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Christophe68, le il y a 1 année et 7 mois.
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2 juillet 2022 à 13h23 #410000152018
ZenethaaR
MembreA la demande de certains, et devant l’intérêt croissant pour Citizen en ces lieux, voici un petit guide pour mieux s’y retrouver dans les familles de calibres Citizen / Miyota.
Ce petit guide n’a pas vocation à être le plus précis possible, mais simplement à fournir une aide pour se reprérer dans cette galaxie composée des série 8, série 9, A060 et autres eco drive.
Etant loin d’être le seul sachant de ces lieux sur la question, chaque FAMeur ayant une info sur un calibre particulier est bien sûr invité à la partager sur ce fil, notamment les possesseurs de calibres vintage (je vais me limiter aux calibres « modernes » de la marque).
Les calibres automatiques
Les mouvements de la série 8
La base des bases, que l’on retrouve dans un nombre gargantuesque de montres abordables, dans une gamme de prix allant de 100 à 500€ en fonction de l’emboiteur, c’est clairement la série 8 (pas les montres, les mouvements).
La serie 8, ce sont tout simplement l’ensemble des calibres Citizen / Miyota dont le numéro de référence démarre par le chiffre 8 : 8200, 821A, 8210, 8322, etc…
Le numéro de référence change avec les caratéristiques du mouvements et ses complications (jour, date, stop seconde, petite seconde, coeur ouvert, mouvement plaqué or, etc…)
La première itération de cette famille de mouvements remonte au milieu des années 70, avec la sortie du premier calibre 8200.
C’est une famille de mouvements robustes, basiques, et relativement précis. On est sur une fréquence de 3hz, un remontage manuel systématiquement présent, une RDM d’environ 40 heures, un nombre de rubis initialement fixé à 17 puis porté à 21 par la suite, une amplitude de précision d’environ une minute/jour (-20 / +40). On est sur un bon tracteur, qui fera le job, mais auquel il ne faut pas non plus demander des miracles question précision (quoique, quand c’est bien réglé…
). En pratique, tous ceux qui sont passés entre mes mains étaient entre +4 et +12 secondes/jour.Le rotor ne remonte que dans un sens, et le mouvement produit donc un bruit caractéristique lorsque le rotor s’emballe dans le sens contraire à celui du remontage. Toutefois, la marque a su réduire ce bruit d’années en années.
Un « équivalent » nippon pourrait être le 7s de Seiko, plus tard évolué en 4r et 6r.
Le 8200 très basique a connu plusieurs variantes, plusieurs évolutions, gagné ou perdu en complications.
Il existe même une déclinaison où la réserve de marche est portée à une soixantaine d’heures, et où l’effort de décoration du mouvement est plus important (existant serait le mot juste, le 8200 étant souvent assé brut à ce niveau) : les 8300.
Il est rare que les anciennes versions possèdent le stop seconde. La marque a annoncé la généralisation de cette fonction à tous les 8200 modernes en 2018, mais il va falloir écouler les stocks existants
Les deux générations vont encore cohabiter longtemps sur le marché. Citizen ne nous facilite pas la tache en nommant le 3 aiguille jour/date basique sous le vocable générique « 8200 », et il faut souvent creuser un peu pour savoir à quelle version on a à faire dans cette configuration si répandue. Pour comparer :
Un 8200

Un 8300 :

Quelques exemples de tocantes embarquant un série 8 :




Les mouvements de la série 9
Ces mouvements sont beaucoup plus récents. Ils ont été conçus pour proposer une alternative abordable aux « tracteurs » suisses que sont le 2824 et ses multiples clones.
On est donc sur des mouvements 4hz, avec une quarataine d’heures de réserve de marche, 24 rubis, souvent très bien décorés, en général avec la complication date. La plage de précision est deux fois supérieure à celle du 8200, soit -10/+20 secondes/jour.
En pratique, on est souvent dans le COSC, à l’instar des suisses.
Le rotor remonte toujours dans un seul sens, mais est silencieux. A noter qu’il remonte dans le sens inverse de celui du 8200.
On trouve encore une fois un nombre important de déclinaisons, avec des complications et caractéristiques diverses et variées : aiguille 24h, vrai GMT, anti magnétisme, réserve de marche, calendrier, coeur ouvert, etc…
Le plus célèbre membre de cette famille est sans conteste le Miyota 9015 / Citizen 9011 (oui, un même calibre a une référence différente selon qu’il est emboité dans une Citizen ou vendu à des emboiteurs externes).
Ce calibre 3 aiguilles/date se retrouve chez tous les emboiteurs qui souhaitent fabriquer une 3 aiguille avec un mouvement 4hz à bon prix (donc sans embarquer un calibre suisse).
On retrouve les série 9 dans des tocantes qui vont de 500 à 1500€, selon qui les emboite.
La dernière itération en date est le calibre 9051, qui offre une résistance magnétique d’environ 200 gauss. On le retrouve dans les 831 et dans les futures Challenger.

Le 9011, déclinaison Citizen du 9015, peut se retrouver notamment dans la NB1050 :
Quelques exemples des différentes complications qu’un série 9 peut proposer :



Les cas particuliers
Ici, deux calibres que je n’arrive pas à rattacher aux deux grandes familles précédentes : le 4150 et le 0951.
Pour le 4150, on le retrouve dans des tocantes milieu de gamme (3-500€) sorties courant années 2010, comme par exemple celle-ci :

Ou celle-ci, ancêtre jour/date de ma NB1041 :

C’est un mouvement 3hz, 21 rubis, sans stop seconde, mais avec remontage manuel, et une décoration semblable à celle du 9011.
C’est donc une sorte de 8200 pimpé pour ressembler à un 9011, et Citizen ne semble plus l’utiliser suite à la généralisation des calibres de série 9.
Pour le 0951, c’est une autre histoire. Annoncé l’an dernier, c’est la version « top » des nouveaux calibres anti magnétiques de la marque, que l’on ne retrouve pour l’instant que dans les 870, des tocantes à 1800€.
Je n’ai pas plus de détails sur le mouvement, si ce n’est qu’il semble être une version améliorée du 9051 (on pourrait donc le classer dans les série 9), avec une RDM portée à 50 heures et une précision doublée (-5/+10).

Les calibres petit diamètre (féminins) – La supposée série 6
Citizen produit aussi des auto destinées aux femmes, qui embarquent des calibres de références spécifiques, mais qui semblent n’être ni plus ni moins que des versions taille réduite des calibres mentionnés jusque là.
Ici, un 6651 (mouvement avec date) en photo :

On voit bien l’air de famille (de clonage ?) avec les 8200.
Une version sans date, la 6628, existe également.
Le top du top of the pop
Ici, deux catégories : le Made in Japan, swiss decorated, et le swiss made (oui oui, le swiss made).
Citizen a une grosse histoire commune avec l’horlogerie suisse, la marque ayant été fondée notamment par des investisseurs suisses désireux de produire des montres aux standards suisses pour l’asie.
Le groupe Citizen possède, depuis quelques années déjà, la manufacture Lajoux Perret, ainsi que les marques Frédérique constant et alpina (et aussi Bulova, Vagary, Q&Q etc…).
Il n’est donc pas aberrant de voir la maison Citizen collaborer avec ses filiales suisses, et notamment LP.
Ainsi, la collection campanola, exclusive au Japon, embarque des calibres LP exclusifs :

Ce ne sont donc pas des calibres japonais, mais bel et bien des calibres suisses. Que l’on trouve dans des tocantes japonaises. Je devais donc au moins évoquer le sujet.
Et puis il y a le 0200. Un calibre dingue. Un coup de pied dans la fourmilière, la façon qu’a eu Citizen de dire « nous aussi, on sait faire ». Un calibre sans date, à petite seconde, destiné à la collection The Citizen, entièrement développé et made in Citizen, Japan. Mais décoré par LP.
Voilà ce que ça donne :


Ticket d’entrée, 6k
Les calibres quartz
Citizen et Miyota produisent un nombre incalculable de mouvements quartz à pile et quartz solaire (technologie eco drive). Je ne vais pas m’attarder sur l’ensemble de ces mouvements, ça prendrait un temps fou.
Je vais uniquement évoquer le haut de gamme, à savoir les calibres A010, A060, 0100 et Eco Drive One.
Ceux d’entre vous qui suivent le fil dédié aux chronomaster savent. Les autres vont découvrir.
Le quartz d’ultra précision est pour l’instant un domaine réservé à quelques marques suisses, américaines et japonaises (Bulova, Longines, Seiko/GS et Citizen, pour schématiser).
Chaque marque possède sa philosophie de développement, et c’est tout naturellement que Citizen a privilégié la voie solaire.
On trouve ainsi deux mouvements précis à 5 secondes par an, le A010 (avec indicateur de RDM à 10h) et le A060, « simple » trois aiguilles et date.
Ces mouvements possèdent la particularité d’avoir un quantième perpétuel.
Ici, un A060 :
Et un A010 :
Ces calibres solaires, alimentés par un accu au graphène virtuellement inusable (environ 20% de perte de capacité de stockage en 20 ans. Donc d’ici 20 ans, une tocante dont l’accu possèdera encore 80% de sa capacité de stocakge d’énergie) alimenté par une cellule solaire placée sous le cadran. Thermocompensation et quartz viellis pour la précision. 5 secondes par an annoncées, 0 en pratique
Réglage indépendant de l’aiguille des heures, fonction réserve de marche via un bouton pour le A060, 18 mois d’automie en mode économie d’énergie. Mise en veille automatique au bout d’une semaine dans le noir, et remise à l’heure automatique dès qu’elle revoit la lumière.
Ticket d’entrée à 1800 € en acier, 3000€ en titane (la montre, pas le mouvement)
Toutes ces caractéristiques sont applicables au 0100, mouvement sans date et précis à +/- 1 seconde par an :

Ticket d’entrée : 6-7k, 15k pour le modèle en or
En dernier lieu, il faut aborder les calibres Eco drive one. Ils ont la précision standard d’un quartz, mais réalisent la prouesse de ne mesurer qu’un seul millimètre d’épaisseur (emboité dans des tocantes d’une épaisseur d’environ 3 mm).
Il s’agit des calibres 8826 (deux aiguilles, sans date) et 8845 (petite seconde, sans date) :



Ticket d’entrée : environ 3k.
2 juillet 2022 à 13h48 #420004735116beex
MembreTrès intéressant, merci
2 juillet 2022 à 14h05 #420004735117amstradeus
MembreMerci pour toutes ces informations et précisions !
2 juillet 2022 à 14h06 #420004735118Fab68
MembreMerci pour cette synthèse claire et extrêmement intéressante.
2 juillet 2022 à 14h15 #420004735119sylvain@45
MembreOh punaise ! IL l’a fait ! 🥳
Top top top ! Merci ZenethaaR !
2 juillet 2022 à 14h18 #420004735120Rémi21
Membretrès intéressant merci! Mon expérience avec ces mouvements:
Ma March Lab AM69 dispose d’un 9015, richement décoré et tournant autour des 7/jours.
Ma Baltic Aquascaphe dispose d’un 9039 et tourne à 1sec/jour
2 juillet 2022 à 15h15 #420004735121Milannimes
Membre
2 juillet 2022 à 16h15 #420004735122Germ1
Membre
merci pour cette présentation, Citizen est décidément une marque à considérer2 juillet 2022 à 20h30 #420004735123Spoutnik0072
MembreMerci pour ce concentré d’informations. On y voit plus clair : sont forts chez Citizen !
2 juillet 2022 à 22h41 #420004735124Invité
MembreMerci pour cette super présentation, je ne connaissais pas la plupart de ces mouvements, Citizen réalise de bien belles choses !
2 juillet 2022 à 23h59 #420004735125Invité
MembreAh une junetsu eco drive à écran rouge…sublime…
3 juillet 2022 à 1h07 #420004735126NikolasT
MembreMerci pour ce post détaillé.
Chose intéressante, récemment Manufacture La-Joux-Perret qui appartient donc au groupe Citizen lance 3 calibres prêts à l’emploi dont le G100 fabriqué en Suisse (et même aussi assemblé en France suite à un partenariat avec Humbert-Droz). Ce calibre reprend clairement l’architecture du Miyota série 9:

Destiné à concurrencer ETA et Sellita sur les 3 aiguilles swiss-made entrée de gamme. Voilà de quoi brouiller les pistes entres mécaniques suisse et nippone.
3 juillet 2022 à 8h48 #420004735127sylvain@45
MembreMerci pour l’info.

Je le trouve joli ce MLJP G100.En plus il a 68 heures de RDM (c’est bien mieux que le Citizen 9015 et ses 42 heures).
Curieux de voir quelles marques il va équiper, et de connaître son niveau de résistance magnétique.3 juillet 2022 à 9h02 #420004735128ZenethaaR
Membre- NikolasT a écrit:
- Merci pour ce post détaillé.
Chose intéressante, récemment Manufacture La-Joux-Perret qui appartient donc au groupe Citizen lance 3 calibres prêts à l’emploi dont le G100 fabriqué en Suisse (et même aussi assemblé en France suite à un partenariat avec Humbert-Droz). Ce calibre reprend clairement l’architecture du Miyota série 9:

Destiné à concurrencer ETA et Sellita sur les 3 aiguilles swiss-made entrée de gamme. Voilà de quoi brouiller les pistes entres mécaniques suisse et nippone.
C’est vrai qu’il y a comme un air de famille
https://inf.news/en/fashion/588efc6983f392a34c77dc8aba3b02d7.html
LJP semble effectivement être repartie de l’architecture du 9011/9015 pour l’améliorer en augmentant la RDM sans perte de fréquence et en réduisant encore le bruit du rotor. Il semble même que ni Citizen ni LJP ne s’en cachent (contrairement à d’autres maisons ayant pompé un mouvement seiko sans le dire
). C’est finalement logique dans un groupe horloger qui est sans doute le plus international et plus plus suisso-nippon depuis les origines.Finalement, ça pose la question de ce qui fait la nationalité d’un mouvement : celle de la base de départ, clairement japonaise ? Celle de la manufacture qui propose le produit fini, clairement suisse ? Celle du fabricant ? De l’assembleur ?
Et si on faisait de Citizen group une nationalité ?
C’est en tout cas bien la preuve des liens forts qui unissent Citizen et sa filiale LJP, après les campanola et le 0200, et ça va leur permettre d’affronter les mastodontes du swiss made sur le terrain de la trois aiguille (et du chrono avec le L100).
3 juillet 2022 à 13h33 #420004735129Trava
MembreAh top, j’étais passé à côté merci beaucoup !
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