FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Martine a été licenciée
- Ce sujet contient 88 réponses, 39 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
MarcDeBeaucaire, le il y a 16 années et 8 mois.
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AuteurMessages
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16 février 2010 à 23h59 #420000945489
whiplash
MembreJoli texte à mettre en parallèle avec le livre de Florence Aubenas qui sort ces jours-ci.
17 février 2010 à 0h12 #420000945490Galaktose
Membre- plainpalais a écrit:
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- jackyaudio a écrit:
- là manière n’est pas trés respectueuse non plus….. (le vigile, pas de retour a l’établi….etc )
Du respect, quel respect? … l’entreprise paternaliste c’est du passé!
Tu travailles et l’entreprise te verse un salaire en compensation, … pas de sentiments là dedans! Inutile de s’attacher à une entreprise qui te vire comme un malpropre du jour au lendemain.
Je plussoie, et pas que dans l’horlogerie…
17 février 2010 à 0h32 #420000945491lithium
Membre- Galaktose a écrit:
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- plainpalais a écrit:
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- jackyaudio a écrit:
- là manière n’est pas trés respectueuse non plus….. (le vigile, pas de retour a l’établi….etc )
Du respect, quel respect? … l’entreprise paternaliste c’est du passé!
Tu travailles et l’entreprise te verse un salaire en compensation, … pas de sentiments là dedans! Inutile de s’attacher à une entreprise qui te vire comme un malpropre du jour au lendemain.
Je plussoie, et pas que dans l’horlogerie…
Tout à fait.
Parfois il arrive qu’on constate son licenciement lorsqu’on n’arrive plus à ouvrir une session sur son ordinateur.
Car bien entendu, c’est plus facile de licencier sans communiquer verbalement avec le salarié.17 février 2010 à 1h37 #420000945492km’rol
Membre- The Dude a écrit:
- Topic qui remue, assurément! Ayant eu une année professionnelle tumultueuse, je peux vous garantir qu’une vie sans travail ne rime pas à grand chose…

respect olivier
et bon courage … ainsi qu’à toutes les martine17 février 2010 à 5h53 #420000945493Ze White Rabbit
MembreLe marché du travail
Constat: elle est révolue l’époque ou l’on ne rentre dans une entreprise que pour y sortir pour prendre sa retraite. Il y a pile poile 2 ans, au meilleur des années de vaches grasses, combien de jeunes de moins de 40 ans ne se voyaient pas forcément rester chez le même employeur plus de 5 ans? Une augmentation de salaire ou d’avantages contractuels était une raison suffisante pour changer d’emploi.
Paradoxalement, en dépit de cette révolution dans le monde du travail et de la fin du paternalisme patronale, on continue à considérer que la responsabilité dudit patron est de garantir un travail pérenne à ses employés. Dans les pays avec une tradition de gauche comme la France ou l’Italie, les syndicats sont là pour rappeler au patron ce qui est attendu de lui de la part des employés. Le fait est que son travail consiste uniquement à maintenir et faire croître la rentabilité d’une entreprise; et à en rendre compte aux actionnaires. Les employés ne sont (hélas) qu’un outil pour atteindre ces objectifs.
En plus, la Suisse est un cas particulier. Tout d’abord c’est un pays avec une tradition de droite. À titre d’exemple, le dernier canton à laisser voter les femmes y a été contraint en 1990. Dix ans avant le début du XXI siècle! Autre exemple: une quasi-absense de subventions pour la crèche en Helvétie oblige les femmes à travailler à mi-temps ou à rester à la maison.
Mon opinion
Les cas comme celui de Martine sont rendus possibles par cette impunité "façon États-Unis" du patron suisse. De grosses erreurs d’appréciasion ont amené moultes dirigeants à sur-dimentionner leur personnel en pensant que ces années de vaches grasses allaient s’éterniser.
Ce cynique re-dimentionnement post-geule de bois n’épargne personne, qu’il s’agisse des patrons ou de leurs employés. Le véritable responsable reste l’actionnaire, doublement coupable: la première fois en ayant incité le patron à la croissance à tout prix; la deuxième fois en ne regardant que la rentabilité de son investissement sur le court terme, au mépris du facteur humain.
Martine a perdu son poste, certes, mais d’un autre coté l’employeur a balancé à la fenêtre du personnel expérimenté et des années de formation. Je ne sais pas qui y pert plus dans l’histoire.
17 février 2010 à 6h56 #420000945494smellilo
MembreEt faut il évoquer Philips (je crois que c’est eux ?) qui proposent aux employés licenciés une mutation en Hongrie pour 350 € avec, comble de cynisme !, obligation de parler couramment le hongrois !
moi qui encadre du personnel pour une grosse boîte que vous connaissez tous, mais qui ne pratique encore pas comme ça, j’ai honte pour nos dirigeants politiques et les patrons de ces boîtes qui ne sont pas humains, et je dirais même si vous saisissez la nuance, pas des hommes ! Aprés, il est difficile de prôner la moralité chez le citoyen ou la "fierté d’être français, la fierté nationale" et que sais je encore…c’est un monde de "chacun pour sa gueule" qu’on nous propose en fait, lorsqu’on voit ces manières de faire.
17 février 2010 à 7h47 #420000945495Invité
Membre



H3
17 février 2010 à 8h20 #420000945496Alecton
Membre- The Dude a écrit:
- Topic qui remue, assurément! Ayant eu une année professionnelle tumultueuse, je peux vous garantir qu’une vie sans travail ne rime pas à grand chose…

Ca n’a rien n’à voir mais quand je lis ça en regardant un avatar du Duc, qui vient de cartonner une poubelle avec sa caisse parce que son joint est tombé et qui a érigé la glandouille et l’absence d’activité comme art de vivre
je trouve ça beau
Blague à part, nous sommes au 21 ème siècle et l’entreprise à papa est mort et enterrée, il nous faut maintenant nous considérer comme des "apporteurs de compétence" et non comme des "employés". Il y a une inversion de valeur à réaliser. Je travaille dans une entreprise parce que je le souhaite et parce que j’ai quelque chose à lui apporter et surtout pas parce qu’elle veut bien de moi (bon le raisonnement est plus facile à tenir en période de plein emploi)
17 février 2010 à 8h25 #420000945497Bernard
MembreBonjour ,
Je me suis laissé-dire que nos amis suisses mettaient
"encore moins de gants" pour "donner-congé , que dans nos entreprises ….!!
Je suis stupéfait et admiratif devant la maitrise
et le comportement DIGNE des licenciés…
devant ce qu’il convient d’appeler un drame !
Salut !
bernard17 février 2010 à 8h36 #420000945498Invité
MembrePeut-être que Martine travaillait chez Zenith quand Dufour est arrivé?
Ah non, elle apprend son licenciement en tête à tête, pas au haut parleur…
Le drame est que certaines entreprises, qui font face à ce qu’elles considèrent comme leurs obligations et maintiennent l’emploi coute que coute, verront leurs RH pillées par celles qui licencient aujourd’hui à tour de bras quand ces dernières auront à nouveau besoin de personnel qualifié…
17 février 2010 à 8h40 #420000945499marinou
MembreUne histoire malheureusement crédible au plus au point…….
et en France, c’est de plus en plus comme ca!!
Le fait est que dans d’autres pays, ca se passe comme ca aussi, du jour au lendemain, mais il est ‘en moyenne’ (quand pas de crises évidemment), plus facile de trouver autre chose derrière…
Le problème c’est qu’en France, on vire les gens tout aussi facilement, mais il et très difficile de retrouver du travail derrière (trop d’études, pas assez, tu es roux et pas blond..tu n’as pas assez d’expérience, trop d’expériences… enfin on trouve toujours des excuses….). En France, les patrons veulent le beurre et l’argent du beurre!!17 février 2010 à 8h42 #420000945500quentinmarcus
Membrele monde animal est moins cruel.
17 février 2010 à 8h56 #420000945501laurent806
MembreHistoire on ne peut plus réelle, des Martine l’année dernière il y en a eu des centaines dans les vallées chez les marques et chez les fournisseurs encore plus.
C’est d’autant plus à vomir que les marques concernées ont gagné des millions ces dernières années, aujourd’hui elles ont du mal mais se remettent si peu en question avec toujours le même luxe et le même faste affiché (cf les derniers salons) alors que Martine, elle, n’a plus de boulot
Pathétique…
17 février 2010 à 9h02 #420000945502Invité
MembreTrès bon texte, merci.
17 février 2010 à 9h14 #420000945503Sancho Pança
MembreDans cette histoire qui n’appelle que le chagrin et la pitié, il y a deux petites choses à remarquer :
1- Plus on parle de respect, plus ce mot est employé et plus sa signification mute en son juste contraire et ne sert que de pretexte (comme dans 1984 d’Orwell, la police était le ministère de l’amour !).
2- Quand une vraie entreprise "remercie" son personnel, elle doit le faire pour une seule raison : ses charges salariales la mettent en danger à court terme ; sinon comment accepter de se séparer de personnel qualifié qui sera très compliqué à remplacer et à former quand la santé financière sera revenue !
Sinon en conclusion, il faut bien considérer que les patrons sont un groupe humain comme les autres, avec les mêmes pourcentages de gens bien que d’infâmes salopards ! -
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