FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Les montres et leur histoire
- Ce sujet contient 72 réponses, 17 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 20 années et 6 mois.
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11 mars 2006 à 9h05 #420000038908
Tokage
MembreJojo,
Encore un tout grand MERCI !!! Vivement la suite !!!
Cordialement,
Nicolas
12 mars 2006 à 8h17 #420000038909jojo
Membre4e épisode 12/3/06 : ON RÉDUIT LE VOLUME…
Très rapidement ceux qui avaient la possibilité d’avoir une « montre » sous forme du tambourin présenté à l’épisode précédent, et ils n’étaient sans doute pas très nombreux, voulurent, et la recherche c’est porté tout naturellement dans cette direction, avoir un objet que l’on puisse transporter facilement, qui donne l’heure partout, même sans précision, mais ça faisait sans doute déjà bien d’avoir une montre, et les horlogers commencèrent par diminuer la hauteur des tambourins ce qui donna ceci, photo prise sur le livre de Mme Cardinal « La montre » office du livre, Fribourg et éditions Vilo Paris et qui est connue comme étant la pièce la plus ancienne répertoriée actuellement, puisque signé de Caspar Werner qui fut actif de 1527 à 1557 et qu’elle est datée de 1548. Sa boite est en laiton et ne mesure que 25 mm de hauteur contre 60 environ des tambourins. Le cadran et l’aiguille sont protégés par un couvercle ajouré car le verre à cette époque n’était pas encore utilisé avec facilité. Son mouvement est en fer, échappement à roue de rencontre et foliot droit.
Puis une forme un peu particulière apparue, les montres devinrent ovales, ce qui fait qu’elle sont connues actuellement dans les milieux autorisés suivant la formule consacrée, par le terme « D’œufs de Nuremberg », sans que l’on en connaisse bien la raison car il est certain que ce n’est pas uniquement dans cette localité allemande qu’il s’en est réalisés.
Voici un très bel « œuf », du musée de la Montre à Villers le Lac, comme la quasi-totalité des pièces présentées.


On constate d’abord la très belle boite avec « La Trinité, comme scène représentée sur le couvercle. Le boîtier proprement dit est en cristal de roche et le mouvement est signé « James Vautrollier à Londres ».
Sur ce mouvement, on remarque le coq, qui présente cette fois une exécution particulière de ciselure et de gravure de fleurs et feuilles de fraisiers, donnant à ce mouvement un charme supérieur, préfigurant tout le travail qui allait être fait sur cette nouvelle pièce : Le Coq, dans les années à venir.
Et enfin le folio qui de droit est devenu annulaire, c’est le balancier de nos montres actuelles, mais sans spiral pour la raison qui a déjà été développé : il n’a que 2 phases de fonctionnement Impulsion et Recul. Dans les échappements à venir le recul sera transformé en repos et une phase de dégagement se indispensable, phase fournie par le spiral.
Ce spiral arrive au prochain épisode12 mars 2006 à 8h37 #420000038910ZEN
MembreBonjour Jojo et merci ,
On a peine à imaginer que tout ça se fait dès le début du 16ème siècle !
Merci de cet exposé on a hate de lire la suite !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).12 mars 2006 à 9h00 #420000038911jojo
Membre- Citation :
- Zen écrit
On a peine à imaginer que tout ça se fait dès le début du 16ème siècle !
Disons plutôt que tout ça se réparti sur la totalité du XVIe siècle, voire une partie du XVIIe
jojo12 mars 2006 à 13h58 #420000038912loupe à l’oeil
MembreChapeau bas , JOJO , c’est super ce que tu fais !! :cheers: :cheers:
Vivement la suite !
13 mars 2006 à 5h18 #420000038913jojo
Membre5e épisode 13/3/06 : PREMIÈRE GRANDE « INVENTION »
Le terme « invention » est mis entre parenthèses car il est vrai que d’inventions pures, il n’existent peu, néanmoins certaines avancées, souvent, pratiquement toujours établies sur des essais moins heureux, ont marquées et son restées comme des jalons forts de l’horlogerie.
Il y a déjà 150 ans que la montre existe depuis que ce récit a débuté. Si les montres depuis tous ce temps ont évoluées dans leur aspect depuis la fin du XVIe et toute la seconde moitié du XVII, quelques photos vous le font voir, dans le domaine technique les choses sont restées sans grande évolution jusqu’en 1650 environ. Il ne faut pas penser qu’il ne c’est rien fait, mais simplement que comme dit précédemment ce qui c’est fait (telle l’utilisation de fil de porc pour tenter de réguler les oscillations du folio) rien de déterminant n’a émerger, mais bien des éléments stagnaient.

Le premier de ces éléments sera le spiral de Christiaan Huygens (1629-1695), savant néerlandais considéré comme l’un des premiers représentants de l’esprit scientifique moderne, mais qui suivit quand même un certain nombres de tentative telle celle donnée par Saunier à Martinot consistant en un ressort linéaire fixé sur la platine d’une part et d’autre part sur le balancier.
Voici de quoi il s’agissait sachant que nous sommes là vers les années 1650-1660.
Un petit croquis donné par Saunier nous montre bien de quoi il s’agit, il est suivi d’une réalisation sur une montre signée « Benoît à Chaînes » et qui a été réalisée avant 1660 :

C’est sur ces bases que Huygens annonce en 1675, dans le journal des Savants du 27 février en ces termes : « …Le secret de l’invention consiste en un ressort tourné en spirale, attaché par son extrémité intérieure à l’arbre du balancier et par son autre extrémité à une pièce qui tient à la platine de l’horloge »Huygens n’étant pas horloger il s’adresse à un horloger parisien, Thuret, horloger de l’observatoire de Paris pour tester son « invention ». Thuret tenta d’ailleurs de s’approprié ce nouveau système qui semblait donné toute satisfaction…il du s’en excuser par la suite.
Voici une montre de Thuret, sans bien sur prétendre que c’est sur celle là qu’il fit ses essais… Puis en dessous son échappement (qui a bien souffert…)ainsi que deux croquis de l’assemblage balancier/spiral, qui il faut le remarquer, se trouve sous le balancier (à droite le croquis de Huygens déposé en 1675)


Demain nous resterons un peu sur cette époque pour présenter quelques réalisations de ce qu’on nomme depuis : des oignons »
13 mars 2006 à 6h20 #420000038914ZEN
MembreJe ne vois pas les photos à cette heure mais chapeau pour cette saga toujours aussi passionnante !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).13 mars 2006 à 7h06 #420000038915Tokage
MembreAaaaaaargh, je ne vois pas non plus les photos !
Cordialement,
Nicolas
13 mars 2006 à 7h30 #420000038916jojo
MembreEffectivement je ne l’ai ai plus et pourtant elles étaient là lorsque j’ai placé
Je replace alors …
jojo13 mars 2006 à 14h33 #420000038917jojo
MembreMes plus plates excuses à tous, j’ai des problèmes d’images…
merci
jojo13 mars 2006 à 21h14 #420000038918Tokage
Membre‘Soir,
Merci Jojo pour cette passionnante aventure ! Vivement le prochain épisode !
Cordialement,
Nicolas
14 mars 2006 à 7h54 #420000038919Invité
MembreLe VI est dans l’en-tête du forum
miam
Alain
14 mars 2006 à 8h10 #420000038920ZEN
MembreEffectivement la suite est ici .
Merci de ne pas placer de commentaires dans le post it mais de les placer ici … ( c’est plus lisible
)https://famontres.com/viewtopic.forum?t=5381
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).15 mars 2006 à 7h06 #420000038921ZEN
MembreLe septième épisode est en ligne . Merci jojo !
https://famontres.com/viewtopic.forum?t=5381
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).16 mars 2006 à 5h55 #420000038922jojo
MembreHistoire dès le début ici :
https://famontres.com/viewtopic.forum?t=53818e épisode 16/3/06 : LE GRAND SIÈCLE DÉBUTE
Le spiral étant admis sans aucun réticence (ça n’a pas été toujours le cas pour les nouveautés en horlogerie…) d’autres avancées pouvaient s’envisager.
C’est donc au tout début de ce siècle que des tentatives pour des échappements nouveaux surviennent.
L’échappement à roue de rencontre, qui jusque là était le seul maître, allait commencer à voir des concurrents, mais il ne se laissa pas impressionner comme ça, car il fut encore utiliser jusqu’en 1850 environ, en parallèle avec de nombreux autres dont quelques-uns vous seront présentés ici.
Il a été dit que l’échappement à roue de rencontre avait une particularité, celle de pouvoir fonctionner sans spiral, grâce à son principe qui ne compte que deux phases : impulsion et recul. Mais il a été dit aussi que ce recul perturbait sérieusement le bon réglage par suite des différences d’intensité d’énergie fournie par le ressort, d’où la fusée indispensable que certains avaient tenté de supprimer, vers 1680/1700, mais sans résultat. Les recherches se portèrent sur un autre principe d’échappement qui allait supprimer le recul mais introduire une 3e phase celle du dégagement, phase qui est produite par l’effet du spiral.
Ce genre d’échappements se nomme : à repos frottant. Il comporte les phases d’impulsion, de repos, de dégagement
Voyons un petit historique de ces premières recherches et quelques exemples:
Il semble que les premiers essais sur ce nouveau type d’échappement soient dus à l’anglais Tompion (1639-1713) vers 1695 aidé par Barlow (1636-1716). Ce principe inédit allait aussi apporter, après le spiral une avancée considérable mais avant il fallait encore que le système soit maîtrisé, ce fut fait dans le premier tiers du XVIIIe siècle.
Très rapidement les frères Debaufre, Sully, les Le Roy Père et fils, et d’autres apportèrent leur pierre pour résoudre le problème.
Voici comme exemple un échappement du à Debaufre, rectifié par Sully sur lequel le principe de fonctionnement peut être assez facilement assimilé.
Sur l’axe du balancier se trouve 2 plateaux D et D’.
Chacun de ces plateaux en entaillé de 2 ouvertures en plan incliné P et P’
La roue d’échappement est placée perpendiculairement à ces plateaux position bien claire sur le croquis
Ainsi on comprend que durant le fonctionnement le balancier oscille et la dent 1 de la roue frotte sur la partie plate du plateau D. C’est une phase dite de dégagement due au spiral, sans le moindre recul de la roue.
La dent 1 se présente au début de l’ouverture P et s’engage sur ce plan incliné : c’est la phase dite d’impulsion.
Elle échappe et tombe sur la partie plate du plateau D’ une phase de repos frottant avec un retour sous l’action du spiral qui sera la phase de dégagement et la dent se présente alors au plan incliné P’ pour échappée alors que la dent 2 tombe sur P pour reprendre le cycle complet : Repos/dégagement/impulsion
Il est clair que ce genre d’échappement ne peut fonctionner sans spiral, rien, sinon ce spiral permettant le dégagement, mais avec une différence importante c’est que l’angle d’impulsion est toujours identique quelle soit l’amplitude, ce qui n’est pas le cas avec l’ancien échappement dans lequel cet angle d’impulsion dépendait de l’angle de recul, variant en fonction de l’énergie.
Une ère nouvelle s’ouvrait alors pour l’horlogerie, et un pas important de plus vers une quête de précision était franchi.
La famille des échappements à repos frottant perdura très nettement durant ce XVIIIe siècle malgré la naissance vers le milieu du siècle des échappements libres que nous étudierons prochainementVoici un autre échappement, sur une pièce signée Michaud, assez rare, attribué à Julien ou Pierre Le Roy qui montre toute la complexité dans la recherche sans craindre les difficultés d’exécution, L’axe du balancier, ou verge, présente un travail assez étonnant… Le croquis de fonctionnement indique qu’il est identique au précédent, celui de Debaufre



Et un autre sur une pièce signée Cartier, mais l’échappement est attribué à Paul Garnier. Ici, si le principe est absolument identique mais les choses sont inversées dans le sens ou ce sont les dents de la roue qui porte les inclinés pour fournir les impulsions alors que précédemment c’était sur les plateaux de l’axe du balancier. Le résultat est évidemment le même


Histoire dès le début ici :
https://famontres.com/viewtopic.forum?t=5381 -
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