L’horlogerie semble ignorer le niveau de vie de ses clients

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 197)
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  • #410000092251
    ZEN
    Membre

    Vous êtes nombreux à réagir aux augmentations tarifaires des marques qui du fait de la perte effective de valeur de l’Euro et du niveau élevé du franc suisse pratiquent des ajutements. Sans aucun doute, alors que les salaires sont bloqués, voir passer des modèles de moins de 5000 euros à plus de 6000 euros sans aucun changement autre que celui de l’étiquette peut raisonnablement troubler d’autant qu’aucune marque ne communique sur ce qui motive ses changements de tarifs.

    Bien entendu, les amateurs d’horlogerie peuvent entendre que la planète compte 200 milliardaires de plus que l’an dernier et que certaines classes sociales ne subissent pas la crise mais pour d’autres, c’est infiniment plus difficile. Artisans, salariés du privé comme du public, certaines professions libérales savent que leurs revenus sont bloqués ou régressent . Jamais depuis 10 ans les grandes surfaces n’ont été obligées de multiplier les ventes par lots avec de substantielles remises accordées par des fournisseurs avec des stocks en excédent partout.

    Eau à 50%, Champagne 30% moins cher qu’il y a un an , produits alimentaires en lots, l’économie a mis à genoux une bonne partie des amateurs et la France appauvrie dont la dette est le deuxième poste de dépense de l’Etat paie ses charges uniquement par l’emprunt à partir du mois de septembre de chaque année. Autant dire que de cette crise, nous n’allons pas sortir rapidement. La Suisse à coté de cela resplendit de santé et de fait , les niveaux de vie se distancient à grands pas.

    Sans jouer les Cassandre, les Français ne retrouveront pas avant longtemps un niveau de vie qui leur permettra d’accéder facilement et plus largement à des montres de haut de gamme. Le commerce de l’occasion reste à portée de quelques amateurs, le net fait encore accéder à quelques affaires mais nous voyons de moins en moins d’amateurs sortant de chez le détaillant après avoir payé plein pot leur montre.

    Les marques ne peuvent feindre d’ignorer cette situation. La tendance est de continuer à tenir un discours éloigné des amateurs par des communiqués de presse qui font de moins en moins rêver à force d’être triturés dans tous les sens. Le risque est celui de la perte d’intérêt pour l’horlogerie. « Je n’accéde plus à l’achat de nouvelles montres, donc je passe à autre chose » . Les Américains pourraient nous parler du phénomène. Les forums ont perdu près de 30% de leur lectorat en 2 ans … Les sites internet horlogers en Europe sont dans une tendance qui est de même type. FAM est à part mais nous expliquerons pourquoi à un autre moment.

    Le risque subséquent est celui d’une perte de culture horlogère dans un pays qui reste attaché aux montres. Les groupes horlogers sont sur un autre registre, la presse aussi d’ailleurs mais il faudrait sans doute commencer à imaginer du côté des manufactures et groupes horlogers que les vaches n’ont plus de lait et qu’avant de porter des montres il leur faudra se nourrir.

    A quoi bon rêver d’une montre qu’on n’aura jamais ?

    #420002049317
    stellar
    Membre

    Effectivement, les prix ne cessent d’augmenter avec deux conséquences : notre « pouvoir d’achat horloger » qui diminue et l’impression d’être pris pour un pigeon.
    Non seulement je me vois mal payer plein pot mais encore il y a d’autres achats plaisirs possibles. Pour le prix d’une belle montre, on peut acquérir par exemple une photo originale, une sculpture ou une peinture intéressante. De plus, on passe d’un objet de qualité mais industriel, à un artisanal ou totalement manuel. Le basculement aurait donc des avantages, même si ces objets prennent plus de place et sont moins faciles d’accès que les montres.

    #420002049318
    Fred-ql
    Membre
    ZEN a écrit:
    …

    A quoi bon rêver d’une montre qu’on n’aura jamais ?

    Tant de personnes rêvent sur des voitures de luxe qu’elles n’auront jamais … mais au delà de ça, les montres ont moins de "prestiges" que les voitures.

    La crise est a double tranchant. On supprime ce qui n’est pas indispensable (ou limite) et le luxe (montre ou autres) est dans ce critère. Or, les fabricants vont (ont) voir leur volume de vente diminuer et donc leur résultat.

    Plusieurs possibilités s’ouvrent à eux, diminuer le prix pour augmenter les volumes de vente (ou espérer) ou augmenter les prix pour accroitre les marges tout en visant une clientèle plus aisée et en restant dans le domaine du luxe.

    Ceux qui ont essayé de baisser les prix s’en sont mordus les doigts car le prix du renom vaut plus que la valeur du produit (toute comparaison faite, le nom "coca-cola" vaut plus que le prix de leurs usines)

    A priori, leur choix est fait mais la problématique, c’est que cela peut amener la diffusion parallèle (comme Levis Strauss a connu) voire la contre-façon; bien que je vois mal pour ce dernier, les personnes intéressées par une marque se diriger vers des fausses pour faute de prix.

    Par contre, avec ses nouveaux prix, ce qui m’étonne, c’est le ratio prix "chinoiserie" / originale. Dans d’autres domaines, le textile, l’automobile, … le ratio n’est pas à cette valeur. La est le luxe.

    #420002049319
    Nohman
    Membre
    ZEN a écrit:
    A quoi bon rêver d’une montre qu’on n’aura jamais ?

    Je me retrouve a 100% sur cette dernière note. Depuis un bon moment je désire ardemment une zenith striking 10th, un véritable coup de coeur. Mais mes capacité a économiser sont bien plus faible que celle des marques a monté leur prix. Je préfères tirer un trait dessus pour le moment en espérant un avenir meilleur (oui l’espoir fait vivre comme on dit). Ce qui fait le plus mal c’est que, en effet, il n’y a que l’étiquette du prix qui change, c’est toujours la même montre dans la même vitrine sur le même présentoir.
    Je rejoins stellar sur la diversités des plaisirs possibles. Personnellement, ce qui finira pas chez zenith me permettra de gonfler un peu mon budget pour ma prochaine voiture et un peu de décoration. Un plaisir en vaut un autre, mais je serais quand même très déçue si un jour si je devais tirer définitivement un trait sur cette passion qu’est l’horlogerie.
    « L’age d’or » est tout simplement terminé, je suis tout de même satisfait de ce que je possède déjà malgré « mon jeune age ». J’espère qu’il y aura toujours des fameurs pour nous faire de belle revue thumright .

    #420002049320
    kiv
    Membre

    L’argent est ailleurs, et les manufactures savent le prendre où il est : il suffit de faire un tour Bd Haussmann, dans les boutiques tenues par des vendeurs presque tous asiatiques, pour comprendre que les marques n’attendent plus grand chose des européens pour assurer leur croissance…

    #420002049321
    nanthiat
    Membre
    kiv a écrit:
    L’argent est ailleurs, et les manufactures savent le prendre où il est : il suffit de faire un tour Bd Haussmann, dans les boutiques tenues par des vendeurs presque tous asiatiques, pour comprendre que les marques n’attendent plus grand chose des européens pour assurer leur croissance…

    Le vieux continent en crise représente quoi en CA aujourd’hui ………. Peu de chose…..

    #420002049322
    Tougeworks
    Membre

    Le vieux continent reste la première puissance économique mondiale, certes les français sont des petits vieux inquiets et pessimistes qui pensent avoir le niveau de vie du Bangladesh, mais n’exagérons pas.

    Paris est une ville touristique, une des premières aux mondes, un endroit qui se visite, et les boutiques de luxe sont faite pour les chinois ou les américains qui peuvent pratiquer la détaxe, c’est n’est pas vraiment une ville qui est le reflet du continent, loin de là.

    justement le rêve c’est cela qui est bon, tu rêves d’un truc, tu attends, économise et tu l’a, l’excitation est avant la possession.

    Ensuite,, pour ma part je préfère garder mon antique roadster, prendre les transports en communs (bien foutus) et claquer 30Keuros dans une tocante que dans un déplaçoir qui aura perdu 50% de sa valeur dans deux ans. (dans l’absolu bien sur)

    Chacun utilise son pognon comme il le veut, mais surtout comme il le peut

    #420002049323
    ft1000mp
    Membre
    kiv a écrit:
    L’argent est ailleurs, et les manufactures savent le prendre où il est : il suffit de faire un tour Bd Haussmann, dans les boutiques tenues par des vendeurs presque tous asiatiques, pour comprendre que les marques n’attendent plus grand chose des européens pour assurer leur croissance…

    Exact! L’argent ne manque pas il change de poche, ce n’est plus nous qui pouvons faire des achats « luxe » ce sont les autres, demain (le plus rapidement possible) les « autres » ne pourront plus, et nous oui, l’économie est ainsi faite, les producteurs de luxe ne sont que rarement perdants, ils réajustent leur communication pour s’adresser à tel ou tel continent « cible » et nous….Ben…on attend notre tour. Wink

    _________________

    _________________
    >> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.

    #420002049324
    julien-1
    Membre

    J’irai dans le meme sens que les propos tenus ci-dessus.

    Economiste de formation, j’ ai vu avec grands doutes arriver le phénomene de mondialisation :
    L’ouverture des frontieres …
    L’ émergence des pays asiatiques et autres sur le marché mondial, y inclus l’acces aux produits de luxe par une partie de plus en plus importante de leurs populations.

    Le monde horloger semble renier ses origines ( toutes européennes ) et privilégier ces marchés exotiques qui n’ont malheureusement pas une culture horlogere comparable a la notre.
    La clientele de ces marchés a pour seul but, dans l’achat d’un garde-temps de prestige, d’afficher la grosseur toute relative de son portefeuille et non l’amour porté
    au  » bel ouvrage  » dont nous autres, fervents amamteurs de jolies montres manufacturées, sommes fiers de promouvoir.

    A se perdre dans les méandres des bénéfices vite réalisés, la Haute Horlogerie risque d’y laisser son identité et par-dela sa genese.

    Qu’adviendra-t-il alors de ses belles pieces lorsque ces marches etrangers se lasseront de ce qui constitue aujourd’hui leur nouveau jouet ?
    Car d’un jouet : on se lasse.

    Je ne prendrai que comme exemple le dédain sur le marché de l’occasion des montres dotées d’un tourbillon, ou gyrotourbillon pour en faire un peu plus.
    Elles ne trouvent grace aux yeux que de quelques  » exotiques  » fortunés car quel européen peut encore se permettre la folie d’investir 400.000 Euros dans une montre ?
    Et lorsque celle-ci revient sur le marché gris ici en Europe, sa cote est au plus bas. Et quand bien meme : l’amateur se fait rare, tres rare.

    Et ces nouveaux riches ne sont que de grands enfants, encore en train de se chercher une identité, une raison de faire-valoir en imitant par la-meme les européens au travers de l’achat de voiture de luxe, de yachts démesurés et de montres hors de prix.
    Quand leur envie ( caprice ?? ) sera passée ( et je ne leur donne pas 10 ans !!! ) : lassés par cela, ils passeront a autre chose.

    Mais les prix pratiqués par les manufactures seront devenus si élevés et tellement inabordables que tout retour en arriere sera pratiquement impossible.
    Et les Européens dont le pouvoir d’achat n’aura fait que baisser durant les 10 prochaines années se seront eux aussi tournés a leur tour vers un autre objet de passion, bien plus accessible finacierement et auquel leur budget limité pourra faire face.
    Que feront alors les grandes maisons suisses de leurs garde-temps invendables et sur le marché européen, et sur les autres marches asiatiques, russes, indiens et consors ou la passion  » feu de paille vs bling-bling  » n’est plus et ne sollicite plus l’envie d’acquisition ?

    Renier et malmener ses origines ainsi que le marché qui lui a donné ses lettres de noblesse est un erreur.
    Pourtant, le bateau semble avoir changé de cap, aux détriments de nos marchés.
    Qu’ils y prennent garde toutefois.
    Si Nicolas Hayek a réussi a sauver l’horlogerie mécanique du naufrage face a l’invasion du quartz asiatique a bon marché, il sera bien plus difficile de renflouer un paquebot dont les cales seront irrémédiablement remplie d’eau et dont les canots de sauvetage auront été depuis longtemps désertés par un potentat de véritables amateurs européens dont le pouvoir d’achat aura lui depuis bien des lustres rejoint les abimes océaniques sans fonds ( au propre comme au figuré ).

    Et je doute fort que tous les Leo Di Caprio du monde puissent empecher le naufrage de ce potentiel nouveau Titanic.

    La crise qui nous touche risque certes de perdurer, et les entreprises se doivent de développer leurs marchés la ou un possible bénéfice se profile.
    Les CEO ne sont pas des philanthropes, certes.
    Mais en sciant la branche qui les a vu naitre et maintenus en haut du panier depuis leurs origines, n’est-ce pas jouer incosnciemment avec le feu qui inexorablement pourra les détruire, en incendiant la foret ????
    Il y a eu un sauveur, Mr. Hayek. Je doute en l’arrivée d’un deuxieme.

    #420002049325

    Je rejoins ce qui s’est dit plus haut : il est logique que dans un contexte aussi difficile et incertain que ce qui est le quotidien de l’Europe et des États Unis les augmentations successives éloignent de plus en plus de clients potentiels. Les marques l’ont bien compris et fabriquent désormais souvent pour d’autres pays que les nôtres.

    Par contre je voulais revenir sur la désaffection des forums dont parle Zen. N’y a-t-il une autre explication, plutôt lié à un effet mode qui s’essoufflerait ? Je ne m’intéresse à l’horlogerie que depuis une dizaine d’année et donc manque de recul mais j’avais l’impression qu’il n’y a pas toujours eu autant d’intérêt pour la belle horlogerie. Si le pb était simplement lié au pouvoir d’achat, l’intérêt pour l’horlogerie pourrait se satisfaire en se réorientant vers l’occasion ou les marques pratiquant des tarifs encore accessibles. Du coup on peut aussi voir ce phénomène comme une opportunité : ne resteront que les vrais passionnés !

    #420002049326

    julien-1

    Je ne peux qu’aller dans ton sens. Tu as entièrement raison. Je le dis depuis déjà qques années, l’Europe est le futur tiers (voire quart) monde. Ce n’est plus sur notre vieux continent que le luxe se vend (vendra).
    Quant à la question de quand ces nouveaux acheteurs vont se lasser, là c’est plus difficile de répondre.

    Maintenant où se trouve la part de réels passionnés dans ces acheteurs ? Certainement au même niveau que ceux qui achetent ces superbes bolides rouges dont nous rêvons depuis pas mal d’années Wink

    #420002049327
    ftikai
    Membre

    Est-ce que le phénomène est nouveau?

    Je me souviens qu’au début des années ’90, les Rolex débordaient déjà certaines rues de Kow-Loon. Je pouvais en acheter au kilo si j’avais les moyens aux vendeurs cantonais en tongs et en marcels.

    #420002049328
    Invité
    Membre

    Mais les maisons horlogères ne sont qu’une minuscule partie du gigantesque conglomérat financier qui est en train de s’emparer des leviers de toute la Planète…

    Et elles ne font que refléter le diktat absolu de ce monstre : Cracher du Cash!…Assurer des rentabilités des capitaux investis de 12, 13, voire 15 % l’an.(et voilà le pourquoi de ces « folles augmentations » des tarifs… Chinois )

    Logique absurde et mortifère, qui échappe à toute tentative de régulation. (et qui touche tous les secteurs, pas que l’horlogerie…)

    Alors, à nous de comprendre que le talent horloger, la passion, l’amour du travail bien fait sont aujourd’hui des valeurs complètement obsolètes, balayées par le souci de la rentabilité immédiate.

    Les maisons horlogères ne font plus que semblant de ressembler à ce qu’elles ont été…

    #420002049329
    francoisb
    Membre
    Denis la malice a écrit:
    Par contre je voulais revenir sur la désaffection des forums dont parle Zen. N’y a-t-il une autre explication, plutôt lié à un effet mode qui s’essoufflerait ? Je ne m’intéresse à l’horlogerie que depuis une dizaine d’année et donc manque de recul mais j’avais l’impression qu’il n’y a pas toujours eu autant d’intérêt pour la belle horlogerie. Si le pb était simplement lié au pouvoir d’achat, l’intérêt pour l’horlogerie pourrait se satisfaire en se réorientant vers l’occasion ou les marques pratiquant des tarifs encore accessibles. Du coup on peut aussi voir ce phénomène comme une opportunité : ne resteront que les vrais passionnés !

    Je ne crois pas. Il y a certes la classe aisée qui s’achète des objets à plus de 5000 € comme j’achète ma baguette, mais il y a aussi la masse des anciens acheteurs, les passionnés ou adorateurs de la belle mécanique (comme le nouvel inscrit qui recherche une montre qui va avec sa voiture) bien plus nombreux.

    Avant, avec un mois de salaire, nous arrivions à avoir une montre de marque historique (je parle d’il y a 10-15 ans) : Longines pour les « ouvriers », Breitling, Omega et Zenith pour l’ouvrier spécialisé et le petit cadre, JLC et Rolex pour le cadre, Patek et Vacheron pour le chef Very Happy En francs constants, on avait il y a 30 ans une montre pour le prix d’un bracelet métal aujourd’hui (je caricature à peine Mr. Green )

    Autre remarque déjà pointée sur le forum : l’option boite en or n’était pas facturée 5000 €, comme par exemple en passant de l’acier à l’or sur une master control 3 aiguilles+date.

    Je dois avouer que ne m’intéressant qu’à des produits fiables, pérennes et bien finis, je suis dans l’incapacité d’acheter aujourd’hui (la moindre CHI, c’est 3 mois de salaire après impôt). Pour les plus âgés n’ayant plus de crédit, ça passe. Pour les plus jeunes Pleure 2

    Dernière observation : leur clientèle ayant changé, les marques se sont adaptées, diamètres plus importants, montres plus épaisses, plus voyantes, etc. Si l’on aime la mécanique, on observe un petit mouvement perdu dans le boitier…

    François

    edit : j’ai oublié de parler du coût de la révision… proportionnel au prix d’achat actualisé. Et de surcroît de plus en plus souvent le client se retrouve contraint de passer par le fabricant à cause des mouvements « maison » et de la non-vente de pièces à des horlogers (voir de l’outillage même).

    #420002049330
    isochrone
    Membre
    ZEN a écrit:
    A quoi bon rêver d’une montre qu’on n’aura jamais ?

    Parce qu’une fois qu’on l’a, c’est une autre qui fait rêver, pas vrai ?

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