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Rotor, le il y a 7 années et 4 mois.
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25 mars 2019 à 17h07 #410000137705
ZEN
MembreBaselworld 2019 ne restera pas dans les annales. L’absence de SwatchGroup et de nombreuses maisons à considérablement fait perdre de son intérêt à cette manifestation. Baselworld n’est pas un cas isolé et les salons d’une manière générale ont tous perdu de leur superbe dans l’horlogerie comme ailleurs.
La Direction de Baselwolrd annonce une version 2020 totalement repensée et très impliquée dans le « numérique ». Le mot est lâché et comme une sorte de planche de salut, chacun a l’impression quand on dit « numérique » qu’il s’agit là d’une formule magique avec laquelle le monde va redevenir aussi beau qu’avant.
Hélas, les choses ne fonctionnent pas comme ainsi et l’alchimie numérique est beaucoup plus complexe à dompter qu’il n’y parait.L’univers horloger est convaincu que la comptabilisation des « like », sur les réseaux sociaux, traduit en temps réel le niveau d’intérêt et de succès d’un produit. La réalité économique démontre que la corrélation des volumes de ventes et du nombre de like est loin d’être établie. Que like le liker ? L’esthétique de la photo, la beauté de l’ambassadeur ou de l’ambassadrice qui porte le produit, le message associé, la marque, son mode de communication ou la montre et dans ce dernier cas, est-ce un signe annonciateur d’un achat à court terme ? Plus de 95% des liker ont oublié ce qu’ils ont liké dans les 5 minutes qui suivent leur geste! On like pour être liké soi-même, autant que parce qu’on a trouvé quelque chose de positif dans le post qu’on a liké. « Je like, donc j’existe »
Autant dire que si les organisateurs de Baselworld ont en tête de déployer une équipe de « Community managers » pour partir dans toutes les langues à la conquête des clients et des visiteurs du prochain salon, les choses s’annoncent difficiles. Le marché du « like » sur les réseaux sociaux est simplement déjà saturé. La distribution d’amours et de câlins virtuels n’est manifestement pas la solution au déclin de l’horlogerie en général et du salon de Bâle en particulier.
La prochaine révolution numérique sera celle des contenus simplement parce qu’à force de liker dans le vide celui-ci va devenir si abyssal qu’il risque d’aspirer par le fond toute une génération qui a déjà en moins de 5 ans renvoyé Facebook au rang de réseau social des vieux.
Instagram, Twitter et autres seront dans 5 ans aussi ringards que Facebook aujourd’hui. Les organisateurs de Baselworld doivent donc anticiper les aspirations des internautes et répondre aux attentes des marques horlogères. L’enjeu économique est de taille. Il faut pîquer la curiosité du public, donner de la visibilité aux marques autrement qu’elles ne le font elles-mêmes et ceci sur des supports qui tiendront la distance face aux réseaux sociaux sans subir leur perte d’image. Il faut donc fabriquer du contenu, un contenu différent qui passe par de la découverte, de la création, du renouvellement permanent et un langage écoutable par toutes les générations autant par les marques que par les détaillants et leurs clients.C’est loin d’être facile. La presse horlogère internationale, en perte de vitesse faute de se renouveler, ne pourra soutenir les actions des organisateurs de Baselworld. Les « influenceurs » n’influencent pas grand monde et les marques ne savent pratiquement pas parler autrement qu’à travers un vocabulaire convenu, répétitif et sans création qui est de fait, leur langage des communiqués de presse.
Avant de parler, il faut savoir ce que veulent entendre les utilisateurs du numérique. Les études démontrent que leur demande porte sur la technique, l’histoire des mouvements, des marques et des modèles, une histoire mise en scène et dynamique, une histoire chargée d’anecdotes liées à la vie des entreprises qui fabriquent les produits. Le consommateur veut savoir où est sa place, si la marque qu’il achète a un passé et donc un avenir, si elle incarne la nouveauté, le statut social qu’il poursuit, bref, le client veut savoir où et comment il se situe face au produit. Il faut lui raconter, lui expliquer et lui expliquer encore et toujours pourquoi son choix est le meilleur. Sans cela, il n’y a rien à dire d’autre que la même chose à chaque fois ressassée pour chaque nouveau modèle. Les marques doivent se différencier, trouver une identité, une singularité et les organisateurs de Baselworld vont devoir gérer ce besoin à défaut de quoi, il ne feront qu’un compte de plus sur chaque réseau social et ne porteront…rien.
Finalement, c’est peut-être par de la vraie information que le salut peut arriver mais il faudra susciter de la confiance et créer de la crédibilité. Il n’y a pas de droit à l’erreur, ce sera un « one shoot » et en cas d’échec, Baselworld 2021 ne sera plus que virtuel. Chacun aura ici une pensée pour le salon parisien Belles-Montres monté brique par brique et détruit en une seule fois. La réussite se travaille et s’il est sans doute plus facile de critiquer que de construire, convaincre les marques de faire confiance aux organisateurs de Baselworld sera une dure épreuve après l’édition 2019. Le problème d’internet est que la plupart des gens n’ont rien à y dire et ça, ils le font savoir. Il serait dommage que Baselworld ne deviennent sur le net qu’une « voie (avec un e) sans issue », sans audience, ni saveur…
25 mars 2019 à 18h14 #420004081611clodor
MembreA quoi détermines-tu que Baselworld n’a pas eu de succès ? quantitativement ? qualitativement ? sur quel indices ?
J’y étais avec des membres du club Breitling et je n’ai pas trouvé le salon désert ni mort, bien au contraire ! C’est la folie sur certains stands et j’ai trouvé l’ambiance très agréable…25 mars 2019 à 18h23 #420004081612fredched
MembreTon billet « maitre » ZEN me fait penser à la crise que subit le monde des courses hippiques en France actuellement.
A force d’employer le même langage depuis 50ans, la poussière s’est accumulée sur le système. Aujourd’hui, il est en perte de vitesse car devenu illisible et incohérent (par moment).
Il manque aussi au monde horloger une certaine « ouverture » que certains tentent pourtant de faire (genre Leopal, Yema et son Colab).
Enfin, comme dans nombre de domaines, l’ennemi principal du salon a été le salon lui-même (par ses travers j’entends).25 mars 2019 à 18h27 #420004081613M ONE HUNDRED
MembreJ’étais également présent à BASELWORLD avec les membres du BREITLING CLUB FRANCOPHONE.
C’est la première fois que je me rendais à ce salon, donc difficile de pouvoir comparer avec les éditions précédentes.
Pour 2019, j’ai tout de même trouver qu’il y avait énormément de monde, mais que l’ambiance était tout de même amicale et décontractée.
J’ai l’impression dès que les clients, les passionnés et les clubs n’aient pas été maltraités par les marques et les manufactures.
En tout cas, chez BREITLING tout le monde a été très "friendly". Georges KERN est venu à notre table et a échangé avec nous en toute amitié pendant une quinzaine de minutes, tout en prenant le temps de regarder les BREITLING que nous avions au poignet.
25 mars 2019 à 18h30 #420004081614clodor
MembreBreitling avait en fait consacré une partie de son emploi du temps aux clubs horlogers, orientés spécifiquement Breitling comme nous et les BO1884 ou plus généralistes comme Red Bar…
L’initiative est à saluer et plutôt à contre-courant de tout ce qui est dit sur la marque et sa politique d’influenceurs !25 mars 2019 à 19h25 #420004081615ZEN
MembreQuand les marques appellent les clients en live parce qu’il n’y a personne, c’est mauvais signe. Le fait que Breitling ait réussi à déplacer son fan club ne fait pas le succès du salon.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).25 mars 2019 à 21h40 #420004081616Leopal
MembreJe ne sais pas ce qu’est le virage numérique de Baselworld, si ce sont les réseaux sociaux, pour y faire quoi?
Ce qui pourrait être interessant, pas exemple, ce serait des présentations « lives », pas seulement avec le bla-bla marketing des marques (il y en aura toujours un peu), mais aussi pourquoi pas ceux qui imaginent et font les montres, pour parler de leurs choix et de leur travail.
Pourquoi pas une sorte de Baselworld TV (facile de faire une chaine YT) sans trop de langue de bois, avec des épisodes par marques que l’on pourrait voir à la demande si on ne peut pas assister au live. Avec un peu de fond, quoi.25 mars 2019 à 21h46 #420004081617M ONE HUNDRED
Membre- ZEN a écrit:
- Quand les marques appellent les clients en live parce qu’il n’y a personne, c’est mauvais signe. Le fait que Breitling ait réussi à déplacer son fan club ne fait pas le succès du salon.
BREITLING n’est pas la seule marque / Manufacture à avoir invité "son fan club".
Je trouve que ta remarque est pleine d’amertune ou d’aigreur, et encore une fois dirigée contre BREITLING.
Décidément tu dois avoir des comptes à régler avec BREITLING …
Et le fait que tu dénigres BASELWORLD n’en fait pas un salon raté.
25 mars 2019 à 21h53 #420004081618LUDOSTER
MembreUn salon c’est un seul moment de communication, beaucoup d’entre nous se sont plaints du manque de nouveautés du salon, mais nous aurons tous remarqué qu’il y a des présentations de nouveaux modèles toute l’année, le principe de la communication étant d’être visible toutes l’année.
Pour moi Swatch Group a bien fait de partir, ils organisent un salon pour leur distributeurs, puis occupent l’espace médiatique avec des nouveautés a un rythme régulier. C’est aussi plus agréable de voir des nouveautés régulièrement, ça entretien l’intérêt! A côté le salon « à papa » ou les marques présentaient leurs nouveautés une fois l’an…
25 mars 2019 à 21h55 #420004081619arvernensi
MembreComptabiliser des « likes » et des « suiveurs » sur les réseaux sociaux ne veut clairement pas dire grand chose à mon avis, et probablement encore moins dans l’univers des montres de luxe.
Mais payer quelques « influenceurs » ne coûte rien par rapport aux coûts d’autres moyens de communications plus classiques, peut-être même moins que d’inviter les clients de la marque à des manifestations sponsorisées régulièrement… Et en plus, les influenceurs, ils ne râlent pas. Les clients (les fans), si. Et souvent même.
Être présent dans ces réseaux sociaux que je ne qualifierai pas de « branchés » mais plutôt « d’éphémères », ce n’est pas le retour en terme d’image pour la marque. Ce retour, il est nul, nous sommes d’accord. Le but, c’est de faire parler et d’accroître la notoriété générale. Et là, c’est réussi : Vous en parlez.
Pour BaselWorld, je sais pas… Peut-être effectivement qu’il faudrait réfléchir de temps en temps sur le modèle. Mais c’est toujours festif…
25 mars 2019 à 22h21 #420004081620ZEN
Membre- M ONE HUNDRED a écrit:
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- ZEN a écrit:
- Quand les marques appellent les clients en live parce qu’il n’y a personne, c’est mauvais signe. Le fait que Breitling ait réussi à déplacer son fan club ne fait pas le succès du salon.
BREITLING n’est pas la seule marque / Manufacture à avoir invité « son fan club ».
Je trouve que ta remarque est pleine d’amertune ou d’aigreur, et encore une fois dirigée contre BREITLING.
Décidément tu dois avoir des comptes à régler avec BREITLING …
Et le fait que tu dénigres BASELWORLD n’en fait pas un salon raté.

Ni amertume , ni aigreur. Un salon mondial qui passe de 1700 exposants à moins de 500 et dont on a du fermer des halls totalement ou partiellement n’est pas un succès. Que Breitling fasse bonne figure avec des clubs divers et variés et tente par leur intermédiaire d’inverser une image dégradée tant auprès des détaillants que du public est une stratégie que je comprends et que les « lieutenants » veuillent tenter de verser sur le registre affectif « il a des comptes à régler avec Breitling » un problème de stratégie commerciale défaillante est aussi compréhensible mais puisque tu demandes des chiffres, demande donc à monsieur Kern avec lequel tu sembles bien intime, de nous communiquer les chiffres de vente de Breitling sur les 5 derniers exercices.
Il ne faut pas chercher de l’affectif là où il n’y en a pas. Aimer ou ne pas aimer une marque n’a aucune forme de sens pour ce qui me concerne. Je réserve les sentiments aux êtres humains. Pour ce qui est des entreprises, j’appelle une erreur de gestion « Erreur de gestion » et un succès commercial » Succès commercial » et au regard du chiffre d’affaires je déduis si le gestionnaire est bon ou mauvais.
Je constate que comme Valérie Pierson était venue m’annoncer ici même qu’à la fin de l’année, elle me présenterait les chiffres positifs de Breitling pour finalement ne pas pouvoir les montrer, on ne nous présente rien qui démontre la réussite de la nouvelle politique commerciale de Kern. Je suis prêt à regarder des chiffres de « sell out » qui me donneraient tort. Il n’y a rien d’affectif là-dedans.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).25 mars 2019 à 22h50 #420004081621Amphibia110
MembreTout ça n’est spécifique ni à l’horlogerie, ni à Baselworld…
Regardez les salons auto, certaines marques n’y vont plus, d’autres choisissent leurs salons…
Les salons, c’est bien, mais ça coute tres cher et surtout cela noie SA nouveauté au milieu de celles de tous les autres…
Les réseaux sociaux, c’est très largement de la daube, mais ça permet au moins de gérer son timing et de faire parler de soi sur ce qu’on veut quand on le veut…
25 mars 2019 à 22h51 #420004081622ZEN
MembrePour le salon de l’auto, les organisateurs eux-mêmes ont parlé à Genève de demi-succès du fait de l’absence de marques importantes.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).25 mars 2019 à 23h04 #420004081623Amphibia110
MembreC’est le sens de l’histoire a mon avis… le syndicat des marechaux ferrant aurait pu avoir la meilleure gestion du monde, le marketing le plus efficace, ils n’auraient rien pu faire contre l’avènement de l’automobile…
Les temps changent, les pratiques changent, c’est pas grave
26 mars 2019 à 12h44 #420004081624ZEN
MembreSans doute l’évolution culturelle est-elle un facteur déterminant dans la perte de vitesse de ces évènements mais les fabricants demandent des évènements « physiques » rassembleurs de plusieurs marques.
Le problème de Bale n’est pas dans le manque d’envie des marques y compris celles qui sont parties mais dans le rapport coût avantage de l’évènement. C’est cela qu’il faut inverser.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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