FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Il passe dans le SAV d’une marque l’équivalent de sa production annuelle
- Ce sujet contient 42 réponses, 25 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ariake, le il y a 11 années et 11 mois.
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25 novembre 2014 à 21h42 #410000108112
ZEN
MembreUne marque qui fait un million de montres par an voit passer à peu près le même volume par son SAV chaque année. Evidemment, les pièces concernées peuvent avoir plus de 100 ans. Ces chiffres sont en principe « secrets » mais ils posent sérieusement la question des moyens accordés par les marques au SAV.
Un SAV qui voit de tels volumes, ira plus facilement vers l’échange standard de calibres que vers la réparation. Au delà de 2 heures de main d’oeuvre, les coûts seraient exorbitants.Surtout, la marque devait avoir intérêt à réduire les risques et donc à mieux contrôler les produits neufs. Là aussi, elle se heurte à des questions de coûts de revient. Au final, tout semble souvent sacrifé sur l’autel de l’économie. De cela nous constatons chaque jour les dégâts. Les taux de retour se sont élevés considérablement en 10 ans. Un taux de 10 à 15% n’étonne plus quand un 7750 Eta roulait à près de 2% .
Aiguilles mal fixées, systèmes de mise à l’heure au rabais, freins de tirette dans des métaux inadaptés, roues approximatives, cadrans non testés aux UV, remises à 0 non opérationnelles …On voit sortir des pièces qui n’ont pas été contrôlées… Il semble plus facile de se faire des coups de pub avec des évènements à 10 journalistes et 3 blogueurs que de faire des montres qui marchent.
25 novembre 2014 à 21h48 #420002710995yayou56
MembreTriste réalité…
25 novembre 2014 à 22h05 #420002710996Zorba06
MembreAttention à nuancer les chiffres:
quel que soit le métier un service SAV voit passer:
– les garanties sur la gamme en cours
– les réparations hors garantie et facturables sur la gamme en cours
– les réparations sur les pièces hors productionle point 1 est un coût pour la marque (y compris en terme d’image), les points 2 et 3 sources de forts profits pour la marque.
le reste est question ensuite de prix de revient entre échange standard et réparation en fonction des coûts de production et des coûts de main d’oeuvre. En fonction aussi de la complexité du mouvement
mais il est clair que les marques ont intérêt à maitriser leur SAV et les plus grandes l’ont bien compris
25 novembre 2014 à 22h19 #420002710997Buckethead
MembreAlors que toutes les grandes marques mettent en avant la fiabilité, la longévité de leurs montres (on ne possède pas une Patek, on la conserve avant de la passer aux générations suivantes …) et la sévérité de leurs controles qualité (pub TV Rolex) , le minimum serait de garantir les montres à vie.
25 novembre 2014 à 22h57 #420002710998juanfre2008
MembreC’est à nous en pointant les défauts d’une marque, le peu de sérieux dans la qualité par rapport au prix etc…
on peut faire évoluer les marques car je ne doute pas que chaque membre de ce forum possède une, voir (les chanceux
) plusieurs montres, on a une réelle force et je ne doute pas que certain commerciaux doivent lire nos post.
Je lis énormément les posts sur les prix qui flambent de certaines marques sans réel justification.
Moi j’estime qu’une montre affichant plusieurs zéro sur le prix d’achat doit être sans défauts.
25 novembre 2014 à 22h59 #420002710999Invité
MembreLe SAV est devenu un rouage d’une stratégie globale visant la captivité de l’acheteur.
Les circuits d’approvisionnement de pièces sont verrouillés de sorte que le client est contraint de passer par la manufacture pour toutes les interventions (maintenance et réparations).
Une manière comme une autre de presser le citron jusqu’à la pulpe en fourguant des prestations médiocres à prix d’or (ou d’acier Audemars Piguet, au choix^^).
Amicalement,
A.
26 novembre 2014 à 0h16 #420002711000storm
MembreBonjour,
Les chiffres ont l’air éloquent.
Une question : quels autres secteurs marchand se permettent d’avoir un tel taux de retour en SAV ?
@+Ben
26 novembre 2014 à 0h22 #420002711001lithium
MembreInterpellant quand même
26 novembre 2014 à 0h23 #420002711002Invité
MembreSelon, François-Paul Journe, qui sait quand même de quoi il parle, ce sont deux fois plus de montres qui passent en SAV que la production annuelle :
« Le SAV, c’est le cancer de toutes les marques ! » François-Paul Journe a la formule qui tue. Et peut-être l’antidote. Ça se soigne docteur? « Ça peut se soigner si l’on n’est pas fou furieux. Voilà le problème. Vous avez un parc de montres vendues de deux millions de pièces. Il y en a 10 % qui tombent en panne dans l’année, parce qu’elles sont anciennes, doivent être révisées, ont un défaut ou sont maltraitées. Cela fait 200 000 par an. Si vous avez fait ces deux millions de pièces en vingt ans, cela signifie que vous en produisez 100 000 par an et que vous devez donc travailler deux fois plus pour la réparation que pour la production ! » CQFD.
Extrait d’un dossier consacré à la « bombe à retardement du SAV » dans la revue Watch Around N° 2 de 2007. Pas franchement une problématique nouvelle…Il suffit de s’informer dans la vraie presse horlogère. Pas les [edit modo] remplis de publi-reportages édités en France.
26 novembre 2014 à 0h29 #420002711003Manivel
MembrePeut on tout de même distinguer les indépendants/horlogers des grand groupes/traders?
Ou tout le monde y passe?26 novembre 2014 à 0h34 #420002711004ft1000mp
Membre- adrien86 a écrit:
- Le SAV est devenu un rouage d’une stratégie globale visant la captivité de l’acheteur.
Les circuits d’approvisionnement de pièces sont verrouillés de sorte que le client est contraint de passer par la manufacture pour toutes les interventions (maintenance et réparations).
Une manière comme une autre de presser le citron jusqu’à la pulpe en fourguant des prestations médiocres à prix d’or (ou d’acier Audemars Piguet, au choix^^).
Amicalement,
A.
Décidément à chacune de tes interventions je me sens obligé d’intervenir
en toute amitié bien sûr…Il existe, d’après moi, 2 sortes de produits, le jetable c.a.d. 99% de ce que nous utilisons et le produit qui dure, on ne va tout de même pas se plaindre de faire entretenir (ou réparer) sa montre de luxe si ?
il est normal et pas choquant du tout de faire entretenir sa Rolex chez Rolex, sa Patek chez Patek sa Ferrari chez Ferrari
les produits qui m’importent peu (pour faire simple quasiment tout) sont du jetable, les autres, je les respecte en jouant le jeu, le jour ou ce ne sera plus le cas ils passeront dans la catégorie « jetables ».__________________________________
>> ICI << prochainement rédaction d’une signature géniale.26 novembre 2014 à 0h34 #420002711005Invité
Membre- Manivel a écrit:
- Peut on tout de même distinguer les indépendants/horlogers des grand groupes/traders?
Ou tout le monde y passe?
La suite de l’interview, pour répondre à ta question pertinente :
Toutes les marques sont-elles concernées de la même façon? « Avec des nuances, mais globalement elles sont toutes à la même enseigne et pas seulement les marques suisses, sourit François-Paul Journe. Prenez Lange & Söhne, qui font, disons, 6000 pièces par an. Au bout de dix ans, ils en ont 60 000 dans la nature, avec les mêmes problèmes que tout le monde. »
Et quand on en fait 850 par an comme notre interlocuteur? « J’en ai maintenant 4500 sur le terrain, donc j’en ai 450 en SAV, mais je sais qu’après j’en aurai 600 puis 800… Et là je suis obligé d’anticiper, car j’arrive au bout de mes possibilités. Je dois trouver des locaux pour absorber cette croissance mathématique du SAV, qu’il faut considérer comme une entreprise en soi et gérer comme tel. »
Je le répète, ce dossier de Watch Around date déjà de 2007…
26 novembre 2014 à 0h36 #420002711006Mister N
MembreC’est sur qu’on ne se dirige pas vers des lendemains qui chantent
D’un coté les grandes marques Omega et Rolex en tête font tout ce qui est en leur pouvoir pour massacrer les indépendants qui sont condamnés à disparaitre à moyen terme.
de l’autre coté ils sont totalement incapable de maitriser cette usine à gaz qu’ils ont mis sur pied
en résumé de grandes marques, genre Omega, font strictement n’importe quoi et massacrent les clients pour essayer de rentabiliser leur « machin »
et c’est kikila dans le bas du dos ? je vous laisse chercher la réponse
26 novembre 2014 à 0h36 #420002711007km’rol
MembreDans le monde industriel le SAV est primordial … la baisse des coûts est un combat sans fin et très risqué .. ma boite joue à ce petit jeu depuis quelques années , pour l’instant avec des conséquences limités car le qualitatif reste présent mais l’équilibre est délicat à trouver et les marges de manoeuvre réduites donc risques d’insatisfaction plus grands ..
Ce qui est sûr , à contrario , c’est qu’une entreprise avec un bon sav va faire la différence et améliorer son image ..26 novembre 2014 à 0h41 #420002711008Manivel
MembreLa montre mécanique avec l’avènement du quartz est passé d’un instrument de mesure a instrument de luxe.
Les attentes et les manières ne sont pas les mêmes. L’homme c’est bien sur engouffré dans la brèche.
Le coup est double: on met les montres au prix que l’on veut et on se goinfre en plus sur le SAV!Pfiouuuuu… vive le vintage! …du temps ou l’on faisait des montres comme on en fera plus jamais manifestement.
Des montres dont la seule utilité n’était pas que d’être vendues… -
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