FORUMAMONTRES › Forums › Les Grandes Heures de FAM › Seikosha Tensoku: la montre des Tokkotai
- Ce sujet contient 73 réponses, 59 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Bertrand, le il y a 2 années.
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11 septembre 2017 à 14h58 #420003679057
Xaipe
MembreÉnormément de qualité dans ce post de référence, bravo.
Et merci pour cette brique inédite de l’histoire de l’horlogerie
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Avez-vous coché toutes les cases ?11 septembre 2017 à 15h03 #420003679058Lorenzo34
MembreAlors là Arnaud Chapeau!
Article passionnant, très agréable à lire et en plus illustré
Un grand merci pour ce condensé d’infos qui pour le coup clarifie beaucoup de choses
- Kerangaro a écrit:
- L’appellation tokkotai vise à rendre un peu plus sulfureuses (et faire monter la côte ?) de ces montres en les associant au phénomène kamikaze (phénomène minoritaire dans l’histoire de l’aéronautique japonaise).
La plupart des pilotes japonais qui portaient ce type de montres et n’avaient rien à voir avec les kamikazes… On a donc un usage abusif du terme Tokkotai et la « rareté » de ces montres n’est pas due au phénomène kamikaze.Par ailleurs, pour une mission suicide, le dépouillement des instrument était la norme… on a donc peine à croire que l’armée de l’air japonaise eût laissé gâcher des instruments de ce type en contexte de pénurie généralisée.
Mais c’est un beau « storytelling » qui marche bien


Pas trop compris ton intervention, l’article précise que ce n’était pas des montres pour et portées exclusivement par les Kamikazes
« Les montres bracelet étaient elles fabriquées pour la navigation et proposaient un réhaut tournant gradué, controlé par la lunette cannelée de la montre qui permettait de calculer les temps de vol. »
« Finalement, la plupart des pilotes portaient l’horloge de leur cockpit autour de leur cou, tenue par un morceau de toile de parachute, ce qui est confirmé par nombre de photos d’époque. »
« Il semblerait que ces montres n’étaient pas des plus courantes chez les pilotes et qu’on les retrouvait plutôt au poignet des chefs d’escadron ou des pilotes escortant les chasseurs destinés à fondre sur l’ennemi. »Plutôt qu’un « storytelling » c’est un gros travail de recherches et de documentations fait par un passionné de la marque pour ensuite nous en offrir un condensé, oui c’est vrai, c’est beau
11 septembre 2017 à 15h05 #420003679059LioZen
MembreMerci Arnaud pour ce passionnant article, un de plus dans ta riche collection
11 septembre 2017 à 15h08 #420003679060arbigoud
Membretout vient zà point à qui sait t’attendre
merci pour le partage, et bravo d’avoir mis la main sur cette pièce d’exception
11 septembre 2017 à 15h09 #420003679061DrMcBeer
MembreBravo Arnaud, super article.
Vraiment passionnant à lire !11 septembre 2017 à 15h16 #420003679062DoTiTno
MembreSuperbe article, très bien illustré. Merci
Si tu veux avoir plus d’infos sur les risques que tu encours, tu as les fiches de l’institut de radioprotection (IRSN) qui sont tops.
Mais pour sûr s’ils en ont mis « beaucoup », il doit en rester beaucoup (période de 1600 ans).
Fait gaffe
11 septembre 2017 à 15h20 #420003679063LMDM
Membre- Lorenzo34 a écrit:
- Plutôt qu’un « storytelling » c’est un gros travail de recherches et de documentations fait par un passionné de la marque pour ensuite nous en offrir un condensé, oui c’est vrai, c’est beau

C’est aussi un argumentaire commercial du fait du projet de vente d’Arnaud. Par exemple, Arnaud pourrait avoir la tentation de maquiller la réalité pour qu’elle paraisse plus sexy (comme le font toutes les marques en recherche de légitimité historique)…
Cela dit, ayant constaté par ses multiples interventions sa passion pour Seiko, ça passe, mais j’ai quand même un petit arrière goût de teasing marketing.Chapeau tout de même à Arnaud pour avoir exhumé ce morceau d’histoire et pour savoir ainsi nous en parler. Pour compléter l’article, ce serait génial d’avoir la liste des sources documentaires utilisées pour sa rédaction.
11 septembre 2017 à 15h28 #420003679064Lorenzo34
Membre- LMDM a écrit:
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C’est aussi un argumentaire commercial du fait du projet de vente d’Arnaud. Par exemple, Arnaud pourrait avoir la tentation de maquiller la réalité pour qu’elle paraisse plus sexy (comme le font toutes les marques en recherche de légitimité historique)…
Cela dit, ayant constaté par ses multiples interventions sa passion pour Seiko, ça passe, mais j’ai quand même un petit arrière goût de teasing marketing.Chapeau tout de même à Arnaud pour avoir exhumé ce morceau d’histoire et pour savoir ainsi nous en parler. Pour compléter l’article, ce serait génial d’avoir la liste des sources documentaires utilisées pour sa rédaction.
Comme tu le dis, compte tenu de son historique sur FAM et surtout tout ce qu’il apporte dans le sous forum Seiko, je peine à imaginer qu’il « maquille » la réalité. Et puis une telle pièce ne se vendra que par l’intermédiaire d’un réseau ou sur des supports spécifiques.
11 septembre 2017 à 15h35 #420003679065reznor6969
MembreHello Arnaud….que dire…une bel instant d’histoire que tu nous livres là !
Merci pour ce bel article ! Féloches pour la trouvaille !
Ps attention… ton poignet vire au vert fluo
Amitiés
11 septembre 2017 à 15h37 #420003679066indienlife
Membresuper article, au top
bravo et merci
11 septembre 2017 à 15h47 #420003679067oliveka
MembreTrès bel article!
je vais me coucher moins idiot ce soir …
te lire a été un réel plaisir … c’est bien écrit, et bien documenté …
et la rareté de la montre rajoute à sa légende …
Bravo!
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Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui.11 septembre 2017 à 16h49 #420003679068Jownz
MembreTrès agréable à lire. Cela démystifie aussi le kamikaze prêt à tout pour sa patrie, même s’il faut bien avouer que le rapport à la mort est radicalement différent du nôtre !
Tu nous prendra aussi une photo de ton
troisièmequatrième bras
11 septembre 2017 à 16h51 #420003679069Boris55
MembreMerci pour cet article très intéressant
11 septembre 2017 à 17h04 #420003679070Dromaludaire
MembreJe prends une minute pour me joindre au concert de louanges (et tant pis si mon post n’est pas très utile
.J’ai lu d’une traite, tant c’est bien écrit (qualité qui devient rare, quoi qu’en en dise) et intelligemment documenté. Un grand merci pour ce fragment d’histoire raconté avec beaucoup de talent.
11 septembre 2017 à 17h18 #420003679071Arnaud.A
MembreMerci à tous pour ces mots très gentil, ça me touche vraiment et je suis ravi que ça vous ait intéressé
- Kerangaro a écrit:
- L’appellation tokkotai vise à rendre un peu plus sulfureuses (et faire monter la côte ?) de ces montres en les associant au phénomène kamikaze (phénomène minoritaire dans l’histoire de l’aéronautique japonaise).
La plupart des pilotes japonais qui portaient ce type de montres et n’avaient rien à voir avec les kamikazes… On a donc un usage abusif du terme Tokkotai et la « rareté » de ces montres n’est pas due au phénomène kamikaze.Par ailleurs, pour une mission suicide, le dépouillement des instrument était la norme… on a donc peine à croire que l’armée de l’air japonaise eût laissé gâcher des instruments de ce type en contexte de pénurie généralisée.
Mais c’est un beau « storytelling » qui marche bien


En effet, le phénomène des kamikaze a été minoritaire sur l’ensemble des pilotes Japonais, puisque la majorité d’entre eux a été abattue avant octobre 44 (le fameux tir au pigeons des Mariannes etc). Par contre, c’est bien tous les pilotes restant après cette date qui étaient destinés à être envoyés dans ces « attaques spéciales ». Les pilotes expérimentés ayant survécu escortaient les autres. Début août 45, il ne restait que très peu de vrais pilotes encore en vie. De tête, il me semble que c’est pas loin de 4000 pilotes qui sont morts dans ces attaques suicides.
Concernant le dépouillement des instruments, je précise bien que d’une part, ces montres étaient la propriété privée des ceux qui les achetaient et non pas des montres appartenant à l’armée (donc ils faisaient bien ce qu’ils voulaient avec leurs montres), et d’autre part elles étaient vraisemblablement portées par des pilotes expérimentés qui servaient d’escortes. Les chasseurs ou les bombardiers destinés au sacrifice étaient dépouillés au maximum, surtout à la fin de la guerre, mais les avions escortes avaient bien besoin d’instruments de vol.
Donc oui, ces montres ont bien un rapport avec les tokkotai et la plupart des gens ignorent d’ailleurs ce nom donc je ne vois pas en quoi l’utiliser serait abusif, surtout qu’on est en plein dans le sujet (ça serait d’ailleurs de parler de kamikaze à tout va qui serait abusif). Et puis comme je le disais aussi, le vrai nom de ces montres est 精工舎天測時計 et en effet, il n’est jamais fait mention de « montre de kamikaze » dans ses diverses appellations. C’est juste un nom d’usage donné par les occidentaux, à tort.
En tous cas, si ces montres ne sont pas rares ou si leur « rareté » n’est pas due au phénomène kamikaze, je suis tout ouï pour tes explications.
Quant au storytelling, toutes mes informations s’appuient sur des sources, dont la plupart viennent de Pierre-Francois Souyri et de témoignages de survivants. Moi j’appelle ça de la recherche, pas du storytelling.
- LMDM a écrit:
- C’est aussi un argumentaire commercial du fait du projet de vente d’Arnaud. Par exemple, Arnaud pourrait avoir la tentation de maquiller la réalité pour qu’elle paraisse plus sexy (comme le font toutes les marques en recherche de légitimité historique)…
Cela dit, ayant constaté par ses multiples interventions sa passion pour Seiko, ça passe, mais j’ai quand même un petit arrière goût de teasing marketing.Chapeau tout de même à Arnaud pour avoir exhumé ce morceau d’histoire et pour savoir ainsi nous en parler. Pour compléter l’article, ce serait génial d’avoir la liste des sources documentaires utilisées pour sa rédaction.
Je vois que tu rejoins l’avis de Kerangaro qui pense que je fais peut-être ça pour faire monter la côte de la montre, la rendre plus sexy qu’elle n’est ou essayer de lui donner une légitimité. Et franchement, je n’ai même pas envie de répondre à ça…
Merci pour le reste de ton message, tu as d’ailleurs totalement raison, je n’ai pas cité les ouvrages sur lesquels je me suis appuyé, je vais y remédier tout de suite.
« Pierre-Francois Souyri et Constance Sereni – Kamikazes » un livre passionnant est ultra complet sur tout l’aspect historique et culturel qui a déterminé la création de ces groupements d’attaque spéciale. Je l’ai dévoré avec grand plaisir.
« Yasuo Kuwahara – J’étais un kamikaze » Le récit très prenant d’un survivant, ça prend aux tripes et certains passages sont très durs, mais c’est passionnant aussi de voir l’histoire de l’intérieur.
« Konrad Knirim – Japanese Military Timepieces of WW2 » Une référence incontournable
J’ai aussi beaucoup lu de topics sur le sujet sur MWRForum. J’ai aussi écouté quelques documentaires (lui et lui surtout) où sont reprises les infos trouvées dans les deux premiers livres cités plus haut.
Voilà pour mes sources
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