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PP3940, le il y a 17 années et 5 mois.
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22 mai 2009 à 16h43 #410000043938
ZEN
MembreUn chronomètre est une montre de haute précision, capable d’afficher la seconde, dont le mouvement a été testé durant plusieurs jours(15) , dans différentes positions et à différentes températures, par un organisme officiel neutre. Les mouvements qui satisfont aux critères de précision édictés par la norme ISO 3159 reçoivent un certificat officiel de chronomètre.
L’organisme officiel neutre que la fédération horlogère contrôle est en Suisse, c’est le COSC qui décerne le titre de chronomètre. Fondé en 1973, c’est une « association sans but lucratif, reconnue d’utilité publique », créée par cinq cantons suisses horlogers (Berne, Genève, Neuchâtel, Soleure et Vaud) avec la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH). Dans ses trois « bureaux officiels » (laboratoires) de Bienne, de Genève et du Locle, ( trois lieux d’implantation de Rolex) le COSC teste la précision des mouvements qui lui sont soumis par les fabricants à l’aide d’un matériel tenu secret développé par ses propres ingénieurs.
Les mouvements qui transitent par le COSC sont contrôlés durant quinze jours, dans cinq positions et à trois températures (8 C, 23 C, 38 C). Pour recevoir le certificat de chronomètre, un mouvement doit remplir sept critères éliminatoires tels que la marche diurne moyenne, la différence de marche entre positions horizontales et verticales, et la précision face aux variations thermiques.
Les exigences minimales stipulent notamment que l’« écart de marche » doit être inférieur à 4/+ 6 secondes par jour (pour un mouvement d’un diamètre supérieur à 20 mm).
Chaque chronomètre est identifié par un numéro gravé sur le mouvement et par un numéro de certificat du COSC.
S’inspirant de la norme ISO 3159, le COSC a également édicté une prescription de contrôle applicable aux chronomètres à quartz.Les tests du COSC portent sur des mouvements nus, non assemblés et qui parfois le sont plusieurs mois ( voire années) après certification. Autant dire qu’à l’emboitage et la pose d’aiguilles, les réglages initiaux de l’instant T peuvent être altérés.
Le coût d’une certification d’un mouvement est en moyenne d’une trentaine d’euros et les mouvements présentés sont pré-testés ce qui en coût complet se traduit par un prix de revient plus élevé.
La certification reste malgré les contestation un argument théorique au plan du marketting. Rolex et Breitling font certifier la quasi totalité de leurs pièces. Ce process pour Rolex date de 1910 quand Aegler, fabricant de calibre associé à Hans Wilsdorf voulut démontrer la supériorité de ses produit et obtint le premier certificat de chronomètre pour une montre civile , certificat auparavant réservé aux montres militaires. C’est l’observatoire de Kew Teddington près de Londres qui délivra le précieux parchemin.
Aujourd’hui, les normes semblent bien dictées par les capacités des industriels ETA et Rolex à fabriquer dans une norme, davantage que par une exigence scientifique de sorte que la certification relève un peu de l’outil de caste et que plusieurs marques s’en sont détournées. L’ultraconservatisme Suisse devra bien un jour se remettre en question sur ces certifications et réduire la marge de réglage en contrôlant des montres terminées. La photographie faite au jour J sur un mouvement n’est en effet plus significative du produit final. Par ailleurs, les matériaux modernes jouent de mauvais tours parfois et un test de vieillissement serait de bon alois pour que la certification chronomètre se soit pas galvaudées quelques jours après l’achat.
Même si les marques s’appliquent à remettre dans les normes les montres vendues, l’exigence du client n’est pas toujours garantie par le relevé remis avec la montre.
22 mai 2009 à 17h00 #420000724874Boogie
Membre- ZEN a écrit:
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L’ultraconservatisme Suisse devra bien un jour se remettre en question sur ces certifications et réduire la marge de réglage en contrôlant des montres terminées. La photographie faite au jour J sur un mouvement n’est en effet plus significative du produit final.
Entièrement d’accord !!!! rien à rajouter, c’est le bon sens même !
22 mai 2009 à 20h58 #420000724875caput
MembreD’accord avec vous messieurs, surtout qu’il est facile d’arriver a cette norme, avec même un calibre de moyenne gamme.
22 mai 2009 à 21h14 #420000724876mikado
MembreOui, il faudrait sans doute actualiser les critères de certification. Bien aussi de la faire sur les montres terminées, mais ce serait bien plus cher : une partie importante des opérations sont automatisées et la lecture automatique est rendue possible par l’utilisation de cadrans et aiguilles normalisés. Ce serait beaucoup plus difficile avec des cadrans très divers (je ne parle même pas des montres squelette, ou à aiguilles noires sur cadran noir, ou autres "turbines"…), malgré les avancées récentes de la vision par ordinateur.
22 mai 2009 à 21h23 #420000724877bhao
Membre- ZEN a écrit:
- Les mouvements qui satisfont aux critères de précision édictés par la norme ISO 3159 reçoivent un certificat officiel de chronomètre.
L’organisme officiel neutre que la fédération horlogère contrôle est en Suisse, c’est le COSC qui décerne le titre de chronomètre. Fondé en 1973, c’est une « association sans but lucratif, reconnue d’utilité publique », créée par cinq cantons suisses horlogers (Berne, Genève, Neuchâtel, Soleure et Vaud) avec la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH).
Question existentielle
Peut-il donc exister un chronomètre de 1924, fût-il Zenith?
Réponse souhaitée avant le 24 mai à minuit
merci22 mai 2009 à 21h45 #420000724878ZEN
MembreIl peut exister des chronomètres depuis la fin du 19ème quand l’observatoire de Kew Teddington délivrait ce genre de bulletin. En 1910, Hans Wiklsdorf en obtint un pour la première fois pour une montre civile …
En 1924, la montre à laquelle vous faite référence n’a pas obtenu un bulletin de marche mais un premier prix de concours ce qui est la crème des chronomètres et est très différent des certificats délivrés en nombre.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).22 mai 2009 à 21h50 #420000724879Invité
Membre- bhao a écrit:
- Question existentielle
Peut-il donc exister un chronomètre de 1924, fût-il Zenith?
Réponse souhaitée avant le 24 mai à minuit
merci
Naturellement ! Quelle question….
La chronométrie n’est pas apparue par enchantement avec le COSC qui n’en est que le dernier avatar industriel et automatisé à outrance.
Å
22 mai 2009 à 22h03 #420000724880fly back
MembreOn en revient à la définition d’origine; Étymologiquement, tout appareil pour mesurer le temps….
Si toutefois, il faut retenir la définition de la fédération suisse , un chronomètre est donc un appareil qui a reçu un bulletin "officiel " de marche.
Circulez, rien d’autre à voir.Au 18 eme, un chronomètre coutait une année de labeur.
Au 21 eme, il coute 30 euros de bulletin, et guère plus pour la montre.
22 mai 2009 à 22h14 #420000724881ZEN
MembreTu pousses Fly-back, il y a des montres chronomètres qui valent plus que les 30 euros. On ne peut tout mélanger. Ceci étant , un certificat délivré en volume à 800 000 montres d’une même marque est forcément un standard industriel qui perd toute valeur. Il faudrait que le contrôle soit strictement indépendant des marques, extérieur et sur des pièces terminées.
C’est comme si on certifiait le fonctionnement d’une voiture en faisant le seul essai du moteur.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).22 mai 2009 à 22h27 #420000724882stef
MembreL’idéal étant la certification à Besançon par l’Observatoire ou les montres sont testées et controlées emboitées.
Problème : le cout trés important de ce test !
Dodane est l’une des rares marques à avoir testé cette certification recemment.22 mai 2009 à 22h44 #420000724883ZEN
MembreLe test fait par Besançon est très intéressant. Hélas, pour l’industrie Suisse, Besançon est du mauvais coté de la frontière … Ce n’est pas vendeur .
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).22 mai 2009 à 23h05 #420000724884Invité
Membre- ZEN a écrit:
- Il faudrait que le contrôle soit strictement indépendant des marques, extérieur et sur des pièces terminées.
autrement dit, pas dans une salle installée dans l’usine de la marque, opérée par des techniciens de la marque, certifiée par la marque….
… par délégation.
22 mai 2009 à 23h12 #420000724885Karote
Membre- Mnementh a écrit:
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- ZEN a écrit:
- Il faudrait que le contrôle soit strictement indépendant des marques, extérieur et sur des pièces terminées.
autrement dit, pas dans une salle installée dans l’usine de la marque, opérée par des techniciens de la marque, certifiée par la marque….
… par délégation.

Une sorte de contrôle impartial quoi
22 mai 2009 à 23h14 #420000724886ZEN
MembrePar exemple …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).23 mai 2009 à 1h12 #420000724887DomMars
MembreCOSC ou pas l’expérience montre que les 800 000 montres sont les plus redoutablement précises du marché….Un post par semaine sur FAM vient en donner la preuve.
Bien plus efficace que 1000 heures de test avec une variation de marche digne d’un gros défaut de l’échappement compensé par un réglage moyen tout juste acceptable.
Pour info : Le COSC est chez lui dans les locaux qui lui sont dédiés par la marque.
Dom
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