La finition des montres, une discipline qui ampute les marges.

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5 sujets de 46 à 50 (sur un total de 50)
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  • #420003735521
    foversta
    Membre

    Aujourd’hui la situation est encore plus délicate car les clients achètent des références et plus des marques. Ce sont quelques modèles qui se vendent bien, le reste, même au sein des marques supposées se porter bien, est beaucoup plus compliqué.

    Concernant la qualité, j’ai un avis plus nuancé. Je pense même observer une augmentation de la qualité depuis à peu près deux ans. Je trouve que le contenu horloger se renforce et que les prix se sont stabilisés. Ce sont évidemment des tendances générales et évidemment, ce n’est pas un sentiment que je ressens avec toutes les marques.

    #420003735522
    Manivel
    Membre

    Certes… Et la.on pense tous aux mêmes marques..Mais justement, ce sont les plus solides sur le marché.
    Les autres… Bin on les connaît aussi, pour leur SAV périlleux, la baisse de qualité des mouvements, des détails inadmissibles, peu d’évolution, et des laïus historiques pitoyables.

    #420003735523
    1360
    Membre
    Manivel a écrit:
    Et puis à l’heure ou la fabrication des montres est robotisée, il n’y a plus de rêve à vendre de toute façon.

    C’est marrant que personne n’a réagi à cette phrase. Pourtant c’est l’exacte réalité, même si les marques s’obstinent à nous faire croire le contraire.

    C’est triste et/ou décevant…

    #420003735524
    Panzer Panda
    Membre

    Apparemment, certaines marques de luxe apprennent un peu tard l’ exercice difficile d’ élargir sa gamme vers le bas.
    Exercice difficile et rarement sans risque.

    Faut savoir ou trancher, dans la finition, la qualité, les pièces, abandonner le côté manufacture et se risquer dans l’ emboîtable, rogner ses marges etc etc.

    Et même si vous proposez la même qualité finition que sur le haut de gamme, vous perdez fatalement votre clientèle historique pas contente de payer X voir XX fois plus pour quasi le même produit et de l’ autre côté, votre nouvelle clientèle risque de venir chez vous attiré justement par la renommée de finition et de qualité de vos produits historiques.
    Forcément, vous prenez le risque de fâcher les deux.

    Peu de marque de luxe réussissent cet exercice de style, concilier les « nouveaux » qui malgré toutes les concessions faites, acceptent, reconnaissent quand même toujours la marque qui les faisait rêver et, garder les « anciens » qui ne considèrent pas ces nouveaux comme de l’ entrée de gamme mais une collection toujours dans les codes de leur marque.

    (A l’ image d’ une officine italienne connue, le choix inverse, partir du bas et espérer se sauver en montant vers le haut, est un chemin de croix tout aussi difficile)

    Faut déjà à la base avoir non seulement une foi inébranlable dans son produit et ses clients, du temps mais aussi une assisse en béton armé pour parvenir à ce genre de chose.

    En temps normal, c’ est déjà difficile mais alors comme plan de sauvetage catastrophe dans une industrie qui peine à ne pas couler, c’ est vouloir éviter l’ iceberg de gauche pour mieux enfoncer celui de droite.

    Certains y réussissent mieux pour différentes raisons comme Seiko qui depuis toujours occupe tout les différents paliers de qualité depuis la finition à la truelle de ses Seiko 5 jusqu’à Credor sans que cela pose un cas de conscience suicidaire pour les premiers ou les seconds tant l’ idée d’ en avoir finalement pour son blé semble combler les deux extrêmes.
    Le couple Rolex/Tudor semble aussi sur le longt terme tenir.
    Les deux gammes sont bien dissociées et Rolex prend soin de ne pas galvauder chez la petite sœur l’ image qualité que la couronne a réussi à se forger.

    Mais les autres ?

    Emboitage, finition, fiabilité, service ? Quel branche a t elle été sciée pour arriver à toujours vendre sans réduire sa marge ou le bullshit marketing de la marque parce bon, faut être clair et lucide, on a pas subitement demander à la marmotte qui fait des anglages à la main patiemment après des années d’ apprentissage et ce, sur des volumes de pièces titanesques de subitement les faire moins bien.

    A force de regarder sa montre, les connaisseurs finissent peut-etre par réellement regarder leur montre et cesser de croire à la marmotte que des années de marketing lui ont fait croire et les autres, ben heu, ils s’ en foutent royalement, eux, ils regardent juste l’ heure et le logo qui a servit de caution à l’ achat de leur iconique garde temps fait main par une marmotte mais manque de bol, celui qui poste sur les forums spécialisés appartient le plus souvent à la première catégorie.

    Heureusement qu’ il reste encore l’ horlogerie allemande qui n’ a pas à se poser ce genre dilemme et de déficit d’ image quand on parle de rapport qualité prix.

    Juste mon avis perso.

    #420003735525
    francoisb
    Membre
    Panzer Panda a écrit:
    …
    Juste mon avis perso.

    Tu connais Cartier ? Je dirais que non, surtout les modèles femmes. Pour moi, ils réussissent encore mieux que Rolex à revisiter leur entrée de gamme (avec l’OP 39 mm par ex, sans date, sans bracelet réglable sans outil, mais avec le boitier, la qualité de finition rolex). Après, si eux montrent le mouvement, il n’est pas forcément plus beau que celui des Rolex Very Happy .

    Et Cartier, comme Seiko, ça représente une sacrée amplitude tarifaire entre l’entrée de gamme en automatique (à moins de 5000 e, mais pas loin) et les modèles comme ses mouvements équipés d’un mouvement invisible (dont un double tourbillon sauf erreur de ma part Very Happy). En version homme, l’amplitude est plus réduite, mais quand la « vieille » entrée de gamme dépasse un certain seuil tarifaire, hop, un nouveau modèle sort, avec ses charmes lui aussi

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