Une crise à venir sur le marché de l’occasion ?

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15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 200)
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  • #420004939154
    chubby
    Membre
    Fredo75 a écrit:
    Un peu trop de poncifs et de lieux communs parfois, notamment sur la culture horlogère supposée des nouveaux arrivants dans le monde de l’horlogerie, et sur l’achat de rééditions. Il peut arriver qu’on sache exactement ce qu’on achète…
    On peut aussi tout a fait décoreller sa collection, ses achats de « la bulle spéculative » ou de la valeur supposée (espérée ?) à la revente (vintage ou pas…). Bref, investir potentiellement et principalement à perte, en toute conscience, juste pour le plaisir de posséder des montres qui nous plaisent (et qu’on peut s’offrir), et se foutre totalement du reste…

    C’est une position intéressante, et j’avoue que je n’avais jamais envisagé cela sous cet angle.
    merci Fredo 75 pour cet éclairage.

    #420004939155
    Cramix
    Membre
    chubby a écrit:
    C’est une position intéressante, et j’avoue que je n’avais jamais envisagé cela sous cet angle.
    merci Fredo 75 pour cet éclairage.

    Pareil, espérons que l’évolution actuelle permette de faire le ménage dans cette catégorie.

    #420004939156
    Cramix
    Membre

    « Un peu trop de poncifs et de lieux communs parfois, notamment sur la culture horlogère supposée des nouveaux arrivants dans le monde de l’horlogerie, et sur l’achat de rééditions. Il peut arriver qu’on sache exactement ce qu’on achète…
    On peut aussi tout a fait décoreller sa collection, ses achats de « la bulle spéculative » ou de la valeur supposée (espérée ?) à la revente (vintage ou pas…). Bref, investir potentiellement et principalement à perte, en toute conscience, juste pour le plaisir de posséder des montres qui nous plaisent (et qu’on peut s’offrir), et se foutre totalement du reste… »

    Pareil, espérons que l’évolution actuelle permette de faire le ménage dans cette catégorie.

    #420004939157
    DaGau
    Membre

    « Vintage » c’est le franglais de l’antiquaire.

    Dans le négoce du vin de Porto c’est le premier choix sélectionné, millésimé et immédiatement commercialisé après élaboration de trois années (et quatre à six ans pour la catégorie « late bottled vintage ») par opposition au vin non millésimé et parfois commercialisé après long vieillissement.

    Crise est un bien grand mot. Engouement superficiel et rareté artificielle pour des objets désormais industriels. Dans un monde consumériste de griffes il y a encore un avenir mais à 2/5 du prix neuf, pas plus?

    #420004939158
    paysdoufs
    Membre

    Je suis d’accord que le vrai, beau vintage (genre chrono ou plongeuse emblématique des années 60 et 70) se maintiendra le mieux, même si là aussi une correction est dû (genre des Speed Mk2 proposées à >5k).

    Sinon, je pense qu’on ne se rend pas encore compte à quel point la nouvelle donne fiscale va scléroser le marché de l’occasion. Perso, pour moi c’est un vrai frein à l’achat si je pense aux nouveaux obstacles à franchir pour potentiellement revendre au cas où…

    #420004939159
    plibou
    Membre

    Qu est ce qui a changé ?
    Quand je suis passé par Philips pour vendre
    6% , j aurais aussi pu prendre la plus value
    (Sous réserve d avoir une facture , ce que j aurais du faire d ailleurs )

    #420004939160
    paysdoufs
    Membre

    https://famontres.com/forums/topic/reforme-fiscale-collectionner-est-il-encore-possible/

    Pour moi (donc selon ma compréhension et perception) on est passé de « Je vends mes vieilleries tranquillement » à « It’s now a total pain in the a… ». Et ceci bien arbitrairement…

    #420004939161
    Mc
    Membre

    Je ne suis pas du tout analyste financier, mais j’ai le sentiment que l’explosion des prix de ces dernières années peut s’expliquer de la manière suivante.

    On a connu une période économique particulière, les investissements traditionnels avaient des rendements faibles, inexistants, voire même négatifs. Pendant plusieurs années, les banques suisses ont par exemple pratiqué des taux d’intérêts négatifs. Laisser son argent à la banque coûtait ainsi de l’argent au lieu d’en rapporter ne serait-ce qu’une part infime. Les gens ont ainsi recherché des placements alternatifs (art, automobile, horlogerie, etc.).

    Est arrivée là-dessus la pandémie de Covid, laquelle a encore renforcé ce phénomène, dans la mesure où les activités étant limitées, les gens se sont trouvés avec un solde disponible supplémentaire qu’ils ont souhaité utiliser tantôt pour se faire plaisir, tantôt pour placer leur argent dans des placements alternatifs.

    La demande de montre a donc explosé très rapidement et a dépassé l’offre, ce qui a naturellement tiré les prix vers le haut dans toutes les catégories horlogères.

    Premièrement, sur le marché de l’occasion récente, dans la mesure où les montres neuves étaient devenues indisponibles, mais également du neuf, puisque les marques ont, à mon sens, de manière pas très réfléchie, profité de cette desirabilité et de cette demande qui semblait inépuisable pour augmenter leurs prix de manière indécente.

    Ceci a donc amené dans le marché davantage de spéculateurs à la petite semaine, qui sont venus grossir la demande déjà massive. Ce qui a encore poussé les prix vers le haut. Un cercle malsain et dangereux s’est mis en place. Ledit cercle a été très savamment entretenu par les marques elles-mêmes qui ont pris soin (pour certaines d’entre elles) de limiter artificiellement l’offre pour maintenir le caractère spéculatif de la demande.

    Tout ce foutoir a inévitablement fini par avoir un impact sur les montres d’occasion plus anciennes et sur le vrai vintage, dans la mesure où ceux qui ne pouvaient spéculer sur le neuf ou le récent se sont rabattus sur ces catégories. Ce phénomène a là aussi été très sciemment encouragé par les maisons de ventes, les marchands, les sites spécialisés, les réseaux. Certains des précités ayant même établit des tableaux et des graphiques pour suivre la cote des modèles, et ce, afin d’attirer d’une part davantage de speculateurs, d’autre part motiver les acheteurs traditionnels à acquérir le modèle convoité en leur montrant l’ascension vertigineuses des courbes.

    Ceux qui ne pouvaient spéculer sur le neuf, l’occasion ou le vintage le plus convoité, se sont mis à spéculer sur les modèles les plus communs, tirant à nouveau les prix vers le haut et profitant de l’euphorie globale.

    Désormais, la situation a changé. D’une part, la vie a repris sont cours normale, l’argent disponible est donc moins important, l’inflation galopante dans certaines régions a également recentrer les préoccupations de beaucoup. Tous les petits spéculateurs sont donc partis, si bien que la demande est retombée. Comme la demande s’essouffle, les prix baissent, de sorte que les derniers spéculateurs récalcitrants quittent peu à peu le marché, ce qui contribue aussi à baisser les prix. À ceci s’ajoute, à mon avis, un effet d’attente. Les collectionneurs ou les acheteurs lambdas voyant les prix descendre à vitesse grand V, ne se précipitent pas pour acquérir la montre convoitée. Ceci contribue à nouveau à faire baisser les prix.

    Ce qui est intéressant là-dedans va être de voir comment les marques vont gérer ça, maintenant qu’elles ont doublé leur prix en dix ans et que le discours qu’elles ont tenu ces dix dernières années selon lequel leurs produits étaient un investissement, a pris un coup derrière la tête. Beaucoup de gens ont accepté de mettre des prix debiles dans le neuf en se rassurant sur le côté positif de l’opération financière ou du moins neutre. Vendre une montre basique à 15k quand le prix de revente retombera à 6-7k, va être un peu plus coton.

    Cela étant, je ne suis pas convaincu qu’on retourne un jour aux temps heureux des années 90-2000 compte tenu de l’immense coup de projecteur dont a bénéficié l’horlogerie. Par ailleurs, les spéculateurs ayant découvert le marché une fois, sont ainsi susceptibles d’y revenir dans le futur.

    #420004939162
    caput
    Membre

    @Mc, très bonne analyse.

    #420004939163
    Invité
    Membre

    Oui, merci beaucoup MC, pour ce raisonnement par paliers

    La question est en effet de voir comment les marques vont gérer leur positionnement prix dans les 2/3 ans

    Sacré casse tête en perspective… surtout pour celles qui se sont prises pour la Couronne … Telle la grenouille de la fable

    #420004939164
    Invité
    Membre

    Les marques ne changeront rien.Je les vois mal baisser les prix.

    Si c’est trop cher c’est que vous n’êtes plus la cible.

    #420004939165
    Emmanuel2b
    Membre

    Pour Rolex cela ne changera rien, l’offre ne satisfait toujours pas la demande.

    #420004939166
    PHIL71
    Membre
    Fhang a écrit:
    Les marques ne changeront rien.Je les vois mal baisser les prix.

    Si c’est trop cher c’est que vous n’êtes plus la cible.

    Bonjour à tous ,

    si c’est trop cher , c’est que c’est trop cher !

    il n’y a pas d’autres produits que les montres dont les prix n’ont rien à voir avec un coût de production ou le prix de leurs composantes…il n’ y a rien qui justifie de payer une montre le double du prix d’il y a 10 ans à part le fait que l’on veuille te la vendre à ce prix …

    à un moment donné, moi le premier, tu analyses le modèle, ses composants, la qualité de fabrication , l’histoire (s’il y en a une ) qui va avec le modèle…et tu décides si le prix est justifié ou pas …et dans beaucoup de cas actuellement il ne l’est plus ,quand tu as connu les prix du début des années 2000 .Heureusement il reste encore des modèles pour se faire plaisir avec un coût raisonnable …

    la mise en redressement judiciaire d’une enseigne comme Crésus est révélateur des limites de l’acceptabilité des prix par les clients …
    Chinois

    #420004939167
    Invité
    Membre
    PHIL71 a écrit:

    Bonjour à tous ,

    si c’est trop cher , c’est que c’est trop cher !

    il n’y a pas d’autres produits que les montres dont les prix n’ont rien à voir avec un coût de production ou le prix de leurs composantes…il n’ y a rien qui justifie de payer une montre le double du prix d’il y a 10 ans à part le fait que l’on veuille te la vendre à ce prix …

    à un moment donné, moi le premier, tu analyses le modèle, ses composants, la qualité de fabrication , l’histoire (s’il y en a une ) qui va avec le modèle…et tu décides si le prix est justifié ou pas …et dans beaucoup de cas actuellement il ne l’est plus ,quand tu as connu les prix du début des années 2000 .Heureusement il reste encore des modèles pour se faire plaisir avec un coût raisonnable …

    la mise en redressement judiciaire d’une enseigne comme Crésus est révélateur des limites de l’acceptabilité des prix par les clients …
    Chinois

    Exact
    … Et de voir une enseigne comme Maier (Lyon) qui vend désormais du Seiko pour compenser la baisse des ventes des marques Suisses, précisant que Maier a méprisé longtemps cette marque Japonaise .. Ce n’est pas l’admiration de la marque qui a dicté son choix, mais la nécessité.
    (Seiko a augmenté mais dans des proportions raisonnables, même GS ou les premiers prix en Hi-beat ont finalement peu bougé)

    Et à l’opposé de Seiko, les boutiques mono-marques ont considérablement augmenté leurs prix, une boutique de marque exclusive a un coût exorbitant que le client final doit supporter, je ne serai cependant pas surpris si demain j’apprenais que ces boutiques fermaient pour revenir à une distribution généraliste moins chargée en frais.

    #420004939168
    Zouzoupiment
    Membre

    Pour moi, si on raisonne long terme ça ne peut que monter. Au niveau mondial, il y a et il y aura de plus en plus de riches ou de gens aisés. Juste avec l inde ou la chine ce sont des millions de personnes.
    La montre sera toujours un bijou, un accessoire de mode ou un marqueur social quelques soient les nouvelles technologies qui vont apparaitre. Les fabricants type rolex auront toujours interet à ne pas inonder le marché en creant un manque.
    Pour un francais moyen comme moi, plus vite on achète les modèles convoités mieux ce sera pour le portefeuille

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