Omega

15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 57)
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  • #420003574881
    ZEN
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    Cette version est la plus ancienne des chronographes Omega. Une production confidentielle dans la version à pont de balancier dit « cassé » sans col de cygne. C’est un 19 lignes, dit « CHRO19 15 P ». Le calibre a été imaginé sur une ébauche de montre classique d’où cette superposition étonnante du mécanisme de chronographe et de montre.
    Dans cette version précise, ce calibre est une rareté. Il est plus facile à trouver dans sa version avec pont de balancier classique et col de cygne, version produite à partir de 1899 et améliorée en 1902.

    Omega Omega_13

    Omega Omega_11

    Omega Omega_12

    Pour mémoire, c’est sur cette base que fut produit le chrono à double face (Chronoscope et non Chronographe selon Omega).

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420003574882
    ZEN
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    Les calibres 19 et 20 lignes d’Omega de 21 rubis

    C’est François Chevillat qui conçut pour la maison Louis Brandt, le mouvement de 19 lignes baptisé OMEGA. Celui-ci permit de faire un immense bond en avant à la manufacture qui l’employait. Ce calibre fut décliné dans plusieurs versions de 7 à 23 rubis. Les versions ultimes dites « DDR » bénéficiaient d’un réglage d’une extrême précision. La version 23 rubis est la version ultime avec son barillet empierré mais la 21 rubis offre déjà des performances tout à fait comparables. Le calibre n’est pas en laiton classique mais en maillechort pour toutes les versions 23 rubis et certaines des versions à 21 rubis. Le mouvement comporte des diamants et des rubis de première qualité qui sont sur la version 23 rubis montés y compris sur l’arbre du barillet. Les versions de 19 à 23 rubis et certaines à 17 rubis comportent un arrêtage à croix de Malte et sur certains 21 rubis et les 23 rubis des contre-pivots sertis de diamants au niveau des ancres, des roues d’ancre et du balancier.

    L’ancre est fabriquée avec un contrepoids équilibré très spécifique. Les rubis sont sertis dans des chatons en or vissés, et le balancier présente des vis en or. L’extrême précision du réglage s’effectue au moyen d’une raquette à disque excentrique et à col de cygne dotée d’un colimaçon gradué.

    La raquette est reconnaissable facilement. la qualité de ce mouvement fut étendue à d’autres versions de calibre de la maison Omega.

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    Omega Omega_20

    Omega Omega_23

    Pour comparaison, le calibre qualité CCR de 19 rubis

    Omega Omega_21

    Omega Omega_24

    Les CCR sont servis systématiquement avec un barillet empierré des deux côtés.

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    #420003574883
    ZEN
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    Vous avez nécessairement entendu parler de cette montre prise en otage par les Douanes et libérée enfin !

    On est en 1915, Omega livre depuis plus de 12 ans les compagnies de chemins de fer canadiennes qui, comme celles des Etats-Unis, ont adopté des cahiers des charges très stricts concernant les garde-temps des personnels. La différence entre les Etats-Unis et le Canada est que les Canadiens ont agréé beaucoup plus facilement des montres dotées de calibres suisses, alors que les A
    méricains par protectionnisme et sous la pression des syndicats « favorisent » les montres 100% fabriquées sur le territoire américain.

    Omega livre aux compagnies canadiennes des calibres haut de gamme soit de qualité C soit de qualité D. A l’exception de la version D 23 rubis, il n’existe pas vraiment une différence qualitative touchant la précision entre les versions C et les versions D. L’empierrement est différemment réparti pour les versions à 19 rubis pour lesquelles le barillet est empierré en qualité C alors qu’il est seulement à partir de certaines 21 rubis en qualité D. La qualité D offre un système de raquette différent et pour les 23 rubis un contre-pivot en diamant au balancier.

    Ces montres sont souvent signées sous des « Private label », marques de distributeurs qui apposent leur nom sur le cadran. Rarement la marque Omega apparait sur le cadran, très exceptionnellement le nom de Louis Brandt et quasi jamais le nom d’Omega et de Louis Brandt sont associés sur un même cadran…

    Cette pièce est donc plus que très rare et méritait un retour dans la vieille Europe… On notera la qualité des anglages et du rodhiage . Les chatons sont en or 18 carats .

    La voici !

    Omega Railro10

    Omega Railro11

    Le calibre est enfermé dans un cerclage et dans la boite monobloc qui le protège de l’humidité et de la poussière. Cela n’est pas pour rien dans l’état exceptionnel de conservation de ce mouvement.

    Omega Railro12

    Omega Railro13

    Omega Railro14

    On voit parfois des version 23 rubis, rares en qualité C. La Baie en a proposé une il y a quelques semaines dans un état moyen. Le bon état du mouvement est fondamental car dans la majorité des cas, faute de retrouver la même qualité de pièces (matériaux, polissage, etc.), ce sont des pièces « ordinaires » qui viennent remplacer les pièces défectueuses et la montre perd alors beaucoup de son intérêt.

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    #420003574884
    ZEN
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    Vous vous souvenez forcément de cette montre présentée la semaine passée …

    Omega Omega_98

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    Omega Omega_96

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    Dans ses pièces de qualité D (la plus haute), Omega fabriqua aussi des calibres à ponts découpés, essentiellement vendus aux USA… Celle-ci date de 1904, une merveille à 21 rubis vendue par le plus grand joailler de l’époque à New-York. Le premier mouvement est un 20 lignes et celui-ci un 19 lignes réglé 5 positions…. Une pièce à tomber … Enfin c’est mon avis.

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    #420003574885
    ZEN
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    Omega en qualité D et C …. C’est autre chose. En voici quelques unes ….

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    #420003574886
    ZEN
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    Le Chrono-Quartz  » Albatros  » d’Omega
    Omega Omega_54

    En plein milieu des années 70, le quartz s’est installé dans les montres et la mode est à l’affichage numérique de l’heure. Bien sur, il existe des montres à quartz à aiguilles mais la lecture facile grâce à un affichage par diodes ou par cristaux liquides remporte les suffrages d’une bonne partie des consommateurs. Les ingénieurs d’Omega se convainquent qu’il serait judicieux de pouvoir réunir dans une seule montre les deux formes de lecture non pas en procédant à un affichage en doublon de l’heure mais en conservant un affichage heures/minutes classique et en y ajoutant un affichage numérique pour les fonctions chronographiques jusqu’au centième de seconde.
    Le système hybride est piloté par un seul résonateur à quartz mis au point en 1975 pour une montre qui sera présentée l’année suivante à l’occasion des jeux Olympiques de Montréal. Incontestablement très rationnelle dans sa gestion de l’affichage, la montre Chrono-Quartz joue sur les deux tableaux, d’une part d’une mémorisation rapide de la lecture de l’heure par l’intermédiaire des aiguilles et d’autres part, une lecture précise et numérique des secondes et des indications chronographiques.
    Les concepteurs de la montre font un pari osé d’autant plus que la mode pousse davantage les consommateurs vers les montres à affichage numérique. Esthétiquement imposante, la pièce dont le design rappelle les panneaux d’affichage des temps mesurés pendant les Jeux Olympiques, suppose d’avoir le poignet suffisamment large pour la porter.

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    Le boiter épais est taillé dans l’acier massif par la maison Schmitz à Granges. Les poussoirs de chrono et de réglages sont accessibles par la gauche de la montre tandis que la couronne de réglage de l’heure et de la date sont à trois heures.
    Les fonctionnalités chronographiques sont poussées, le module à quartz est un 1611 « Albatros » capable de mesurer des intervalles de temps interrompus par exemple, lors d’un marathon ou les additionner pour des évènements discontinus. Il permet également de mesurer des temps intermédiaires grâce à une fonction rattrapante et des intervalles séquentiels comme les tours de circuit en matière de compétition automobile. L’alimentation se fait par deux piles boutons de 1,35 volt avec une grande autonomie de 15 mois bien supérieure aux systèmes d’affichage à diodes.

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    La boite est d’une forme rectangulaire assez courante à l’époque, d’un aspect satiné, le fond est vissé par 4 vis avec deux médaillons. Le premier à gauche, est le médaillon Seamaster et le second à droite, est la croix du mérite Olympique. Le bracelet enfin est de type « intégré ».
    La taille de la montre et son poids imposant en limitèrent évidemment la clientèle, mais l’originalité du modèle accompagnant lors de sa sortie le déroulement des Jeux Olympiques, dont Omega est le chronométreur historique, fut malgré tout porteur d’image pour cette montre au cadran très en phase avec les tableaux d’affichages des stades. Omega avait avec cette pièce, fait un pas dans le sens d’un design original et d’une technologie avant-gardiste mêlant deux modes de lecture.
    35 ans après, il reste une montre témoin de son temps, pièce de collection pour son dessin et sa technologie, une montre extrêmement fiable et qui a su le rester et dont le plaisir au porté est celui d’une vraie vintage peu courante et émanant d’une grande manufacture.

    Droits réservés – Joël Duval – Novembre 2011 -Forumamontres – Reproduction interdite.
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    #420003574887
    ZEN
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    Omega et le marché américain au début du 20ème siècle

    Dès la fin du 19ème siècle, Omega s’intéresse au marché américain. Quasiment toutes les manufactures suisses sont présentes sur le marché américain dès les années 1880. La concurrence avec les manufactures américaines est extrêmement sévère et les uns n’hésitent pas à critiquer les autres ouvertement. Ainsi dans les revues horlogères suisses lit-on en 1904 que les Américains ont des méthodes de travail qui sont proches de l’esclavage avec des gens entassés dans des pièces minuscules pour y loger alors que l’industrie suisse respecte ses ouvriers. Les Américains parlent de leur côté des Suisses comme trop lents à prendre des décisions…

    Quoi de plus logique ? L’industrie américaine a installé ses manufactures dans des zones urbaines avec de grandes manufactures et une population ouvrière qui habite sur place ou à de faibles distances mais avec des systèmes de transport de masse qui en Suisse n’existent pas encore et pour cause, les ouvriers horlogers sont aussi des ouvriers agricoles et ils mènent de front leurs deux activités qui leur impose d’être sur les terres chaque jour du printemps à l’automne. En critiquant les Américains, les Suisses rassurent leurs ouvriers.

    Les deux industries ne peuvent évoluer de la même manière au même rythme. Les Suisses vont donc tenter d’exporter vers l’Amérique du nord des montres qui s’adaptent visuellement à une clientèle qui préfère les calibres rodhiés « blancs » aux calibres dorés « jaunes » et qui sont attentifs à l’empierrement plus qu’aux anglages, à la raquette plus qu’à la boite qu’il préfèrent plaquée or plutôt qu’en argent et massive avec des grosses couronnes plutôt que fines…

    Les Suisses se font bien vite rattraper par le protectionnisme américain qui vise à défendre l’industrie du pays et va conduire dans le domaine horloger à imposer qu’une partie des montres suisses soit faite sur le territoire nord américain à défaut de quoi les montres n’y seraient pas commercialisées.

    Dès lors, et compte-tenu de quotas qui vont en outre à certains moments frapper les marques, beaucoup vont utiliser des marques d’emprunt pour se faire distribuer avec des emboitages américains. Omega sera ainsi distribué sous les marques Louis Brandt (marque et nom du fondateur) mais aussi sous Labrador, Regina et enfin Omega (il y eut aussi quelques autres marques dans de moindres proportions).

    Les mouvements ne seront pas tous signés mais il sont reconnaissables assez facilement. Les Américains au vu des productions locales les plus soignées sont servis en calibres chronomètres souvent de 17 à 23 rubis. Longines, Omega, Vacheron & Constantin auront la même logique qualitative pour ce marché. Bien sûr, il existe une distribution de calibres 15 rubis mais les versions mieux finies (on ne connait pas le terme haut de gamme) vont connaître un franc succès parfois sous des marques dites « Private Label ».

    Voici une de ces « Private Label », une montre W.H Cowley, horloger installé à Detroit dans le Minnesota depuis la fin du 19ème siècle. La pièce est massive car sa boite est très lourde, taillée dans la masse par fraisage. Le calibre est un puissant 19 lignes de qualité C avec 17 rubis datant de 1906/07. Les anglages sont soignés et la finition de grande qualité pour ce chrono qui reste à moins de 4 secondes par jour. La boite a un diamètre de 54 mm.

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    La montre est épaisse et lourde, ce qui lui donne un charme particulier et une impression de grande solidité.

    Omega - Page 2 Omega_86

    Le mouvement, un 17 rubis est d’une finition poussée (voir le contre-pivot à l’ancre) et la raquette permet un réglage fin et ultra-précis.

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    La qualité globale de cette montre en fait une pièce intéressante qui pèse très lourd à cause de la masse de la boite. Cette montre témoigne mieux que tout récit de l’intérêt porté par Omega au marché américain et de la qualité des pièces exportées là-bas…

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    #420003574888
    ZEN
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    Je croyais bien que je n’en trouverais jamais et puis… Il m’est tombé dans les bras ce calibre Omega qualité D de 20 lignes. On les trouve en général en 17 à 19 lignes mais 20… Je doutais que cela ait été fabriqué …

    La découpe des ponts est inhabituelle … En 18 lignes c’est peu courant, en 19 lignes c’est une belle trouvaille, en 20 lignes c’est comme un fossile d’un animal sans colonne vertébrale du quaternaire…

    Ce qui est exceptionnel est de le trouver en 21 rubis … (en 23, pas sur que ça existe )

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    Voici son cousin en 18 lignes et 17 rubis …

    Omega - Page 2 Omega_75

    Il mérite d’être nettoyé mais c’est un très bel objet …

    Ce qualité D calibre inversé (le troisième) pour mémoire est aussi une rareté ultime mais il est en version classique car n’existe pas dans les autres formes de ponts. …

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    Pour mémoire et mieux comprendre la différence, à gauche un calibre classique et à droite la version inversée :

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    #420003574889
    ZEN
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    En 1826 Louis Hachette né à Rethel dans les Ardennes le 5 mai 1800, rachète à Paris une minuscule librairie du quartier latin 1 rue du Battoir-Saint-André (partie de la rue qui est devenue rue Serpente). Normalien de formation, il publie en 1827 son premier ouvrage, un dictionnaire de grec/français et une revue d’information destinée aux universitaires. Les éditions d’ouvrages vont alors s’enchainer d’abord à vocation éducative puis davantage littéraire. Le 1er janvier 1846, il crée la société L. Hachette et Compagnie et passe un contrat entre Emile Littré et Louis Hachette pour la publication d’un dictionnaire, dont les premiers volumes sortiront en 1863. Il invente en 1851 la bibliothèque de gare et met en place en 1852, la bibliothèque des chemins de fer. Les livres manipulables et bon marché sont l’une des souches du livre de poche moderne.

    En 1848 est embauchée par les éditions Hachette une certaine Alphonsine Tranchant. Elle a en charge la lecture des manuscrits et la correction des impressions. Ensuite elle participera à la gestion des collections jeunesse dans laquelle on trouve ces fameux livres de prix remis en fin d’année dans les écoles aux meilleurs élèves. Elle exercera cette activité 30 années durant avant de prendre sa retraite en 1878 après avoir traversé la commune et le coup d’état du 2 décembre 1852… Elle découvre la première certains écrits d’auteurs illustres comme Adolphe Thiers, Michelet ou Balzac…

    Alphonsine fait partie de ces collaboratrices qui au sein d’une entreprise savent trouver leur place et deviennent des expertes indispensables à la vie de la société… Son départ est pour Hachette une grande perte et la maison d’édition lui témoigne sa reconnaissance en lui offrant une montre de col à ancre de grande qualité, une Omega de chez Kirby Beard la grande boutique de l’avenue de l’Opéra à Paris. Sur le fond de la montre, Hachette fait appliquer en lourdes lettres d’or le monogramme d’Alphonsine Tranchant. Le mouvement est doté de châtons en or vissés et la raquette pourvue d’un col de cygne. La pièce est de qualité à l’image de l’employée qui prend congé de l’éditeur.

    On aurait pu imaginer que cette montre se perde à jamais fondue ou éclatée dans le tiroir d’un horloger… Il n’en est rien, la montre est là, intacte comme au premier jour.

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    #420003574890
    ZEN
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    C’est une curiosité… Déjà Omega et pas encore à remontoir au pendant … Vers 1880…

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    #420003574891
    ZEN
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    Omega créa la Ploprof (Plongeurs professionnels) dotée du calibre 1002 à quantième pour satisfaire une demande professionnelle. la Seamaster 300 s’avérait insuffisante pour les immersions longues et en eaux profondes. Omega décida donc de la production de boites monocoques en acier et il y eut même quelques prototypes en titane.
    Il fallut 4 ans d’études et de mise au point pour produire la Ploprof en 1970. La boite fut brevetée en 1967. Il restait deux entrées d’eau possibles auxquelles Omega s’intéressa :

    -la jonction de la glace
    -la sortie de tige couronne.

    Pour imperméabiliser la montre, Omega eut recours à des joints surcomprimés. La couronne noyée dans la carrure, vissée est sécurisée par un gros écrou de blocage breveté en 1968 dont la position à 9 heures évite le desserrement intempestif.
    Le verre est de type minéral monolithique trempé chimiquement et traité anti-reflets et anti-abrasion. Il faut une pression de 120 kilos pour la fixer grâce à une bague vissée. Omega indique qu’elle résiste en pression hydrostatique de 60 atm au choc d’une masse de 500 grammes tombant de 25 cm de hauteur.

    La lunette bidirectionnelle crantée est dotée d’un verrouillage commandé par poussoir. Comme seule, d’une part, l’aiguille des minutes est nécessaire en plongée, elle a été surdimensionnée comme la lunette tournante pour améliorer la lecture.

    Omega a testé l’étanchéité de cette montre dans les deux sens de l’extérieur vers l’intérieur et de l’intérieur vers l’extérieur. En effet la plongée sous cloche (plus fréquente à l’époque) posait le problème de la pénétration de l’Hélium dans la montre et du risque d’explosion en remontant à la surface (pour mémoire, la plongée sous cloche fait respirer au plongeur un mélange oxygène/hélium). Omega a mis l’accent sur cette étanchéité au point de fabriquer un véritable bunker ambulant. Omega indique que si l’air était chassé de la montre, il faudrait à une pression atmosphérique normale 1000 ans pour que l’air rentre à nouveau.

    Les tests ont démontré que la montre cessait de fonctionner à moins 1370 mètres par suite de déformation du boitier et surtout du verre qui vient presser sur la trotteuse.

    La montre fut testée par le centre de recherche américain Océan Systems INC à Tarrytown NY qui la considéra plus étanche qu’un sous-marin. Marco Richon explique dans Omega Saga que la société de plongée à buts industriels Selco Ptc ltd à Singapour lui fit passer 22,5 heures en pression d’eau et 87 heures en milieu gazeux. Lâchée d’une hauteur de 10 mètres sur une plate forme d’acier elle ne subit aucun dommage. Les agents corrosifs chimiques des gisements pétroliers n’eurent pas non plus d’effet sur la montre.

    Elle fut encore testée dans le golfe du Lion au large de Marseille par le commandant Cousteau lors d’expériences destinées à mettre à l’épreuve les capacités physiques et physiologiques des hommes à travailler en profondeur de 500 mètres.

    Elle passera 3 jours en septembre 1970 dans le cadre de l’opération Janus aux poignets de Christian Cornillaux, Michel Liogier et Patrick Cadiou, 3 plongeurs professionnels de la Comex qui établirent le record de plongée réelle à moins 253 mètres en explorant les fonds marins du golfe d’Ajaccio pour la société pétrolière Elf/Erap.

    Le lien de référence sur la Ploprof (le site de jef06)

    http://watchesz.free.fr/seamaster_ploprof.htm

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    #420003574892
    ZEN
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    A l’heure où les marques tentent de ressortir de leurs vieux stocks des calibres pour faire des séries limitées, je trouve que ces moteurs des années 60 ont conservé charme et modernité. Les calibres avec pont et roue de renvoi pour avoir une trotteuse centrale, ne sont ni les meilleurs ni les plus précis mais ce petit 283, une fois réglé (chose difficile car la raquette simple flèche n’est pas le must) est redoutablement efficace …

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    #420003574893
    ZEN
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    Pas courante, une Omega 8 jours de la fin du 19ème siècle avec un calibre de 27 lignes. Il n’est pas signé mais c’est bien un Omega pardon un Louis Brandt. Une pièce imposante et en plutôt bon état.
    Par comparaison le gousset extra plat 18 lignes semble ridiculement petit.

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    #420003574894
    ZEN
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    #420003574895
    ZEN
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    1907…

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    Le 26 octobre 1907: Henri Farman remporte la Coupe Archdeacon. Cette coupe récompense les records signés ce jour d’octobre à bord d’un avion de marque « Voisin ». Farman a parcouru 770 mètres à la vitesse de 52,700 km/h sur une durée de 52 secondes et trois cinquièmes de seconde.
    Pour mesurer son exploit un chronographe identique à cet Omega doté d’un cadran indexant les cinquièmes de seconde… Une pièce en argent avec un calibre 19″‘ Chro. Farman exige qu’on chronomètre ses performances au plus juste. La seconde ne suffit déjà plus et le mieux que puissent faire les chronographes de poche qui évoluent à 18 000 alternances par heure est le cinquième de seconde.

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    Chronographe Omega Niellé de 1907 – Calibre 19″‘ Chro

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    Les journaux reproduisent avec précision ses « temps » parce que cette précision est la marque de la rigueur des reportages enflammés que les journalistes ébahis font sur les exploits des aviateurs.

    Le 9 novembre à bord du même avion, Henri Farman réussit le premier vol de plus d’une minute jamais enregistré en Europe. Il parvient à voler pendant 1 minute et 14 secondes et réussit le premier virage en vol homologué.

    Farman est un casse cou. Né le 26 mai 1874, il se passionne d’abord pour le cyclisme et sera notamment en 1892, 1er de la course Paris – Clermont-Ferrand. Il passe ensuite à la course automobile et remporte plusieurs courses dont Paris-Roubaix. Il court sur des Panhard & Levassor. Un accident est à deux doigts de lui coûter la vie en 1905. Qu’à cela ne tienne, il passe à l’aviation …

    Il réussit en mars 1908, un vol de plus de 2 kilomètres. L’aviation évolue à la vitesse grand V et Framan réussit des vols de ville à ville ralliant Chalons sur Marne à Bouy où les champagnes Pommery lui prêtent un pré pour atterrir. Blériot traverse la Manche le 25 juillet 1909, il est équipé d’une Zenith. Farman s’illustre lors de la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne à Reims. Il fait sur l’aire d’aviation de Betheny des démonstrations de la maîtrise de ses vols qui passionnent les foules.

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    Omega - Page 2 21781410

    Henry Farman sera un pionnier de l’aviation moderne et créera non seulement une compagnie de fabrication d’avions mais aussi en 1924 une compagnie de transport aérien qui sera fusionnée en 1933 avec une compagnie moderne : Air France

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