FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Procédure de liquidation judiciaire pour Pequignet
- Ce sujet contient 233 réponses, 102 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 9 années et 10 mois.
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3 décembre 2016 à 21h46 #420003438553
Cedric92
Membre- olivierp92 a écrit:
- Terrible!
Je vois que les corbeaux n’ont pas fini de croasser: je vous l’avez dit ! Ils allaient droit au mur ! C’est pas comme cela qu’il fallait faire !
Enfin, vous savez tout et vous connaissez les coupables et les responsables… Très bien. Vous êtes beau et intelligent.
Il y en a d’autres qui veulent donner un coup de pied dans le cadavre de Pequignet ou lui cracher dessus? C’est bien naturel ? Non! Une entreprise du patrimoine vivant…
C’est un vrai luxe de posséder une montre dont le calibre révolutionnaire a été produit à si peu d’exemplaires ! Un collector en quelque sorte… Plus rare que la production de masse suisse.
Quelle hypocrisie! Pourvue qu’elle soit bien morte l’entreprise Pequignet… Le bel esprit à la française.C’est terrible de voir des analyses à deux balles de la part de passionnés et de collectionneurs? Vous voulez maquillez le mort ou le crime?
Le cadavre bouge encore… Qui donnera le coup de grâce !
Je vous le dis droit dans les yeux ! Lorsque l’heure sera venue vous serez les premiers à le savoir ! Et vous pourrez apprécier la mesure entre David et Goliath!
J’ai à mon bras un calibre royal, j’ai cette chance. Merci à ceux qui l’ont conçu et fabriqué.
Il me semble que les analyses faites par les passionnés et les collectionneurs soient loin d’être « à deux balles » et que la situation de Pequignet était largement prévisible : beaucoup de FAMeurs, dont moi-même, ont relevé depuis longtemps le problème de positionnement et la mauvaise communication de cette entreprise.
Ta réaction au contraire est totalement faite d’affect et d’émotivité : je respecte ton engagement mais ne viens pas insulter ceux qui ont été plus lucides depuis plus longtemps
Je pense que personne ne se réjouit et n’a envie de cracher sur Pequignet, seulement avec un minimum de bon sens économique on voit bien que c’était pas trop viable cette affaire… Mêmes eux le disent sous couvert d’anonymat.
Oui, le Calibre Royal est un superbe bijou et les montres produite sont splendides. Tout le monde est d’accord là dessus. Moi même j’ai possédé une RGS magnifique que j’ai vendue après deux ans et beaucoup de tergiversations.
Après il y a une différence entre rassembler un équipe de bons ingénieurs pour pondre un bon concept, et savoir le vendre et développer une marque.
Ma Pequignet je l’ai vendue avant tout parce que je la portais trop peu (trop habillée) ; mais pour être tout à fait franc, également parce que je ressentais un malaise face à cette pièce : impression d’avoir une très belle pièce horlogère mais sans contenant, sans histoire, je voyais Pequignet et ce packaging, cette fleur de lys, etc, comme une création venue de nulle part, une bulle vide. En m’intéressant à l’histoire de l’entreprise et du CR, à leur production et à leurs gammes, j’ai compris.
Et je réitère mon analyse (que tu peux juger à deux balles) : Pequignet et le CR ça fait deux, ce calibre est avant tout une aventure personnelle d’un homme qui est passé quelques années dans l’entreprise et qui l’a tuée avec cette utopie.
Dans quelques décennies les RR ont certainement une belle cote et l’image d’une réalisation somptueuse et tout le monde regrettera qu’ils n’aient pas réussi. Vous avez dit les voitures Tucker ?…
3 décembre 2016 à 22h26 #420003438554Cedric92
MembreEt pour ne pas se limiter à un constat d’échec, voici pour moi une forme de stratégie qu’aurait pu déployer Pequignet : une communication transparente et honnête, qui joue la carte de la proximité, du terroir industriel et de l’aventure technologique et humaine.
Les grands axes de communication possibles :
– nous sommes Pequignet, une entreprise française horlogère créée dans les années 70
– nous avons une production constante depuis plusieurs décennies avec des valeurs familiales et de qualité
– nous voulons ressusciter la grande histoire horlogère française et aujourd’hui nous lançons notre propre calibre
– ce calibre est révolutionnaire, objet de multiples brevets, beau et atypique
– nous le proposons à travers notre marque premium XXX (nom sympathique à trouver) que nous lançons avec votre soutienLa marque XXX étant suivie de près sur les canaux digitaux (crowdfunding, réseaux sociaux, site web dédié), offrant le récit d’une aventure technique et familiale autour des valeurs historiques de l’horlogerie française. Bref du contenu technique et humain plutôt que l’orientation Luxe à la Francaise datée qui a été choisie.
Je pense que ça fonctionnerait beaucoup mieux que la Manufacture de Luxe Française Pequignet monolithique et incohérente. Peut-être n’est -il pas trop tard mais j’ai un gros doute.
3 décembre 2016 à 22h44 #420003438555Vyma
Membre- Cedric92 a écrit:
- Et pour ne pas se limiter à un constat d’échec, voici pour moi une forme de stratégie qu’aurait pu déployer Pequignet : une communication transparente et honnête, qui joue la carte de la proximité, du terroir industriel et de l’aventure technologique et humaine.
Les grands axes de communication possibles :
– nous sommes Pequignet, une entreprise française horlogère créée dans les années 70
– nous avons une production constante depuis plusieurs décennies avec des valeurs familiales et de qualité
– nous voulons ressusciter la grande histoire horlogère française et aujourd’hui nous lançons notre propre calibre
– ce calibre est révolutionnaire, objet de multiples brevets, beau et atypique
– nous le proposons à travers notre marque premium XXX (nom sympathique à trouver) que nous lançons avec votre soutienLa marque XXX étant suivie de près sur les canaux digitaux (crowdfunding, réseaux sociaux, site web dédié), offrant le récit d’une aventure technique et familiale autour des valeurs historiques de l’horlogerie française. Bref du contenu technique et humain plutôt que l’orientation Luxe à la Francaise datée qui a été choisie.
Je pense que ça fonctionnerait beaucoup mieux que la Manufacture de Luxe Française Pequignet monolithique et incohérente. Peut-être n’est -il pas trop tard mais j’ai un gros doute.
Tu peux faire toute la communication que tu veux si les modèles ne plaisent pas et bien ça ne se vendra pas.Même avec un très bon mouvement.
3 décembre 2016 à 22h52 #420003438556Eric67
MembreBah, ici, on ne fait que discuter et développer des raisonnements stratégiques de comptoir.
Perso, je ne me réjouis en rien de la situation de Pequignet, ni n’en suis particulièrement contrit, n’ayant pas d’affect particulier pour la marque.
Pour autant, il me semble que l’épopée Pequignet, à défaut d’être totalement impossible, est compromise dès le départ.
Lancer un tel projet avec le label « Made in France » est problématique dès sa conception. Qu’on le veuille ou non, le Swiss Made est impérial. On a évoqué deux axes: tabler sur le marché mondial, ou sur le marché intérieur.
Sur le marché intérieur, je crains hélas, que ce marché, en France, n’existe tout simplement pas.
Sur le marché mondial, sans image de marque, qui plus est tirée vers le bas par le reste de la gamme, on se retrouve face à des marques établies, et le choix de l’acheteur est vite fait. On me dira que les Allemands y arrivent bien eux. Mais eux, justement s’appuient sur un marché intérieur bien plus dynamique (voir la répartition des points de vente des marques allemandes) et sont bien plus confidentielles sur le marché mondial, alors même qu’un énorme travail d’image a été réalisé par certaines marques, notamment L&S qui tire comme une locomotive toute l’image de l’horlogerie allemande. Même un groupe comme Seiko ne s’est décidé à investir ce marché qu’après une décennie de préparation et d’hésitation.
Mais revenons au produit. Nul je pense (pas moi en tout cas) ne contestera la qualité horlogère de ce Calibre Royal. Cependant à mon sens le produit lui-même est problématique (pas dans le sens de sa qualité, mais dans l’optique de s’imposer dans sa gamme). Très belle pièce, mais sans vecteur de communication fort. Triple saut instantané, précision de de la phase de lune, réserve de marche… tout cela est très bien, mais n’impacte pas l’acheteur. C’est mieux qu’une JLC plus chère? Peut-être, mais dans le détail, et ce n’est pas une JLC. C’est largement mieux qu’une Longines à peine moins chère? Oui, mais c’est plus cher et ce n’est pas une Longines. Il n’y a pas d’argument frappant et différenciant dans les qualités (réelles) du Calibre Royal.
Ensuite au niveau des designs, même souci. On aime ou on n’aime pas, certes. Mais là aussi, le design n’est pas frappant, pas différenciant, en ce sens le design est « faible », même s’il vaut bien celui d’autres belles maisons, et que la qualité de fabrication et de finition est au rendez-vous. Je pense qu’il faut plus de personnalité pour s’imposer avec un nouveau produit, parti de rien.
Bien sûr, tout le monde regrettera les difficultés rencontrées par les salariés, mais quant à une mobilisation politique et publique en faveur de Pequignet, j’ai mon avis, mais je le garde pour moi
3 décembre 2016 à 22h54 #420003438557zeppelin
Membre- ZEN a écrit:
- Surtout que le nouveau propriétaire avait réinvesti 2 millions d’euros pour recréer le calibre Royal. Ce sera difficile de trouver un repreneur car plus personne n’investit dans ce secteur sur des produits de cette gamme de prix.
2 millions trop juste pour la création d’un nouveau calibre !!!!
3 décembre 2016 à 23h48 #420003438558Old Trafford
Membre- olivierp92 a écrit:
- … C’est terrible de voir des analyses à deux balles de la part de passionnés et de collectionneurs? Vous voulez maquillez le mort ou le crime?
Je te rejoins la-dessus pour le coup… C’est même pas de l’analyse d’ailleurs puisqu’en éco ou stratégie d’entreprise on parle de swot analysis…
« raisonnement stratégique de comptoir » est un minimum -> raisonnement de comptoir au Beaujolpif serait bien plus exact…
Je l’ai écrit bien avant, voilà les derniers CA Péquignet :
– 2013 : 4 M€
– 2014 : 4.4 M€ => +10%
– 2015 : 4.7M€ => + 7%+17.5% de progression sur 3 ans & 50% du CA à l’export… A partir de là, tout le blabla pseudo-explicatif que j’ai lu est inconsistant, non cadré, non fondé, ni étayé, ne reposant que sur du rien… un simple postulat, donc bancal…
L’homo oeconomicus n’est pas rationnel, c’est un véritable idiot…
3 décembre 2016 à 23h49 #420003438559stef
MembreEn conduisant ce matin, impossible de ne pas admirer cette
beauté et de penser à toute l’équipe de Pequignet
4 décembre 2016 à 4h11 #420003438560mbart
MembreCela fait plusieurs jours que je suis la discussion sur la mise en liquidation de Péquignet, liquidation assortie d’une période de trois mois permettant la survenue d’un éventuel repreneur.
Après l’étonnement et surtout l’émoi créés par l’annonce de la liquidation, les commentaires ont fleuri, chacun y est allé de son explication, de son analyse positive (rare) ou négative (nombreuse).
Il est toujours aisé de refaire l’histoire quand son déroulé est connu, dans les success stories sont pointés les facteurs de succès et dans les échecs les erreurs sont exhibées comme des évidences.
Le management n’est pas une science exacte, connaissez-vous un décideur qui prend en toute connaissance de cause une mauvaise décision, non! il prend la décision qu’il pense être la meilleure (ou la moins mauvaise) au moment où il la prend.
Je vous concède que des facteurs extérieurs ou personnels peuvent influer sur la nature de la décision, mais un ou des dirigeants ne sont que des humains et les choix qui leur sont soumis pas toujours simples.
Et maintenant, une fois que cela est dit, que faisons nous, nous qui nous intéressons suffisamment à Péquignet pour y avoir consacré du temps depuis mercedi dernier.
Sommes nous capables de nous fédérer pour tenter de proposer une solution, nous sommes nombreux, moi y compris, à avoir mis en évidence le retard pris dans la communication et surtout dans l’utilisation des réseaux sociaux, alors à nous de démontrer que cela marche.
Bien sûr cela ne va pas être facile, mais à nous tous quelle richesse nous pouvons apporter, tout d’abord intellectuelle, elle figure dans les posts, il suffit de l’extraire et de mettre tout cela en mode positif : gamme, marque, distributeurs, image, clients.
Ensuite utilisons les réseaux sociaux à plein, suscitons la curiosité voire l’intérêt, pourquoi pas une page Facebook et un crowdfunding.
Je suis certain qu’un crowdfunding peut être mis en place, il n’ira pas dans les poches de l’URSSAF, bien que cela puisse rendre service pour la résorption de la dette globale. C’est seulement qu’en cas de réalisation de l’objectif que les fonds sont levés, donc objectif du crowdfunding à définir.
Comme je le dis juste avant tout a été dit dans les huit pages de posts sur FAM, mais rien n’a été fait, bien évidement je n’ai aucune légitimité à porter un tel jugement, ce n’est pas la RR GMT à mon poignet qui rend mon propos indiscutable, c’est la volonté de passer en mode positif dans un contexte extrêmement difficile.
Non ce n’est pas du « Don Quichotisme », il reste deux mois pour trouver une solution, ce sera perdu seulement quand l’échéance aura été atteinte sans espoir de reprise.
« ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Mark TWAIN)
Pour commencer je suis prêt à mettre en place une page Facebook et preneur de vos idées, titre, contenu, etc…
A vous lire!4 décembre 2016 à 4h35 #420003438561ZEN
MembreOn vit dans un monde de plus en plus virtuel et une page Facebook ne va pas faire avancer le sujet d’autant que le cash dont a besoin la manufacture Péquignet est énorme. Achèterions nous tous une montre que cela ne changerait rien à la difficulté puisque là, maintenant il faut une solution de reprise et donc un investisseur. Le personnel de Péquignet ne peut même pas à lui tout seul faire la reprise de l’entreprise.
C’est vers les banques qu’il faut se tourner et les convaincre de financer la reprise de la boite. Ceci étant si Péquignet vend 4 ou 5000 montres en commande sous deux mois, et ce grâce à Facebook, alors oui, tu auras aidé la marque.
La solution ne viendra sans doute pas de France, hélas, s’il y en a une…
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 décembre 2016 à 4h48 #420003438562mbart
Membre- ZEN a écrit:
- On vit dans un monde de plus en plus virtuel et une page Facebook ne va pas faire avancer le sujet d’autant que le cash dont a besoin la manufacture Péquignet est énorme. Achèterions nous tous une montre que cela ne changerait rien à la difficulté puisque là, maintenant il faut une solution de reprise et donc un investisseur. Le personnel de Péquignet ne peut même pas à lui tout seul faire la reprise de l’entreprise.
C’est vers les banques qu’il faut se tourner et les convaincre de financer la reprise de la boite. Ceci étant si Péquignet vend 4 ou 5000 montres en commande sous deux mois, et ce grâce à Facebook, alors oui, tu auras aidé la marque.
La solution ne viendra sans doute pas de France, hélas, s’il y en a une…
Merci ZEN pour ton avis rationnel, mais essayons de créer le buzz, il s’en crée pour des sujets bien plus futiles et voyons si ce « bruit numérique » peut faire avancer les choses et qui sait aboutir à la création d’un soutien financier.
« Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs c’est déjà une réalité. L’utopie partagée, c’est le ressort de l’Histoire.” (Don Elder Camara)4 décembre 2016 à 4h50 #420003438563moose9144
MembreBonne idée nous pourrions lancer des projets pour faire avancer les choses.
Pour le site Facebook ils en ont un, comme instagram d’ailleurs: leur donner un conseil sur les communications? Il y a bien un responsable chez Pequignet. Est-il ou est-elle prêt/capable de recevoir ce type de remarques? Est-il/capable d’agir/réagir rapidement?
De mon côté, si ça peut aider, je suis prêt à concentrer l’ensemble des remarques sur le nouveau site internet, des idées simples d’adaptation, corrections, bugs… et reporter à Pequignet pour corrections. Chacun pourrait faire ses remontées, je les concentre après une petite semaine de délai, je remets en forme, retire les doublons et met des priorités.
4 décembre 2016 à 5h00 #420003438564archie
Membre- Old Trafford a écrit:
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Je l’ai écrit bien avant, voilà les derniers CA Péquignet :
– 2013 : 4 M€
– 2014 : 4.4 M€ => +10%
– 2015 : 4.7M€ => + 7%+17.5% de progression sur 3 ans & 50% du CA à l’export… A partir de là, tout le blabla pseudo-explicatif que j’ai lu est inconsistant, non cadré, non fondé, ni étayé, ne reposant que sur du rien… un simple postulat, donc bancal…
Et alors ? ces chiffres sont censés prouver quoi ?
Tu peux très bien avoir un CA qui augmente et creuser tes pertes.
4 décembre 2016 à 5h12 #420003438565ZEN
MembreOn va vite arriver à un Péquignethon …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 décembre 2016 à 5h13 #420003438566mbart
MembreEt pourquoi pas!
Les idées les plus folles des fois ……4 décembre 2016 à 5h27 #420003438567Old Trafford
MembreLe Tribunal de commerce a validé par le passé le plan de RJ – La jurisprudence a classé les objectifs légaux dans cette ordre :
– assurer la pérennité de l’entreprise,
– sauvegarder l’emploi,
– apurer le passif.La satisfaction des créanciers est donc reléguée en troisième position, derrière les préoccupations sociales…
Désormais, il y a liquidation ;
L’entreprise est en état de cessation des paiements – le rétablissement est manifestement impossible… la LJ a été prononcée.
Un dispositif juridique spécifique est ainsi mis en place, et consiste en l’encadrement :
– d’une part, de l’organisation de l’entreprise (dessaisissement des dirigeants de leurs pouvoirs au profit du liquidateur), de son existence, et de son exploitation (cessation ou poursuite provisoire de l’activité de l’entreprise pour une durée de 3 mois, qui peut être prolongée une fois),
– et, d’autre part, de la réalisation des opérations de cession de ses actifs. Toutefois, la cession de tout ou partie de l’entreprise (dans le cadre d’un plan de cession) en vue d’apurer au moins une partie de son passif, reste envisageable si le tribunal estime que les circonstances le permettent.
Dès l’ouverture de la procédure, le liquidateur :
– gère l’entreprise durant la poursuite provisoire de l’activité dans le cas où elle a été autorisée par le tribunal,
– vérifie, après avoir sollicité les observations du débiteur, si les créances déclarées sont certaines (non litigieuses et non contestées), liquides (montant déterminé), exigibles et s’assure de leur montant,
– effectue la vente des biens (marchandises, matériels, immeubles, droit au bail, etc.) soit dans le cadre d’une vente globale de l’entreprise (plan de cession), soit par des ventes séparées (les fonds sont alors répartis entre les différents créanciers suivant le rang de chacun),
– procède aux licenciements des salariés, qui doivent intervenir dans les 15 jours de la liquidation judiciaire, ou s’il y a eu autorisation de poursuite provisoire de l’activité, dans les 15 jours de la fin de cette période. Il effectue les demandes d’avance des créances salariales dues auprès de l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), et règle les salariés,
– recouvre les sommes dues à l’entreprise, si nécessaire en justice.
Le rôle majeur du liquidateur est de valoriser l’actif dans les meilleures conditions possibles pour pouvoir payer les créanciers. D’une manière générale, c’est le liquidateur qui prend seul les initiatives concernant l’entreprise.
Désolé ZEN mais ni le liquidateur ni le Tribunal n’accepte une offre sous réserve d’obtention de concours bancaires -> on paie donc la reprise cash !
Toutes les sommes détenues ou récupérées par le liquidateur sont d’abord affectées au remboursement de l’AGS qui a prêtés les sommes nécessaires au règlement des salaires, et aux frais de justice (honoraires des mandataires de justice, greffe) – bah oui… ils sont très bien payés ces gens-là : P. Jeannerod, administrateur judiciaire, chargé de défendre les intérêts de Péquignet face au mandataire judiciaire, P. Guignon, défenseur des intérêts des créanciers.
Ensuite en fonction du rang prévu par la loi, paiement des créances fiscales, URSSAF, bailleur et les banques éventuellement titulaires de nantissement/garanties… Quant aux autres créanciers..
Soutenir/aider qui ? soutenir/aider quoi ?
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