comme des chaussures, dont on commande 5-6 paires pour voir et qu’on n’en garde qu’une…
Tu m’aurais dis Nomos encore, pourquoi pas, même si ce dernier a des distributeurs quand même.
C’est comme si au lieu d’inviter les bonnes clientes à la fashion week ou à des évènements privés, les marques de haute couture envoyait un catalogue façon les 3 suisses (pour rester en helvétie, même s’il n’y a pas de rapport)…
13 octobre 2016 à 20h53 #420003384991Vyma
MembreLa plupart vont essayer les montres chez les ad et ensuite les commandes moins chère sur le net.Ca revient au même.L’argent tombe toujours dans les caisses des marques.
13 octobre 2016 à 21h06 #420003384992Nouch30
Membre- Vyma a écrit:
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La plupart vont essayer les montres chez les ad et ensuite les commandes moins chère sur le net.Ca revient au même.L’argent tombe toujours dans les caisses des marques.
Si c’était le cas il n’y aurait plus d’AD…
Ce n’est pas parce que ici beaucoup le font, qu’il faut généraliser.
De plus quand une marque vend en direct, elle multiplie sa marge facilement par 3… tout bénef, même si ça représente peu de ventes.
13 octobre 2016 à 21h16 #420003384993Vyma
Membre- Nouch30 a écrit:
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Si c’était le cas il n’y aurait plus d’AD…
Ca commence doucement non?
13 octobre 2016 à 21h36 #420003384994francoisb
MembreJusqu’au jour où les clients potentiels n’auront plus de revendeur à proximité (disons 2 heures de route aller, comme c’est déjà le cas pour certaines marques de milieu de gamme, non représentées dans certains départements).
Le client d’une montre à plus de 3000 € veut souvent un contact qui le rassure quand à la pérennité de son acquisition, sur le suivi, le SAV. S’il entend qu’il va devoir faire confiance à un transporteur, gérer lui même la perte du colis (même si on est assuré, ça peut être lourd), les conséquences de chocs potentiels, etc., ça risque de coincer.
13 octobre 2016 à 22h56 #420003384995osswald
MembreCe qui me gêne le plus dans le net,c’est le sav.Si’il n’y a plus d’AD (grandes marques et grands prix),comment faire pour envoyer une montre
au sav pour réparation ou entretien etc… ??Le client se prend en charge
Maintenant les petites manuf qui ne travaillent qu’avec le net (pas les mêmes prix,Glycine,Sinn etc..) pas trop de choix pour le client que de
renvoyer lui-même la montre,le peu d’AD de ces marques sont tellement rares.
Cdtl
En espérant être à peu près clair.
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