FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Le commerce en ligne, une lueur d’espoir pour le secteur horloger (étude)
- Ce sujet contient 52 réponses, 21 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
fdm44, le il y a 10 années.
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27 septembre 2016 à 1h18 #410000122306
ZEN
Membre- Citation :
- Le développement du e-commerce sera la priorité des horlogers suisses au cours des douze prochains mois en matière de canaux de vente. Dans un contexte difficile pour le secteur, cette voie dispose d’un fort potentiel à leurs yeux, selon une étude sectorielle du cabinet de conseil Deloitte.
La valeur des exportations au premier semestre est tombée au plus bas niveau depuis 2011. Face à cette situation, de nouvelles orientations stratégiques sont en train d’être adoptées, notamment en matière de canaux de vente. Les cadres de l’horlogerie misent sur le développement du e-commerce, une voie qu’ils ont pourtant longtemps considérée comme inadéquate, explique l’étude.
Carlo Terreni, directeur de l’association suisse d’e-commerce Netcomm, estime que la thématique du commerce en ligne est de plus en plus présente dans l’horlogerie haut de gamme. « Notre premier évènement sur la question a réuni 130 participants en avril et plus des trois quarts étaient des cadres du secteur horloger, un écho illustrant l’importance que revêt la transformation numérique dans le secteur », insiste-t-il.
Le secteur est « conscient des opportunités offertes par ce nouveau canal, souvent plus en termes de visibilité que de ventes ». Aux Etats-Unis et au Japon, marchés précurseurs, les ventes en ligne se développent rapidement pour les produits de luxe. « Il y a donc de fortes chances que nous connaissions la même tendance », estime le directeur.
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27 septembre 2016 à 1h39 #420003384952Manivel
Membre- ZEN a écrit:
- Le développement du e-commerce sera la priorité des horlogers suisses au cours des douze prochains mois en matière de canaux de vente. Dans un contexte difficile pour le secteur, cette voie dispose d’un fort potentiel à leurs yeux, selon une étude sectorielle du cabinet de conseil Deloitte.
Effectivement le gris du net se porte bien et les rachats de stock vont bon train!
27 septembre 2016 à 1h40 #420003384953Leopal
MembreOui, le nombre de marques qui n’ont pas de e-shop ne cesse de me surprendre. Il faut vraiment être à l’ouest pour se passer de ça à notre époque, car quand bien même ces ventes représenteraient un faible pourcentage, 100% de la marge est pour la maison mère au lieu d’en laisser 40/50% à une boutique.
Et puis tout le monde n’a pas accès à toutes les marques, c’est une occasion de toucher des clients éloignés d’un point de vente.Bienvenue au 21ème siècle…
27 septembre 2016 à 1h43 #420003384954radiomir
MembreBravo Bell&Ross sur ce coup-là
27 septembre 2016 à 1h44 #420003384955guilluame-m
MembrePour illustrer le propos et ouvrir plus largement le débat, l’étude Deloitte est disponible en intégralité ici :
Etude Deloitte
27 septembre 2016 à 2h57 #420003384956DON
Membre- guilluame-m a écrit:
- Pour illustrer le propos et ouvrir plus largement le débat, l’étude Deloitte est disponible en intégralité ici :
Etude Deloitte
Étude intéressante et merci de l’avoir partagée guilluame-m.
NB : Ces études sont intéressantes mais force est de constater que – très souvent – elles arrivent toujours en retard et une fois que les symptômes de la crise sont visibles pour tous. Il y a eu très peu de personnes (nos chers Cassandre du monde horloger
) qui ont pris du recul quand les premiers symptômes commençaient à paraître. Pour revenir au sujet : la désintermédiation est un processus qui n’est pas récent (observable dans beaucoup d’autres secteurs comme l’a rappelé un autre FAMeur) et qui semble arriver progressivement – et avec beaucoup de retard – dans le secteur horloger. Est-ce que cela permet de relancer les ventes ? Cela dépend des habitudes des clients et prospects mais l’avantage d’une désintermédiation consiste dans :
– le suivi des clients (comme évoqué dans le lien)
– économie dans les coûts (le coût de maintenir un nombre important de boutiques physiques en propres ou par le biais des intermédiaires qui revendent les montres)Ce qui est observable dans d’autres secteurs (et notamment la mode) c’est que cette désintermédiation est efficace QUAND – suite à la réduction des coûts liée à ce même processus de désintermédiation – elle est associée à une réduction du prix de vente final au consommateur et/ou en augmentant la qualité des produits et des services (SAV par exemple) vendus.
Parce que si cela se résume à maintenir les mêmes prix pour les mêmes produits et la même qualité de service mais cette fois-là revendu en direct par le site internet maison et bien le consommateur ne sera pas dupe et je doute que cela relance les ventes de manière notoire et durable.
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w27 septembre 2016 à 10h40 #420003384957Leopal
Membre- radiomir a écrit:
- Bravo Bell&Ross sur ce coup-là
Certainement, il est bien fait, même si je trouve le site parfois un peu lent.
- DraperDon a écrit:
- l’avantage d’une désintermédiation consiste dans :
– le suivi des clients (comme évoqué dans le lien)
– économie dans les coûts (le coût de maintenir un nombre important de boutiques physiques en propres ou par le biais des intermédiaires qui revendent les montres)
Tu oublies sans doute le plus important, une marque ne partage pas les marges sur ce qui est vendu sur son site, soit en gros un doublement du profit fait sur chaque vente par rapport à une boutique classique, généraliste.
Toutes les marques devraient avoir aujourd’hui une e-boutique performante, et on en est loin. Ce qui me semble vraiment fou…
28 septembre 2016 à 4h03 #420003384958DON
Membre- Leopal a écrit:
- Tu oublies sans doute le plus important, une marque ne partage pas les marges sur ce qui est vendu sur son site, soit en gros un doublement du profit fait sur chaque vente par rapport à une boutique classique, généraliste.
Toutes les marques devraient avoir aujourd’hui une e-boutique performante, et on en est loin. Ce qui me semble vraiment fou…
Non, je ne l’oublie pas mais il ne faut pas oublier que les intermédiaires n’aiment pas être « désintermédiés » si facilement : la présence des produits dans des boutiques physiques et dans la boutique en ligne sur internet n’est pas quelque chose d’incompatible mais il faudrait regarder de plus près les contrats qui lient les maisons horlogères avec leurs distributeurs. Il y a aussi tout un processus de désintermédiation à effectuer et autant c’est très facile pour une nouvelle entreprise qui part de rien pour faire du commerce en ligne et qui peut se priver d’un emplacement physique (et une fois qu’elles se développent, elles implantent un showroom puis une boutique physique si les affaires marchent bien, c’est quasiment la norme dans les nouvelles marques qui se lancent), autant pour des entreprises existantes et centenaires avec une partie importante de la clientèle qui garde certaines habitudes, cela est un peu plus compliqué.
C’est un axe de réflexion très intéressant pour le secteur horloger mais il doit être pris dans le cadre d’une stratégie globale : réduire les coûts, connaître mieux le client, capter une plus grande part des profits (par contre les AD ne vont pas aimer et il ne faut pas oublier qu’ils sont encore le principal lien/relais des ventes), c’est possible mais si les « boutiquiers de la finance » continuent de ne voir que le compte de résultat (et le bilan et le cash flow statement) et pas le reste (améliorer les services et les produits et/ou revoir la politique des prix pour les marques qui ont besoin de se repositionner), cela sera très insuffisant pour faire face à l’avenir.
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Instagram : don_writer_w28 septembre 2016 à 4h21 #420003384959arbigoud
Membrec’est un retard à l’allumage observé dans de très nombreux secteurs d’activités, et parfois par de bonnes raisons …
où il est question de la difficulté à composer avec la protection du réseau de distribution « classique » (qui, eux-mêmes parfois, pratiquent la vente en ligne), une gestion des prix / promotions à coordonner avec le réseau classique, et la satisfaction du e-client, qui recherche aussi des remises supplémentaires et des produits « exclusifs web »
Une gestion « omnicanal » est compliquée à mettre en œuvre
28 septembre 2016 à 5h40 #420003384960Nouch30
MembreJe vois plusieurs avantages à l’existence d’une e-boutique:
-le prix officiel y est indiqué et appliqué… ça évide de faire passer l’AD pour un voleur (par rapport aux casseurs de prix du Web)
-livraison partout, rapidement, avec un super emballage éventuellement personnalisé
-disponibilité pour le client (les AD ont rarement toute la gamme)
-pas de risque de se faire braquer en sortant de chez l’ADAlors évidemment si je sais les AD font -20% dès qu’on franchit la porte (j’attends toujours d’en trouver un), si j’habite dans une grande ville où tout se trouve ou presque… bof peu d’intérêt.
Mais tout le monde n’habite pas Paris, prendre sa journée, faire un AR, déjeuner sur place + taxi + éventuellement hôtel… ça a vite fait de plomber les quelques % de remise.
Je ne vous parle même pas des modèles non remisés… Où là on peut espérer un respect de la liste d’attente.
Alors c’est clair, tout le monde n’achètera pas via ce circuit de distribution, mais c’est toujours un plus, pour un investissement relativement modeste, et surtout, comme dit au dessus c’est 100% de la marge pour la marque sans partage.
Moi je me suis surpris a acheté des choses sur le net, que je n’aurais jamais pensé acheter…
-un IPhone chez Apple
-des produits Nuxe, directement chez Nuxe alors qu’ils sont plus cher que chez ces requins de pharmaciens Lafayette
-des articles VuittonDonc moi je suis 100% pour, de toute façon ils ont déjà les sites qui présentent les modèles, ajouter un module « boutique » ne doit pas couter grand chose.
28 septembre 2016 à 5h49 #420003384961Nouch30
MembreJe rajoute ceci:
on peut même imaginer une relation gagnant/gagnant avec les AD:
-un produit n’est pas dispo sur le site, on indique chez quel AD il est dispo, afin que le client puisse se rapprocher
-recherche d’anciens modèles sortis du catalogue, une demande peut être relayée par le site et envoyée aux AD
-possibilité de livraison chez l’AD, et dans ce cas, partage de la marge… Tout bénef pour l’AD, pas de stock, pas d’essayages, juste remettre la montre et régler le braceletC’est un magnifique outil, pour moi indispensable, qui serait un moyen de régulariser la distribution.
Le site existant, l’AD a besoin de moins de stock, puisque si produit pas dispo, le client peut commander en ligne et réceptionner chez l’AD en 48 heures.
Qui dit moins de stock, dit moins de besoin d’écouler les invendus au gris.
28 septembre 2016 à 6h01 #420003384962arbigoud
Membre- Nouch30 a écrit:
- on peut même imaginer une relation gagnant/gagnant avec les AD:
Votre analyse tape dans le mille
Tout est dit … on peut pester contre le e-commerce mais tout le monde doit désormais (et depuis bien 10 ans…) le considérer et jouer cette carte … à fond !
Et qu’ils pensent bien à adapter leurs portails aux terminaux nomades … bientôt plus de 50% des achats seront faits par des clients « mobiles » … le trafic est déjà largement à ce niveau, reste à transformer mieux
28 septembre 2016 à 6h07 #420003384963Le Belge
MembreTout le monde cherche à payer sa future montre au meilleurs prix
Et là vous êtes en train de dire que vous accepteriez de payer plein pot sur un site de vente en ligne propre à la marque …
28 septembre 2016 à 6h15 #420003384964radiomir
MembreOn parle d’horlogerie, pas de Daniel Wellington
Tout le monde (hors FAMeurs et initiés) achète sa montre plein pot chez un AD, pourquoi serait-ce différent en ligne?
En plus, ça ne s’appliquerait qu’aux marques « accessibles », je vois mal Patek envoyer des coupons de réduc par mail.28 septembre 2016 à 6h21 #420003384965Le Belge
Membre- radiomir a écrit:
- On parle d’horlogerie, pas de Daniel Wellington
Tout le monde (hors FAMeurs et initiés) achète sa montre plein pot chez un AD, pourquoi serait-ce différent en ligne?
En plus, ça ne s’appliquerait qu’aux marques « accessibles », je vois mal Patek envoyer des coupons de réduc par mail.
C’est vrai que j’ai raisonné comme tout le monde sur ce site alors que l’immense majorité des clients ne penserait même pas à demander une petite remise sur une montre neuve
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