FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Hublot-Cola : le concept marketing de Jean-Claude Biver
- Ce sujet contient 37 réponses, 19 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
seebastien, le il y a 18 années et 12 mois.
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2 novembre 2007 à 1h06 #420000278881
denisd
MembreMais cette fine analyse ne peut-elle pas s’appliquer à la plupart (je suis prudent) des marques horlogères du moment ?
Je ne parle pas de Thierry Nataf, vous l’aurez compris.2 novembre 2007 à 6h37 #420000278882Invité
MembreCe que j’aime dans la réclame et le marquétingue c’est cette volonté de vouloir faire une science exacte, une "science dure", pleine de vérités incontournables, d’axiomes et de "quasi-théorèmes".
Ça me fait penser aux sondagistes.C’est toujours très rigolot à lire.
H3
2 novembre 2007 à 7h35 #420000278883ZEN
Membre- denisd a écrit:
- Mais cette fine analyse ne peut-elle pas s’appliquer à la plupart (je suis prudent) des marques horlogères du moment ?
Je ne parle pas de Thierry Nataf, vous l’aurez compris.
Pourquoi ce traitemant particulier de Thierry Nataf ? Tu as des chiffres qui seraient différents des résutats comptables annoncés ? Tu connais en profondeurs l’activité de Thierry Naraf ? Quels sont tes argument ce serait intéressant de les confronter .
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).2 novembre 2007 à 7h40 #420000278884brecottier
Membre- Citation :
- Rédaction?
oui, c’est qui "nous" ?
seebastien a écrit:
Il s’agit du nom que nous avons trouvé pour caractériser la stratégie marketing de la maison horlogère Hublot.
Oui: Seebastien=redacteur OneMoreWatch
2 novembre 2007 à 9h05 #420000278885Tokage
Membre- simplicity a écrit:
- quoique j’en pense, je tire mon chapeau
devant JC Biver.
Je suis d’accord avec toi : la performance industrielle et financière est impressionnante. De même la capacité de JCB à tirer parti de chacune des opportunités que lui offre le marché. Et je salue l’homme d’affaires. Comme je salue les résultats de MM. Nataf, Bonati et consorts. Ce sont des gens qui font leur boulot : les comptes se portent bien ! Reste qu’à mes yeux, cela n’à pas grand chose à voir avec ce qui m’intéresse dans l’horlogerie et les montres.
Nicolas
2 novembre 2007 à 9h45 #420000278886PIFPAF
MembreZen
- Citation :
- Pourquoi ce traitemant particulier de Thierry Nataf ? Tu as des chiffres qui seraient différents des résutats comptables annoncés ? Tu connais en profondeurs l’activité de Thierry Naraf ? Quels sont tes argument ce serait intéressant de les confronter .
Certes Nataf à réussis une belle performance financière en promouvant la Defy Extreme, mais, il ne parait pas apte, dans son approche marketing actuel, à faire une icone de cette montre.
Son approche me semble trop fashion (tant dans la com que dans le design des defy extrème) pour pérénniser la marque ou ses produits. Ce qui fait que la cote d’amour ne décolle pas auprès des amateurs d’horlogerie (nous quoi heing), clientèle certes en marge du coeur de cible (tant sociologique que financière), mais clientèle leader d’opinion et clientèle fidèle…
2 novembre 2007 à 10h26 #420000278887Mr Magoo
Membre- ZEN a écrit:
- La stratégie de Jean-Claude est plus simple en fait, c’est celle de l’efficacité et je crains qu’elle ne passe pas par ce qui s’apprend en école de commerce. ( J’ai le plus grand respect pour ces écoles mais JC Biver est ailleurs) .
Mince quand j’ai lu le mémo de Seb, j’ai eu la même réaction, ça m’a rappelait le pipo qu’on apprend autour de la stratégie en sup de Co. Je peux critiquer, je suis passé par là…
et puis on rentre dans la vraie vie et on s’aperçoit que in fine, ce qui compte pour un chef d’entreprise c’est : combien de montres je produits, combien j’en vends et à quelle marge, le reste
Et là, je cire pas les pompes, mais quand je vois ce qu’en 37 mois, Mr Biver a fait de sa boite, je dis chapeau, parceque convaincre les personnes en place d’aller là il veut aller, dessiner de nouveaux modèles, adapter l’outil de production, recruter les bonnes personnes, organiser les évenements, sortir d’usine les montres, négocier des accords avec les distributeurs, les partenariats, ect… ça se fait pas en 7jours
Mr Magoo
2 novembre 2007 à 10h34 #420000278888onon
Membrele marketing, c’est comme la météo, c’est pertinent sur le commentaire de la saison passée. Mais ça prévoit pas grand chose, ça commente juste.
2 novembre 2007 à 10h41 #420000278889ZEN
Membre- PIFPAF a écrit:
- Zen
- Citation :
- Pourquoi ce traitemant particulier de Thierry Nataf ? Tu as des chiffres qui seraient différents des résutats comptables annoncés ? Tu connais en profondeurs l’activité de Thierry Naraf ? Quels sont tes argument ce serait intéressant de les confronter .
Certes Nataf à réussis une belle performance financière en promouvant la Defy Extreme, mais, il ne parait pas apte, dans son approche marketing actuel, à faire une icone de cette montre.
Son approche me semble trop fashion (tant dans la com que dans le design des defy extrème) pour pérénniser la marque ou ses produits. Ce qui fait que la cote d’amour ne décolle pas auprès des amateurs d’horlogerie (nous quoi heing), clientèle certes en marge du coeur de cible (tant sociologique que financière), mais clientèle leader d’opinion et clientèle fidèle…
Effectivement , Zenith a du perdre 100 ou 200 clients en en prenant par ailleurs des milliers.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).2 novembre 2007 à 11h45 #420000278890seebastien
Membre- PIFPAF a écrit:
- Puis le succès marketing de Hublot et Biver ne serait rien sans un produit fort. La BB est avant tout une réussite esthétique.
Or un pur clampin d’école de commerce impossible de dessiner une icone de marque horlogère.
Sinon elle ne servirais pas autant d’inspiration à autant de plagieurs.
Bonjour PIFPAF… Permettez moi de vous reprendre, mais un "produit fort" c’est l’élément essentiel du marketing. Un manager n’a pas à savoir dessiner… Il doit savoir s’entourer d’une bonne équipe (dont les designers…) et faire comprendre à son équipe ce qu’il veut. Qu’est-ce qu’il veut ? Ce que les clients aimeront. Donc il doit savoir anticiper les besoins des clients (du pur marketing donc…)
Je ne pense pas que la comparaison avec Zenith soit très pertinente. Hublot est une marque récente à la base (80’s) et qui avait déjà une âme avant-gardiste. Quant à Zenith, il s’agit plus d’un virage à 180°, au sein d’une multinationale (LVMH). Les marges de manoeuvre sont donc totalement différentes et les contraintes différentes.
En ce qui concerne vos autres commentaires, je suis content de voir que ces quelques lignes vous ont fait réagir… Je vais donc continuer ce type de billets (toujours dans une approche originale, et non journalistique…)
Sébastien
2 novembre 2007 à 12h08 #420000278891JJD
Membre- onon a écrit:
- le marketing, c’est comme la météo, c’est pertinent sur le commentaire de la saison passée. Mais ça prévoit pas grand chose, ça commente juste.
Celle là je la note précieusement !!!!!
elle va ressortir tres bientôt !!!
comme disait soros :"
c’est le produit qui fait le marché et non l’inverse !"2 novembre 2007 à 12h41 #420000278892PIFPAF
Membreseebastien
- Citation :
- Il doit savoir s’entourer d’une bonne équipe (dont les designers…) et faire comprendre à son équipe ce qu’il veut.
Apparement JC Biver travaille avec le meme designer depuis très longtemps et la communication entre eux est limpide. Et Biver à participé de très prés à l’élaboration du dessin de la BB.
Dixit Biver dans la soirée au Meurice.
seebastien
- Citation :
- Ce que les clients aimeront. Donc il doit savoir anticiper les besoins des clients (du pur marketing donc…)
Je suis pas sur que ce soit si simple. Qu’il faille que le produit soit dans l’air du temps, c’est mieux.
Mais le produit pour avoir une "ame" en tout cas apporter quelque chose à l’histoire horlogère ne doit pas étre seulement le fruit d’une étude marketing quali, en répondant aux cases des attentes des clients.
Ca doit étre avant tout quelque chose d’innovant qui à sa vie propre et qui
prend au besoins à rebrousse poil les canons esthétiques et les attentes supputés du marché, voir le succès de Panerai, totalement hors des normes horlogères et des attentes présumés de la plupart des marketeux
au moment de la reprise par vendome.
Marque qui fit hurler pendant pas mal de temps les amateurs d’horlogerie sur les forum!!
Produit totalement typé, à contrario de la tendance ultra slim (qui n’est plus en vogue maintenant), montres lourdes, grosses, sans complications, avec une histoire constestable (homme torpilles italiens, kampswimmer, force de l’axe, du "mal").Qu’aurais répondu le marketeux de base:
-Les clients ont pas envie qu’on les prennent pour des fascistes.
-C’est trop gros.
-Le décapsuleur c’est moche.
-C’est de la montre de vieux (Rad).
-Pas de complications.
-Qui à envie de remontage manuel avec un Unitas.Biver connait l’horlogerie, et les attentes du client. Mais je penses qu’il y un énorme parie au moment du lancement de la BB.
Meme si la BB est plus dans l’air du temps que les PAM à leur sortis, ca reste plus qu’un plan marketing. Meme réussis.
Ce que beaucoup ici ont reproché à Biver c’est d’innover aussi peu sur le mouvement (7750), manière de reconnaitre que le design évoluait.Que le marketeux basique soit capable de créativité et prendre des paris, ce n’est pas ce que constate au quotidien.
Les meilleurs produits (en général) sont plus souvent le fruit de passionné ou de grand techniciens que des marketeux ou des commerciaux.
2 novembre 2007 à 12h51 #420000278893Invité
MembreMeuh non….
le "marketeux" comme tu dis aurait répondu:
transgression
goût de l’interdit
provocation
séries limitées
appartenance
reconnaissance
gnagnagna…Å
2 novembre 2007 à 13h02 #420000278894PIFPAF
Membre- onon a écrit:
- le marketing, c’est comme la météo, c’est pertinent sur le commentaire de la saison passée. Mais ça prévoit pas grand chose, ça commente juste.
Peut étre. Je connais pas assez le travail Marketing sur Panerai.
Mais je pense plutot que Onon à raison. Ils se sont sans aucun doute livré à cette brillante, au demeurant, analyse à postériori.
2 novembre 2007 à 13h09 #420000278895Tokage
MembrePour avoir un ami qui travaille dans la branche, le marketing n’est la caricature que nous en faisons. Je suis allergique au discours dit "marketing" dont Mnementh a illustré un des ressorts mais on ne peut pas entièrement confondre le marketing avec "ça". Et le jour où j’entendrai ce que j’ai envie d’entendre de la part des maisons horlogères, je ne me fais aucune illusion sur le caractère "pur" et "désintéressé" de la démarche. Les marketeux seront derrière là aussi – il y a juste que ceux-là, j’aurai envie de les écouter.
Nicolas
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