« Matière lumineuse » avant 1920

  • Ce sujet contient 52 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par tiboon, le il y a 14 années.
15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 53)
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  • #420001660233
    leerox
    Membre
    carlgustav a écrit:
    Il existe une matière récente, autre que le tritium, et de couleur verte ; le nom m’échappe, mais il va bien se trouver quelqu’un sur le forum, avec cablage neurones en ordre, pour nous renseigner.

    Ah voici peut-être l’explication…
    Récent ? Genre quelle année ?

    Aller … un fameur avec les neurones cablées ?? compress

    #420001660234
    Fulgurochat
    Membre

    Ouais, ça commence à aller loin.

    De ce que je sais, le « radium » était fait de deux trucs : le sel de radium lié (genre 1 microgramme de radium par montre), et le sulfure de zinc dopé au cuivre.

    Le radium est naturellement radioluminescent, pourquoi mon radium ne brille-t-il pas ?
    -> la radioluminescence bleue du radium naturel est faible, et si le radium est de surcroît enfermé dans une matrice opaque (comme cette poudre de sulfure de zinc), aucune chance de la voir ta radioluminescence.

    Le radium a une durée de vie de 1600 ans, donc normalement je devrais le voir ?
    -> L’émetteur principal de lumière n’est pas le radium, mais la matrice de ZnS, qui transforme la desexcitation du cuivre lorsqu’il passe de Cu+ à Cu en photon vert (on peu limite dire que c’est le cuivre qui émet le photon, bien que ce soit faux). Donc si le ZnS est vieux et a déjà été bien bombardé, il n’y a plus d’ion cuivre, et plus que du cuivre métallique (et certainement une belle dose de plomb venant du radium). Plus d’ion cuivre à exciter, plus de luminescence.

    Je mets mon radium sous la lampe UV, et ça brille, alors que ça brille pas autrement, je comprends pas ?
    Le sulfure de zinc, même sans ion Cu+, est naturellement fluorescent, et émet du beau vert fluo.

    Pour résumer, on a un système à trois éléments : le radium qui fournit des électrons et un peu de lumière bleue mais pas assez, tout en se changeant en plomb, le cuivre qui absorbe des électrons pour transmettre l’excitation au ZnS en se transformant en métal, et le ZnS qui est fluorescent. Désactiver un de ces éléments revient à supprimer la luminescence.
    En espérant que vous y voyez plus clair thumleft

    Pour la couleur verte du composé, ça peut être un sel de radium autre que le carbonate de radium. Il se peut aussi que ce soit un sulfure de zinc dopé avec un truc en plus du cuivre.
    Je passerai bien le composé en spectro de masse sous vide ou après pulvérisation, mais je doute que ça apporte beaucoup pour le prix que ça va coûter Mr. Green

    #420001660235
    leerox
    Membre
    Fulgurochat a écrit:
    Ouais, ça commence à aller loin.

    De ce que je sais, le « radium » était fait de deux trucs : le sel de radium lié (genre 1 microgramme de radium par montre), et le sulfure de zinc dopé au cuivre.

    Le radium est naturellement radioluminescent, pourquoi mon radium ne brille-t-il pas ?
    -> la radioluminescence bleue du radium naturel est faible, et si le radium est de surcroît enfermé dans une matrice opaque (comme cette poudre de sulfure de zinc), aucune chance de la voir ta radioluminescence.

    Le radium a une durée de vie de 1600 ans, donc normalement je devrais le voir ?
    -> L’émetteur principal de lumière n’est pas le radium, mais la matrice de ZnS, qui transforme la desexcitation du cuivre lorsqu’il passe de Cu+ à Cu en photon vert (on peu limite dire que c’est le cuivre qui émet le photon, bien que ce soit faux). Donc si le ZnS est vieux et a déjà été bien bombardé, il n’y a plus d’ion cuivre, et plus que du cuivre métallique (et certainement une belle dose de plomb venant du radium). Plus d’ion cuivre à exciter, plus de luminescence.

    Je mets mon radium sous la lampe UV, et ça brille, alors que ça brille pas autrement, je comprends pas ?
    Le sulfure de zinc, même sans ion Cu+, est naturellement fluorescent, et émet du beau vert fluo.

    Pour résumer, on a un système à trois éléments : le radium qui fournit des électrons et un peu de lumière bleue mais pas assez, tout en se changeant en plomb, le cuivre qui absorbe des électrons pour transmettre l’excitation au ZnS en se transformant en métal, et le ZnS qui est fluorescent. Désactiver un de ces éléments revient à supprimer la luminescence.
    En espérant que vous y voyez plus clair thumleft

    Pour la couleur verte du composé, ça peut être un sel de radium autre que le carbonate de radium. Il se peut aussi que ce soit un sulfure de zinc dopé avec un truc en plus du cuivre.
    Je passerai bien le composé en spectro de masse sous vide ou après pulvérisation, mais je doute que ça apporte beaucoup pour le prix que ça va coûter Mr. Green

    Yes j’y vois plus clair … je crois Incompréhensible

    Donc le vert dans les montres c’est toujours un composé de radium, et la couleur verte cela vient toujours du Cuivre
    Pour la luminescence, cela peut provenir du Radium si pas trop « enfermé dans matrice opaque » mais c’est bien plus souvent lié au sulfure de zinc

    En revanche je n’arrive pas à reboucler avec l’humidité donc tu nous as parlée dimanche : couleur verte que quand les index ont pris l’humidité

    Enfin concernant ma montre Diane dont j’ai posté la photo, j’ai bien les index en radium et les aiguilles en tritium ? (et il y a toujours cette question d’humidité …)

    Chinois de ton aide

    #420001660236
    Fulgurochat
    Membre
    leerox a écrit:

    Yes j’y vois plus clair … je crois Incompréhensible

    Donc le vert dans les montres c’est toujours un composé de radium, et la couleur verte cela vient toujours du Cuivre
    Pour la luminescence, cela peut provenir du Radium si pas trop « enfermé dans matrice opaque » mais c’est bien plus souvent lié au sulfure de zinc

    En revanche je n’arrive pas à reboucler avec l’humidité donc tu nous as parlée dimanche : couleur verte que quand les index ont pris l’humidité

    Enfin concernant ma montre Diane dont j’ai posté la photo, j’ai bien les index en radium et les aiguilles en tritium ? (et il y a toujours cette question d’humidité …)

    Chinois de ton aide

    En effet.
    Le vert peut provenir de :
    -Sel de radium autre que carbonate de radium, donc couleur verte native. Le sulfure de zinc est, me semble-il, blanc ou blanc cassé.
    -Oxydation du cuivre métallique obtenu après le vieillissement du sulfure de zinc, ce qui nécessite un ZnS:Cu déjà bien épuisé, et assez d’oxydant pour oxyder le cuivre.

    Je pense quand même pour la première option, vu que le vert est très prononcé sur ta Diane. Vu que les aiguilles et le cadran ont été exposés à la même humidité et aux mêmes conditions (logique), je pense que ça ne peut venir que des différences de pigments à l’origine.

    Il est possible aussi d’avoir une teinte verte native dans des sels de tritium lié, ou dans n’importe quoi. Cette couleur verte du pigment de jour ne joue en tous cas aucun rôle primaire dans la luminescence. Vois-le comme de la cosmétique. Un peu comme maintenant pour faire du luminova « vintage » on rajoute un peu de cuivre métallique pour simuler le vieillissement d’un ZnS:Cu.

    En gros, pour ta Diane, en théorie, sous lampe UV, elle brille vert, car que ce soit tritium ou radium, l’émetteur principal est toujours du ZnS:Cu. Après, oui, le sel du radioémetteur peut changer.

    #420001660237
    leerox
    Membre
    Fulgurochat a écrit:
    leerox a écrit:

    Yes j’y vois plus clair … je crois Incompréhensible

    Donc le vert dans les montres c’est toujours un composé de radium, et la couleur verte cela vient toujours du Cuivre
    Pour la luminescence, cela peut provenir du Radium si pas trop « enfermé dans matrice opaque » mais c’est bien plus souvent lié au sulfure de zinc

    En revanche je n’arrive pas à reboucler avec l’humidité donc tu nous as parlée dimanche : couleur verte que quand les index ont pris l’humidité

    Enfin concernant ma montre Diane dont j’ai posté la photo, j’ai bien les index en radium et les aiguilles en tritium ? (et il y a toujours cette question d’humidité …)

    Chinois de ton aide

    En effet.
    Le vert peut provenir de :
    -Sel de radium autre que carbonate de radium, donc couleur verte native. Le sulfure de zinc est, me semble-il, blanc ou blanc cassé.
    -Oxydation du cuivre métallique obtenu après le vieillissement du sulfure de zinc, ce qui nécessite un ZnS:Cu déjà bien épuisé, et assez d’oxydant pour oxyder le cuivre.

    Je pense quand même pour la première option, vu que le vert est très prononcé sur ta Diane. Vu que les aiguilles et le cadran ont été exposés à la même humidité et aux mêmes conditions (logique), je pense que ça ne peut venir que des différences de pigments à l’origine.

    Il est possible aussi d’avoir une teinte verte native dans des sels de tritium lié, ou dans n’importe quoi. Cette couleur verte du pigment de jour ne joue en tous cas aucun rôle primaire dans la luminescence. Vois-le comme de la cosmétique. Un peu comme maintenant pour faire du luminova « vintage » on rajoute un peu de cuivre métallique pour simuler le vieillissement d’un ZnS:Cu.

    En gros, pour ta Diane, en théorie, sous lampe UV, elle brille vert, car que ce soit tritium ou radium, l’émetteur principal est toujours du ZnS:Cu. Après, oui, le sel du radioémetteur peut changer.

    Parfait, donc vu le caractère prononcé du vert des index de ma Diane, ce n’est pas a priori dû à l’oxydation, qui donnerait une couleur moins flashy
    Les index sont en radium, c’est presque sûr en recoupant toutes ces infos.
    Quant aux aiguilles, ce ne peut être que du tritium car le radium, il y a toujours du vert (soit par sa couleur native, soit par le cuivre associé) ?
    Bonne journée à tous colors

    #420001660238
    Fulgurochat
    Membre
    leerox a écrit:
    Parfait, donc vu le caractère prononcé du vert des index de ma Diane, ce n’est pas a priori dû à l’oxydation, qui donnerait une couleur moins flashy

    Exact.

    leerox a écrit:
    Les index sont en radium, c’est presque sûr en recoupant toutes ces infos.

    A vue de nez, et vue l’époque, oui, mais ça pourrait être aussi du tritium lié dans une poudre verte. Reste à confirmer avec une petite sonde pour radiations.

    leerox a écrit:
    Quant aux aiguilles, ce ne peut être que du tritium car le radium, il y a toujours du vert (soit par sa couleur native, soit par le cuivre associé) ?

    Le radium émet du bleu de façon native, c’est la seule chose qui peut le différentier du tritium après tout ce temps. Hélas, ton ZnS:Cu est tellement vieux et opaque que le petit rayonnement bleu est invisible.
    Les sels de radium ou de tritium sont ordinairement blancs, mais pourraient être verts si le manufacturier le décidait. Seule la couleur de ZnS:Cu change avec le temps, en prenant une teinte cuivrée, puis éventuellement une teinte vert-de-gris si ledit cuivre vient à s’oxyder.
    En gros, aiguilles et cadran de ta diane sont peut-être un mélange de tritium et radium. Dans le cas où aiguilles et cadran seraient fait de radium, la seule conclusion serait que le manufacturier a utilisé deux composés différents pour lier le radium.
    Il y a quand même plus de chances que ce soit un cadran radium + aiguilles tritium, cela dit. A moins que le manufacturier ait décidé de mettre un cadran vert avec des aiguilles blanches, la différence de teinte finale est vraisemblablement dûe à un comportement différent des radioisotopes, ou du composé utilisé pour les lier. Beaucoup de paramètres ici, mais il me semble pas idiot de partir du principe que tu avais un cadran rad + aiguilles tritium, OU UN CADRAN TRIT AIGUILLES RAD.
    La dernière option a plus de sens physique, à défaut du reste, puisque le radium + ZnS crache beaucoup plus de lumière que le tritium + ZnS, et est sensé durer beaucoup plus longtemps.
    Seule une sonde pourrait révéler ce qu’il en est.

    Il y a aussi pas mal de réactions pas prises en compte là dedans (type de composé activateur, ion dopant dans ZnS:Cu, je sais qu’on peut avoir une lumière bleue profonde avec de l’argent), je vais me plonger dedans quand j’aurais le temps, surtout sur les composés utilisés. Ca peut servir de base de données pour les fans de vintage. Je pense pas que le radium arrive à créer assez de plomb via désintégration pour que celui-ci ait de l’impact sur la couleur finale.

    #420001660239
    Fulgurochat
    Membre

    Ceci est un kit de luminification pour montres.
    A gauche le sulfure de zinc, le liant, le désépaississant pour liant, le carbonate de radium (activateur) et un COLORANT verdâtre.

    "Matière lumineuse" avant 1920 - Page 2 Sunray

    On voit bien le kit, avec un colorant vert qui semble ne pas avoir d’utilité lumineuse. Comme apparemment ça se faisait à l’époque, on peut partir du principe que le vert sur ta Diane n’a rien à voir avec radium ou tritium, mais est réellement cosmétique, sans avoir un quelconque rapport avec le sel.
    Le mystère est presque levé, et c’est tout nul.

    En gros, ta Diane, c’est tout en Radium ou tout en tritium.

    #420001660240
    leerox
    Membre
    Fulgurochat a écrit:
    Ceci est un kit de luminification pour montres.
    A gauche le sulfure de zinc, le liant, le désépaississant pour liant, le carbonate de radium (activateur) et un COLORANT verdâtre.

    "Matière lumineuse" avant 1920 - Page 2 Sunray

    On voit bien le kit, avec un colorant vert qui semble ne pas avoir d’utilité lumineuse. Comme apparemment ça se faisait à l’époque, on peut partir du principe que le vert sur ta Diane n’a rien à voir avec radium ou tritium, mais est réellement cosmétique, sans avoir un quelconque rapport avec le sel.
    Le mystère est presque levé, et c’est tout nul.

    En gros, ta Diane, c’est tout en Radium ou tout en tritium.

    Très intéressant ! Merci ! thumleft

    Donc le vert ça peut être soit un sel de radium, soit une autre matière (qui peut néanmoins être à base de radium ou de tritium) avec du colorant, et c’est ce dernier cas la plupart du temps…
    En gros, le vert sur une montre ne permet de tirer aucune conclusion, sauf s’il est léger dans quel cas selon la teinte on peut déceler une oxydation de Cuivre, et alors la seule conclusion ici est que le cadran a subi l’humidité.
    Les seules indications vraiment importantes pour en savoir plus c’est l’année de fabrication car en fonction de celle-ci, on va savoir si le tritium existait (quelle année d’ailleurs le début du tiritum ?)

    La luminescence des index ne me paraissent pas non plus nous indiquer la présence de Tritium ou de Radium, car le sulfure de zinc est luminescent suite à UV, donc même avec un Tritium mort…

    Pour revenir à ma Diane, je ne comprends pas la différence de couleur aiguilles index, car d’un point de vue cosmétique cela me parait à contre sens de n’avoir teinté que les index ?
    Bizarre … Incompréhensible
    A moins que les aiguilles aient été changées après… Ce qui expliquerait les choses, et dans ce cas, ce serait radium pour les index et tritium pour les aiguilles…

    Bref tout cela nécessite d’avoir un oeil d’expert avisé avant de tirer des conclusions, je croyais que c’était plus simple… Mais c’est passionnant (quand on aime les vintages)

    #420001660241
    Fulgurochat
    Membre
    leerox a écrit:
    Donc le vert ça peut être soit un sel de radium, soit une autre matière (qui peut néanmoins être à base de radium ou de tritium) avec du colorant, et c’est ce dernier cas la plupart du temps…

    Ouais. Du bête colorant.

    leerox a écrit:
    En gros, le vert sur une montre ne permet de tirer aucune conclusion, sauf s’il est léger dans quel cas selon la teinte on peut déceler une oxydation de Cuivre, et alors la seule conclusion ici est que le cadran a subi l’humidité.
    Les seules indications vraiment importantes pour en savoir plus c’est l’année de fabrication car en fonction de celle-ci, on va savoir si le tritium existait (quelle année d’ailleurs le début du tiritum ?)

    Voilà : vert : pas de conclusion. Pour l’oxydation du cuivre, faudrait mesurer l’effet de celle-ci sur un peut de peinture-test, car si l’effet physique de corrosion existe bel et bien, je ne sais pas s’il est visuellement marquant. Même pour l’année de fabrication, on trouve des aiguilles au radium américaines datant des années 90, et du tritium des années 70. Donc il y a une période où tritium et radium cohabitententre 60-70 et 90, mais c’est flou car il n’y avait pas de réglementation stricte, et même le cas échéant, elle n’a pas été respectée partout. D’ailleurs, on peut encore se procurer du tritium en Inde et du radium au Vietnam (d’après mes sources).

    leerox a écrit:
    La luminescence des index ne me paraissent pas non plus nous indiquer la présence de Tritium ou de Radium, car le sulfure de zinc est luminescent suite à UV, donc même avec un Tritium mort…

    Exact.

    leerox a écrit:
    Pour revenir à ma Diane, je ne comprends pas la différence de couleur aiguilles index, car d’un point de vue cosmétique cela me parait à contre sens de n’avoir teinté que les index ?
    Bizarre … Incompréhensible
    A moins que les aiguilles aient été changées après… Ce qui expliquerait les choses, et dans ce cas, ce serait radium pour les index et tritium pour les aiguilles…

    Ah oui, des aiguilles de service ou posées par un horloger indépendant. Une option qui à elle seule peut tout expliquer… confiused

    leerox a écrit:
    Bref tout cela nécessite d’avoir un oeil d’expert avisé avant de tirer des conclusions, je croyais que c’était plus simple… Mais c’est passionnant (quand on aime les vintages)

    Si des yeux d’expert pouvaient mesurer l’activité bêta-émettrice, on en aurait besoin pour des trucs plus importants que des cadrans vintage Mr. Green

    #420001660242
    leerox
    Membre
    Fulgurochat a écrit:
    leerox a écrit:
    Donc le vert ça peut être soit un sel de radium, soit une autre matière (qui peut néanmoins être à base de radium ou de tritium) avec du colorant, et c’est ce dernier cas la plupart du temps…

    Ouais. Du bête colorant.

    leerox a écrit:
    En gros, le vert sur une montre ne permet de tirer aucune conclusion, sauf s’il est léger dans quel cas selon la teinte on peut déceler une oxydation de Cuivre, et alors la seule conclusion ici est que le cadran a subi l’humidité.
    Les seules indications vraiment importantes pour en savoir plus c’est l’année de fabrication car en fonction de celle-ci, on va savoir si le tritium existait (quelle année d’ailleurs le début du tiritum ?)

    Voilà : vert : pas de conclusion. Pour l’oxydation du cuivre, faudrait mesurer l’effet de celle-ci sur un peut de peinture-test, car si l’effet physique de corrosion existe bel et bien, je ne sais pas s’il est visuellement marquant. Même pour l’année de fabrication, on trouve des aiguilles au radium américaines datant des années 90, et du tritium des années 70. Donc il y a une période où tritium et radium cohabitententre 60-70 et 90, mais c’est flou car il n’y avait pas de réglementation stricte, et même le cas échéant, elle n’a pas été respectée partout. D’ailleurs, on peut encore se procurer du tritium en Inde et du radium au Vietnam (d’après mes sources).

    leerox a écrit:
    La luminescence des index ne me paraissent pas non plus nous indiquer la présence de Tritium ou de Radium, car le sulfure de zinc est luminescent suite à UV, donc même avec un Tritium mort…

    Exact.

    leerox a écrit:
    Pour revenir à ma Diane, je ne comprends pas la différence de couleur aiguilles index, car d’un point de vue cosmétique cela me parait à contre sens de n’avoir teinté que les index ?
    Bizarre … Incompréhensible
    A moins que les aiguilles aient été changées après… Ce qui expliquerait les choses, et dans ce cas, ce serait radium pour les index et tritium pour les aiguilles…

    Ah oui, des aiguilles de service ou posées par un horloger indépendant. Une option qui à elle seule peut tout expliquer… confiused

    leerox a écrit:
    Bref tout cela nécessite d’avoir un oeil d’expert avisé avant de tirer des conclusions, je croyais que c’était plus simple… Mais c’est passionnant (quand on aime les vintages)

    Si des yeux d’expert pouvaient mesurer l’activité bêta-émettrice, on en aurait besoin pour des trucs plus importants que des cadrans vintage Mr. Green

    Super, j’y vois maintenant beaucoup plus clair et surtout, je mesure bien la complexité du sujet et la prudence quant aux conclusions à tirer en observant à l’oeil nu un cadran de montre vintage Mr. Green

    Pour ma Diane, je pense en effet que les aiguilles ont été changées, à moins qu’ils aient voulu créer un effet aiguilles blanches …
    Mais les aiguilles n’étant plus luminescentes (seul les index brillent après exposition aux néons), cela veut dire qu’il n’y a pas de sulfure de zinc, et que la matière active est morte, on peut partir sur du Tritium (durée de vie moins longue) ?

    #420001660243
    Fulgurochat
    Membre
    leerox a écrit:
    Mais les aiguilles n’étant plus luminescentes (seul les index brillent après exposition aux néons), cela veut dire qu’il n’y a pas de sulfure de zinc, et que la matière active est morte, on peut partir sur du Tritium (durée de vie moins longue) ?

    Le seul élément qui s’épuise dans ZnS:Cu est le cuivre, qui sert à transformer les émissions bêta du truc radioactif (radium ou tritium) en lumière. Le ZnS ne s’épuise pas, c’est une matrice cristalline.

    Si ça brille quelques minutes ou secondes après un éclairage néon, ça veut dire que le ZnS contient pas mal d’impuretés (au sens de la pureté chimique, comme des ions divers et variés) qui agissent comme des pièges pour les transitions peu profondes.
    Le ZnS est un matériau fluorescent (réémission immédiate des UV en couleur verte), photoluminescent s’il est impur (le temps pendant lequel il va réémettre de la lumière dépend des impuretés) ET qui sert de matrice à la conversion bêta -> lumière quand il est associé au Cuivre.

    Fluorescence, Photoluminescence, et Conversion sont trois fonctions du ZnS qui sont indépendantes. La Fluorescence vient de la structure des cristaux de ZnS, la Photoluminescence vient des impuretés dans les cristaux de ZnS et la Conversion vient de l’intéraction des ions Cuivre avec le réseau cristallin de ZnS.

    Si les index brillent, et que les aiguilles ne brillent pas après néon (ou autre forme de lumière riche en UV), c’est que le ZnS des index (qu’il soit épuisé en cuivre ou pas) est plus riche en impuretés à transitions courtes. Ce qui étaye le fait que le ZnS utilisé pour les aiguilles et pour le cadran est différent.

    Nous n’avons pas de renseignement sur le radioisotope (pour ça il faut un compteur Geiger), mais nous savons que cadran et aiguilles ont été fait avec :
    -un colorant vert pour le cadran
    -un ZnS plus chargé d’impuretés dans le cas du cadran
    Si les aiguilles et le cadran avaient été faits au même endroit, nul doute que le ZnS eût été le même, et ce même si les gens qui bossent chez Diane avaient voulu faire un cadran vert + aiguilles blanches. Soit ce sont des aiguilles aftermarket, soit ce sont des aiguilles qui n’ont pas été faites en même temps que le cadran, et avec des poudres différentes.

    Ca avance…

    #420001660244
    leerox
    Membre
    Fulgurochat a écrit:
    leerox a écrit:
    Mais les aiguilles n’étant plus luminescentes (seul les index brillent après exposition aux néons), cela veut dire qu’il n’y a pas de sulfure de zinc, et que la matière active est morte, on peut partir sur du Tritium (durée de vie moins longue) ?

    Le seul élément qui s’épuise dans ZnS:Cu est le cuivre, qui sert à transformer les émissions bêta du truc radioactif (radium ou tritium) en lumière. Le ZnS ne s’épuise pas, c’est une matrice cristalline.

    Si ça brille quelques minutes ou secondes après un éclairage néon, ça veut dire que le ZnS contient pas mal d’impuretés (au sens de la pureté chimique, comme des ions divers et variés) qui agissent comme des pièges pour les transitions peu profondes.
    Le ZnS est un matériau fluorescent (réémission immédiate des UV en couleur verte), photoluminescent s’il est impur (le temps pendant lequel il va réémettre de la lumière dépend des impuretés) ET qui sert de matrice à la conversion bêta -> lumière quand il est associé au Cuivre.

    Fluorescence, Photoluminescence, et Conversion sont trois fonctions du ZnS qui sont indépendantes. La Fluorescence vient de la structure des cristaux de ZnS, la Photoluminescence vient des impuretés dans les cristaux de ZnS et la Conversion vient de l’intéraction des ions Cuivre avec le réseau cristallin de ZnS.

    Si les index brillent, et que les aiguilles ne brillent pas après néon (ou autre forme de lumière riche en UV), c’est que le ZnS des index (qu’il soit épuisé en cuivre ou pas) est plus riche en impuretés à transitions courtes. Ce qui étaye le fait que le ZnS utilisé pour les aiguilles et pour le cadran est différent.

    Nous n’avons pas de renseignement sur le radioisotope (pour ça il faut un compteur Geiger), mais nous savons que cadran et aiguilles ont été fait avec :
    -un colorant vert pour le cadran
    -un ZnS plus chargé d’impuretés dans le cas du cadran
    Si les aiguilles et le cadran avaient été faits au même endroit, nul doute que le ZnS eût été le même, et ce même si les gens qui bossent chez Diane avaient voulu faire un cadran vert + aiguilles blanches. Soit ce sont des aiguilles aftermarket, soit ce sont des aiguilles qui n’ont pas été faites en même temps que le cadran, et avec des poudres différentes.

    Ca avance…

    en effet, cela avance et je crois qu’on va avoir du mal à aller plus beaucoup loin avec les données dont on dispose Incompréhensible
    est-on sûr qu’il y a du ZnS dans les aiguilles ?

    #420001660245
    Fulgurochat
    Membre
    leerox a écrit:
    est-on sûr qu’il y a du ZnS dans les aiguilles ?

    Ouais. Ma papatte poilue dans un réacteur que c’en est.

    #420001660246
    leerox
    Membre
    Fulgurochat a écrit:
    leerox a écrit:
    est-on sûr qu’il y a du ZnS dans les aiguilles ?

    Ouais. Ma papatte poilue dans un réacteur que c’en est.

    oh tu prends des risques !
    d’après toi c’est toujours le cas ?

    #420001660247
    Fulgurochat
    Membre
    leerox a écrit:
    oh tu prends des risques !

    Pour ta Diane, aucun. Pour ce qui a été commercialisé avant 1980, aucun.

    leerox a écrit:
    d’après toi c’est toujours le cas ?

    Plus maintenant. Sans radioémetteur d’électrons (les fameux bêta), le ZnS est un piètre photoluminescent (absorption puis restitution de lumière), et même en le dopant avec des ions à transition les plus profondes possibles, on n’arrive pas à avoir une réémission UV -> visible qui dure plus d’une paire d’heures. Certaines montres devaient être équipées de ZnS photoluminescent sans radioisotope, mais maintenant, toutes ou presque sont équipées de SrAlO4:Eu:Dy.

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