FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › « J’ai mal à mon ADN » Déclaration d’un fondateur de maison horlogère – Billet
- Ce sujet contient 43 réponses, 29 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Piotr65, le il y a 6 années et 2 mois.
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19 juin 2020 à 21h52 #410000144314
ZEN
MembreLes affaissements culturels et intellectuels de nos sociétés modernes font-ils oublier le sens des choses et des objets ?. Une montre mécanique, en 2021, ne devrait exister que si elle est chronomètre et que les normes du COSC, désuètes pour cause de laxisme, sont dépassées. Le moins 4 secondes /mais 6 secondes ne correspond même plus aux critères chinois de fabrication des montres ! Il n’y a plus que dans la tête des sexagénaires qui pilotent le COSC que ces normes ont encore une valeur.
Le sens des concours, le sens des recherches dans le secteur horloger, les grandes étapes industrielles de l’histoire l’horlogerie, les inventions les plus marquantes portent toutes sur la recherche d’une plus grande précision. Certes celle-ci a pu prendre la forme de tentatives de complications mécaniques mais avec en point de mire : » La précision » .
A l’heure où toutes les marques mettent en avant leur ADN, plus aucune sauf exception n’a en interne de ressource pour parler de celle-ci, de la chronométrie et des concours alors que la plupart des grandes marques ont été omniprésentes sur ce sujet depuis 1860.
L’ADN d’une marque ne passait autrefois que très peu et très accessoirement par la couleur d’un cadran et la forme d’une boite, l’essence des maisons était ailleurs. C’est logique, l’originalité esthétique d’une montre de poche passait par une gravure mais guère plus. Les marques aujourd’hui misent tout sur le plus petit dénominateur commun du sens critique du public: l’esthétique ! Face à une clientèle instagramée qui de toutes façons ne comprend que cela mais sera une clientèle volatile, les marques jouent le jeu exclusif du « waou » et du « Ho c’est beau ! ». Les likes et les followers condamnent à la médiocrité du discours et confinent à l’insignifiance des impressions primaires. La pensée réflexe qui fait liker dans les 2 secondes suivant la transmission par l’œil de l’information au cerveau se traduit par un coup de pouce qui ne résiste pas au delà que 3 à 4 secondes de mémoire vive.
Au nom de l’ADN qui ne prend que trois lettres et, est à ce titre un acronyme mémorisable par le plus grand nombre, les marques justifient à peu près n’importe quoi et ceci sans le moindre risque d’être contredites. Le consommateur réserve les sommations à une poussière sur le cadran, une micro-rayure sur la carrure, pardon de ce terme technique, disons la boite, et ne voit pas que sous le terme « silicium » on lui balance un spiral moulé à très bas prix, et sous le terme « carbone » un bout de plastique payé quelques centimes. C’est que l’ADN de l’horlogerie est de faire payer très cher un produit qui coute peu. L’envolée de l’horlogerie vers les abimes du luxe a fait décoller les marges et les prix publics des montres sans faire bouger les prix de revient. Quel secteur économique intéressant !
En entretenant l’ignorance du public et en ne la cultivant pas en interne, les fabricants et leurs actionnaires sont passés de la communication intelligente au bullshit de marketeux quadragénaires et quinquagénaires formés chez des parfumeurs ou des lessiviers après une école de commerce prestigieuse. Ce n’est pas que les CEO soient bêtes, là n’est pas le propos, c’est juste qu’ils ne connaissent rien à l’horlogerie et que le sujet ne les intéresse pas. La conséquence est simple : « On vend des marges à des cons et on va les étirer au maximum ». Dès lors les meilleurs supports de communication sont forcément ceux qui drainent le plus grand nombre d’individus et entre l’inculture des grandes maisons et celle de ses clients, Instagram est l’intermédiaire rêvé. Ceci n’est pas une critique mais un simple constat. Le problème est que la part de marché qui va sur Instagram est très volatile, facilement influençable et très dépendante de l’économie.
Conséquence, les ventes se cassent la figure et la notion de marque n’a plus de sens sauf si elle représente quelque chose au plan esthétique. L’horlogerie a nourri des veaux qui devenus bœufs vont regarder ailleurs si l’herbe est plus verte et … elle l’est ! Moralité, les clients vont vers des produits connectés : Apple ou Garmin et surtout pas sur les montres connectées archaïques que l’horlogerie produit vainement en cumulant les bides et les méventes.L’ADN, plus personne ne sait à quoi il correspond. C’est un peu comme lorsqu’à la radio, une publicité parle de flacons de 50 mL en prononçant « émelle » plutôt que millilitre ou CC plutôt que centimètre cube. L’inculture généralisée et le petit niveau de compréhension du public en général, ne permettent plus de parler de manière intelligible mais il est vrai que les enseignants eux-mêmes corrigent l’orthographe des enfants en écrivant d’autres fautes d’orthographe.
Du coup l’ADN d’une marque devient une notion trouble que le CEO ne saurait lui-même expliquer. Faites le test maintenant que tous les CEO sont accessibles dans des interviews, l’effet est saisissant. Pire, au sein de la marque chacun a sa propre définition de l’ADN de la marque, c’est dire si le niveau d’errance est total. La marque communique sur son ADN mais ses ressources internes sont incapables d’avoir un message unifié de ce à quoi il ressemble. Mieux encore, les agences inventent un ADN temporaire, le temps d’une campagne, qui floute toujours davantage les choses quand l’ADN d’avant Covid est différent de l’ADN d’après Covid.
La chose devient dramatique quand face à des ventes effondrées et dans la panique est improvisée une communication d’urgence misérable et impréparée avec des contenus consternants et confondants. Ah, si seulement la marque avait identifié plus tôt son ADN, elle n’en serait pas à lancer un avis de recherche. Quand les avis de recherche enlèvement sont lancés, c’est que le kidnapping a déjà eu lieu… Il ne manquerait plus que de faire appel au public pour déterminer quel serait le meilleur ADN et de fixer le résultat à partir du plus grand nombre de Like.
L’ADN est l’essence des marques, une connaissance à placer dans son réservoir. Ceux qui y verraient un carburant n’ont qu’à aller sur Instagram.
19 juin 2020 à 22h06 #420004353568NaKKdry
MembreUn billet tellement vrai pour les grandes marques de groupe.
Pour les jeunes marques, en revanche, elles n’ont pas d’autres choix que de miser sur l’esthétique et les canaux modernes de diffusion.19 juin 2020 à 22h07 #420004353569Eric67
MembreC’est le même syndrome que celui du politique qui ne raisonnant plus qu’en termes de communication finit par dire n’importe quoi. En ne raisonnant qu’en termes de placement marché on finit par se retrouver n’importe où.
On pourrait, peut-être, moins se demander ce que le client veut qu’on lui dise que ce qu’on a à dire d’un point de vue horloger. Encore faut-il avoir, aujourd’hui, encore quelque chose à dire.19 juin 2020 à 22h10 #420004353570Alexandre23
MembreJ’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi tous tes billets sont aussi déprimants… Je ne comprends d’ailleurs même pas le sens réel de celui ci.
Personnellement, je ne comprends rien au Marketing et je ne cherche donc pas à expliquer, ou à critiquer les choix des CEO dans ce domaine.
Quant au discours sur les ventes, le désintérêt du public et le fait que l’horlogerie par à la dérive… à part les tarifs je ne suis pas d’accord. Les marques, pour plaire au public ont développés des calibres manufactures par exemple. Ce n’est pas uniquement marketing vu les investissements. Une marque n’existe, n’existait, et n’existera que par ses clients.
Bref ce marasme récurrent me fatigue et aurait tendance à m’éloigner de FAM de plus en plus…
19 juin 2020 à 22h33 #420004353571cleblud
MembreEn forme notre Zen aujourd’hui! Bien écrit et judicieux. J’aime les voitures et me demande souvent si les marques ne perdent pas l’image qu’elles portent. Jaguar, Land Rover, B.M.W., Mercedes, toutes essaient de garder un esprit qui parfois ratisse plus large mais aussi creuse profond dans le passé et l’histoire de la marque.
Quand j’achète une montre, j’achète un morceau d’histoire et construit la mienne autour d’elle.
Si cette montre ne me raconte pas son histoire, cela devient vite lassant. Si elle ne fonctionne pas bien et n’est pas digne du nom qu’elle porte, elle représente un vrai mensonge!19 juin 2020 à 23h50 #420004353572Invité
Membre- Alexandre23 a écrit:
- J’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi tous tes billets sont aussi déprimants… Je ne comprends d’ailleurs même pas le sens réel de celui ci.
Personnellement, je ne comprends rien au Marketing et je ne cherche donc pas à expliquer, ou à critiquer les choix des CEO dans ce domaine.
Quant au discours sur les ventes, le désintérêt du public et le fait que l’horlogerie par à la dérive… à part les tarifs je ne suis pas d’accord. Les marques, pour plaire au public ont développés des calibres manufactures par exemple. Ce n’est pas uniquement marketing vu les investissements. Une marque n’existe, n’existait, et n’existera que par ses clients.
Bref ce marasme récurrent me fatigue et aurait tendance à m’éloigner de FAM de plus en plus…
Je partage ton point de vue, ces billets récurrents et alarmistes de Zen, ça devient déprimant et décourageant.
Quant à l’exactitude des propos de Zen sur … celles des montres, la norme Chinoise serait supérieure à la Suisse, Zen pousse le bouchon un peu loin. Mes Swatch Sistem51 ( bas de gamme Suisse), proposent des dérives dans les + 5 s/j or les Fiyta ( marque chinoise de qualité ), c’est dans les 20 secondes de dérive. Le moyen de gamme ( Hamilton ), ma Murph, sur une semaine, même pas de dérive, idem pour ma Frederique Constant, c’est super précis, pareil pour ma Tudor Pelagos.
enfin bon dirait Gaston … Ces billets de Zen, je m’y fais, même si je n’en comprends pas le sens.20 juin 2020 à 1h01 #420004353573fabricio
Membre- Alexandre23 a écrit:
- J’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi tous tes billets sont aussi déprimants… Je ne comprends d’ailleurs même pas le sens réel de celui ci.
Personnellement, je ne comprends rien au Marketing et je ne cherche donc pas à expliquer, ou à critiquer les choix des CEO dans ce domaine.
Quant au discours sur les ventes, le désintérêt du public et le fait que l’horlogerie par à la dérive… à part les tarifs je ne suis pas d’accord. Les marques, pour plaire au public ont développés des calibres manufactures par exemple. Ce n’est pas uniquement marketing vu les investissements. Une marque n’existe, n’existait, et n’existera que par ses clients.
Bref ce marasme récurrent me fatigue et aurait tendance à m’éloigner de FAM de plus en plus…
Pas mieux. D’une quinzaine de montres je suis retombé à 2 (à la couronne) et je me dirige sans regret vers 1 seule … la verte
…
je porte de plus en plus régulièrement une kwarts …. facile et précise.Je me rends compte que je me suis séparé de toutes ces pseudo icônes dans chaque marque (old navi, 3 speed, LLD, PO, Seamaster, etc…) avec en tête le soupçon qu’elles allaient me manquer…. mais non.
édition modération : pas de vente déguisée merci
Ce sont les forums qui fabriquent l’engouement et l’émulation. Sans eux, dans la majorité des cas, le soufflé retombe très vite..
_mouth:C’est la vie. Inutile de laisser derrière soi des choses qui n’intéresseront pas l’entourage et qui seront bradées, au mieux, ou abandonnées dans un tiroir..
Il faut apprendre à voyager léger ..
20 juin 2020 à 1h55 #420004353574Malvo
Membre- fabricio a écrit:
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Ce sont les forums qui fabriquent l’engouement et l’émulation. Sans eux, dans la majorité des cas, le soufflé retombe très vite..
_mouth:
Hum, je ne partage pas vraiment. Les forums représentent quel pourcentage des acheteurs d’une marque ?
Combien de fameur sont responsables de l’envolée des prix des GMT2 ou des Nautilus ? Rien, nada.On reste totalement négligeable à l’échelle des ventes des marques
20 juin 2020 à 3h21 #420004353575darius92p
MembreLe billet est peut-être déprimant mais il traduit tout de même une réalité: l’industrie des montres est en pleine transformation du fait de l’arrivée de montres connectées, de l’evolution de la clientèle sur le segment du luxe (plus émergente et moins occidentale), de la bagarre de grands groupes qui ont désormais des gammes complètes de marques dont la réussite est plus ou moins heureuse…
Mais une chose est sûre: les montres mécaniques suscitent toujours de l’intérêt (y compris financier) mais moins de passion… peut-être tout simplement en raison de leur inutilité maintenant qu’on a un smartphone dans la poche. Du coup cela devient encore davantage un bijou, ce qui réduit encore le marché cible.
20 juin 2020 à 3h45 #420004353576Invité
Membre- darius92p a écrit:
- Le billet est peut-être déprimant mais il traduit tout de même une réalité: l’industrie des montres est en pleine transformation du fait de l’arrivée de montres connectées, de l’evolution de la clientèle sur le segment du luxe (plus émergente et moins occidentale), de la bagarre de grands groupes qui ont désormais des gammes complètes de marques dont la réussite est plus ou moins heureuse…
Mais une chose est sûre: les montres mécaniques suscitent toujours de l’intérêt (y compris financier) mais moins de passion… peut-être tout simplement en raison de leur inutilité maintenant qu’on a un smartphone dans la poche. Du coup cela devient encore davantage un bijou, ce qui réduit encore le marché cible.
Ce que je sais, c’est qu’on ne sait pas ou pas grand chose sur l’avenir.
On nous a dit que l’entrée de gamme de la montre « classique » était moribond, plus aucun intérêt, or j’ai lu quelque part que ce n’était pas tout à fait cela, Hodinkee constate en ce moment, un regain d’intérêt pour les montres entrée de gamme.
Je crois qu’en fait il y a de quoi s’y perdre et qu’une momie y perdrait ses bandelettes dans les sables du désert. Il est possible que les montres horlogères traditionnelles nous survivront parce que la montre connectée ne la remplacera pas, les deux systèmes devraient vivre ensemble, il y a encore beaucoup de gens qui n’ont rien à faire de la montre connectée, aussi, imaginez qu’il n’y aurait plus que ça, est une erreur. Puis, la montre connectée ne sera jamais portée comme un bijou ou un accessoire qui affirme une personnalité, les montres connectées sont comme les smartphones, toutes se ressemblent ou presque.20 juin 2020 à 4h32 #420004353577Necro
MembreY’a un coté « René Coty vous parle » presque attendrissant dans le refus de ZEN d’accepter le monde moderne.
20 juin 2020 à 7h46 #420004353578ZEN
MembreJe n’ai rien contre une vision de l’horlogerie « bisounoursienne ». Mais tous les milieux industriels sont dans une seule et même contrainte : Vendre
On ne vend pas une montre comme on vend une voiture avec des primes à la casse et des reprises. Il faut apporter autre chose et cela il faut le faire d’urgence car on voit dans cette période des pans entiers de nouveaux clients et de clients qui souhaitent se faire plaisir, passer à autre chose.
On peut tout à fait pratiquer la masturbation autiste et nier les évidences, la référence à René Coty est très bonne, porté par des cons, il est arrivé au sommet.
Ce qu’il faut d’urgence c’est réfléchir, regarder ses ressources et les analyser et communiquer pour éviter le plus grand risque : L’oubli.
Le vrai pessimisme est de laisser oublier une maison et libre à chacun de détourner le regard de la réalité du monde, il y a Instagram pour cela, et cher Alexandre 23, je vous invite à ne plus regarder la réalité des situations si elle vous fait tant horreur parce qu’ici, je n’ai pas l’intention de subir cette pression des ravis de la crèche en prônant que tout va bien quand rien ne va plus.
Les marques n’ont même pas le temps de pleurnicher, il faut vendre et relancer les ventes à tout prix et le moins que l’on puisse dire est qu’on n’en prend pas le chemin. C’est dommage car avec une communication un peu plus efficiente, beaucoup de choses sont jouables.
Nier la réalité n’est pas un service rendu à l’horlogerie.
A bon entendeur
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).20 juin 2020 à 8h18 #420004353579Panini
Membre- ZEN a écrit:
- …
L’ADN est l’essence des marques, une connaissance à placer dans son réservoir. Ceux qui y verraient un carburant n’ont qu’à aller sur Instagram.
Très belle conclusion ZEN.
Paninette vient de m’apprendre que cette figure de style s’appelait une métaphore filée.
Je me coucherais moins bête ce soir… Ou pas
20 juin 2020 à 8h36 #420004353580Lathan
MembreUn -ou plus- bémol à mon sens :– Le client moyen n’a que faire de savoir si sa montre a été sur la lune ou si la marque a ramené un prix en 1903. Il veut une tocante qui lui plaise et qui clame à la face de tous son prix (ou l’inverse). Les habitués de ce forum ne sont pas des clients moyens, loin de là. Les bus de touristes extrême orientaux qui dévalisent la place Vendôme ne viennent pas pour se payer un bout d’histoire, histoire qu’ils ne connaissent même pas. Et les clients visés, ce sont eux, pas les habitués des forums spécialisés.– Je vois dans le développement des mouvements maisons une façon de coincer le client et de le garder captif. Une réparation, une révision et SAV de la marque rendu obligatoire. Et hop, par ici les soussous, alors qu’un calibre sans grande noblesse mais vendu à prix d’or (genre les 2824 rebrandés fourgués par certaines « grandes » maisons) se répare partout. L’automobile a tendance à faire pareil avec la garantie qui serait menacée si l’entretien a été fait ailleurs que dans le réseau du constructeur.– Enfin, bien sur, l’envolée des prix sans rapport avec la qualité des produits. Facturer de la merde au prix du platine, ça va bien 5 minutes (et ça donne de la crédibilité à des Code 41). J’en veux pour exemple ce bracelet de marque, venu avec la montre (affichée neuve dans les 6 000 € sur Chrono24) et qui n’a AUCUNE couture. Le cuir (?) n’a pas de trou. Les épaisseurs de matériau sont collées, et le passant a foutu le camp, en cisaillant le revêtement interne. Je n’en attends pas moins d’un bracelet acheté 3 francs 6 sous sur la Baie, mais là, c’est clairement abusé pour une montre de mââârque de ce prix. Dois je préciser que jamais plus ils ne me reverront ?
A un moment ou un autre, prendre les gens pour des cons finit par se voir.Mes 2 cents20 juin 2020 à 18h52 #420004353581Necro
Membre- ZEN a écrit:
- Je n’ai rien contre une vision de l’horlogerie « bisounoursienne ». Mais tous les milieux industriels sont dans une seule et même contrainte : Vendre
On ne vend pas une montre comme on vend une voiture avec des primes à la casse et des reprises. Il faut apporter autre chose et cela il faut le faire d’urgence car on voit dans cette période des pans entiers de nouveaux clients et de clients qui souhaitent se faire plaisir, passer à autre chose.
On peut tout à fait pratiquer la masturbation autiste et nier les évidences, la référence à René Coty est très bonne, porté par des cons, il est arrivé au sommet.
Ce qu’il faut d’urgence c’est réfléchir, regarder ses ressources et les analyser et communiquer pour éviter le plus grand risque : L’oubli.
Le vrai pessimisme est de laisser oublier une maison et libre à chacun de détourner le regard de la réalité du monde, il y a Instagram pour cela, et cher Alexandre 23, je vous invite à ne plus regarder la réalité des situations si elle vous fait tant horreur parce qu’ici, je n’ai pas l’intention de subir cette pression des ravis de la crèche en prônant que tout va bien quand rien ne va plus.
Les marques n’ont même pas le temps de pleurnicher, il faut vendre et relancer les ventes à tout prix et le moins que l’on puisse dire est qu’on n’en prend pas le chemin. C’est dommage car avec une communication un peu plus efficiente, beaucoup de choses sont jouables.
Nier la réalité n’est pas un service rendu à l’horlogerie.
A bon entendeur
La réalité que tu veux pas voir, c’est pas que les montres mécaniques se vendent plus, mais qu’il n’y a rien à faire contre ou presque…
Rolex a un nom, une com démoniaque et le produit. 95% de ses concurrents sont inconnus, vendent un produit qui sert à rien en 2020 et même s’ils le voulaient n’ont pas le début d’un sous pour communiquer.
Ils vont mourrir et souvent vendre leur âme en passant pour prolonger la fin, oui. Moche. Mais c’est pas en le rabâchant comme un mantra que ça changera quelque chose. Ça use les passionnés rien d’autres. Je pense qu’Alexandre23 préfère tes posts sur la passion des belles pièces ou de l’histoire de l’horlogerie que sur la supposée incurie des CEO.
A part un ultra passionné, qui va acheter une Vacheron ou une GP 20 000 euros alors qu’un Garmin Vivomove ça vaut 245 euros et ça fait le café ? 99,999 % des clients n’ont plus rien à battre qu’au niveau nanoscopique le polissage soit parfait.
Toutes ces marques là peuvent chanter l’ADN qu’elles veulent, y’a juste plus personne dans la salle de bal.
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