Le Calibre Royal de Pequignet (1): Le barillet

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11 sujets de 46 à 56 (sur un total de 56)
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  • #420001745230
    carlgustav
    Membre

    La patience est une vertu horlogère majeure tout comme l’exigence de qualité en divers domaines, essentiellement techniques, mais aussi sur un forum, syntaxiques, et orthographiques. Question de respect.

    Mais cette patience a ses limites . Bonsoir, donc.

    #420001745231
    ipad
    Membre
    carlgustav a écrit:
    ipad a écrit:
    Citation :
    Le « démarrage du système  » enfin : il dépend avant tout, voire exclusivement de la fréquence et à un degré moindre du diamètre du mouvement : une 36000 A/h nécessitera bien ces tours de couronne avant de démarrer : arrét sur les plans d’impulsion de l’ancre . Spiral de CGS élevé.

    Un mouvement dame, fréquence plus basse, rechignera lui aussi à fonctionner :mais alors, arrèt sur les plans de repos . Spiral de CGS faible (compte tenu de la modeste dimension du balancier).

    Rien a avoir avec le nombre de tours de la tige de remontoir, le démarrage concerne l’impulsion de l’ancre sur la cheville du double-plateau.

    Ben oui, c’est cela que j’expliquais; CGS élevé, montre à l’arrèt sur les plans d’impulsions, il faut un remontage conséquent du barillet pour que le ressort puisse surmonter la résistance offerte par le spiral, et donner l’impulsion.Voir l’ouvrage de Huguenin,  » Echappement et moteurs pas à pas « , ou mieux, nettement, pratiquer l’expérience à l’établi.

    Toujours pas, mais prenons l’exemple de la balançoire (cheville du double plateau): d’un côté vous avez une personne qui a un plus long temps de réaction (une grande inertie du barillet par la conception dit traditionnel) et de l’autre côté une personne qui a un plus court temps de réaction (une faible inertie du mobile moteur). On ressent bien que le premier mettra plus de temps à toucher la balançoire à son passage sur un temps plus court (arrêt sur la goupille de limitation) compenser par une force plus grande pour garantir une bonne amplitude. De l’autre côté, la force donné sur la balançoire est direct au moment même de son passage sur une durée plus longue, de ce fait, nécessite une plus faible la force.
    L’établi, c’est bien, mais possibilité de passer dans un laboratoire d’horlogerie c’est un plus.

    #420001745232
    ipad
    Membre
    carlgustav a écrit:
    On peut toujours faire tourner un barillet rapidement, grâce aux rapports d’engrenages, évidemment, mais dans ce cas, adieu la réserve de marche.

    Ben oui, il y en a, il faut juste être curieux, d’ouvrir les yeux et de regarder ce que les autres peuvent réaliser.
    Des calibres avec barillets ou mobile moteur à rotation rapide, il en existe et le plus drôle, c’est que ceux-ci ont quasiment une réserve de marche dépassant aisément 40h.

    #420001745233
    ipad
    Membre
    carlgustav a écrit:
     » Pouvoir considérer  » ; désigne toutes les équivoques et permissions ; terme peu horloger.

    C’est valeurs que l’on peut considérer qu’un barillet est dit à rotation rapide sont basées sur une étude qui a était fait et publié, il y a bien longtemps.

    Prenons exemple sur une des fiches technique de Ricard Mille:

    Citation :
    FAST ROTATING BARREL (6 hours per revolution instead of 7.5 hours)
    This type of barrel provides the following advantages:
    – The phenomenon of periodic internal mainspring adhesion is significantly diminished, thereby increasing
    performance,
    – Provision of an excellent mainspring delta curve with an ideal power reserve/performance and regularity
    ratio.
    #420001745234
    ipad
    Membre
    ipad a écrit:
    carlgustav a écrit:
     » Pouvoir considérer  » ; désigne toutes les équivoques et permissions ; terme peu horloger.

    C’est valeurs que l’on peut considérer qu’un barillet est dit à rotation rapide sont basées sur une étude qui a était fait et publié, il y a bien longtemps.

    Prenons exemple sur une des fiches technique de Ricard Mille:

    Citation :
    FAST ROTATING BARREL (6 hours per revolution instead of 7.5 hours)
    This type of barrel provides the following advantages:
    – The phenomenon of periodic internal mainspring adhesion is significantly diminished, thereby increasing
    performance,
    – Provision of an excellent mainspring delta curve with an ideal power reserve/performance and regularity
    ratio.

    Petite précision concernant Richard Mille:

    Citation :
    POWER RESERVE
    Circa 70 hours (displayed on a numeric scale to the left of the barrel).
    #420001745235
    carlgustav
    Membre
    ipad a écrit:
    ipad a écrit:
    carlgustav a écrit:
     » Pouvoir considérer  » ; désigne toutes les équivoques et permissions ; terme peu horloger.

    C’est valeurs que l’on peut considérer qu’un barillet est dit à rotation rapide sont basées sur une étude qui a était fait et publié, il y a bien longtemps.

    Prenons exemple sur une des fiches technique de Ricard Mille:

    Citation :
    FAST ROTATING BARREL (6 hours per revolution instead of 7.5 hours)
    This type of barrel provides the following advantages:
    – The phenomenon of periodic internal mainspring adhesion is significantly diminished, thereby increasing
    performance,
    – Provision of an excellent mainspring delta curve with an ideal power reserve/performance and regularity
    ratio.

    Petite précision concernant Richard Mille:

    Citation :
    POWER RESERVE
    Circa 70 hours (displayed on a numeric scale to the left of the barrel).

    Je viens juste de remonter une pièce sensiblement de ce type : Tissot 2780 .Base Lemania, une foule de solutions séduisantes. même type de barillet grand diamètre,  » à rotation rapide « .

    Les guillemets parceque le rapport 6.5 / 7 me parait discutable pour mériter l’appellation ; question d’appréciation. Rien à voir avec la reférence, pour moi inégalée à ce jour, la Longines 990. Pas le même régime de rotation …

    Pour en revenir au rhabillage, il s’est avèré que ce type de construction, barillet unique à rotation ‘ rapide « , satisfaisant dans l’ensemble, a beaucoup de peine à satisfaire des exigences élevées : disons -5, +10. A moins de recourir, accessoirement, au remontage manuel.

    Quant aux phénomènes de collage, ils ne représentent pas un problème majeur,du moins à ce niveau, le barillet; juste un argument de labo. Plus pertinent, en ce domaine, le  » collage  » de l’ancre aux butées. Pour un rhabilleur au moins. Soucieux du réglage dans les normes précitées.

    Ce qui n’est pas le cs de la Longines, du fait, semble -t-il, de la facilité d’armage automatique offerte par le faible couple résistant des deux barillets à rotation réellement rapide.

    #420001745236
    stephclauz
    Membre

    Bonsoir,

    heureux possesseur de la Rue Royale depuis maintenant 1 mois (celle avec le cadran guilloché bravohap ) je m’intéresse au mécanisme de sa phase de lune. Alors comme ce sujet est technique ben je me dis que c’est l’endroit idéal!

    La pdl est précise donc sur 122 ans apparemment. Cependant j’ai du mal à comprendre comment elle gère exactement: j’ai lu que sur la Lange 1, la pdl précise est directement entraînée par les heures, autrement dit elle tourne en continu. Hors sur le Calibre Royal, le disque de lune saute d’un « cran » vers 1h du matin donc ce n’est pas le même type de mécanisme.

    S’il saute d’un « cran » toutes les 24h, je ne comprends pas comment elle peut être précise en suivant le cycle lunaire de 29,531j, étant donné que la roue a forcément un nombre entier de dents? What the fuck ?!?
    Ou alors c’est qu’elle saute d’un cran non pas toutes les 24h mais toutes les 23hxx histoire de se caler précisément sur la durée de jour lunaire? Dans ce cas, l’heure de saut du disque devrait se décaler au fur et à mesure et ne plus être à 1h du matin au bout de quelques semaines…

    Bref, si quelqu’un avait des détails techniques sur une pdl en général et surtout sur celle du Calibre Royal, je serais curieux d’en savoir plus!

    Au plaisir de vous lire Chinois

    #420001745237
    carlgustav
    Membre
    stephclauz a écrit:
    Bonsoir,

    La pdl est précise donc sur 122 ans apparemment. Cependant j’ai du mal à comprendre comment elle gère exactement: j’ai lu que sur la Lange 1, la pdl précise est directement entraînée par les heures, autrement dit elle tourne en continu. Hors sur le Calibre Royal, le disque de lune saute d’un « cran » vers 1h du matin donc ce n’est pas le même type de mécanisme.

    S’il saute d’un « cran » toutes les 24h, je ne comprends pas comment elle peut être précise en suivant le cycle lunaire de 29,531j, étant donné que la roue a forcément un nombre entier de dents? What the fuck ?!?
    Ou alors c’est qu’elle saute d’un cran non pas toutes les 24h mais toutes les 23hxx histoire de se caler précisément sur la durée de jour lunaire?

    Je ne connais pas ce calibre ; ceci étant, on pourrait supposer un entrainement continu, type Lange, mais avec verrouillage du disque par sautoir, et saut instantané, comme sur certains quantièmes à guichet. Cette opération effectuée, le train d’engrenages, spécifique, ( « 23h xx « ), réarme progressivement le système .

    Inconvénient , relatif, d’une telle solution, l’énergie nécessaire à sa mise en oeuvre .

    Noter aussi certaines constructions réalisant 2 sauts par 24 h ; chacun alors de valeur angulaire moindre, la moitié donc. L’intention : sauvegarder l’amplitude balancier, toujours plus ou moins altérée lors de cette opération .

    #420001745238
    stephclauz
    Membre

    Intéressant, merci pour ton avis sur la question. Donc ça pourrait être comme avec les guichets jour et date, et se déverrouiller toutes les 23hxx (histoire de respecter le vrai cycle lunaire), vers 1h du matin.

    Quelqu’un a-t-il remarqué que ce saut de lune se décalait progressivement au fil des semaines ? 1h, puis 0h59 puis 0h58 etc

    Concernant l’énergie nécessaire à ce saut, Pequignet ne mentionne pas le fonctionnement mais la grande capacité du barillet permet peut-être d’emmagasiner assez d’énergie pour à la fois date / jour et pdl ?

    #420001745239
    carlgustav
    Membre
    stephclauz a écrit:

    Quelqu’un a-t-il remarqué que ce saut de lune se décalait progressivement au fil des semaines ? 1h, puis 0h59 puis 0h58 etc

    Effectivement, un tel décalage par rapport à l’heure civile confirmerait l’hypothèse d’une révolution spécifique ( » 23 hxxx « ), mais qu’advient-il alors en cas de correction rapide ? Dont on sait qu’elle doit être effectuée seulement hors mise en fonction du système, grossso modo 22h/2h .

    Système spécifique de correction lunes sécurisant l’opération genre goupille rétractable, arc-boutement poussoir de correction / bascule de déclenchement ? Jeager a fait quelque chose de ce genre, il me semble, et breveté assez récemment .

    N’en reste pas moins que le plus simple serait – peut-être – un entraînement continu, pas de saut, traînant ou instantané, et un disque de lunes lanterné pour corriger à n’importe quelle heure, sans danger, donc .

    #420001745240
    stephclauz
    Membre

    Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, une petite vidéo faite pas http://www.lesrhabilleurs.com sur la Manufacture Pequignet (2 minutes). On y apprend par exemple que la phase de lune est précise sur 20 ans. Rolling Eyes

    http://www.lesrhabilleurs.com/film-pequignet-manufacture-francaise/

    C’est donc un autre système que la « classique » pdl précise sur 122 ans. Du coup si c’est un système unique et breveté, ça serait encore plus intéressant de savoir comment ça marche!

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