FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Il passe dans le SAV d’une marque l’équivalent de sa production annuelle
- Ce sujet contient 42 réponses, 25 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ariake, le il y a 11 années et 11 mois.
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26 novembre 2014 à 0h44 #420002711009
ftikai
Membre- juanfre2008 a écrit:
- C’est à nous en pointant les défauts d’une marque, le peu de sérieux dans la qualité par rapport au prix etc…
on peut faire évoluer les marques…
Je ne pointerai jamais les défauts d’une marque que je possède. C’est comme avouer devant tout le monde que j’ai fait un mauvais choix. Même si je n’ai plus de bouton d’acné, mon jeune esprit et mon égo m’interdisent cette forme de trahison.
Sinon, pourquoi les marques n’ouvrent-elles pas des ateliers de SAV en Asie?
La main d’oeuvre là-bas est peu coûteuse et les employés ne font jamais de grève.
26 novembre 2014 à 0h44 #420002711010Nouch30
MembreMouais…. Quelques remarques.
Prenons une marque connue comme Rolex: quel pourcentage du SAV est fait chez le revendeur et quel pourcentage est renvoyé chez Rolex, sachant, du moins il me semblait l’avoir lu ici, que les revendeurs se devaient d’avoir un horloger à disposition.
Les entretiens sont faits où par exemple?
Et que beaucoup de revendeurs se vantent d’en avoir un.
Quelqu’un a parlé de garantie à vie… Bof, si c’est conditionné à une révision obligatoire tous les 4 ans (payante évidemment) non merci!
26 novembre 2014 à 0h49 #420002711011Tire-Comédon
MembreAvec ce constat, on se demande pourquoi les marques tentent de faire du sav un marché captif. Laisser les horlogers acheter des pièces et faire l’entretien donnerait de la flexibilité, non?
Je ne crois pas que ces entreprises soient dirigées par des imbéciles. Il doit y avoir un élément qui m’échappe.26 novembre 2014 à 0h54 #420002711012ftikai
Membre- Tire-Comédon a écrit:
- Laisser les horlogers acheter des pièces et faire l’entretien donnerait de la flexibilité, non?
Je ne crois pas que ces entreprises soient dirigées par des imbéciles. Il doit y avoir un élément qui m’échappe.
Le mieux c’est quand même posséder toute la chaîne: du produit jusqu’au service.
26 novembre 2014 à 0h56 #420002711013Omegaman
MembreOn parle encore de Tag Heuer là ?
Désolé, il fallait que je la fasse.
je suis loin ….26 novembre 2014 à 1h29 #420002711014Invité
Membre- ft1000mp a écrit:
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Décidément à chacune de tes interventions je me sens obligé d’intervenir
en toute amitié bien sûr…Il existe, d’après moi, 2 sortes de produits, le jetable c.a.d. 99% de ce que nous utilisons et le produit qui dure, on ne va tout de même pas se plaindre de faire entretenir (ou réparer) sa montre de luxe si ?
il est normal et pas choquant du tout de faire entretenir sa Rolex chez Rolex, sa Patek chez Patek sa Ferrari chez Ferrari
les produits qui m’importent peu (pour faire simple quasiment tout) sont du jetable, les autres, je les respecte en jouant le jeu, le jour ou ce ne sera plus le cas ils passeront dans la catégorie « jetables ».
Une fois de plus, je comprends ton point de vue sans le partager
.A mon sens, un choix doit toujours être possible pour le client. C’est la garantie d’une saine concurrence et de tarifs acceptables.
La question de l’automobile que tu évoques est un excellent exemple.
Depuis 10 ans, les coûts de réparation explosent. En cause, le monopole absurde des constructeurs sur la fabrication des pièces. Une excellente méthode pour rincer le client et imposer un tarif unique (le plus élevé possible, cela va sans dire).L’horlogerie suit la même logique.
On prétend vouloir maitriser le produit depuis la conception jusqu’à la maintenance mais en réalité, on ne maitrise rien puisque la plupart des marques sont étouffées sous le poids des demandes et proposent des services médiocres (délais lamentables, réparations bâclées, montres perdues etc.).Personnellement, je préfère confier mes montres à un horloger que je connais plutôt que de les expédier dans ces usines à gaz. La difficulté, c’est que les horlogers galèrent de plus en plus pour accéder aux pièces…
Amicalement,
A.
26 novembre 2014 à 1h58 #420002711015Mister N
Membre- Tire-Comédon a écrit:
- Je ne crois pas que ces entreprises soient dirigées par des imbéciles. Il doit y avoir un élément qui m’échappe.
Je n’irais pas jusque là… Encore que… Le problème qui n’est pas propre à ce secteur d’activité
L’idée c’est qu’il faut faire péter le cash ! Il y a des actionnaires et des comptes à rendre et il faut que ça soit rentable tout de suite maintenant…
Le long terme ? Ben ça on verra plus tard…
26 novembre 2014 à 2h15 #420002711016broncos
Membre- adrien86 a écrit:
- [.on ne maitrise rien puisque la plupart des marques sont étouffées sous le poids des demandes et proposent des services médiocres (délais lamentables, réparations bâclées, montres perdues etc.).
faut juste acheter des marques sérieuses: les révisions que j’ai fait effectuer chez Breitling ou Rolex ont très bien été effectuées, dans les délais convenus et avec une garantie de deux ans…
et puis 500€ tout les 8 ou 10 ans pour que mes montres vieillissent bien, ça ne me fait pas pleurer..
26 novembre 2014 à 2h18 #420002711017ft1000mp
Membre- adrien86 a écrit:
- A mon sens, un choix doit toujours être possible pour le client. C’est la garantie d’une saine concurrence et de tarifs acceptables.
Je suis d’accord, mais une concurrence saine impose règles et contrôles, c’est un autre débat mais je suis de ton avis bien sûr.
- adrien86 a écrit:
- La question de l’automobile que tu évoques est un excellent exemple.
Depuis 10 ans, les coûts de réparation explosent. En cause, le monopole absurde des constructeurs sur la fabrication des pièces. Une excellente méthode pour rincer le client et imposer un tarif unique (le plus élevé possible, cela va sans dire).
Là aussi c’est un autre débat mais comme tu en parles, pour des pièces de carrosserie je suis d’accord mais pour les pièces mécaniques il y a concurrence, plusieurs marques proposent du « compatible » mais comme par hasard les prix sont souvent pas très loin de la pièce d’origine, nous en arrivons à la saine concurrence évoquée ci-dessus
- adrien86 a écrit:
- L’horlogerie suit la même logique.
On prétend vouloir maitriser le produit depuis la conception jusqu’à la maintenance mais en réalité, on ne maitrise rien puisque la plupart des marques sont étouffées sous le poids des demandes et proposent des services médiocres (délais lamentables, réparations bâclées, montres perdues etc.).
La meilleure manufacture est celle qui a un SAV qui ne croule pas sous le boulot, si tu produis 1000 unités et que tu a 900 retours le Darwinisme économique n’a qu’à faire son travail
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>> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.26 novembre 2014 à 2h43 #420002711018Invité
Membre- ft1000mp a écrit:
- La meilleure manufacture est celle qui a un SAV qui ne croule pas sous le boulot, si tu produis 1000 unités et que tu a 900 retours le Darwinisme économique n’a qu’à faire son travail

Sur tout le reste de ton propos, je suis d’accord mais à mon avis, sur ce point précis, tu opères un raccourci.
Certaines marques sont en capacité de faire de meilleures montres (au sens de la fiabilité) que celles actuellement vendues. La difficulté, c’est de maintenir une exigence satisfaisante en cette matière sachant que l’industrie est actuellement obsédée par l’accroissement du volume et des marges.
Ce que je pointais du doigt se résume en une phrase : la détérioration du SAV est directement liée au comportement des manufactures qui favorisent une production à marche forcée plutôt qu’une vision de long terme.
Du coup, l’important n’est plus de vendre des montres fiables mais d’en vendre plus que l’an dernier. J’ajoute que si toutes les maisons qui raisonnent ainsi devait se casser la figure, l’horlogerie suisse serait un véritable no man’s land^^
.Au final, c’est toujours le client qui perd sur tous les tableaux (prix d’achat, coûts d’entretien etc.).
Amicalement,
A.
26 novembre 2014 à 2h54 #420002711019ft1000mp
Membre- adrien86 a écrit:
- Ce que je pointais du doigt se résume en une phrase : la détérioration du SAV est directement liée au comportement des manufactures qui favorisent une production à marche forcée plutôt qu’une vision de long terme.
Du coup, l’important n’est plus de vendre des montres fiables mais d’en vendre plus que l’an dernier. Si toutes les maisons qui raisonnent ainsi devait se casser la figure, l’horlogerie suisse ressemblerait à un no man’s land^^
.Au final, c’est le client qui perd sur tous les tableaux (prix d’achat, coûts d’entretien etc.).
Oui bien sûr mais tout ceci, à mon avis, résulte de l’état d’esprit du consommateur par qu’il s’agit bien de consommation pour la majorité des clients de produits de luxe.
Qui achète aujourd’hui une montre pour une vie ?! nous sommes plus en 1950 ou l’on offrait une tocante pour la première communion, ou un départ en retraite (quoique sur ce point c’était la montre d’une fin de vie
) la montre, à notre époque est un produit comme un autre, qui passera dans la vie de son propriétaire et sera remplacée par une autre ou un autre objet… les marques l’on bien compris, on mise plus sur l’avenir, on est dans l’instant présent car l’objet comme tout objet est éphémère, d’où l’intérêt de choisir les bonnes marques, il y en a encore qui proposent des montres fiables au coût d’entretien élevé bien sûr mais lissé sur une dizaine d’année devient négligeable, c’était le sens de ma première intervention sur ce sujet.
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>> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.26 novembre 2014 à 3h37 #420002711020Invité
Membre- ft1000mp a écrit:
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Oui bien sûr mais tout ceci, à mon avis, résulte de l’état d’esprit du consommateur par qu’il s’agit bien de consommation pour la majorité des clients de produits de luxe.
Qui achète aujourd’hui une montre pour une vie ?! nous sommes plus en 1950 ou l’on offrait une tocante pour la première communion, ou un départ en retraite (quoique sur ce point c’était la montre d’une fin de vie
) la montre, à notre époque est un produit comme un autre, qui passera dans la vie de son propriétaire et sera remplacée par une autre ou un autre objet… les marques l’on bien compris, on mise plus sur l’avenir, on est dans l’instant présent car l’objet comme tout objet est éphémère, d’où l’intérêt de choisir les bonnes marques, il y en a encore qui proposent des montres fiables au coût d’entretien élevé bien sûr mais lissé sur une dizaine d’année devient négligeable, c’était le sens de ma première intervention sur ce sujet. 
Eh bien c’est peut-être cet état d’esprit purement consumériste qui ne va pas.
Je pense au contraire de toi que certains objets sont à ranger à la marge. On n’achète pas un stylo ou une montre comme l’on achète un rouleau de papier-cul ou un paquet de lessive.
Cette notion de pérennité ne devrait pas être considérée comme une vieillerie. Je trouve que c’est un véritable enjeu lorsqu’on décide de s’offrir un objet de ce genre. Sinon pourquoi s’embarrasser et ne pas aller directement vers un quartz sino-taiwanais à 20 Euros?
Mais j’accepte volontiers d’être considéré comme un passéiste sur ce point
. On ne se refait pas
!PS : et pour les bagnoles, je préfère une belle W123 à une W212
. Je te dis, irrécupérable!26 novembre 2014 à 4h02 #420002711021Zorba06
Membre- ft1000mp a écrit:
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Décidément à chacune de tes interventions je me sens obligé d’intervenir
en toute amitié bien sûr…Il existe, d’après moi, 2 sortes de produits, le jetable c.a.d. 99% de ce que nous utilisons et le produit qui dure, on ne va tout de même pas se plaindre de faire entretenir (ou réparer) sa montre de luxe si ?
il est normal et pas choquant du tout de faire entretenir sa Rolex chez Rolex, sa Patek chez Patek sa Ferrari chez Ferrari
les produits qui m’importent peu (pour faire simple quasiment tout) sont du jetable, les autres, je les respecte en jouant le jeu, le jour ou ce ne sera plus le cas ils passeront dans la catégorie « jetables ».
analyse très pertinente,
- papademaxou a écrit:
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La suite de l’interview, pour répondre à ta question pertinente :
Toutes les marques sont-elles concernées de la même façon? « Avec des nuances, mais globalement elles sont toutes à la même enseigne et pas seulement les marques suisses, sourit François-Paul Journe. Prenez Lange & Söhne, qui font, disons, 6000 pièces par an. Au bout de dix ans, ils en ont 60 000 dans la nature, avec les mêmes problèmes que tout le monde. »
Et quand on en fait 850 par an comme notre interlocuteur? « J’en ai maintenant 4500 sur le terrain, donc j’en ai 450 en SAV, mais je sais qu’après j’en aurai 600 puis 800… Et là je suis obligé d’anticiper, car j’arrive au bout de mes possibilités. Je dois trouver des locaux pour absorber cette croissance mathématique du SAV, qu’il faut considérer comme une entreprise en soi et gérer comme tel. »
Je le répète, ce dossier de Watch Around date déjà de 2007…
je ne vois pas en quoi c’est gênant? ça ne peut gêner que le fabricant qui veut faire de la marge sans stocker de pièces détachées et/ou avoir d’employés horlogers et polisseurs qualifiés.
- Tire-Comédon a écrit:
- Avec ce constat, on se demande pourquoi les marques tentent de faire du sav un marché captif. Laisser les horlogers acheter des pièces et faire l’entretien donnerait de la flexibilité, non?
Je ne crois pas que ces entreprises soient dirigées par des imbéciles. Il doit y avoir un élément qui m’échappe.
apparemment tu n’as jamais travaillé chez un fournisseur, ni acheté des pièces industrielles: le SAV hors garantie c’est à la fois de la marge sur les pièces et les services et un bon moyen de jouer sur les profits (en fin d’année tu fais passer des pièces de ta maison mère sur tes filiales par exemple, etc…)
ça rend aussi le client captif (achète une PP ou un AP vintage et tu sentiras passer la douloureuse à la première révision sérieuse ou au premier choc). Bref tu as intérêt à avoir en interne ce service et à l’anticiper en ayant du stock et de la main d’oeuvre.26 novembre 2014 à 4h26 #420002711022francis28
MembreRolex le meilleur sav au monde entre autres points forts..
26 novembre 2014 à 4h37 #420002711023ftikai
Membre- francis28 a écrit:
- Rolex le meilleur sav au monde entre autres points forts..
Il faut juste bien mentionner, ou par écrit dans du courrier recommandé, qu’il ne faut pas remplacer le vieux cadran Comex par un nouveau, sans Comex…
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