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- Ce sujet contient 26 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Philibert.A, le il y a 7 années et 3 mois.
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22 avril 2019 à 16h48 #410000138113
brunod
MembreBonjour à tous,
Un groupe a décidé de s’atteler à la restauration/remplacement de l’horloge de Notre-Dame détruite lors de l’incendie.
Une recherche est lancée pour collationner tous les documents et archives s’y référant afin d’avoir le plus d’informations pour entamer sa reconstruction. L’idéal serait de lui trouver une petite soeur jumelle oubliée quelque part qui permettrait de prendre note de toutes les données techniques et pratiques.
Si certains d’entre-vous, fans d’horlogerie d’édifice, pouvaient contribuer, ce serait certainement grandement apprécié.
La coordination du projet se fait actuellement par J B Viot. Les connaisseurs apprécieront !
Bruno24 avril 2019 à 11h01 #420004099022lemarensin
MembreSalut . Si il existe une ou des photos de cette pendule détruite cela permettrait de voir si on a quelque chose de pareil dans son entourage ??? Qu’en pensez vous???
24 avril 2019 à 11h11 #42000409902324 avril 2019 à 11h14 #420004099024Bertrand
MembreExcellente initiative.
27 avril 2019 à 7h01 #420004099025brunod
MembreL’étonnante machine qui commandait les quatre cadrans de la cathédrale a été totalement détruite. Des passionnés veulent initier un mouvement pour la reconstituer.
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A Notre-Dame de Paris, il est venu le temps des horlogers
Avant l’incendie, Notre-Dame de Paris possédait une horloge hors normes dont le mécanisme, situé sous la flèche, commandait quatre cadrans donnant l’heure. De dehors, en tordant le cou, on pouvait les apercevoir de chaque côté du transept, posés dans des lucarnes de toit en chiens-assis. L’astucieux dispositif gérait aussi les sonneries d’un carillon. Aujourd’hui, il est au sol, en miettes, perdu dans les gravats. Cette chute d’un objet que personne ne voyait n’a pas provoqué dans l’opinion le même émoi que l’effondrement de la flèche. Mais dans le petit monde de l’horlogerie ancienne, et dans celui, encore plus réduit, de l’horlogerie d’édifices, c’est la consternation.
A la benne
Les initiés craignent que si personne ne s’alarme de sa disparition, la pendule de Notre-Dame ne soit jamais reconstituée. Ou alors aux calendes. Photographe et auteur d’un livre sur les artisans de l’horlogerie ancienne (1), Bruno Cabanis connaît bien l’appareil logé dans les combles de la cathédrale de Paris car, pour cet ouvrage, il avait photographié Joël Robineau, le spécialiste qui avait entretenu et remonté le mécanisme pendant quarante ans, jusqu’en 2014.
A peine l’incendie éteint, Cabanis a donc tiré la sonnette d’alarme pour qu’au moins, même si la cathédrale présentait d’autres urgences, les quelques morceaux identifiables dans les déblais ne soient pas expédiés à la benne. «Il est possible que les restes de cette horloge ne soient pas collectés avec le soin qu’ils méritent», euphémise-t-il.
Mais même en grattant à la cuillère, il y a peu de chance que l’on retrouve assez de pièces pour remonter l’horloge détruite. Depuis quatre ans, Olivier Chandez, successeur de Joël Robineau, montait chaque jeudi dans la charpente pour «nettoyer, lubrifier et remonter» le mécanisme. Sur les chances de dégotter des pièces, il est assez pessimiste : «Toutes les parties en laiton ont fondu comme dans un gros creuset de sidérurgie.» Toutefois, il n’exclut pas que l’on puisse «tomber sur des axes en acier, utiles pour retrouver des proportions».
Ce genre d’information, c’est ce que cherche l’autre personnage qui se mobilise : Jean-Baptiste Viot, «horloger constructeur». Spécialiste de l’histoire des mécanismes, doté d’un diplôme de technicien en horlogerie ancienne, Viot présente dans son curriculum la particularité d’avoir réalisé en 2005 la restauration clandestine de l’horloge du Panthéon avec le groupe d’activistes urbains Untergunther. Douze ans plus tard, il sera convié à réaliser le même travail officiellement.
Le voilà maintenant lancé dans une croisade «pour reconstruire l’horloge disparue». Sur sa page Facebook, il appelle «les horlogers et autres bonnes volontés afin de trouver une solution» pour parvenir à «une construction à l’identique ou une réalisation nouvelle qui sera le témoin du savoir-faire horloger de notre temps».
Le site Montres de luxe, qui salue cette «bien belle initiative», écrit que «plutôt que d’engager des ambassadeurs ou d’investir dans des initiatives qui ne servent à rien (la plupart du temps), les grandes marques horlogères devraient plutôt se mobiliser pour la reconstruction de l’horloge Collin de Notre-Dame de Paris». De son côté, Jean-Baptiste Viot, qui n’a «jamais pu voir l’horloge de Notre-Dame», annonce ce qu’il va faire : «Dans un premier temps, il faut rassembler toute la doc possible. Je suis en train de ratisser.»
Obtenir des informations sur la firme Collin, successeur de Wagner qui installa la machine en 1867, ne va pas être trop difficile. Armand-François Collin avait une usine à Foncine-le-Haut, dans le Jura. Il a équipé entre autres, à Paris, les églises Saint-Germain-l’Auxerrois et Saint-Augustin, la basilique Sainte-Clotilde, les mairies des IV[size=14]e, XIe et XIIe arrondissements. Et décroché des médailles lors des Expositions universelles de 1855, 1860, 1867, 1875, 1878, et on en passe. Bref, des traces, il en a laissé.Exploration
Mais pour cette création précise, de quoi dispose-t-on ? Etait-ce une pièce unique, une petite série ? «Des horloges monumentales de ce type, il n’y en avait pas tant que ça», estime Bruno Cabanis. En tout cas, la reconstitution s’annonce comme une exploration.
Olivier Chandez, l’horloger qui l’entretenait jusqu’à la semaine dernière pour le compte de la société Michel Henry-Lepaute, explique : «Cette génération d’horloges était très intéressante car pour gagner de la place, les concepteurs avaient trouvé un système pour mettre les rouages en parallèle.» Or, il faut comprendre que si le mécanisme est planté à la croisée de la nef et du transept, pile sous la flèche et au milieu de l’édifice, les cadrans, eux, sont à l’extrémité des transepts. «Si on avait fait un train [de rouages, ndlr] classique, actionner des cadrans à une telle distance aurait demandé des forces motrices énormes», dit Chandez. Même s’il existait déjà des systèmes électriques à l’époque, il n’a jamais été question d’en monter un là-haut. Tout est mécanique.
En 2017, dans une visite vidéo de la cathédrale, l’architecte des monuments historiques Philippe Villeneuve décrivait le fonctionnement : «Par un système de tringles qui passent dans la charpente, vous avez des bras, des axes qui tournent et puis, hop, ça arrive vers les aiguilles et ça marche très bien.» Pourrait-on, hop, le refaire ? «On en a parlé avec des confrères et on est persuadés qu’on pourrait reconstituer cette horloge», dit Olivier Chandez, le dernier à l’avoir vu fonctionner.
(1) Horlogerie française, Eyrolles.
Source :
http://www.liberation.fr/france/2019/04/26/a-notre-dame-de-paris-il-est-venu-le-temps-des-horlogers_1723627?fbclid=IwAR3pYv946Qa1hqeeZ8FNLuYZIe8bc7-UhpcEypnWRgprDSbFH6qL4JlEJHw
[/size]27 avril 2019 à 10h27 #420004099026lemarensin
MembreSalut les amis. Ce serait vraiment dommage de ne pas récupérer se qui et possible sur cette pendule pour pouvoir la reconstituer . Si l’on possède des photos ou des plans ,avec la technique actuelle on pourrait la refaire .
Perso pour ce qui est de la charpente se préférais qu’on la fasse en métal ou autre qu’a l’extérieur l’apparence soit la même (quitte a faire faire une maquette de l’ancienne sous la nvlle ) plus de risque d’incendie !!!27 avril 2019 à 20h19 #420004099027brunod
MembreLe bois n’est pas mal. Je ne sais pas ce que donnera la tour Eiffel dans 600 ans…
27 avril 2019 à 21h56 #420004099028rav6en
MembreSuper idée !!!!
Surtout, ça ne m’étonne pas que ce soit Jean-Baptiste qui se lance dans l’aventure.27 avril 2019 à 22h19 #420004099029rav6en
MembreJe rebondis sur la remarque de lemarensin : une charpente acier peserai beaucoup trop lourd pour être supportée par la structure des murs
27 avril 2019 à 22h28 #420004099030Pascal
MembreNon, c’est exactement le contraire. Une charpente acier serait bien plus légère à résistance égale, bien plus performante à tout point de vue. Et ininflammable. Et ce ne sont pas les bureaux d’études compétents qui manquent en France. Alors que des charpentiers « traditionnels » pour un tel chantier, j’ai un gros doute…
27 avril 2019 à 22h30 #420004099031Diver_nico
Membreeuh, je ne suis pas certain de cette contre vérité…
qu’est ce qui te fait dire ça ?
j’aurais plutôt tendance à croire qu’à résistance équivalente pour supporter la toiture, une charpente en acier aura une masse plus faible et permettrait de soulager la structure endommagée au contraire….
édit : Trop long d’écrire sur le telephone, je me suis fait griller par Pascal
)))))))))28 avril 2019 à 6h48 #420004099032brunod
MembreIl ne faut pas prendre en compte le seul aspect « destructeur » du feu : à « haute » température (560°C), l’acier mollit et se déforme…
http://www.rnd.be/wp-content/uploads/2013/02/TB_10-Bois_et_feu.pdf
Autre extrait :
L’intérieur d’une pièce de gros bois d’œuvre est peu touché thermiquement lorsque les faces externes sont exposées aux flammes et se consument. Elle ne perd que de 10 à 15 % de sa résistance totale sous l’effet des très hautes températures atteintes au cours d’un incendie. Elle peut ainsi continuer de supporter une partie des charges initiales après l’extinction de l’incendie tandis que l’acier perd rapidement de sa résistance jusqu’à un point où une défaillance structurale devient inévitable1. La température critique de l’acier, moment où il n’a plus que 60 % de sa résistance initiale, se situe aux alentours de 538 °C, ce qui est en dessous du point d’embrasement général situé en moyenne à 600 °C 2. D’ailleurs, l’acier doit toujours être recouvert de panneaux ignifuges pour augmenter sa résistance au feu. De plus, les colombages en acier flambent plus rapidement que les colombages de bois durant l’essai ULC S1013.28 avril 2019 à 7h49 #420004099033Hypnos
MembreJ’ai entendu évoquer une charpente en titane
28 avril 2019 à 9h37 #420004099034Pascal
Membre- brunod a écrit:
- Il ne faut pas prendre en compte le seul aspect « destructeur » du feu : à « haute » température (560°C), l’acier mollit et se déforme…
http://www.rnd.be/wp-content/uploads/2013/02/TB_10-Bois_et_feu.pdf
Autre extrait :
L’intérieur d’une pièce de gros bois d’œuvre est peu touché thermiquement lorsque les faces externes sont exposées aux flammes et se consument. Elle ne perd que de 10 à 15 % de sa résistance totale sous l’effet des très hautes températures atteintes au cours d’un incendie. Elle peut ainsi continuer de supporter une partie des charges initiales après l’extinction de l’incendie tandis que l’acier perd rapidement de sa résistance jusqu’à un point où une défaillance structurale devient inévitable1. La température critique de l’acier, moment où il n’a plus que 60 % de sa résistance initiale, se situe aux alentours de 538 °C, ce qui est en dessous du point d’embrasement général situé en moyenne à 600 °C 2. D’ailleurs, l’acier doit toujours être recouvert de panneaux ignifuges pour augmenter sa résistance au feu. De plus, les colombages en acier flambent plus rapidement que les colombages de bois durant l’essai ULC S1013.
– Une structure en acier est conçue avec un coefficient de sécurité de 3 ou 4 (il faut résister aux risques hypothétiques de vents à 200 km/h et aux fortes épaisseurs de neige), peu importe qu’il perde alors 60% de sa résistance à haute température.
– De toute façon, quelle serait la source de haute température ? Aucune.
– Parler de flambage de l’acier est ridicule à double titre puisqu’on ne connaît pas la section et que dans une charpente bien conçue aucune poutrelle n’est soumise au flambage…
– Et puis je ne m’attendais pas de la part de professionnels du bois qu’ils avouent la supériorité manifeste de l’acier dans ce cas précis !
28 avril 2019 à 9h53 #420004099035lemarensin
MembreFaire une charpente métalique serait plus facile a faire (au sol comme un mécano) ,un grand gain de poids et surtout difficile a enflammer!!!! recouverte comme avant pour garder la même apparence de l’extérieur ( A Reins elle est bien en beton )
Ps jette un mégot sur l’acier et dis moi si ça brule??

faire une maquette comme l’ancienne pour expliquer aux générations futures ce qui c’est passé -
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