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- Ce sujet contient 18 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Cadrature, le il y a 9 années et 9 mois.
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20 janvier 2017 à 23h57 #420003492693
Horloger France
MembreTrès bon conseil de tout le monde.
À mon avis, le seul risque lorsque vous commencez à de plus grands mouvements est la transition vers les plus petits peut être un défi. J’ai commencé sur la série ETA 28XX car ils sont si populaires et ont de bonnes ressources disponibles sur le site ETA. Aussu il ya beaucoup de pièces de rechange disponibles et pas trop cher.
Bonne chance avec votre intérêt dans l’horlogerie.
21 janvier 2017 à 0h01 #420003492694Ferxan
Membre- Cadrature a écrit:
- Bonjour Ferxan,
Comme toi je suis amateur et je peux me libérer pour beaucoup moins longtemps que toi à cette
passion.Je vais donc te répondre en fonction de ma propre expérience.
Je m’amuse avec le rhabillage de montres exclusivement en trouvant des
montres à remettre en état.Mais sais-tu réellement ce que tu veux faire
en horlogerie ?
– Repassage: huiler, régler une montre
– Repassage-Emboitage: acheter une montre en puzzle et la monter après l’avoir éventuellement un peu personnalisée
– Rhabillage: remettre en état de marche une montre défectueuse
– Personnaliser un mouvement (limage, polissage, gravure, etc)
– etc.Internet est une source que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé. Mais certains livres sont irremplaçables
– Le manuel suisse de l’horloger-rhabilleur, H. Jendritzki
– L’Horloger a l’établi – Guide pratique du reparateur et du repasseur, W. Schultz
– Théorie d’horlogerie, Reymondin, Monnier, Jeanneret, PelarattiPour un savoir plus encyclopédique (Diderot est sympa à lire, mais insuffisant):
– Traité horlogerie, Saunier
– Manuel de l’horloger, Normand, JanvierUne bonne bibliothèque est une source de plaisir et de savoir pour l’horloger amateur.
La transition me semble brutale.
Le 6497 est un gros calibre très classique. Il offre la possibilité d’un réglage fin et sans surprise.
Le démonter et le remonter ne suffira pas. Il faut ensuite le sacrifier pour s’exercer à des choses plus fines.
Pour cela, il faudra aussi des outils précis, mais on peut aller très loin avec ce mouvement:
– Dépose et pose de l’axe de balancier
– Achevage (il s’agit de bouger les palettes de l’ancre, son axe pour (dé)régler l’échappement)
– Dépose et pose de rubis
– Dépose et pose du spiral (attention, certaines versions du 6497 ont un piton non goupillé, mais
brasé au laser, on ne peut pas les déposer, ni toucher à la virole)A la place du 6497, on peut s’exercer sur des mouvements de gousset sans intérêt dans le but de faire des actes
délicats (refaire un trou, chasser une pierre, refaire la courbe d’un spiral, etc)Pour monter en difficulté, un chronographe c’est vraiment délicat, préfère une seconde centrale vintage, puis
un quantième simple vintage, puis une automatique seconde au centre vintage.Les mouvements type ETA-2824 vont te décevoir s’il ne s’agit pas simplement de les emboiter, car ils sont plus délicats
qu’il semble.– Trouver les sources du problème avant et pendant démontage
– Réparer
– Nettoyer
– Remonter et huiler
– RéglerIl faut penser à tout, les raisons d’un dysfonctionnement sont parfois très cachées. Personnellement, je ne trouve
pas toujours, mais je scrute plein de choses avant et pendant démontage.
Sources: les manuels de rhabillage, dont celui de Jendritzki.
Je crois que c’est la différence entre nous et les professionnels qui font plusieurs rhabillages par jour. Rien
ne remplace l’expérience, le métier.L’horlogerie est affaire de conservateurs 😉 Et si certains prétendent se démarquer avec une communication
marketing, la plupart des montres se ressemblent vraiment.
Par époques successives, on trouve toujours les mêmes montages et composants.
Si tu fais du vintage des années 50-70 sans complication, tu trouveras toujours les mêmes calibres, avec des variations de construction
de détail.
Pareil pour un calibre du XIX cylindre à clef: il aura un goupillon, un encliquetage avec un ressort de coté, tout pareil
que son voisin, etc.C’est très couteux les complications.
Personnellement, je n’ai fait que le chronographe comme complication (si on exclu le quantième simple et la seconde centrale des complications).
Plus difficile se trouve parfois dans un mouvement bon marché:
– réparation d’un échappement à cylindre (pratiquement impossible s’il s’agit de réparer la roue d’échappement dont on ne trouve pas de modèle de
remplacement). Refaire un tampon de cylindre est possible, mais délicat.
– Réparation d’un petit mouvement (en dessous de 10 »’). Boujour les yeux !Pourquoi ne pas envisager l’inscription dans une école horlogère avec un tel niveau d’investissement ?
Sinon, fais comme moi: tu remplis un atelier des 1000 outils nécessaires au fil du temps et tu rhabilles de temps
à autres une montre vintage cédée pour 3 sous sur Internet (toujours s’attendre aux pire avec de tels achats).Cordialement
Cadrature
Bonjour et merci pour ce message très instructif
Ce post me servira je pense de très bonne référence grâce a vos expériences.
Pour ce qui est de l’école horlogère, c’est juste que les études que je fais me passionnent déjà :/
Du coup l’horlogerie reste un loisir(ds lequel je m’investis bcp, certes, mais un loisir qd meme
) Bon w-e
21 janvier 2017 à 0h02 #420003492695Ferxan
Membre- Horloger France a écrit:
- Très bon conseil de tout le monde.
À mon avis, le seul risque lorsque vous commencez à de plus grands mouvements est la transition vers les plus petits peut être un défi. J’ai commencé sur la série ETA 28XX car ils sont si populaires et ont de bonnes ressources disponibles sur le site ETA. Aussu il ya beaucoup de pièces de rechange disponibles et pas trop cher.
Bonne chance avec votre intérêt dans l’horlogerie.
Je prends note, merci
21 janvier 2017 à 0h33 #420003492696Cadrature
Membre- Ferxan a écrit:
- Bonjour
Oui, manifestement on a jamais assez d’outils
L’appareil photo est souvent recommandé mais j’ai peur de me perdre avec mes 5000 clichés.
J’avais opté pour faire 10/15 post-it et marquer le nom des pièces dessus(les post-it étant rangés par ordre de désassemblage)(sachant que pour débuter, les calibres sur lesquels je m’entrainerai seront surement dispos sur internet en plans)
Ca m’aurait pemis: de ne pas me perdre/de retenir le nom des pieces/retenir l’ordre d’assemblage et meme retenir quelques problemes que j’aurais eu ou une procedure a suivre pour le montage de pieces specifiques.
Si qqn a testé cette méthode, je serais intéressé par vos retours

Oui, j’ai testé cette méthode, mais pour autre chose que l’horlogerie.
Démontage d’une machine compliquée, démontage d’une machine à laver.J’ai procédé ainsi:
Collage d’une nouvelle petite pastille colorée (des couleurs par grandes étapes) à chaque prise de vue.
Prise de notes au fur et à mesure.
Ça m’a aidé surtout pour reconnaitre les pièces et les emplacements en repassant les photos
à l’envers.Pour la partie classique d’un calibre de montre, il me semble que c’est inutile, et même peu recommandable (on s’arrête tout le temps, on
s’empêche de se concentrer, de réfléchir, on embarrasse son établi de l’appareil photo, etc).
Prendre une ou deux photos d’un module quantième ou de la partie
chronographe, pourquoi pas, mais pour le reste non à mon avis.En revanche il faut bien ranger dans une boite à compartiments par étapes. En n’oubliant pas que les vis
sont souvent très différentes entre elles dans les vieux calibres.
Personnellement je n’hésite pas à utiliser les compartiments de mes boîtes pour
y ranger 2 ou 3 pièces, pas plus. Et je peux utiliser plusieurs boîtes pour un mouvement compliqué.- Ferxan a écrit:
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Et comme tu l’as justement dit, il faut devenir une encyclopédie vivante et ca va se faire sur le long-terme, comme la plupart des réparations qui ne sont pas instantanées je suppose
Bon w-e
@Ferxan
Il est aussi très important et amusant de travailler les métaux:
– Trempe
– Revenu
– Écrouissage
– Limage
– PolissageCes pratiques demandent énormément de temps pour être bien réalisées. Elle sont indispensables
à l’horloger avant d’en envisager d’autres (sertissage, taraudage, tournage).Cadrature
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