FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Redescendre sous la barre des 5000 euros, le leurre du prix cassé… Billet
- Ce sujet contient 133 réponses, 49 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Rocca, le il y a 9 années.
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21 octobre 2017 à 21h28 #410000129491
ZEN
MembreNous l’avons hurlé sur FAM et maintenant toutes les marques le reconnaissent, les prix ont trop augmenté ces 5 dernières années dans une « euphorie » galopante où le prix s’est déconnecté de la valeur intrinsèque des montres. Comme dans le luxe, il est rarement question de « baisser » le prix d’un produit, c’est par le biais de « nouvelles collections » que les tarifs sont ajustés. Ces nouveaux modèles ne sont ni moins beaux, ni moins qualitatifs que les précédents, parfois jusqu’à 40% plus chers.
Cette démarche pose plusieurs questions :
Sera-t-elle suffisante pour faire revenir une clientèle qui s’est enfuie ?
Les clients qui ont payé le prix « plein pot » il y a 2 ou 3 ans n’ont-ils plus que leurs yeux pour pleurer ?
Pour ce qui est d’un retour des consommateurs, rien n’est moins sûr car il va tout de même falloir communiquer avec eux. Ces clients se sont détournés clairement d’une presse papier qui continuait à chanter les louanges de l’horlogerie quand le Titanic coulait. Aucun support de presse n’a ni vu ni mis en garde les consommateurs, preuve que les messages « contrôlés » par les marques au travers des communiqués de presse dupliqués par les journalistes relèvent de la communication publicitaire et non de la presse d’investigation.
Seul le net et encore une partie de celui-ci à travers certains forums notamment relevant des pays latins et germaniques ont tiré la sonnette d’alarme et au delà un journaliste, Grégory Pons, ont annoncé le mur qui allait être percuté par l’horlogerie. Quelques allusions dans le Financial Time et le sujet est bouclé, personne ne voulait y croire.
Pour revenir en odeur de sainteté, les marques vont devoir revenir par des médias crédibles aux yeux de la clientèle disparue, c’est à dire par le net. Tenter de rentrer en grâce par la presse magazine, resterait aussi suspect que les messages lénifiants diffusés pendant la crise. Les réseaux sociaux avec leurs influenceurs sous contrôle voire sous perfusion n’auront certainement pas l’incidence voulue et nécessaire pour rétablir une confiance malmenée pendant trop longtemps avant que les marques ne reconnaissent leurs erreurs.
Les marques vont devoir apprendre à parler sur internet et passer d’une communication des années 1970 à une communication du 21ème siècle. On aura droit à de la publicité décalée mais la vraie question est de savoir où sont passés les clients. La montre connectée sans doute en aura capté une partie mais une autre n’est plus nulle part. 8 années de crise ont vu arriver une génération qui a terminé ses études, est entrée dans la vie active et …ne porte plus rien. C’est à cette génération qu’il va falloir parler, celle qui ne fantasme pas sur les montres et dont les enjeux sont ailleurs. Ce sera difficile et relèvera d’un exercice de style compliqué.
Pour ceux qui ont acheté au plein tarif, les choses sont compliqués. Leurs montres ont perdu de leur valeur marchande et s’ils veulent revendre, il leur faudra renoncer à plus de 50 à 70% du prix catalogue de leur montre et encore faudra-t-il trouver un acheteur. La décote est sévère, cruelle. Les montres d’occasion pullulent et les professionnels le disent, il y a plus de vendeurs que d’acheteurs. A part Rolex et Omega dans une moindre mesure, le commerce de l’occasion est figé.
Les montres sont scotchées chez leur propriétaires et ces derniers désespèrent. Ils sont les plus mauvais ambassadeurs de l’horlogerie et les marques devront avoir pour eux un « geste » positif, mais comme elles sont dans des situations financières tendues, ce geste n’est pas pour demain. En définir la forme n’est pas simple. Prolongation de garantie ? Reprise sur des pièces neuves ? Goodies spéciaux ? Il sera difficile d’effacer leur déception.Le secteur a du plomb dans l’aile. Les messages désespérés et pathétiques annonçant un « début de reprise » font sourire, on a lu le même optimisme avant d’atteindre le fond du gouffre. Les structures et organismes institutionnels qui sont réputés aider le secteur ne font que le couler davantage par défaut de stratégie et d’anticipation. Chacun est arcbouté à son poste, le casting reste le même et l’industrie espère qu’avec les mêmes acteurs, les prochains épisodes seront plus glorieux, mais qui peut y croire à part les acteurs eux-mêmes ?
Les actionnaires devraient tout de même se méfier un peu, à moins qu’ils ne tirent aucune conclusion de leur expérience ce dont on peut douter…
22 octobre 2017 à 0h07 #420003711431jodko
MembrePersonnellement, je n’ai aucune compassion pour les spéculateurs. Il n’y a que dans les pièges à souris que le fromage est gratuit.
Jodko.
22 octobre 2017 à 0h47 #420003711432robby69
MembreJe suis un peu du même avis: les responsables au final ce sont les consommateurs. Ceux qui ont accepté de payer aussi cher ont prit leur responsabilité aussi. Ce sont eux qui ont le dernier mot sur les prix…
22 octobre 2017 à 1h10 #420003711433browningt
Membrec’est ça le monde du luxe. il y aura toujours bien quelqu’un pour acheter et donc toujours des marques pour vendre plus cher.
seul le type de clientèle évolue.vous voyez une panerai revenir à 4-5k€
une navi à 5k€ ?22 octobre 2017 à 1h17 #420003711434Rocca
MembreCes nouveaux modèles ne sont ni moins beaux, ni moins qualitatifs que les précédents, parfois jusqu’à 40% plus chers.
Des exemples ?
Quoi qu’il en soit, l’idée de considérer la montre comme un produit spéculatif pour le commun des mortels m’a toujours laissé songeur…
22 octobre 2017 à 1h35 #420003711435francoisb
MembreComme je l’ai dit (et je n’étais pas le seul) il y a quelques années maintenant, en augmentant leurs marges pour correspondre aux possibilités des « nouveaux riches », notamment asiatiques, qui achetaient sans connaître la vraie valeur de cet artisanat, les marques se sont détournées de leur clientèle historique.
Je ne parle pas des amateurs « nouveaux », les passionnés présents sur ce genre de forum et payant leur place dans les salons « particuliers », ces derniers étant rares à acheter plus de quelques montres que je qualifierai d’entrée de gamme (peu de HH, voir même Rolex ou Omega comme « cible », avec beaucoup de montre achetées dans le segment 500-3500 €). Hormis ceux dont je reparlerai plus bas…
Je fais plus référence aux amateurs (il y en a aussi un certain nombre ici, heureusement) qui viennent de familles où la montre est un « mode de vie », qui offrent ou s’offrent une montre pour leur passage de dizaine, à chaque évènement important de leur vie, et ce sans compter au niveau financier. Pour ceux là, la marque était primordiale et le boitier en métal précieux et « inaltérable » était indispensable.
Si pour Madame, la combinaison or ou platine plus pierre précieuse est toujours d’actualité, Monsieur a du se résoudre depuis quelques années soit à passer à l’acier (ce que les personnes qui offrent trouvent plus que moyen, quand madame offre de l’acier à monsieur, ce dernier reçoit de l’acier), soit à aller vers un autre présent. Pour moins de 10 K en France, on trouve de jolies bagues avec diamant ou saphir de belle taille. En montre suisse et boitier or, il faut monter à combien ? Et qu’on ne me parle pas du prix de la rue, gris ou occasion, pour un anniversaire de mariage, on n’achète pas hors boutique dans ces familles. On va chez Piaget ou Cartier (deux joaillers qui font des montres ou l’inverse), pour 8 K, on a un solitaire très correct mais il faut combien de plus pour la montre or ? Il y a 10 ans, c’était kif-kif.
Vous me direz que ces personnes ne représentent pas un grand nombre d’acheteurs… En effet, en fin de vie, la plupart n’en a pas de 5 ou 6 plus celles héritées, dont la taille ne correspond plus à la mode ou qui ne sont plus réparables. Je continue de penser le contraire, car si eux en portent, d’autres les voient et peuvent avoir envie d’en faire de même. A l’époque, quasiment tous les médecins et cadres sup en portaient une ou plusieurs en alternance. Là, mon médecin a une Orient dorée. Il l’a payée le prix qu’on lui demandait pour réviser son ancienne montre. Il a préféré avoir du neuf, même s’il avoue qu’au poignet, c’est pas pareil (en effet…).
C’est là que reviennent les nombreuses personnes qui n’ont jamais vu de montre méca/auto dans leur famille, mais qui en voyant celle de leur collègue ou patron y prennent goût, devenant des amateurs « nouveaux »… avec parfois des moyens financiers sans rapport avec ceux de leurs parents (ou tout au moins avec d’autres priorités et choix de vie). Et dans ceux là, un nombre certains d’accumulateurs. J’en connais quelques un, dont les parents ne voyaient que dans l’immobilier dans leur campagne, avec les autres possessions matérielles jugées inutiles, qui sont devenus ingénieurs de haut niveau ou banquiers d’affaire, qui voyagent suffisamment pour ne pas envisager de devenir propriétaire de leurs « chez eux », et qui ont quelques dizaines de montres, toutes de marques à forte notoriété et souvent en or. Rares sont ceux qui ont racheté après 2010… Depuis, ils font avec celles qu’ils ont, voyagent, changent leurs meubles ou autres loisirs.
Encore quelques années de poignets sans montre classique (contraire de connectée), et ce sera « has been » de porter une montre qui ne donne que l’heure. Et là, le retour en arrière sera illusoire. Le choix par certaines marques d’ambassadeurs jeunes montre le regain d’intérêt de celles ci pour les nouvelles générations, qui ne s’identifie plus aux acteurs de 50 ans ou plus, alors que la jeune actrice de 30 ans, un peu déjantée certes mais sans passé de droguée ou autre défaut moral notoire, elle, entre dans la « cible » .
22 octobre 2017 à 2h23 #420003711436GMT
MembreIl me semble me souvenir d’une interview de Mr Biver dans laquelle il expliquait qu’il était beaucoup plus facile de vendre une montre à 1 million que 10 montres à 100.000.
Comme je l’ai toujours dit, les basiques du métier et toujours les basiques !
22 octobre 2017 à 2h32 #420003711437Le temps retrouvé
MembreLe constat dressé par Zen me semble très lucide .
Les marques suisses se sont goinfrées , mais à mon avis dès 2010 .
Plusieurs indices d’un marché malsain sont bien là :
la notion de juste prix , pourtant fondamentale dans le commerce , n’est plus qu’un souvenir lointain pour une profession prise d’ivresse : comment peut-on oser proposer , chez IWC ,JLC ,Breitling ou Rolex , des montres acier , le plus souvent simples et amorties depuis longtemps , à plus de 7000 € ?
Il est possible , sur internet ,de trouver des montres de manufactures de grand luxe ( LS , PP et VC ) , de 2017 et jamais portées , à des tarifs qui n’ont strictement rien à voir avec ceux des boutiques : jusqu’à 35 voire 40 % de remise
!
Question : que se passe-t-il donc au niveau des magasins traditionnels ?VC a réduit sa production à 25 000 montres / an car les stocks augmentaient dangereusement …
L’offre en occasion est pléthorique , si on considère seulement chrono24 , les forums spécialisés comme FAM , chronomania , sans compter le bon coin etc .
Je ne peux pas croire que toutes ces innombrables Rolex trouvent preneur …Certaines manufactures jouent avec le feu
en permettant ou créant des situations de pénurie artificielles et des tensions spéculatives : séries très limitées , listes d’attente pour les clients mais apparition de ces mêmes nouveautés immédiatement disponibles chez des revendeurs hors réseau mais bien plus chères que le prix catalogue : ainsi , la nouvelle Daytona , dans sa version acier de base à un peu plus de 11 000 € officiels , peut certes se trouver immédiatement , mais à 16 000 / 17 000 € chez des négociants …
Chez Patek , tout n’est pas très clair non plus , sur certains modèles .J’ajoute que les Français , une fois de plus , ont regardé passer le train , qui a démarré il y a plus de dix ans , alors que nous avions tous les éléments de tradition et de savoir-faire , en Franche Comté , pour faire quelque chose de bien , voire de brillant …Pequignet lutte pour sa survie .
Par contre , je n’ai pas constaté de nouvelles collections à 40 % de moins : quelles seraient les marques concernées ?
La remarque sur les jeunes adultes qui ne portent plus de montres est plus qu’exacte et représente une sérieuse menace à terme pour les manufactures , car il faut bien un renouvellement des générations d’acheteurs …Le même phénomène s ‘observe pour le matériel haute fidélité : beaucoup de jeunes écoutent leur musique sur des appareils nomades ou les hps à trois sous de leur pc et n’ont plus l’idée de construire une chaine .
Cela dit , la situation est surtout préoccupante pour ceux qui revendent régulièrement des montres , pour en racheter ou se faire du cash …et non pas pour ceux qui , comme moi , construisent une collection durable , pour leur plaisir et sans esprit de revente , parce qu’ils aiment les beaux objets , et qui peuvent trouver des prix plus raisonnables sur le second marché .
22 octobre 2017 à 2h40 #420003711438bamboub
MembreMoi qui visait une Rolex sous peu, je vais finalement rester dans le créneau des moins de 1000€ où je trouve toujours autant de plaisir.
22 octobre 2017 à 3h34 #420003711439LUDOSTER
MembreÉgalement je remarque que les marques sont préoccupées par le fait de vendre, tout de suite mais sans penser à l’après et à fidéliser le client, la notion de service est souvent minable, avec des sav de 6 à 8 semaines pour des montres achetées neuves qui n’ont que quelques semaines…
Je suis d’accord avec le fait que les marques se sont beaucoup orientées vers les chinois ou autres qui n’avaient que peu de « culture horlogère » et n’avaient pas conscience d’une éventuelle réalité des prix. C’est d’ailleurs bien les touristes qui font vivrent les boutiques en région Parisienne…
Il y a trop longtemps que les marques n’écoutent pas le marché, avec internet le prospect sait ce qu’il achète, il veut du qualité/prix, de la transparence. Les jeunes cadres dynamiques pour la grande majorité ne rêvent pas d’horlogerie, les tarifs ont trop augmentés pour qu’ils le fassent, ils n’en ont pas l’utilité ni l’intérêt, bon courage pour les accrocher!
Petit extrait du site lesrhabilleurs.com :
https://www.lesrhabilleurs.com/baltic-watches-revue/« Le monde horloger traditionnel évolue à la vitesse du changement climatique. Alors que les mastodontes prennent leur temps et que les obstinés se cassent la gueule, le vrai changement vient des petits nouveaux comme BALTIC. Des marques naissantes grâce auxquelles l’inaccessible devient accessible et pour lesquelles le consommateur se retrouve à nouveau au centre de la réflexion produit.
2016 aura donc mis sur le devant de la scène William L 1985, une marque qui explose et que nous avons été les premiers à vous faire découvrir. 2017 sera très probablement l’année BALTIC Watches, en tout cas nous leur souhaitons! »
22 octobre 2017 à 3h49 #420003711440ManuC
Membre- LUDOSTER a écrit:
- Les jeunes cadres dynamiques pour la grande majorité ne rêvent pas d’horlogerie, les tarifs ont trop augmentés pour qu’ils le fassent, ils n’en ont pas l’utilité ni l’intérêt, bon courage pour les accrocher!
Il est là le problème.
Elles nous font rêver ces montres. Mais on doit casser 2/3 mois de salaires dessus. Et pourtant je suis loin d’être pauvre. Du coup les Rolex, Omega et Zenith me font de l’œil mais elles restent en vitrine. Et c’est bien dommage.22 octobre 2017 à 3h53 #420003711441francoisb
Membre- GMT a écrit:
- Il me semble me souvenir d’une interview de Mr Biver dans laquelle il expliquait qu’il était beaucoup plus facile de vendre une montre à 1 million que 10 montres à 100.000.
Comme je l’ai toujours dit, les basiques du métier et toujours les basiques !
Certes, mais ça représente quel volume ces montres ? Combien d’employés pour la faire et l’entretenir ? Bien trop peu pour le secteur horloger.
Et franchement, nombre de marques ne sont pas et ne seront jamais capables d’avoir une clientèle pour des montres à 100.000 euros. Sa remarque ne concerne donc que 4-5 marques « horlogères » parmi toutes. Entre guillemets pour horlogères car à 1 M, on est plus sur de la joaillerie. Même à 100.000 à de rares exceptions près.
En divisant les chiffres de Biver par 100, on commence à reconsidérer 95 % des marques… celles qui font la renommée du secteur.
Les basiques du métier d’horloger, ce n’est pas la joaillerie ou l’appartenance au monde du luxe, c’est d’offrir aux consommateurs la mesure du temps qui passe, de façon plus ou moins chiadée (terme utilisé pour ne pas dire luxueuse, pour signifier mieux fini, avec des matériaux plus nobles, sans pour autant rechercher le regard de ses pairs…). Après, pour justifier des augmentations de tarif, les marketeux ont parlé luxe, acier de qualité supérieur, garantie septennale…
Et certaines marques ont bien compris qu’il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin, comme Cartier, qui propose toujours un modèle « abordable » venant en remplacement du modèle précédent dont le prix augmente peu à peu, comme ailleurs. Ce modèle est il moins bon ? En regardant la Clé et la Ballon bleu, au design certes plus doux, et que l’on regarde les mouvements, je ne pense pas… Dans d’autres marques, en entrée de gamme, on a du quartz ou des modèles vieillots.
22 octobre 2017 à 4h00 #420003711442francoisb
Membre- LUDOSTER a écrit:
- Les jeunes cadres dynamiques pour la grande majorité ne rêvent pas d’horlogerie, les tarifs ont trop augmentés pour qu’ils le fassent, ils n’en ont pas l’utilité ni l’intérêt, bon courage pour les accrocher!
- ManuC a écrit:
- Il est là le problème.
Elles nous font rêver ces montres. Mais on doit casser 2/3 mois de salaires dessus. Et pourtant je suis loin d’être pauvre. Du coup les Rolex, Omega et Zenith me font de l’œil mais elles restent en vitrine. Et c’est bien dommage.
Manu,
Regarde mon post au dessus sur une des explications que je vois, au dela du prix que tu peux mettre en sacrifiant sur autre chose. Tout le monde autour de toi en aurait une, tu en achèterais une aussi, pas forcément par mimétisme mais parce que tu te dirais « pourquoi je n’en ai pas moi, pourtant j’aimerai ? ». Là tu peux en acheter une et tu pourrais presque craindre qu’on scrute ton poignet d’un regard inquisiteur, se demandant pourquoi tu jettes de l’argent par les fenêtres pour avoir l’heure que ton téléphone donne… La mode est passée
En « sortant » la clientèle historique, ils ont perdu le lien « familial », le fameux « dans ma famille, on était très Omega », « dans la mienne c’était Zenith ». Maintenant, la fidélité à une marque que l’on jugeait fiable et valant son prix, ça a disparu au profit de l’achat d’un bijoux « mode ». Je me demande toujours combien de personnes s’intéresse vraiment au mouvement de la montre qu’ils achètent…
22 octobre 2017 à 4h08 #420003711443georges zaslavsky
Membre- francoisb a écrit:
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Manu,
Regarde mon post au dessus sur une des explications que je vois, au dela du prix que tu peux mettre en sacrifiant sur autre chose. Tout le monde autour de toi en aurait une, tu en achèterais une aussi, pas forcément par mimétisme mais parce que tu te dirais « pourquoi je n’en ai pas moi, pourtant j’aimerai ? ». Là tu peux en acheter une et tu pourrais presque craindre qu’on scrute ton poignet d’un regard inquisiteur, se demandant pourquoi tu jettes de l’argent par les fenêtres pour avoir l’heure que ton téléphone donne… La mode est passée
En « sortant » la clientèle historique, ils ont perdu le lien « familial », le fameux « dans ma famille, on était très Omega », « dans la mienne c’était Zenith ». Maintenant, la fidélité à une marque que l’on jugeait fiable et valant son prix, ça a disparu au profit de l’achat d’un bijoux « mode ». Je me demande toujours combien de personnes s’intéresse vraiment au mouvement de la montre qu’ils achètent…
Très peu de personnes achètent une montre pour son mouvement mais elles l’achètent, c’est soit à cause de la marque ou soit à cause des conseils de leurs amis ou de la pub.Personnellement, j’achète une montre pour la qualité de son mouvement et non pas parce que la pub me dit que c’est bien.Après j’achète essentiellement du vintage ou de l’occasion car il y a des affaires à faire.
22 octobre 2017 à 4h15 #420003711444GMT
Membre- francoisb a écrit:
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Certes, mais ça représente quel volume ces montres ? Combien d’employés pour la faire et l’entretenir ? Bien trop peu pour le secteur horloger.
Et franchement, nombre de marques ne sont pas et ne seront jamais capables d’avoir une clientèle pour des montres à 100.000 euros. Sa remarque ne concerne donc que 4-5 marques « horlogères » parmi toutes. Entre guillemets pour horlogères car à 1 M, on est plus sur de la joaillerie. Même à 100.000 à de rares exceptions près.
En divisant les chiffres de Biver par 100, on commence à reconsidérer 95 % des marques… celles qui font la renommée du secteur.
Les basiques du métier d’horloger, ce n’est pas la joaillerie ou l’appartenance au monde du luxe, c’est d’offrir aux consommateurs la mesure du temps qui passe, de façon plus ou moins chiadée (terme utilisé pour ne pas dire luxueuse, pour signifier mieux fini, avec des matériaux plus nobles, sans pour autant rechercher le regard de ses pairs…). Après, pour justifier des augmentations de tarif, les marketeux ont parlé luxe, acier de qualité supérieur, garantie septennale…
Et certaines marques ont bien compris qu’il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin, comme Cartier, qui propose toujours un modèle « abordable » venant en remplacement du modèle précédent dont le prix augmente peu à peu, comme ailleurs. Ce modèle est il moins bon ? En regardant la Clé et la Ballon bleu, au design certes plus doux, et que l’on regarde les mouvements, je ne pense pas… Dans d’autres marques, en entrée de gamme, on a du quartz ou des modèles vieillots.
Mon propos n’était pas celui-ci, mais le fait que vendre cher fut considéré comme une solution magique, chaque maison horlogère à son niveau.

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