FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres vintages et sujets techniques › Questions sur le métier d’horloger/la pratique en tant qu’amateur
- Ce sujet contient 18 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Cadrature, le il y a 9 années et 9 mois.
-
AuteurMessages
-
20 janvier 2017 à 10h40 #410000124676
Ferxan
MembreBonjour à tous
Passionné d’horlogerie depuis un certain temps, j’ai décidé de commencer à réparer des montres/réveils et autres gardes-temps sur mon temps libre..
J’ai potassé un peu l’encyclopédie de diderot et d’alembert section horlogerie, et la théorie d’horlogerie que j’ai commandé ne devrait pas tarder à arriver. Nonobstant mes connaissances théoriques et pratiques(j’ai dû visionner une bonne trentaine de restaurations/réparations), quelques questions subsistent :
Je prévois de m’entraîner sur un classique ETA 6497, puis un 2824, et après un certain temps un joli valjoux 7750(c’est un parcours qui me semble assez classique mais recommandé un peu partout où je me suis renseigné)
Mais je me demandais :
-La réparation d’une montre consiste plus ou moins(si nécessaire) à démonter, remplacer certaines pièces si besoin est, et rhabiller la montre(en étant réducteur)
Comment identifie t-on la source du problème?
Comment procéder sur des calibres/mouvements que l’on ne connaît pas? Remonter le mouvement peut devenir désastreux, non?
Ca serait triste de se limiter à quelques mouvements et je me demandais si s’entraîner sur les mouvements que j’ai cité permettrait d’acquérir une expérience suffisante pour traiter la plupart des calibres de montres d’entrée/milieu de gamme(en s’amusant un peu sur des complications pdl au bout d’un certain temps)(niveau F.constant complication on va dire, au-delà je ne me risquerai pas ds l’immédiat
)Je ne prétends pas devenir maître horloger et suis totalement conscient du temps qu’il faudra pour atteindre un niveau correct, mais si des fameurs expérimentés pouvaient m’indiquer la marche à suivre, j’en serais ravi

(Je compte plus ou moins 2h a 3h par jour de pratique ou théorie pour ce loisir)
Merci d’avance et bon w-e
20 janvier 2017 à 10h54 #420003492679Philippe-ch
MembreCela fait maintenant un peu plus d’une année que je me suis lancé, je commente donc comme amateur…
OK pour le 6497, perso je l’ai pas démonté, le mien était neuf… je l’ai simplement emboité…
Sinon on peut commencer avec des montres de poches, c’est plus grand donc plus facile… On s’y retrouve assez vite concernant les mouvements basiques trois aiguilles. Ensuite on ajoute une ou deux couches comme le quantième et l’automatisme… Quand à démonter un chrono… perso je ne suis pas encore prêt….
Concernant le diagnostique:
– on essaye le remontage, ok ou non? si non le ressort est cassé par exemple….
– si remonté à bloc et cela ne « démarre pas », on soupçonnera l’axe de balancier…Mais évidemment ce serait trop simple vu comme cela, en fait le plaisir est d’observer, identifier et ensuite résoudre le problème, remplacer une pièce par exemple…
Bien venu au club et bonne chance….
20 janvier 2017 à 11h01 #420003492680Ferxan
Membre- Philippe-ch a écrit:
- Cela fait maintenant un peu plus d’une année que je me suis lancé, je commente donc comme amateur…
OK pour le 6497, perso je l’ai pas démonté, le mien était neuf… je l’ai simplement emboité…
Sinon on peut commencer avec des montres de poches, c’est plus grand donc plus facile… On s’y retrouve assez vite concernant les mouvements basiques trois aiguilles. Ensuite on ajoute une ou deux couches comme le quantième et l’automatisme… Quand à démonter un chrono… perso je ne suis pas encore prêt….
Concernant le diagnostique:
– on essaye le remontage, ok ou non? si non le ressort est cassé par exemple….
– si remonté à bloc et cela ne « démarre pas », on soupçonnera l’axe de balancier…Mais évidemment ce serait trop simple vu comme cela, en fait le plaisir et d’observer, identifier et ensuite résoudre le problème, remplacer une pièce par exemple…
Bien venu au club et bonne chance….
Salut et merci pour ton message

Je suis d’accord avec toi, si c’était aussi simple cela perdrait tout son charme et une grande partie de son intérêt.
Pour ma part je compte aussi me fournir en mouvements neufs, mais je voulais les démonter pour me faire la main et me familiariser avec les mouvements(pour l’ETA 6497, il me semble qu’il existe des blueprints sur internet facilitant le démontage/rhabillage)quitte à foirer le remontage et du coup avoir quelquechose à réparer
Sinon, je suppose qu’on développe certains automatismes à force

Tiens-tu un petit carnet ou autre pour noter les problèmes récurrents(quitte à faire des stats et être plus efficace ds de futures réparations) ou tu y vas la fleur au fusil pour chaque nouvelle montre qui se présente?
20 janvier 2017 à 11h10 #420003492681Philippe-ch
MembreQuelques pistes:
Pour certain mouvements ETA, il y des guides comme celui-ci: http://www.eta.ch/swisslab/6497/6947.html
On trouve aussi la documentation technique, un exemple: https://secure.eta.ch/CSP/DesktopModules/ViewDoc.aspx?tabindex=1&tabid=28&DocId=34&DocType=DTPour identifier les calibres, on peut utiliser Ranfft: http://www.ranfft.de/cgi-bin/bidfun-2uswk.cgi?1&ranfft
Mais pour se faire la main, rien comme des « cadavres » acheté à trois sous sur les brocantes….
Non je ne tiens pas de carnet, mais je me suis posé la question plus pour aider ma mémoirs vs les montres qui sont dans mes tiroirs… concernant l’expérience d’une panne vs une autre c’est pas nécessaire il me semble…
20 janvier 2017 à 11h23 #420003492682Ferxan
Membre- Philippe-ch a écrit:
-
Mais pour se faire la main, rien comme des « cadavres » acheté à trois sous sur les brocantes….
Non je ne tiens pas de carnet, mais je me suis posé la question plus pour aider ma mémoirs vs les montres qui sont dans mes tiroirs… concernant l’expérience d’une panne vs une autre c’est pas nécessaire il me semble…
Ca marche, je prends en note tt ça, merci

J’essaierai d’actualiser ce thread avec mes exploits « horlogesques » et de futures questions plus spécifiques

Bon w-e
20 janvier 2017 à 11h38 #420003492683Philippe-ch
MembreUn peu de lecture pour cette fin de semaine…
https://famontres.com/forums/topic/retour-d-experience-3/?highlight=retour
https://famontres.com/forums/topic/projet-avec-unitas-6498/?highlight=Unitas
Tiens nous au courant…20 janvier 2017 à 11h58 #420003492684Ferxan
Membre- Philippe-ch a écrit:
- Un peu de lecture pour cette fin de semaine…
Tiens nous au courant…
Passionnant
Tout lu d’une traite
Je connais un AD/horloger F.Constant ds ma ville très sympa, je vais essayer de voir si il pourrait me conseiller/coacher un peuÉtabli très sympa et outillage impressionnant au passage
(Je me contente de 5 tournevis bergeon et brucelles 0 2 5 et plastique dumont + les bases de l’outillage personnellement)Il me manque quelques outils(matos ouvreur boitier/fond + pose/arrache aiguille manquants)
Ca se fera sur le temps, je pense que je vais essayer de choper un lot de montres auto et tt remettre en ordre avant de m’attaquer au 6497
Merci encore pour ces précieux conseils
20 janvier 2017 à 12h08 #420003492685Wolfy
MembreSi je peut me permettre le conseil de Philippe est juste ….ce faire la main sur des épave ,vielle montre a gousset ,parce que attaquer par des auto de 10 1/2 ….sa va être pas du tout évidant pour un début.
Un truc aussi ,au démontage …prend des photo des élément en cours de demontage ,pratique pour ce rappeller le sens ou la place d’une pièce .20 janvier 2017 à 19h35 #420003492686stephane28
MembreRéviser une montre, ce n’est pas désassembler et réassembler un puzzle. Il faut savoir comment ç chaque pièce ou ensemble fonctionne. Et à partir de ce moment-là, plus besoin de mémoire pour remonter le mouvement. Et les diagnostics de panne sont beaucoup plus aisés. Les heures d’établi aident surtout à reconnaître les pièces et à la dextérité. Ce qui permettra avec le temps de passer à des montres de taille de plus en plus réduite. Restez-en aux trois aiguilles quelques mois/années avant de passer aux dates puis aux automatiques.
20 janvier 2017 à 20h53 #420003492687Philippe-ch
MembreJe ne peut que être en accord avec Wolfy et Stephane, prendre des photos aide, connaitre la fonction de chaque pièce aussi, après environ 6 mois (je suis à la retraite donc j’ai du temps…) j’ai osé « attaquer » les deux premières complications:
– automatisme (un ETA 2369 tout rouillé), axe ancre cassé… il reste dans mon tiroir à dons d’organes (jusqu’à aujourd’hui ou je pique le pont/balancier/spiral pour une Tissot….)
– quantième avec une Certina: https://famontres.com/forums/topic/probleme-avec-le-quantieme/#4019060
Concernant les outils, je cite: https://famontres.com/forums/topic/kit-d-horloger-outils/
Mon établi actuel: https://famontres.com/forums/topic/le-lieu-de-nos-ebats/page/225/#4064756
Mon dernier achat: https://famontres.com/forums/topic/potence-a-river/#406904020 janvier 2017 à 21h12 #420003492688Paulo11
MembreTous les mouvements fonctionnent plus ou moins de la même façon.
Si tu tombes sur un nouveau mouvement, il est rare qu’il soit radicalement différent de ce que tu as déjà vu.
Entre un FE 233-60 et un Rolex 3135, la base est la même : un barillet, des roues (4), un ancre un balancier, une tirette etc. Et 2/3 fioritures en plus sur le Rolex qui le fait plus beau, plus souple, plus fiable plus tout quoi…
Je dis bien que la base est la même. l’esprit, les gènes. Donc avec un peu de logique, même sans documents tu t’en sort.
Souvent, les jeunes qu’on voit en stage nous disent : « nouveau mouvement, il me faut une documentation, sinon je me lance pas »
Au contraire! Il faut se lancer, chercher, quelle pièce fait quoi, où va t’elle, quelle est sa fonction etc
Et plus tu en fait à taton, plus tu progresses, et plus c’est simple.
Personne, hormis quelques cas exceptionnels ont réinventé la poudre dans ce milieux…
L’horlogerie de base, si, en fait c’est un peu un puzzle à mon sens. Ce que je dis horlogerie de base c’est démonter, contrôler, changer ce qui est HS, et remonter.
Un Puzzle quoi…
La vraie horlogerie c’est : plus de pièce? c’est cassé? c’est mort? Non!!! Je trouve la solution, et je refais ce qui est cassé.
Mais ça ne concerne peu de monde, peu de pièce, car ça devient cher… et ce n’est plus dans l’esprit d’aujourd’hui. Mais ça existe encore. Ouf.
Les pannes sur les montres sont en fait très rare. Dans 85% des cas, les montres que je vois en SAV c’est : huilage HS, plus d’huile, ca marche plus;
Une roue avec un pivot de rayé n’est pas une panne. C’est un manque d’entretien.
Une panne c’est quoi? axe de balancier cassé? Ca se voit tout de suite.
Le grand classique c’est : aiguille qui se touchent, cadran qui touche les aiguilles etc
des truc basiques…
Au final, c’est très simple. Tout le monde s’en fait une montage, mais c’est quand même bien influencé par tout le ramdam des zozo du markéting qui font tout pour vendre leur montre, mais l’orlogerie classique, c’est pas si compliqué, sinon les montres seraient pas aussi fiable.
Après il y a des les grandes complications, la oui. Mais ca touche quoi? 5% du marché?
Les 3 aiguilles, chronographe, automatique etc… franchement pas si dur.
Ce qu’il faut c’est : dextérité, bonne perspective visuelle, avoir du bon sens, fait les choses biens, pas de « a peu près… », et surtout avoir une très bonne culture ce qui passe par des heures de lectures à droite et à gauche (livre, forum etc).
La dextérité passe aussi par des heures d’entrainement, et aussi un peu de casse.
Alors oui, entraine toi sur des truc à 2 balles, avant de te lancer sur des bonnes pièces.
Bienvenu dans ce monde, qui a 1er vue est compliqué et difficile. Mais d’ici quelque temps, tu diras comme moi.
20 janvier 2017 à 22h58 #420003492689Cadrature
MembreBonjour Ferxan,
Comme toi je suis amateur et je peux me libérer pour beaucoup moins longtemps que toi à cette
passion.Je vais donc te répondre en fonction de ma propre expérience.
Je m’amuse avec le rhabillage de montres exclusivement en trouvant des
montres à remettre en état.Mais sais-tu réellement ce que tu veux faire
en horlogerie ?
– Repassage: huiler, régler une montre
– Repassage-Emboitage: acheter une montre en puzzle et la monter après l’avoir éventuellement un peu personnalisée
– Rhabillage: remettre en état de marche une montre défectueuse
– Personnaliser un mouvement (limage, polissage, gravure, etc)
– etc.- Ferxan a écrit:
- Bonjour à tous
Passionné d’horlogerie depuis un certain temps, j’ai décidé de commencer à réparer des montres/réveils et autres gardes-temps sur mon temps libre..
J’ai potassé un peu l’encyclopédie de diderot et d’alembert section horlogerie, et la théorie d’horlogerie que j’ai commandé ne devrait pas tarder à arriver. Nonobstant mes connaissances théoriques et pratiques(j’ai dû visionner une bonne trentaine de restaurations/réparations), quelques questions subsistent :
Internet est une source que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé. Mais certains livres sont irremplaçables
– Le manuel suisse de l’horloger-rhabilleur, H. Jendritzki
– L’Horloger a l’établi – Guide pratique du reparateur et du repasseur, W. Schultz
– Théorie d’horlogerie, Reymondin, Monnier, Jeanneret, PelarattiPour un savoir plus encyclopédique (Diderot est sympa à lire, mais insuffisant):
– Traité horlogerie, Saunier
– Manuel de l’horloger, Normand, JanvierUne bonne bibliothèque est une source de plaisir et de savoir pour l’horloger amateur.
- Ferxan a écrit:
- Je prévois de m’entraîner sur un classique ETA 6497, puis un 2824, et après un certain temps un joli valjoux 7750(c’est un parcours qui me semble assez classique mais recommandé un peu partout où je me suis renseigné)
La transition me semble brutale.
Le 6497 est un gros calibre très classique. Il offre la possibilité d’un réglage fin et sans surprise.
Le démonter et le remonter ne suffira pas. Il faut ensuite le sacrifier pour s’exercer à des choses plus fines.
Pour cela, il faudra aussi des outils précis, mais on peut aller très loin avec ce mouvement:
– Dépose et pose de l’axe de balancier
– Achevage (il s’agit de bouger les palettes de l’ancre, son axe pour (dé)régler l’échappement)
– Dépose et pose de rubis
– Dépose et pose du spiral (attention, certaines versions du 6497 ont un piton non goupillé, mais
brasé au laser, on ne peut pas les déposer, ni toucher à la virole)A la place du 6497, on peut s’exercer sur des mouvements de gousset sans intérêt dans le but de faire des actes
délicats (refaire un trou, chasser une pierre, refaire la courbe d’un spiral, etc)Pour monter en difficulté, un chronographe c’est vraiment délicat, préfère une seconde centrale vintage, puis
un quantième simple vintage, puis une automatique seconde au centre vintage.Les mouvements type ETA-2824 vont te décevoir s’il ne s’agit pas simplement de les emboiter, car ils sont plus délicats
qu’il semble.- Ferxan a écrit:
-
Mais je me demandais :
-La réparation d’une montre consiste plus ou moins(si nécessaire) à démonter, remplacer certaines pièces si besoin est, et rhabiller la montre(en étant réducteur)
– Trouver les sources du problème avant et pendant démontage
– Réparer
– Nettoyer
– Remonter et huiler
– Régler- Ferxan a écrit:
-
Comment identifie t-on la source du problème?
Il faut penser à tout, les raisons d’un dysfonctionnement sont parfois très cachées. Personnellement, je ne trouve
pas toujours, mais je scrute plein de choses avant et pendant démontage.
Sources: les manuels de rhabillage, dont celui de Jendritzki.
Je crois que c’est la différence entre nous et les professionnels qui font plusieurs rhabillages par jour. Rien
ne remplace l’expérience, le métier.- Ferxan a écrit:
-
Comment procéder sur des calibres/mouvements que l’on ne connaît pas? Remonter le mouvement peut devenir désastreux, non?
L’horlogerie est affaire de conservateurs 😉 Et si certains prétendent se démarquer avec une communication
marketing, la plupart des montres se ressemblent vraiment.
Par époques successives, on trouve toujours les mêmes montages et composants.
Si tu fais du vintage des années 50-70 sans complication, tu trouveras toujours les mêmes calibres, avec des variations de construction
de détail.
Pareil pour un calibre du XIX cylindre à clef: il aura un goupillon, un encliquetage avec un ressort de coté, tout pareil
que son voisin, etc.- Ferxan a écrit:
-
Ça serait triste de se limiter à quelques mouvements et je me demandais si s’entraîner sur les mouvements que j’ai cité permettrait d’acquérir une expérience suffisante pour traiter la plupart des calibres de montres d’entrée/milieu de gamme(en s’amusant un peu sur des complications pdl au bout d’un certain temps)(niveau F.constant complication on va dire, au-delà je ne me risquerai pas ds l’immédiat
)
C’est très couteux les complications.
Personnellement, je n’ai fait que le chronographe comme complication (si on exclu le quantième simple et la seconde centrale des complications).
Plus difficile se trouve parfois dans un mouvement bon marché:
– réparation d’un échappement à cylindre (pratiquement impossible s’il s’agit de réparer la roue d’échappement dont on ne trouve pas de modèle de
remplacement). Refaire un tampon de cylindre est possible, mais délicat.
– Réparation d’un petit mouvement (en dessous de 10 »’). Boujour les yeux !- Ferxan a écrit:
-
Je ne prétends pas devenir maître horloger et suis totalement conscient du temps qu’il faudra pour atteindre un niveau correct, mais si des fameurs expérimentés pouvaient m’indiquer la marche à suivre, j’en serais ravi

(Je compte plus ou moins 2h a 3h par jour de pratique ou théorie pour ce loisir)
Pourquoi ne pas envisager l’inscription dans une école horlogère avec un tel niveau d’investissement ?
Sinon, fais comme moi: tu remplis un atelier des 1000 outils nécessaires au fil du temps et tu rhabilles de temps
à autres une montre vintage cédée pour 3 sous sur Internet (toujours s’attendre aux pire avec de tels achats).- Ferxan a écrit:
-
Merci d’avance et bon w-e
Cordialement
Cadrature20 janvier 2017 à 23h16 #420003492690brunod
MembreJ’ai apprécié la remarque « il me manque quelques outils »… Si ce n’est à se cantonner à certains types de problèmes précis, il manque toujours des outils !
Mais pour commencer, les 3 « outils » les plus importants pour moi sont :
internet, apn, livres.
– Internet pour ne pas faire n’importe quoi sur un mouvement tant que je n’en connais pas les particularités, ne serait-ce que pour avoir une idée de la valeur, la rareté/disponibilité des pièces en cas de casse, ne pas démonter ce qui ne doit pas l’être…
– Appareil photo pour garder trace. C’est infiniment plus facile et parlant qu’une prise de note, facile à stocker, à transmettre et permet de retrouver les étapes chronologiques ou même de conserver des détails auxquels on n’avait pas fait attention au moment même.
– Livres : car c’est essentiellement là que l’on trouve un savoir structuré. À ceux déjà mentionnés, j’ajouterai celui de Lecoultre « les montres compliquées » ainsi que ceux de Humbert : « Montre calendrier moderne », « le chronographe », « montre suisse à remontage automatique ».Pour en revenir aux outils, outre potence Boley à sertir, micrométrique à chasser les rubis, Bergeon à ouvrir les boites, test d’étanchéité, vibrographe Greiner, tour jacot, tour à perche Lorch, … la place et l’argent que ça nécessite, je suis toujours loin d’avoir tous les outils nécessaires…
Bon amusement !20 janvier 2017 à 23h45 #420003492691Ferxan
Membre- Paulo11 a écrit:
- Tous les mouvements fonctionnent plus ou moins de la même façon.
Si tu tombes sur un nouveau mouvement, il est rare qu’il soit radicalement différent de ce que tu as déjà vu.
Entre un FE 233-60 et un Rolex 3135, la base est la même : un barillet, des roues (4), un ancre un balancier, une tirette etc. Et 2/3 fioritures en plus sur le Rolex qui le fait plus beau, plus souple, plus fiable plus tout quoi…
Je dis bien que la base est la même. l’esprit, les gènes. Donc avec un peu de logique, même sans documents tu t’en sort.
Souvent, les jeunes qu’on voit en stage nous disent : « nouveau mouvement, il me faut une documentation, sinon je me lance pas »
Au contraire! Il faut se lancer, chercher, quelle pièce fait quoi, où va t’elle, quelle est sa fonction etc
Et plus tu en fait à taton, plus tu progresses, et plus c’est simple.
Personne, hormis quelques cas exceptionnels ont réinventé la poudre dans ce milieux…
L’horlogerie de base, si, en fait c’est un peu un puzzle à mon sens. Ce que je dis horlogerie de base c’est démonter, contrôler, changer ce qui est HS, et remonter.
Un Puzzle quoi…
La vraie horlogerie c’est : plus de pièce? c’est cassé? c’est mort? Non!!! Je trouve la solution, et je refais ce qui est cassé.
Mais ça ne concerne peu de monde, peu de pièce, car ça devient cher… et ce n’est plus dans l’esprit d’aujourd’hui. Mais ça existe encore. Ouf.
Les pannes sur les montres sont en fait très rare. Dans 85% des cas, les montres que je vois en SAV c’est : huilage HS, plus d’huile, ca marche plus;
Une roue avec un pivot de rayé n’est pas une panne. C’est un manque d’entretien.
Une panne c’est quoi? axe de balancier cassé? Ca se voit tout de suite.
Le grand classique c’est : aiguille qui se touchent, cadran qui touche les aiguilles etc
des truc basiques…
Au final, c’est très simple. Tout le monde s’en fait une montage, mais c’est quand même bien influencé par tout le ramdam des zozo du markéting qui font tout pour vendre leur montre, mais l’orlogerie classique, c’est pas si compliqué, sinon les montres seraient pas aussi fiable.
Après il y a des les grandes complications, la oui. Mais ca touche quoi? 5% du marché?
Les 3 aiguilles, chronographe, automatique etc… franchement pas si dur.
Ce qu’il faut c’est : dextérité, bonne perspective visuelle, avoir du bon sens, fait les choses biens, pas de « a peu près… », et surtout avoir une très bonne culture ce qui passe par des heures de lectures à droite et à gauche (livre, forum etc).
La dextérité passe aussi par des heures d’entrainement, et aussi un peu de casse.
Alors oui, entraine toi sur des truc à 2 balles, avant de te lancer sur des bonnes pièces.
Bienvenu dans ce monde, qui a 1er vue est compliqué et difficile. Mais d’ici quelque temps, tu diras comme moi.
Bonjour et merci pour tous vos messages
Je suis déjà en train de bosser sur les 3 bouquins cités(theorie/horloger a l’etabli et guide suisse rhabilleur) + les bases que j’avais sur les garde-temps.
En lisant tous vos commentaires, je me rends compte que j’ai peut-être été un peu ambitieux ds le choix des calibres pour débuter (la compréhension des mouvements étant au coeur de la discipline, il vaut certainement mieux que je m’attaque a de la gousset et du simple avant de monter graduellement en puissance/complications).
Pour ce qui est de ce que je veux faire:
théorie pour mieux maitriser les bases(en étant de plus en plus spécifique au fur et à mesure que je progresse sur des modèles basiques)
Pratique: gousset simple/calibres simples cassés a rhabiller.
Puis décortiquer un ETA ou autre calibre plus compliqué et le remonter(en espérant qu’il soit fonctionnel une fois remonté
pour se préparer à d’eventuelles réparations du meme niveau)Peut être s’entrainer sur des quartz pour aider mes proches sur des manips relativement simples: changement piles/bracelets/boitier/cadran.
Rhabiller un mouvement avec au moins 1 complication(ou plus selon la dextérité/connaissances pratiques acquises) et monter une montre(faut bien poser des aiguilles et emboiter un jour ou l’autre
)C’est plus ou moins une liste de ce qui est prévu..mais je pense que se lancer dans du gousset et évoluer petit à petit sans forcément avoir de ligne de conduite précise (qui ruine un peu le plaisir) est tt aussi intéressant.
Si une montre doit être restaurée, des pièces doivent être changées, j’irai jusqu’au vout de la dêmarche personnellement(à partir du moment ou ce n’est pas 50%des pièces qui doivent être remplacées).
Et surtout, comprendre les bases, s’entrainer dessus puis s’attaquer a des mouvements plus difficiles me permettra à long-terme de mieux apprécier les innovations et fantaisies des montres HH(je fasi référence au tourbillon et aux calibres Girard Perregaux dont je connais le fonctionnement mai ignore tout du détail)
Bon w-e
20 janvier 2017 à 23h55 #420003492692Ferxan
Membre- brunod a écrit:
- J’ai apprécié la remarque « il me manque quelques outils »… Si ce n’est à se cantonner à certains types de problèmes précis, il manque toujours des outils !
Mais pour commencer, les 3 « outils » les plus importants pour moi sont :
internet, apn, livres.
– Internet pour ne pas faire n’importe quoi sur un mouvement tant que je n’en connais pas les particularités, ne serait-ce que pour avoir une idée de la valeur, la rareté/disponibilité des pièces en cas de casse, ne pas démonter ce qui ne doit pas l’être…
– Appareil photo pour garder trace. C’est infiniment plus facile et parlant qu’une prise de note, facile à stocker, à transmettre et permet de retrouver les étapes chronologiques ou même de conserver des détails auxquels on n’avait pas fait attention au moment même.
– Livres : car c’est essentiellement là que l’on trouve un savoir structuré. À ceux déjà mentionnés, j’ajouterai celui de Lecoultre « les montres compliquées » ainsi que ceux de Humbert : « Montre calendrier moderne », « le chronographe », « montre suisse à remontage automatique ».Pour en revenir aux outils, outre potence Boley à sertir, micrométrique à chasser les rubis, Bergeon à ouvrir les boites, test d’étanchéité, vibrographe Greiner, tour jacot, tour à perche Lorch, … la place et l’argent que ça nécessite, je suis toujours loin d’avoir tous les outils nécessaires…
Bon amusement !
Bonjour

Oui, manifestement on a jamais assez d’outils
L’appareil photo est souvent recommandé mais j’ai peur de me perdre avec mes 5000 clichés.
J’avais opté pour faire 10/15 post-it et marquer le nom des pièces dessus(les post-it étant rangés par ordre de désassemblage)(sachant que pour débuter, les calibres sur lesquels je m’entrainerai seront surement dispos sur internet en plans)
Ca m’aurait pemis: de ne pas me perdre/de retenir le nom des pieces/retenir l’ordre d’assemblage et meme retenir quelques problemes que j’aurais eu ou une procedure a suivre pour le montage de pieces specifiques.
Si qqn a testé cette méthode, je serais intéressé par vos retours

Et comme tu l’as justement dit, il faut devenir une encyclopédie vivante et ca va se faire sur le long-terme, comme la plupart des réparations qui ne sont pas instantanées je suppose
Bon w-e -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.