FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Visite au Seiko Center : de nouvelles Grand Seiko en photos.
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Zorrino, le il y a 18 années.
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5 mai 2008 à 21h25 #420000421669
pmk
Membre- businessmontres.com a écrit:
- 5 avril 2007 – LA HAUTE HORLOGERIE SELON SEIKO
Une tradition d’horlogerie mécanique a survécu au Japon.
Le groupe Seiko la réanime pour répondre aux nouveaux défis du marché mondial.Reprise partielle d’un article paru dans « Heure Suisse »
Les cycle économiques sont inexorables. Petit joueur sur la scène horlogère des années soixante, le groupe Seiko a raflé la mise en lançant la première montre à quartz (1969), au prix d’une guerre de l’électronique bon marché où l’industrie horlogère suisse a failli laisser sa peau.
Aujourd’hui, le groupe Seiko produit à lui seul plus de montres que toute l’horlogerie suisse réunie. Sa situation semble florissante, mais l’avenir est loin d’être assuré. Sur le continent chinois, la guerre des prix « pourrit » le marché du quartz. Le groupe Seiko voit ses positions menacées par de nouveaux compétiteurs chinois – qui ont appris le métier en sous-traitants des marques suisses.
Les mâchoires d’un piège imprévisible se referment. Pas le moindre espace dans le bas de gamme : impossible de rivaliser avec les Chinois. Plus de marché dans le milieu de gamme. Pas beaucoup de place dans le haut de gamme, monopolisé par les Européens, mais une lueur d’espoir. Ce qui annonce une révolution culturelle pour un groupe aussi axé sur l’électronique que Seiko.
La demande de montres mécaniques haut de gamme explose dans le monde entier. Les Japonais ne pouvaient y rester insensibles. D’autant qu’ils ont une belle tradition horlogère. Comme nous, ils ont appris à mesurer les heures avec du soleil, de l’eau, du sable ou du feu : les « garde-temps à encens » restent d’une précision supérieure à celle des horloges du XVIIe siècle. Initiés à l’horlogerie mécanique par les Européens, ils y ont vite ajouté l’idée poétique d’heures « inégales », longues en été, courtes en hiver…
Seiko a produit sa première montre-bracelet en 1913, sa première montre automatique en 1955 et son premier chronographe mécanique en 1965. Les maîtres-horlogers japonais seront assez « pointus » pour remporter le concours chronométrique de l’observatoire de Neuchâtel en 1968.
Ce sera la dernière compétition organisée par les horlogers suisses qui avaient perdu la face…Malgré le tsunami du quartz, cette tradition mécanique a été maintenue chez Seiko, maison qui mérite plus que quiconque le nom de « manufacture » : le groupe produit l’intégralité des composants de ses montres mécaniques, rubis, spiraux et verres saphir compris, à quelques bracelets en alligator près.
A quoi ressemblent les montres mécaniques Seiko ?
Elles sont à peu près inconnues en Europe, le groupe réservant au seul marché japonais les collections Grand Seiko et Credor – un nom français dérivé de l’expression « Crêts d’or » (crêtes dorées), qui sent bon les montagnes jurassiennes.•Pour Grand Seiko, la comparaison qui s’impose est celle de Rolex : des boîtiers rustiques et des calibres inspirés des meilleurs « tracteurs » des années cinquante, avec des finitions industrielles compensées par un contrôle qualité sans faille.
• La récente Credor Sonnerie (ci-dessus) s’installe sur le terrain des complications : concept de sonnerie original, astuces horlogères bien pensées et exécution esthétique digne de la haute horlogerie suisse. Avec ce raffinement inconnu des manufactures qui oublient que le français est la langue officielle de l’horlogerie : toutes les fonctions de la Credor Sonnerie sont indiquées en français, et non en anglais !La difficulté de Seiko est aujourd’hui de sortir d’une logique tout-électronique pour crédibiliser ses collections mécaniques, bientôt proposées sur les marchés européens.
Problème d’échelle : le groupe affecte au plus quelques dizaines de personnes à la production de 15 000 montres mécaniques haut de gamme par an. Une goutte d’eau dans un océan de quartz, qui ne paraît pas justifier de trop amples investissements.L’atelier Seiko le plus expérimenté – le Micro Artist Studio de Shiojiri, dédié aux Credor Sonnerie – affiche une production annuelle de… cinq montres pour… huit horlogers ! Même si la vallée de Joux ne connaît pas les cadences infernales, la productivité de l’outil japonais ne supporte pas la comparaison.
Les maîtres-horlogers de Shiojiri travaillent sous le portrait de Philippe Dufour, mais leur chemin sera long : une visite de Shiojiri – établissement qui fabrique également les 1 500 montres Spring Drive par an – est une remontée dans le temps, avec des machines qu’on ne voit plus en Suisse depuis les années quatre-vingt, des rythmes de production nonchalants et de notables déficits dans la rigueur des procédures.Tandis que les Suisses pratiquaient la mutation génétique accelérée, trois décennies ont passé sur l’ADN du groupe Seiko en y « gelant » toute évolution et en y déposant une sympathique patine qui fait s’émerveiller sur le style rétro du chronographe roue à colonnes produit dans l’autre manufacture du groupe, à Morioka.
Le paysage pourrait être celui d’un arc jurassien, où des volcans enneigés remplaceraient les croupes des watch valleys.
Dans les ateliers, en revanche, on est loin de la modernité néo-manufacturière du pôle helvétique. Les brucelles sont Swiss Made, mais les machines à commande numérique ont quelques générations de retard. Contrairement à la tradition suisse, les horlogers japonais tournent le dos à la lumière : gardons-nous de symboliques trop faciles, mais, tout de même…Le groupe Seiko envisage de pousser sa production mécanique à 20 000 pièces par an, avec un tourbillon probable pour Baselworld 2007. Condition essentielle à cette renaissance : le recrutement d’une nouvelle génération d’horlogers. Ce qui n’est pas évident : les jeunes Japonais qui auraient du goût pour le tourbillon préfèrent rejoindre les ateliers suisses – ce qu’on ne peut imaginer en sens inverse !
La principale difficulté semble « culturelle ». Il faut compter avec le snobisme helvétophile des Japonais capables de s’offrir des montres à partir de 500 000 yens (4 500 francs) : le Swiss Made paraît plus branché au poignet que le Made in Japan.
D’autre part, le luxe reste une culture de marque (branding), dont le groupe Seiko s’est progressivement exclu du fait de son triomphe économique en entrée de gamme. Pour les consommateurs occidentaux, la marque Seiko ne rime pas avec haut de gamme et n’évoque pas la moindre image de prestige horloger. A quoi ressemble l’amateur capable de mettre 200 000 francs dans une Credor Sonnerie ?
Dilemme marketing du groupe : maintenir la future production mécanique haut de gamme sous l’ombrelle Seiko ou (ré)inventer une marque de luxe pour mieux travailler ces produits (ce que Toyota a fait en créant Lexus) ?
Avec une option : racheter en Suisse une vieille marque à héritage…
C’est pour « apprendre » ce nouveau marché du luxe horloger et en comprendre les clients que Seiko vient d’ouvrir un observatoire, à Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.
Pas à Genève pour ne pas agiter de muleta sous le nez du taureau suisse, mais pas très loin. C’est la première boutique flagship de Seiko hors d’Asie : on y trouvera bientôt quelques Grand Seiko et le public européen y découvrira, en novembre, la premier Credor Sonnerie exposée hors du Japon.
5 mai 2008 à 21h27 #420000421670Invité
Membrej’avais déjà lu ça et les posts de ftikai sur les Seiko je ne sais jamais si c’est du lard ou du cochon.. une grande sonnerie faite par des robots, why not
5 mai 2008 à 21h51 #420000421671ftikai
MembreJ’aime beaucoup ce passage.
- pmk a écrit:
- Le groupe Seiko voit ses positions menacées par de nouveaux compétiteurs chinois – qui ont appris le métier en sous-traitants des marques suisses.
On voit là la géniale stratégie des groupes horlogers suisses; exiler leur ingénieurs en Chine, tout en gardant à la maison leur secret-weapon: le directeur de marketing.
Ce n’est pas demain qu’on verra un Nataf ou un Biver bosser pour Fiyta.
6 mai 2008 à 1h04 #420000421672DomMars
Membre- PAM63 a écrit:
- Effectivement la Spring Drive GMT est Superbe, j’en possède une, c’est un vrai bonheur cette montre, avec une qualité et une finition sans aucune contestation possible supérieures aux Rolex, c’est dire …
Interessant de savoir que tes commentaires sur la qualité de finition sont incontestables.
Du fait, je te laisse à tes croyances pour le peu impartiales
Dom
6 mai 2008 à 1h15 #420000421673L0r@N
MembreEn fait il nous faudrait un match des deux mouvements
J’aurai moi aussi du mal a mettre une telle somme dans du Seiko, comme quoi Rolex marche bien psychologiquement parlant.. (mais bon y’a pas que du mental m’est avis…)
6 mai 2008 à 11h30 #420000421674eboissier
MembreJe suis passé au Seiko Center la semaine dernière…
Tout d’abord, l’accueil y a été plus qu’excellent et c’est déjà un plaisir…
Ensuite, Moi qui n’apprecie pas plus que cela le dessin des Seiko, GS, Crédor, etc… et bien je pourrais bien craquer pour la ligne "Galante" qui est vraiment vraiment sympa en terme de design (enfin certaines, parce que d’autres sont un peu trop…
) …6 mai 2008 à 12h24 #420000421675PP3940
Membre- monsieurleprince a écrit:
- Et que de surcroit Seiko est encore un des rares à défendre le français comme langue de l’horlogerie…
La preuve, le Seiko Center de Paris m’avait envoyé des catalogues de la gamme GS en … japonais
(de toute manière les chiffres, en japonnais, c’est comme en français, sur leurs catalogues du moins. Et en fonction du chiffre, on arrive à voir à quoi il se rapporte). Devant la faible diffusion de leurs modèles de prestige en dehors de leurs frontières, ils n’ont pas jugé bon de faire un catalogue dans une langue un peu plus compréhensible internationalement, mais quand ils enclencheront la deuxième vitesse, ils ne manqueront pas de le faire.7 mai 2008 à 23h48 #420000421676L0r@N
Membre- olaf grossebaf a écrit:
- Excellentes montres il me semble.
Le seul truc que j’aime pas, c’est le nom.
« Grand Seiko » ça ne veut rien dire.
Une espèce de Francisation malhonnête d’un nom qui n’a pas besoin de faire cette esbroufe publicitaire pour prouver ça qualité.
Pourquoi pas « Grand Seiko – Paris » pendant qu’on y est ?
Je suis assez d’accord avec ça..
Tokage a écrit:
- Citation :
- Sauf que le mot « grand » existe aussi en anglais ou il veut dire « imposant, somptueux, noble » entre autres choses… Ce nom ne traduit-il pas parfaitement et honnêtement l’ambition de Seiko de faire des montres de grande qualité sans renier en rien ses racines ?
Désolé de quoter, mais..
Peut-être que le mot « grand » ne fait pas référence au français, mais s’il fait référence a l’anglais, ça n’est pas forcement mieux, même si c’est la langue du bizness.. une montre est aussi un peu une part de passé, d’histoire et de culture, le mot « grand » en japonais ne veut rien dire je crois (bien que je ne parle pas le japonais)De plus, je regrette cette typographie a l’ancienne style « gothique » toute droit sortie du génie marketing et qui n’a rien d’asiatique, tout comme le nom « Credor » (qui sonne comme un créneau en or finalement= le profit, ce n’est que mon point de vue… )
Bien sur, le but de Seiko est de faire du profit comme tous les autres, mais ce qui me gène, c’est qu' »ils » (GS et Credor) ne savent pas mettre en avant leur culture et leur histoire qui n’a pourtant rien a envier a la notre (européenne).C’est dommage de vouloir paraître de culture et d’histoire européenne et laissé la sienne aux oubliettes, non???
7 mai 2008 à 23h50 #420000421677L0r@N
MembreEt merci a Foversta pour le CR, ces montres semblent d’excellente qualité, néanmoins..
8 mai 2008 à 0h21 #420000421678ftikai
Membre- L0r@N a écrit:
- De plus, je regrette cette typographie a l’ancienne style « gothique » toute droit sortie du génie marketing et qui n’a rien d’asiatique,

C’est une typographie qui remonte au 1960, du temps de la première GS.
Je me demandais pourquoi Seiko n’utilisaient pas le kanji pour leur GS. En recourant à l’alphabet latin, ils avaient dû causer de nombreux hara-kiri chez les samourais octogénaires. S’ils préfèrent aujourd’hui conserver la même typo, ce serait pour éviter d’autres suicides.
Mais le gothique du GS, c’était rien comparé à leur prédécesseur: le Seiko Laurel (tu parles d’un nom).

Disons que dans ces temps-là, la science du marketing était encore assez peu développée, et chez Seiko, elle n’avait même pas germé.
Aujourd’hui, ce qu’il manque à Seiko pour qu’on achète leur GS, c’est le charisme de M. Nataf et du Seikonium.
8 mai 2008 à 0h41 #420000421679L0r@N
MembreLe style marketing est deja bien la et même depuis les 60’s selon ton exemple…
Seulement, je ne vois pas le rapport entre cette typo et GS..
Justement, la ou Nataf n’innove plus, GS trouve encore de la ressource, c’est ça qui est "marrant" a la limite..
Ils vont finir par faire gober cette blague qu’est le marketing, comme qqchose de véridique et de fondé…
Aujourd’hui, et de + en +, plus personne n’a de culture, tous se confond…
C’est peut-être ça aussi le "creneau en or"..
par ex aux states, ceux qui ont les moyens se font faire un château a l’identique de ceux qu’on trouve ici, avec des pièces rapportées etc, comme si ils voulaient reconstruire leur histoire..(histoire relativement récente aux states..)
comme quoi ils ont raison chez GS, ça va marcher, et ça marche déja!!
Chez nous: Y’a plus qu’a!, c’est bientôt partit pour, la culture est désormais mondiale..

edit rectif desolé..8 mai 2008 à 0h49 #420000421680ftikai
MembreParlant du gothic, qui sait, peut-être que le gothic était populaire fin ’50, comme le Arial sans-serif l’est aujourd’hui.
Seiko serait donc un simple fashion victime.
Et le Grand dans Grand Seiko. Je gage que le mec qui était venu avec cette idée était amateur de course auto; grand prix, grand am, grand bazooka.
Non mais, il aurait dû utiliser les chiffres car les chiffres sont intemporels. Seiko 99 et personne ne trouvera rien à dire.
8 mai 2008 à 0h56 #420000421681L0r@N
MembreNan mais je ne te parle pas de la mode de maintenant ou des 50’s, simplement d’une culture ancienne qu’ils ont et qu’ils ont délaissé pour copier la notre, c’est nul..
Et quand tu parles de chiffre, les asiatiques sont très superstitieux (encore du marketing, rappellez vous la decima mas (destiné a l’asie soi disant ou bonne cible) avec le 4 non représenté car portant malheur en asie), et effectivement cela aurait pu être une bonne idée.. enfin par exemple
8 mai 2008 à 1h01 #420000421682L0r@N
Membre- ftikai a écrit:
- Je me demandais pourquoi Seiko n’utilisaient pas le kanji pour leur GS. En recourant à l’alphabet latin, ils avaient dû causer de nombreux hara-kiri chez les samourais octogénaires. S’ils préfèrent aujourd’hui conserver la même typo, ce serait pour éviter d’autres suicides.
oui+1 peut être!
8 mai 2008 à 7h11 #420000421683Tokage
Membre- L0r@N a écrit:
- le mot « grand » en japonais ne veut rien dire je crois (bien que je ne parle pas le japonais)
En même temps Rolex ne veut rien dire dans aucune langue et cela ne pose aucun problème. Je crois qu’on se prend beaucoup la tête à essayer d’interpréter les intentions des gens de Seiko dans les années 60. Comme si cela avait une quelconque importance. Quand vous regardez une Daytona est-ce que vous vous livrez à une étude approfondie de la typographie du nom de la marque ? Quand vous regardez une Speedmaster est ce que vous vous interrogez sur le pourquoi Omega et pas Alpha ou Beta voire Gamma ? Mon sentiment est qu’on chipote parce que c’est Seiko et que cette marque n’est pas très « prestigieuse » dans nos contrées.
Nicolas
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