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- Ce sujet contient 56 réponses, 15 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
brunod, le il y a 8 années et 11 mois.
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16 novembre 2017 à 20h56 #420003730468
Wolfy
MembreTu en a de la chance Brunod😊
Milou@,c est bien connu,et tu a aussi les huiles elaborer par les. horloger eux même.
La lubrification posait problème …et racourcissait les temps de révision ,au bonheur de ces dernier ….
Ne pas oublier aussi que les critère de lubrification sont different suivant les types d horlogerie.
on demande a tout les types d etre un anti abrasif ,ce qui évite une usure prématurée,mais aussi sa tenue dans le temps ,mais on oublie souvent les température extrême par les montre en particulier ,du -40 au +50 ….donc une huile de vaseline peut convenir pour un amateur pour une pendule d intérieur ….mais peut rencontre des souci si celle ci et placer sur un cheminée en activité
et il y a aussi un truc que personne ne parle ….si une huile doit protéger de la friction …..elle ne doit surtout pas la freiner par sa viscosités,et sa nature,ce qui ne joue pas vraiment sur une horloge …..mais énormément sur une montre,chose que l on comprend tres vite quant comme moi on lubrifie par mégarde un axe d ancre qui ne doit jamais etre lubrifier
….16 novembre 2017 à 21h48 #420003730469Bernard
Membre- Saturne a écrit:
- Heureusement que je suis là pour faire vivre un peu Moebius!
Si ça peut rassurer, je ne pense pas que quiconque « hurle » ou « grince des dents » en entendant parler d’huile de moteur et de graphite. J’ai eu l’occasion d’employer les deux et ça fonctionne très bien.
Pourquoi j’utilise Moebius aujourd’hui alors? Tout simplement parce que je ne fais pas du carillon au kilomètre mais plutôt de la belle pendule XVIIIème et XIXème. Du coup, le prix du lubrifiant est vraiment portion négligeable dans le prix de réparation et n’entre pas vraiment en ligne de compte à mon niveau. Ensuite, sur un carillon Vedette les huiliers noirs de graphite ne vont indigner personne, mais sur une belle Louis XVI, quand on a repoli les platines, tigerons et pignons, ça fait un peut dégueu.
Pour ce qui est des montres, chacun est libre de faire ses expériences. Mais vu la quantité consommée (les flacons durent souvent plusieurs années), et la satisfaction de fonctionnement, là encore pour un pro la différence de prix ne justifie pas l’expérimentation.
Bonjour,
Bin Voilà !!!
Ce qui manquait à ce sujet et qu’il importait de préciser , Saturne vient de l’exprimer
avec une justesse toute professionnelle !
Merci l’ Ami ! ,
Nous sommes (comme beaucoup qui se reconnaitront!) sur la même longueur d’onde et victimes d’une réaction épidermique
à la vue de traces de doigts et de graisse sur des platines dont les huiliers s’apparentent à des réserves de cambouis ….
En effet , il convenait de faire le distingo entre « grosse cavalerie et travail dans la dentelle » ……
Tu l’as fait !!..
Ton intervention est la bienvenue et il convenait de la faire car elle « remet les pendules à l’heure »
et rappelle qu’ une des qualités essentielles et requises pour ce métier est le souci d’esthétique
et de propreté ! !
Ce sont des observations avisées de ce genre , émises avec trop de modestie , qui apportent un grand PLUS à
des discussions intéressantes à plus d’un titre !
Avec mes cordiales salutations
bernard17 novembre 2017 à 23h11 #420003730470Saturne
MembreMerci pour les compliments Bernard,
Salutations amicales et confraternelles
- Pascal a écrit:
- Comme quoi, les huiles qui sèchent et qui « gomment » c’est fini depuis bien longtemps, ça n’empêche pas tout le monde d’en parler sur les forums et de faire croire qu’une montre doit être nettoyée et rehuilée tous les quatre matins…
Ce commentaire est globalement vrai, mais il m’a donné envie de développer un peu sur la tenue des huiles dans le temps.
C’est vrai que les lubrifiants modernes son excellents. Mais le fait que les huiles ne s’évaporent plus et ne modifient pas trop leurs propriétés à l’échelle de quelques années ne résout pas tout.
En effet, il est assez fréquent de trouver des montres modernes avec certains huiliers à sec après plusieurs années de fonctionnement. Comment ce fait-ce? L’huile qui ne s’est pas évaporé (encore que des fois on se demande!) a fichu le camp. Pour les incablocs de balancier je pense que ce sont les chocs (et/ou défaut d’épilamage) qui finissent par l’éjecter, pour les autres huiliers l’huile peut avoir tendance à s’extravaser au bout d’un certain temps (c’est à dire se répandre par capillarité à la platine et le long des tigerons de roues), au niveau de l’ancre la roue d’échappement a tendance à refouler l’huile loin de la partie active de la palette.
Un autre facteur de dégradation des huiles que l’on trouve parfois est la mauvaise conception de certains mécanismes de remontoirs ou rouages d’auto qui ont une fâcheuse tendance à se bouffer et à libérer de la micro limaille dans le mouvement qui va gentiment se coller dans les huiliers pour produire un beau mélange abrasif.
Pour tout ce qui est vintage pas étanche, même avec des huiles modernes ça peut vite finir avec les huiliers crado vu la poussière qui peut rentrer.Ces phénomènes se produisent plus ou moins vite en fonction des conditions d’utilisation et de la manière dont a été faite la lubrification (propreté des pièces, épilamage, quantité d’huile adaptée aux huiliers, pas de goutte à moitié à côté, etc.)
Concernant le débat sur la périodicité des révisions, chacun se fait son avis. Je vais partager le mien :
-Pour tout ce qui est montres modernes avec pièces détachées dispo aisément, tant que ça tourne et que ça tient l’heure pas besoin de réviser. Le jour où ça tombera en panne, même s’il se trouve une paire de pivots rayés et un roulement de masse à remplacer ça ne vas pas changer grand chose au tarif de révision et ça coûtera toujours moins cher que si on l’avait faite réviser 3 fois dans l’intervalle (ça n’exclut pas de contrôler son étanchéité périodiquement, parce que la rouille coûte beaucoup plus cher qu’un peu d’usure!).
-Pour tout ce qui est ancien avec pièces introuvables ou à prix d’or, une révision tous les 7-8 ans ne fait pas de mal. Je dirai même plutôt 5-6 ans si port vraiment quotidien et montre pas étanche ….. et 10-15 ans pour un port occasionel, voir jamais si on la porte seulement pour les mariages et les baptêmes.
17 novembre 2017 à 23h34 #420003730471Wolfy
MembreMerci Saturne d avoir pris ton temps pour émettre cette tres intéressante opinion…Pro.
17 novembre 2017 à 23h47 #420003730472Pascal
Membre- Saturne a écrit:
- -Pour tout ce qui est montres modernes avec pièces détachées dispo aisément, tant que ça tourne et que ça tient l’heure pas besoin de réviser. Le jour où ça tombera en panne, même s’il se trouve une paire de pivots rayés et un roulement de masse à remplacer ça ne vas pas changer grand chose au tarif de révision et ça coûtera toujours moins cher que si on l’avait faite réviser 3 fois dans l’intervalle (ça n’exclut pas de contrôler son étanchéité périodiquement, parce que la rouille coûte beaucoup plus cher qu’un peu d’usure!)
Que du bon sens. Une montre moderne a des huiles performantes et s’il s’agit d’une bonne montre 3-aiguilles à couronne vissée et bien étanche, il n’y a pas grand-chose qui la fera s’arrêter.
- Saturne a écrit:
- Pour les incablocs de balancier je pense que ce sont les chocs (et/ou défaut d’épilamage) qui finissent par l’éjecter, pour les autres huiliers l’huile peut avoir tendance à s’extravaser au bout d’un certain temps (c’est à dire se répandre par capillarité à la platine et le long des tigerons de roues)
Pourquoi ne pas dans ce cas employer une huile plus visqueuse ? Pourquoi la/les Moebius sont-elles si fluides ?? Pour ménager la RDM ?
- Saturne a écrit:
- Un autre facteur de dégradation des huiles que l’on trouve parfois est la mauvaise conception de certains mécanismes de remontoirs ou rouages d’auto qui ont une fâcheuse tendance à se bouffer et à libérer de la micro limaille dans le mouvement
Là, c’est typiquement l’endroit où je lubrifie généreusement. Je mets de l’huile et je veux que ça se voie*. Comme c’est en amont du ressort principal, ça n’a aucune influence sur la marche de la montre.
*sur la montre d’un client, il est évident qu’un horloger ne fera pas ça, un mouvement devant rester d’apparence propre et sèche
18 novembre 2017 à 0h34 #420003730473Milou
Membre- Saturne a écrit:
- Merci pour les compliments Bernard,
Salutations amicales et confraternelles
Ce commentaire est globalement vrai, mais il m’a donné envie de développer un peu sur la tenue des huiles dans le temps.
C’est vrai que les lubrifiants modernes son excellents. Mais le fait que les huiles ne s’évaporent plus et ne modifient pas trop leurs propriétés à l’échelle de quelques années ne résout pas tout.
En effet, il est assez fréquent de trouver des montres modernes avec certains huiliers à sec après plusieurs années de fonctionnement. Comment ce fait-ce? L’huile qui ne s’est pas évaporé (encore que des fois on se demande!) a fichu le camp. Pour les incablocs de balancier je pense que ce sont les chocs (et/ou défaut d’épilamage) qui finissent par l’éjecter, pour les autres huiliers l’huile peut avoir tendance à s’extravaser au bout d’un certain temps (c’est à dire se répandre par capillarité à la platine et le long des tigerons de roues), au niveau de l’ancre la roue d’échappement a tendance à refouler l’huile loin de la partie active de la palette.
Un autre facteur de dégradation des huiles que l’on trouve parfois est la mauvaise conception de certains mécanismes de remontoirs ou rouages d’auto qui ont une fâcheuse tendance à se bouffer et à libérer de la micro limaille dans le mouvement qui va gentiment se coller dans les huiliers pour produire un beau mélange abrasif.
Pour tout ce qui est vintage pas étanche, même avec des huiles modernes ça peut vite finir avec les huiliers crado vu la poussière qui peut rentrer.Ces phénomènes se produisent plus ou moins vite en fonction des conditions d’utilisation et de la manière dont a été faite la lubrification (propreté des pièces, épilamage, quantité d’huile adaptée aux huiliers, pas de goutte à moitié à côté, etc.)
Concernant le débat sur la périodicité des révisions, chacun se fait son avis. Je vais partager le mien :
-Pour tout ce qui est montres modernes avec pièces détachées dispo aisément, tant que ça tourne et que ça tient l’heure pas besoin de réviser. Le jour où ça tombera en panne, même s’il se trouve une paire de pivots rayés et un roulement de masse à remplacer ça ne vas pas changer grand chose au tarif de révision et ça coûtera toujours moins cher que si on l’avait faite réviser 3 fois dans l’intervalle (ça n’exclut pas de contrôler son étanchéité périodiquement, parce que la rouille coûte beaucoup plus cher qu’un peu d’usure!).
-Pour tout ce qui est ancien avec pièces introuvables ou à prix d’or, une révision tous les 7-8 ans ne fait pas de mal. Je dirai même plutôt 5-6 ans si port vraiment quotidien et montre pas étanche ….. et 10-15 ans pour un port occasionel, voir jamais si on la porte seulement pour les mariages et les baptêmes.
ça il ne fallait pas le dire, économiquement parlant c’est une cata pour les pros
18 novembre 2017 à 0h41 #420003730474Saturne
Membre- Pascal a écrit:
- Pourquoi ne pas dans ce cas employer une huile plus visqueuse ? Pourquoi la/les Moebius sont-elles si fluides ?? Pour ménager la RDM ?
Une viscosité plus importante freinerait pas mal sur les derniers mobiles (seconde, échappement) et sur le balancier. Il en résulterait une baisse de l’amplitude du balancier et donc un moins bon réglage. Par ailleurs, une forte amplitude est importante pour la longévité de fonctionnement. Si la montre sort de révision avec 290° ou 300° au plat, dans quelques années quand elle aura perdu 40° du fait de l’usure, de l’encrassement et de l’huile qui a fichu le camp, elle aura encore une bonne marche et un réglage satisfaisant. Si on est à 250° en sortie de révision, au bout de la même période tu te retrouves à 210° au plat et 170° en positions verticales c’est à dire à la limite de l’arrêt, surtout s’il y a un dato à entraîner.
Je précise qu’il y a quelques exceptions (rares) au phénomène de perte d’amplitude, certains bons calibres ont même tendance à gagner de l’amplitude quand ils sont secs (parce qu’il n’y a plus d’huile pour freiner justement).- Pascal a écrit:
- Là, c’est typiquement l’endroit où je lubrifie généreusement. Je mets de l’huile et je veux que ça se voit*. Comme c’est en amont du ressort principal, ça n’a aucune influence sur la marche de la montre.
*sur la montre d’un client, il est évident qu’un horloger ne fera pas ça, un mouvement devant rester d’apparence propre et sèche
La quantité d’huile et de graisse à appliquer, encore un sujet important. L’horloger débutant a tendance à mettre trop peu par souci de propreté, puis quand il revoit ses montres en révision, il reconsidère son dosage (je suis passé par là). Mais attention à l’excès inverse qui a aussi ses défauts!
18 novembre 2017 à 0h51 #420003730475Pascal
Membre- Saturne a écrit:
- certains bons calibres ont même tendance à gagner de l’amplitude quand ils sont secs
Intéressant. Lesquels, parmi les plus connus ?
18 novembre 2017 à 1h12 #420003730476Saturne
Membre- Milou a écrit:
- ça il ne fallait pas le dire, économiquement parlant c’est une cata pour les pros
Comme tous les pros que je connais sont surchargés de travail, ça les soulagera un peu
Personnellement, ça me déprime toujours de travailler « pour le tiroir » (ou le coffre). En ce moment je restaure une montre de col en or qui a peine livrée retournera au coffre, j’ai un peu l’impression de bosser pour rien.

- Pascal a écrit:
-
Intéressant. Lesquels, parmi les plus connus ?
J’ai pas de réf. précise en tête et je ne sais pas si j’ai pris note de ça dans mes « archives », constaté sur certains vieux Vacheron (Base Lecoultre) par exemple. Je pense que ça tient à une conjonction de facteurs dont la qualité des aciers et du pivotage, et la grande finesse des axes de balanciers pratiquée à l’époque. Je vais essayer de retrouver un exemple précis.
Mais ne vas pas t’imaginer que c’est là le Graal de l’horlogerie mécanique du mouvement sans huile, cette surperformance ne se maintien pas dans le temps (par exemple j’avais en début de carrière oublié la Lub. des palettes d’un Vacheron P454, j’avais une amplitude extra, mais la montre est revenue en SAV dans les 6 à 8 mois avec une marche minable et même des arrêts).18 novembre 2017 à 1h18 #420003730477Pascal
MembreOK.
18 novembre 2017 à 3h37 #420003730478Bernard
Membre- Saturne a écrit:
…………………..
…………………..
Mais ne vas pas t’imaginer que c’est là le Graal de l’horlogerie mécanique du mouvement sans huile, cette surperformance ne se maintien pas dans le temps (par exemple j’avais en début de carrière oublié la Lub. des palettes d’un Vacheron P454, j’avais une amplitude extra, mais la montre est revenue en SAV dans les 6 à 8 mois avec une marche minable et même des arrêts).[/quote]Bonjour,
Toujours bien vu !!
Les palettes d’ancres ……!
OUI ! Il fallait en parler !
Encore un point névralgique ! : un oubli de lubrification de ces dernières et pour peu que le « dernier-bain »
avant séchage soit particulièrement exempt de toute molécule grasse , et ce sont les ennuis , énumérés ci-dessus ,
qui sont assurés à brève échéance !
Paradoxalement , on ne lubrifie jamais le duo « ellipse-creux de fourchette « ….
Faut’ il penser que l’ellipse a été calculée « en développante de cercle » et que cette forme limite
si bien les frottements que ce frottement étant quasi nul , le « mini-grippage » (car c’est de cela qu’il s’agit)
est , lui aussi , nul !!
Affaire à suivre ….
Bon week-end à tous
bm.
18 novembre 2017 à 3h56 #420003730479brunod
Membre- Bernard a écrit:
- …
Faut’ il penser que l’ellipse a été calculée « en développante de cercle » et que cette forme limite
si bien les frottements que ce frottement étant quasi nul , le « mini-grippage » (car c’est de cela qu’il s’agit)
est , lui aussi , nul !!
Affaire à suivre ….
Bon week-end à tous
bm.
Non, je me suis bien penché sur la question et l’ellipse n’est absolument jamais en développante de cercle. Mais par contre, elle doit agir par à-coups : elle cogne la fourchette à droite pour libérer l’ancre, puis reçoit un coup à gauche lorsque c’est l’ancre qui la pousse…
Dur dur d’être une ancre… -
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