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- Ce sujet contient 38 réponses, 22 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
john.kirch, le il y a 12 années et 9 mois.
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7 novembre 2013 à 9h49 #410000098545
rogerw650
MembreJ’ouvre un post sur cette thématique, car même si nous en avons parlé, il y a des éléments subjectifs dans nos compulsions d’achats qui plaident parfois pour un retour du « Made in France » dans l’horlogerie.
Le « Made in Germany » a permis (ente autres) de remettre sur pied un secteur d’activité outre Rhin grâce à un élan des consommateurs et des pouvoirs publics.L’article ci-dessous ne parle pas d’horlogerie, cependant certains parallèles peuvent être faits avec le secteur qui nous intéressent.
http://www.batiactu.com/edito/made-in-france—attention-aux-abus–34809.php
De notre côté, à l’AHA nous travaillons à proposer des montres « associatives » sur lesquels le label pourrait être apposé grâce à des composants fabriqués en France et eux même dotés du « Made in France ».
7 novembre 2013 à 10h07 #420002315403Bloomberg
MembrePour moi il y a deux critères a remplir pour réussir:
un mouvement manufacture (ça ça peut être l’objectif à long terme)
un design issu de l’histoire de France, peut être rechercher dans l’histoire les montres des français qui ont écrit l’histoire (Louis XIV, Napolleon,…)et trouver un design qui ressort et qui sera qualifié de style à la française, mais moi j’y connais rien en histoire (peut être appeler Loren Deutsch
)7 novembre 2013 à 10h25 #420002315404deninou
Membrebonjour à tous,
clairement, de l’horlogerie de luxe « made in France » a du sens :
* c’est historiquement un secteur sur lequel la France est pleinement légitime
* des entreprises françaises sont des fleurons du luxe mondial (LVMH, Kering, …)
* la France a une réelle tradition horlogère (Breguet, Leroy, …) et une région qui a (eu ?) le savoir faireet il suffit de voir l’intérêt autour de Pequignet pour mesure l’appétence à un « made in France »
Après se pose la question du timing dans un marché ou la légitimité est très longue à acquérir et ou le « swiss made » est une évidence. et là, je ne vois pas une entreprise investir durablement sur cette base
d’ailleurs, des entreprises françaises récentes, type Bell& Ross, qui est une très belle success story, a joué sur le « Swiss Made »donc en synthèse, j’y crois mais de manière très progressive et à court terme sur des petits volumes (comme l’industrie allemande d’ailleurs)
7 novembre 2013 à 11h01 #420002315405Eric67
MembrePour acquérir une image, il faut amha 2 choses de plus:
– du temps, et donc l’appui d’un grand groupe
– une locomotive haute horlogerie, pour insinuer au client l’idée que le français peut être au niveau de ce qui se fait de meilleur en Suisse, du genre de Lange en Allemagne, le segment en-dessous (au sens large celui des Rolex, Omega, Breitling, JLC…) me semblant trop concurrentiel pour s’y lancer d’emblée.
Du coup, je ne vois pas très bien pour qui le jeu en vaudrait la chandelle
Mais sait-on jamais…7 novembre 2013 à 11h04 #420002315406julien-1
MembreHistoriquement parlant, l’horlogerie …. c’est a Paris et par extension en France, qu’elle était majoritairement localisée au 17eme et 18eme sciecle.
Les grands noms ( pour n’en citer qu’un seul : BREGUET ) avaient leurs officines a Paris.
C’est aussi a Paris que furent déposés de nombreux brevets relatifs aux évolutions de l’horlogerie.Puis vint la période d’exode de pas mal de ces horlogers vers la Suisse suite aux persécutions des protestants ( Hugenots ) ou suite a la Révolution Francaise qui pourchassa certains horlogers quelque peu trop proches de la Famille Royale.
( résumé simplifié et gros raccourci sinon explications trop longues … )Le retour de la Haute Horlogerie en France est en quelque sorte un retour aux sources.
Certes, dans l’inconscient populaire : c’est le Swiss Made qui a la cote.
Et qui la gardera pour longtemps encore.
Les amateurs éclairés eux ne s’y trompent pas : le retour sur le devant de la scene de marques comme L.Leroy ou les tentatives de percer le marché par des » nouveaux » venus comme Pequignet sont des signes d’une volonté de redonner a la Haute Horlogerie Francaise ses lettres de noblesse.
Que faut-il a ces marques pour se tailler une place honorable dans le cercle restreint des Grandes Maisons ?
Comme le dit tres bien Bloomberg : un mouvement manufacture. C’est indispensable.
Et qui table sur le full In-House ( verticalisation ). C’est de l’ordre du possible.
Et un design avec une forte identité francaise afin que la montre soit immédaitement reconnue et identifiée comme telle.
( Il suffit de voir une Lange & Sohne pour savoir que c’est une Lange. Inutile de voir le nom sur le cadran. )Une volonté des politiques aussi de promouvoir ce secteur.
Certes une petite niche mais une vitrine tellement prestigieuse sur le savoir-faire des artisans de la belle France.
( Ne pensez-vous pas que les Suisses l’ont compris depuis longtemps ? )Des sites tels que Besancon sont connus et reconnus par les spécialistes et experts horlogers du monde entier.
Leur poincon en est la preuve non ?
Un petit coup de pouce, un excellent marketting et cela permettrait de remettre la machine en marche.Je crois a un renouveau de la Haute Horlogerie Francaise. Je pense comme beaucoup que long sera le chemin.
Je crois aux Maisons produisant de petits volumes également, faisant la part belle a l’originalité et surtout a la qualité.Je fonde de grands espoirs sur la Maison L.Leroy. Je déplore seulement chez eux leur manque de communication et un réseau de distribution pratiquement inexistant.
Maintenant, comparé a Pequignet qui lui a son réseau de distributeurs depuis plusieurs décennies, il faut reconnaitre que le décollage de la Pequignet Manufacture fut laborieux et ponctué d’épisodes dangereux frolant les limites de la faillite.Il y avait jadis une autre grande maison francaise : L’ Epée. Maintenant passée sous un giron helvétique.
Et pourtant Dieu sait que les horloges l’ Epée sont recherchées par les amateurs.
Certaines ne sont-elles pas dotées du fameux Mouvement de Paris ?
Encore une preuve, si besoin en était, du savoir-faire des horlogers francais.Rien n’est simple sur les marchés commerciaux, que ce soit en l’univers du luxe ou dans le monde de la grande distribution.
La clientele étant par essence versatile.
Esperons que les amateurs de belles mécaniques ne s’y tromperont pas.
Et feront une part honorable dans leur collection d’une de ces belles productions » Made in France «
NB : pour éviter toute confusion, je me dois de préciser que parralelement avec la France, l’Angleterre fut également au 17eme et au 18eme sciecle une terre fertile en matiere d’horlogerie.
Il fallait que je rende a César ce qui appartenait a César.
Voila qui est dit.7 novembre 2013 à 11h17 #420002315407GEEKOFWATCHES
MembreComme il a été dit plus haut, un mouvement manufacture est indispensable je pense si l’on veut que le « made in france » soit à nouveau reconnu. Pour faire un parrallèle simpliste mais qui se vérifié tous les jours, pourquoi l’automobile haut de gamme française n’est toujours pas reconnue dans le reste du monde ? A cause de moteurs « chétifs » !
Nous le savons tous, de nombreux passionnés de mécanique auto ou moto sont aussi passionnés de mécanique horlogère. Et donc pour convertir un passionné français ou étranger à l’horlogerie française, je pense qu’un « bon moteur » est indispensable, donc un calibre assez haut de gamme « in house » est indispensable.7 novembre 2013 à 11h24 #420002315408kromorff
MembreBonjour,
Pour aller dans le sens de Julien 1, je pense qu’il faut par dessus tout une « marque ».
Leroy, Pequignet, Lip…K.
7 novembre 2013 à 11h29 #420002315409Bloomberg
Membre- kromorff a écrit:
- Bonjour,
Pour aller dans le sens de Julien 1, je pense qu’il faut par dessus tout une « marque ».
Leroy, Pequignet, Lip…K.
Pas une marque mais un design… Trouver le style français. Les allemands ont réussi à créer leur style saxon (lange, GO, nomos, stowa).
Nous on a les premiers prix lip et le design Pequignet qui plait qu’à peu de gens car pas très réussi amha.
Les derniers en date à avoir trouvé des styles vraiment qui en imposent sont les hublot Big Bang et la chanel J12.
C’est pas facile de trouver un style aussi affirmé et inoubliable que la sub, la speed, la luminor, la RO…7 novembre 2013 à 11h35 #420002315410Aquanaut
MembreLa Made in France n’a d’intérêt que s’il se positionne sur le luxe ou le low-cost
La luxe parce qu’il touche, en matière d’horlogerie, des passionnés qui se rechignent pas à mettre le prix si l’objet approche la voute céleste : Manufacture, design exclusif, fiabilité, reconnaissance et service
Le low-cost parce qu’à prix contenu, il apporte un savoir-faire, une image et une valeur ajoutée convaincants
Sur le segment intermédiaire, strictement aucun intérêt
7 novembre 2013 à 11h44 #420002315411GEEKOFWATCHES
MembreBien vu aquanaut, tout à fait de ton avis. Alors deux choix : ou le haut de gamme réservé à une certaine clinetèle « aisée » ou une daube dans le genre Ice Watch qui ne vaut rien mais qui se vend très (trop) bien. Mais encore faut-il trouver l’idée, car il faut le reconnaître chez Ice Watch des idées ils en ont
7 novembre 2013 à 18h10 #420002315412Leopal
Membre- rogerw650 a écrit:
- J’ouvre un post sur cette thématique, car même si nous en avons parlé, il y a des éléments subjectifs dans nos compulsions d’achats qui plaident parfois pour un retour du « Made in France » dans l’horlogerie.
Le « Made in Germany » a permis (ente autres) de remettre sur pied un secteur d’activité outre Rhin grâce à un élan des consommateurs et des pouvoirs publics.L’article ci-dessous ne parle pas d’horlogerie, cependant certains parallèles peuvent être faits avec le secteur qui nous intéressent.
http://www.batiactu.com/edito/made-in-france—attention-aux-abus–34809.php
De notre côté, à l’AHA nous travaillons à proposer des montres « associatives » sur lesquels le label pourrait être apposé grâce à des composants fabriqués en France et eux même dotés du « Made in France ».

On ne manque pas de grandes marques… qui sont toutes sous-traitées totalement en Suisse; ou presque.
Pour du « le plus made in France » possible, il faut s’adresser à Péquignet, dont l’ébauche est produite en Suisse si je ne m’abuse, ou à Younger & Bresson dans une autre gamme de prix, dont l’ébauche est produite en Chine, toujours sauf erreur. Quand au reste…
Il y a bien quelques autres marques, mais tout cela est anecdotique. Nos compulsions sont donc assez limités pour du MiF… sauf à choisir une Pacal Coyon.
Les Allemands ont pris le problème par le bon bout, à mon sens: de la qualité, à prix souvent raisonnable. C’est d’autant plus un bon « placement » que les Suisses abusent grandement sur les marges et l’augmentation annuelles des tarifs. Le vent tourne(ra)…
Et qui peut proposer, en France, une bonne alternative en matière de dessin, qualité, RPQ, etc, peut trouver sa place. Je le souhaite.
Après le problème de la réalité du « Made in », ou son pourcentage… La Suisse est confronté au même problème. Il suffit de monter un rotor un peu couteux sur un mouvement chinois pour qu’il devienne helvétique. Autre exemple, les boites de Stowa qui sont produites en Chine. Assemblées autour d’un ETA. Du coup je trouve le « Germany » un peu tiré par les cheveux, ce qui n’enlève rien aux qualités de ces montres, que j’aime bien par ailleurs.
La mondialisation s’est glissée dans nos montres, rien n’est blanc ou noir, tout est gris…Pour ce qui me concerne, le « Made in » sera(it) transparent: à l’exception du mouvement tout sera(it) produit ici, l’adresse des sous-traitants dispos pour vérification. Pour reprendre le terme de l’article, 85% du PRU sera(it) français.
Si il y avait un mouvement français dispo dans ma gamme de prix, je le prendrais avec plaisir, ce n’est malheureusement pas le cas.7 novembre 2013 à 18h47 #420002315413senator
MembreJe ne comprends pas bien cette fixation sur un mouvement in house Français tout de suite.
Prenons 3 exemples de réussite relativement récents : IWC ,Breitling et Panerai : les 3 ont commencé avec de solides mouvements existants ,de plus en plus retravaillés ,et avec le succès de leurs modèles ils ont crées des mouvements manufacture .
Pourquoi mettre la charrue avant les boeufs ? commençons par créer de beaux modèles Français,très bien finis , avec un mouvement existant confirmé, peu importe d’ou il vient, et si le succès est la …..la suite devient logique .
Mon avis à 3 sous .7 novembre 2013 à 18h58 #420002315414Invité
MembreJe trouve qu’il est très valorisant d’encourager des productions « intègres », françaises ou non.
Pour évoquer mon petit cas très personnel, j’ai récemment décider de m’offrir une flieger.
A l’instant du choix, les alternatives ne manquaient pas.
Pour autant, le caractère associatif, très passionné de l’AHA m’a encouragé à privilégier une flieger alsacienne alors qu’initialement, je m’orientais vers un modèle « historique ».
La démarche des membres de cette association a grandement participé de ce changement d’avis.
De la même manière, je préfère encourager l’Atelier du Bracelet Parisien qu’un vendeur étranger sur eBay. La question centrale n’est pas qu’il s’agisse ou non d’une production française mais surtout d’une production qui participe de la défense d’un patrimoine, d’un savoir-faire.
Personnellement, ce qui me plait réellement, ça n’est pas qu’une production soit française. C’est surtout qu’elle dispose d’une identité forte et d’une démarche intègre.
De mon point de vue, l’argument discuté ici ne vaut que s’il est déployé sincèrement, pas pour servir un markéting foireux à base de drapeau bleu blanc rouge.
7 novembre 2013 à 21h04 #420002315415Leopal
MembreIntégrité est un joli mot.
C’est un bon choix, la flieger de l’AHA semble très réussie.

Sincèrement… Si c’est sincère, on fait le maximum ici. Si l’on fait le minimum requis pour remplir le critère « marketing », ça l’est sans doute moins mais mieux vaut avoir un peu de production ici, que pas du tout.
Reste qu’il ne faut pas se leurrer, la bataille du « Made in France », on la perd. Tous les jours des centaines d’emplois industriels disparaissent, la faute à un € cher, et aux additions des incompétences et petits arrangements depuis des années, si pas des décennies.
On a pas fini de rigoler (jaune).- senator a écrit:
- Je ne comprends pas bien cette fixation sur un mouvement in house Français tout de suite.
Prenons 3 exemples de réussite relativement récents : IWC ,Breitling et Panerai : les 3 ont commencé avec de solides mouvements existants ,de plus en plus retravaillés ,et avec le succès de leurs modèles ils ont crées des mouvements manufacture .
Pourquoi mettre la charrue avant les boeufs ? commençons par créer de beaux modèles Français,très bien finis , avec un mouvement existant confirmé, peu importe d’ou il vient, et si le succès est la …..la suite devient logique .
Mon avis à 3 sous .
Je suis d’accord. La création d’un mouvement in house est le meilleur moyen pour couler une boite, voir l’exemple Pequignet qui a échappé de justesse à la disparition, avec une addition à 7 millions d’€, pour un mouvement très complexe il est vrai.
Les grandes maisons françaises du luxe n’ont par contre pas l’excuse du manque de moyen.8 novembre 2013 à 7h52 #420002315416GEEKOFWATCHES
MembreSujet très intéressant et des avis qui le sont tout autant. Une petite réflexion concernant Leopal. Il est tout à fait exact que la bataille du « made in France » est perdue quoique il ne fait pas tout négativiser non plus.
Mais il faut voir ce que l’on veut réellement. Des montres avec un design, des composants, une fabrication, bref du 100% français ? Ou bien simplement lancer ou relancer une marque française ?
Je vais prendre le parallèlle avec la Belgique où je vis et je le précise dont je ne suis pas particulièrement fier. La situation n’est pas meilleure qu’en France avec des fermetures plus ou moins conséquentes toutes les semaines.
Ice Watch réussi quand même des ventes phénoménales. Bien sur ici on est dans la « sous daube » on est à des années lumières de la haute horlogerie. Mais pourquoi eux réussissent ? Tout simplement parce que c’est juste estampillé « belgium » mais en réalite à part l’idée rien n ‘est belge ! d’où ma question en début de cette réponse « que veux t on réellement? » -
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