LIP Chronomètre, vrai ou faux ?

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 19)
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  • #410000082873
    Fileas Fog
    Membre

    Bonsoir à Tous,

    Petite recherche sur LIP et les productions de ses premiers âges :

    Je cherche à comprendre comment il a été possible à LIP d’inscrire sur le cadran de ses montres-bracelet le mot « Chronomètre ».
    Je lis, notamment, sur Wikipedia (qui est loin d’être une référence encyclopédique, mais que nous consultons tous…) :
    « En 1896, le Chronomètre Lip est lancé, cette désignation devient la marque de la Manufacture horlogère et apparaît sur tous les cadrans des montres. La fabrication s’élève alors à environ 2 500 pièces par an. »
    Je croyais l’appellation « Chronomètre » non pas une marque ou une qualification commerciale, mais la sanction d’un niveau de précision accordée par des organismes de certifications, notamment l’observatoire de Genève.
    J’ai déniché un « Chronomètre LIP » et je me demande donc s’il s’agit d’une appellation chronomètre fantaisiste ou réelle.
    Les caractéristiques de cette montre bracelet sont les suivantes :
    *Boite en or (réalisation très soignée).
    *Petite seconde à six heures.
    *N° sur l’extérieur du fond de la boîte 33743 (est-ce le numéro de série ?).
    *Marquages à l’intérieur du fond de la boîte (joliment bouchonné) :
    .encadré dans un rectangle vertical (ou bien est-ce celui-ci le n° de série ?!) :
    LIP
    252
    177
    .encadré dans un rectangle horizontal (signe d’une origine suisse ?):
    18K
    .encadré dans un losange allongé verticalement les deux lettres « SG » avec une clef très stylisée entre le S et le G.

    Merci par avance de ce que vous pouvez m’apporter comme précisions sur ce sujet un peu confus pour moi !

    François

    #420001697625
    Hypnos
    Membre
    Fileas Fog a écrit:
    Bonsoir à Tous, …..
    Marquages à l’intérieur du fond de la boîte (joliment bouchonné) :
    .encadré dans un rectangle vertical (ou bien est-ce celui-ci le n° de série ?!) :
    LIP
    252
    177
    ….

    C’est un mouvement R25
    Il faut lire le premier n° comme suit:

    LIP
    25 2
    177
    …

    25 : n° du calibre (les T18 portent le n° 18x dans la boîte)
    2 : pour la qualité chronomètre.

    Pour mémoire (issu du site http://watchesz.free.fr/mfa/calibres.htm)
    1 : chronomètre officiel
    2 : chronomètre
    3 : LIP
    4 : LIP standart
    5 : Sam

    #420001697626
    Fileas Fog
    Membre

    Merci Hypnos. Donc, chronomètre « maison », non certifié par un quelconque observatoire ?

    #420001697627
    plume68
    Membre

    lip a un passé tout à fait honorable et n’a absolument pas à rougir.

    ils ont fait de très belles pièces. mais ce passé est malheureusement lointain, très lointain.

    Aujourd’hui cette maison n’est plus! Shit

    #420001697628
    jeanleo
    Membre

    Quand une montre est chronomètre elle a normalement un bulletin (papier) mais qui a forcément disparu depuis longtemps.
    Par ailleurs, il y avait l’observatoire de Besançon qui certifiait les chronomètres.
    Pour tes poinçons, une petit photo serait un plus.
    Si Lip t’intèresse j’ai déjà signalé un blog avec de vieux documents dont des factures Lip de 1914.

    http://vieuxpapiers-philoum.blogspot.fr/

    #420001697629
    Toquante26
    Membre
    jeanleo a écrit:

    http://vieuxpapiers-philoum.blogspot.fr/

    Merci jeanlo pour ces chouettes catalogues. Chinois
    Je viens d’acquérir un chouette Excelsior Park de poignée de la même époque de ton catalogue mais badgé par une autre marque (cadran et mouvement).

    jocolor

    #420001697630
    Fileas Fog
    Membre

    Merci Jean-Leo, très sympa ce blog. Avec notamment des objets de vitrines et des pubs étonnantes.
    Quant aux factures, j’ai fait un tableau de conversion des francs depuis 1890 (Francs courant en Euros constants, base de conversion données INSEE corrigées; si tu me donnes un email je te le transmets) qui montre que la belle horlogerie était chère à l’époque, mais pas autant qu’on pourrait le penser ! Je pense que les marges étaient, alors, moindre…

    Pour ce qui est des « chronomètres », je croyais que l’on n’avait pas le droit d’utiliser le terme sans certification. L’utilisation par LIP du qualificatif « Chronomètres LIP » sur le cadran de certaines de ces montres est pour moi une source d’interrogations. Je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante pour le moment !

    Ce que dit Hypnos dans cette page est très intéressant, mais quelle est la différence entre « Chronomètre » et « Chronomètres certifié » ? Qu’est-ce qu’un « chronomètres » sans autre mention, donc « non certifié » ?

    #420001697631
    jeanleo
    Membre
    Fileas Fog a écrit:
    la belle horlogerie était chère à l’époque, mais pas autant qu’on pourrait le penser ! Je pense que les marges étaient, alors, moindre…
    ?

    Les marges nettes n’étaient pas moindres pour les détaillants, il n’existait que la taxe sur le C.A. qui était un impôt local. TVA, charges salariales, taxe d’apprentissage, taxe prof., I.S.F…… n’existaient pas.
    Mais surtout le prix de la main d’oeuvre était beaucoup plus faible et comme l’horlogerie c’est quand même beaucoup de M.O. .

    Aujourd’hui les marques appartiennent à des grands groupes détenus pour bonne part par des fonds de pensions. On connaît la suite…
    Les marques au cours de ces dernières années ont rogné la part du détaillant à leur profit, en multipliant leurs propres marges.

    De mémoire, le Chronomaster Zénith acier était de 18 900F (2 880€) en 94/95, après le rachat de la marque par LVMH, il est passé en 4/5 ans à plus de 32 000F (4 880€), la même pièce. Au départ le calibre Elite était à sa sortie _toujours de mémoire_ à 7 100F (1 080€). Que valent aujourd’hui les pièces équivalentes? Surtout que les outillages ont été bien amortis depuis.

    #420001697632
    Fileas Fog
    Membre

    Je ne sais pas comment se sont redistribuées les marges entre les différents maillons de la chaîne, ni comment cette redistribution a évolué. J’aimerais également savoir avec précision, toutes choses égales par ailleurs, pour un modèle existant depuis longtemps sous la même forme (Omega Speedmaster Pro par exemple) comment ont évolué les coûts de production. Le prix de la main d’oeuvre était en effet plus bas, mais il y a beaucoup moins de moins d’oeuvre aujourd’hui. Un ami industriel de l’horlogerie en Suisse me rappelle régulièrement que beaucoup de moteurs de montres, ébauches, pièces, parfois dans des marques assez haut de gamme, viennent de l’Empire du Milieu…

    #420001697633
    carlgustav
    Membre

    Le terme  » chronomètre  » figure, ou plutôt figurait sur bien des cadrans,email souvent, et n’a rien à voir avec les qualités réelles qu’il est censé garantir, du moins dans la majorité des cas.

    Seul le bulletin garantit cela, le jour de la livraison, à minima, A un degré moindre ,et en l’absence, parfois compréhensible de ce document, la réputation de la maison en la matière.

    Zénith, entre autres, par exemple.

    #420001697634
    Fileas Fog
    Membre

    Merci Carl Gustav pour ce complément de précisions ! Ca s’éclaircit un peu !

    #420001697635
    carlgustav
    Membre
    Fileas Fog a écrit:
    Je ne sais pas comment se sont redistribuées les marges entre les différents maillons de la chaîne, ni comment cette redistribution a évolué. J’aimerais également savoir avec précision, toutes choses égales par ailleurs, pour un modèle existant depuis longtemps sous la même forme (Omega Speedmaster Pro par exemple) comment ont évolué les coûts de production. Le prix de la main d’oeuvre était en effet plus bas, mais il y a beaucoup moins de moins d’oeuvre aujourd’hui. Un ami industriel de l’horlogerie en Suisse me rappelle régulièrement que beaucoup de moteurs de montres, ébauches, pièces, parfois dans des marques assez haut de gamme, viennent de l’Empire du Milieu…

    Pour les manufactures,  » l’Empire du Milieu  » est un marché, pas une source d’approvisionnement : les marges bénéficiaires sont telles, qu’il importe peu.

    Quant aux coûts de production, pour les raisons que l’on sait , PAO, ils ont drastiquement baissés, compensant largement  » l’augmentation « , toute relative d’une main -d’oeuvre
    restreinte, principalement au niveau de l’ébauche.

    Il n’en va peut-être pas de même pour le niveau inférieur, simili manufactures, moyen de gamme, créations récentes, qui ont parfois fait l’objet de quelques malversations en regard du Swiss made intégral. La presse a relaté ces faits.

    #420001697636
    Fileas Fog
    Membre

    Cher Carl Gustav, je te confirme ce que j’ai écrit concernant la provenance de nombreuses fournitures… L’Empire du Milieu est certes devenu un marché, mais également un sous-traitant pour de nombreux éléments. De plus en plus nombreux.

    #420001697637
    carlgustav
    Membre
    Fileas Fog a écrit:
    Cher Carl Gustav, je te confirme ce que j’ai écrit concernant la provenance de nombreuses fournitures… L’Empire du Milieu est certes devenu un marché, mais également un sous-traitant pour de nombreux éléments. De plus en plus nombreux.

    C’est absolument évident, mais pas encore pour le très haut de gamme ; sinon , il y a du souci à se faire… Merci à toi, pour ces infos qu’on entends en effet de plus en plus souvent, hélas.

    #420001697638
    Fileas Fog
    Membre

    Je suis de ton avis, j’espère en effet qu’il résisteront à cette tentation. Et qu’en cas de faux-pas, les acheteurs auront des yeux…

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