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- Ce sujet contient 208 réponses, 59 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Pierre-Yves, le il y a 6 années et 9 mois.
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26 janvier 2020 à 12h51 #420004254343
Sabin-Breguet
MembreBah oui, on ne va pas refaire le monde et la psychologie humaine… mais à moitié d’accord sur la connotation sociale, car j’ose espérer qu’une majorité d’amateurs choisiraient le même modèle même s’il n’y avait personne pour les remarquer.
26 janvier 2020 à 12h58 #420004254344oversea2
Membre- ZEN a écrit:
- Parce que si j’investis 8000 euros dans une montre, ça m’ennuie qu’elle porte la même marque qu’un truc a 50 balles. Je ne suis manifestement pas un cas isolé car Grand Seiko est un marasme à la revente …
ça se comprends. Perso, c’est plutôt l’inverse: je suis content qu’une marque produise différents produits à des prix adaptés pour tout le monde. Seiko et GS issus de la même maison, ce peut être perçu comme une synergie qualitative.
Exemple: si une maison connue pour ses produits de haute qualité produisait une gamme à prix modeste avec l’aura de la marque, ça se vendrait comme des petits pains.
Mais ne rêvons pas: la tendance inéluctable de la production horlogère moderne est d’atteindre et de rester dans le monde de l’accesssoire luxueux, hors nouvelles marques en vente directe…PS: « investir » dans une montre, quel terme mal choisi ou tristement significatif!
26 janvier 2020 à 13h03 #420004254345GCV
Membre- fredperry63 a écrit:
- D’ou l’ouverture de cette boutique non ?
Faire bien comprendre au public que GS n’est pas SEIKO
A Lyon, la boutique Seiko vend aussi des GS. A chaque fois que j’y passe, les clients venus acheter une montre à 300 balles s’étonnent en regardant la vitrine GS et les vendeurs ont bien du mal à leur expliquer que le produit est fondamentalement différent des Seiko plus accessibles. Je pense que c’est l’une des raisons qui les a poussé à ouvrir des boutiques GS uniquement. Je me demande juste pourquoi ils ont abandonné Credor.
26 janvier 2020 à 13h33 #420004254346Tass2909
MembreJe peux comprendre leur difficulté à argumenter.
26 janvier 2020 à 13h51 #420004254347Pascal
Membre- Sabin-Breguet a écrit:
- Bah oui, on ne va pas refaire le monde et la psychologie humaine… mais à moitié d’accord sur la connotation sociale, car j’ose espérer qu’une majorité d’amateurs choisiraient le même modèle même s’il n’y avait personne pour les remarquer.
J’en suis de ces amateurs, en tout cas ! Et j’avoue que je me réjouirais beaucoup de la mine de celui qui – regardant mon poignet – se dirait ‘bah, ce n’est qu’une Seiko’ alors que ce même jean-foutre serait capable dans d’autres circonstances de s’exclamer ‘ouah, une rolex !’ Accorder de l’importance à la ‘connotation sociale’ (que veut dire social, d’ailleurs ?) est une insulte à l’intelligence.
26 janvier 2020 à 13h54 #420004254348adneim
MembreTrès juste
26 janvier 2020 à 13h54 #420004254349Eric67
MembreLa marque est devenue l’alpha et l’oméga des pratiques de consommation. Il y a peu de choses que l’homme supporte moins bien que d’être, mieux: de se sentir, considéré comme inférieur à son prochain. L’égalitarisme démocratique a pris sous cet angle une tournure exponentielle par l’effet des réseaux sociaux. Et comme l’homme d’aujourd’hui définit d’abord son identité par son pouvoir d’achat, ses choix consuméristes le définissent dans son statut social. Une montre de luxe est un objet statutaire. Non pas tellement pour être reconnue d’autrui mais dans l’idée que l’acquéreur se fait de lui-même. L’aigreur de ne pouvoir obtenir une GMT2, une Dayto ou une Naut ne provient pas tant de ne pouvoir l’afficher à son prochain, que de savoir que d’autres ont pu l’obtenir, ce qui déclasse le pauvre bougre à son propre regard qu’il porte sur lui-même. De même celui qui aura pu l’obtenir se voit conforté dans son égo qui vaudra bien celui de tout autre consommateur. Il n’y a qu’à voir à quel point chaque classe sociale reproduit les mêmes choix de marques et d’activités dans tous les domaines, avec une régularité quasi mathématique. Seiko, pour des raisons de souffrance sur ses gammes classiques a choisi d’augmenter son positionnement et de venir jouer sur les terres du luxe. La création de GS en tant que marque et l’implantation au coeur symbolique du luxe sont les étapes de cette stratégie. Le pari est difficile tant on voit que les réactions suscitées par l’aspiration au statut social restent ancrées.
26 janvier 2020 à 14h04 #420004254350Pascal
Membre- Eric67 a écrit:
- La marque est devenue l’alpha et l’oméga des pratiques de consommation. Il y a peu de choses que l’homme supporte moins bien que d’être, mieux: de se sentir, considéré comme inférieur à son prochain.
Tout ça n’est qu’une question de Q.I., ce truc inversement proportionnel au snobisme.
Une montre de luxe est un objet statutaire
On peut aimer porter une montre ‘de luxe’, non pas parce qu’elle est statutaire, ce qui serait ridicule, mais pour son plaisir propre, parce qu’elle est aboutie et bien finie. Et sur ce plan-là, une Seiko est très largement au-dessus d’une rolex aux finitions industrielles…
26 janvier 2020 à 14h16 #420004254351ZEN
Membre- oversea2 a écrit:
- PS: « investir » dans une montre, quel terme mal choisi ou tristement significatif!
On investit forcément quand on paie. Mais si on m’offre une montre, je n’irai pour les mêmes raisons, pas vers Grand Seiko ceci sans douter de la sincérité de ceux qui lui reconnaissent des qualités supérieures. Ça ne me crée pas d’émotion. C’est tout.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).26 janvier 2020 à 14h24 #420004254352ZEN
Membre- Pascal a écrit:
- La marque est devenue l’alpha et l’oméga des pratiques de consommation. Il y a peu de choses que l’homme supporte moins bien que d’être, mieux: de se sentir, considéré comme inférieur à son prochain.
Tout ça n’est qu’une question de Q.I., ce truc inversement proportionnel au snobisme.
Une montre de luxe est un objet statutaire
On peut aimer porter une montre ‘de luxe’, non pas parce qu’elle est statutaire, ce qui serait ridicule, mais pour son plaisir propre, parce qu’elle est aboutie et bien finie. Et sur ce plan-là, une Seiko est très largement au-dessus d’une rolex aux finitions industrielles…
J’aimerais bien savoir ce qu’est une montre bien finie . Si la référence n’est que visuelle alors elle est esthétique et subjective. La montre bien finie est donc celle qui parle à son possesseur. Pour ce qui est de snobisme et QI , je serai encore plus prudent. Le snobisme repose sur le regard des autres alors que le QI répond à des critères précis et partagés.
Bref, je me garderai bien de juger quiconque sur sa montre et globalement de juger tout court d’ailleurs. Le plaisir de porter une montre est du ressort de l’émotion. Qui peut juger de l’émotion des autres ?
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).26 janvier 2020 à 14h54 #420004254353Pascal
MembreLa finition d’une montre est pourtant en matière d’horlogerie la chose la moins subjective qui soit. Les index d’une JLC dont les flancs ne sont pas polis en sont un bon exemple.
Et si le snobisme repose sur le regard des autres, il faut être intellectuellement indigent pour s’en soucier.
Pour le reste, la montre dit aussi des choses de nous, c’est évident. Et même les amateurs de rolex reconnaîtront sans peine que 95% (au moins) des possesseurs de rolex ne sont pas des passionnés ni de rolex ni d »horlogerie alors que par ailleurs personne ne portera une Citizen Chronomaster ou une Grand Seiko par hasard. Il y a derrière une démarche intellectuelle et un cheminement horloger.26 janvier 2020 à 15h17 #420004254354MrTime
Membre- Pascal a écrit:
- La finition d’une montre est pourtant en matière d’horlogerie la chose la moins subjective qui soit. Les index d’une JLC dont les flancs ne sont pas polis en sont un bon exemple.
Et si le snobisme repose sur le regard des autres, il faut être intellectuellement indigent pour s’en soucier.
Pour le reste, la montre dit aussi des choses de nous, c’est évident. Et même les amateurs de rolex reconnaîtront sans peine que 95% (au moins) des possesseurs de rolex ne sont pas des passionnés ni de rolex ni d »horlogerie alors que par ailleurs personne ne portera une Citizen Chronomaster ou une Grand Seiko par hasard. Il y a derrière une démarche intellectuelle et un cheminement horloger.
Et heureusement que nul n’a l’obligation d’être « passionné » d’horlogerie pour acheter une « Rolex ou autre.. »
Tout comme l’on peut acheter une « Porsche ou autre.. » sans être passionné d’automobile, mais simplement pour « l’émotion » que cela NOUS procure !Car je suis convaincu qu’aujourd’hui, dans tous les produits qui ne sont pas de première nécessité et essentiels au quotidien,
On achète avant tout « Une Emotion ».26 janvier 2020 à 15h26 #420004254355tend
Membre26 janvier 2020 à 15h44 #420004254356Invité
Membre- Eric67 a écrit:
- La marque est devenue l’alpha et l’oméga des pratiques de consommation. Il y a peu de choses que l’homme supporte moins bien que d’être, mieux: de se sentir, considéré comme inférieur à son prochain. L’égalitarisme démocratique a pris sous cet angle une tournure exponentielle par l’effet des réseaux sociaux. Et comme l’homme d’aujourd’hui définit d’abord son identité par son pouvoir d’achat, ses choix consuméristes le définissent dans son statut social. Une montre de luxe est un objet statutaire. Non pas tellement pour être reconnue d’autrui mais dans l’idée que l’acquéreur se fait de lui-même. L’aigreur de ne pouvoir obtenir une GMT2, une Dayto ou une Naut ne provient pas tant de ne pouvoir l’afficher à son prochain, que de savoir que d’autres ont pu l’obtenir, ce qui déclasse le pauvre bougre à son propre regard qu’il porte sur lui-même. De même celui qui aura pu l’obtenir se voit conforté dans son égo qui vaudra bien celui de tout autre consommateur. Il n’y a qu’à voir à quel point chaque classe sociale reproduit les mêmes choix de marques et d’activités dans tous les domaines, avec une régularité quasi mathématique. Seiko, pour des raisons de souffrance sur ses gammes classiques a choisi d’augmenter son positionnement et de venir jouer sur les terres du luxe. La création de GS en tant que marque et l’implantation au coeur symbolique du luxe sont les étapes de cette stratégie. Le pari est difficile tant on voit que les réactions suscitées par l’aspiration au statut social restent ancrées.
J’adore, je suis fan
Respect et je partage vraiment ton avis (comme toujours).
26 janvier 2020 à 18h26 #420004254357herge81
MembreOui et pour rajouter au post d’Eric, je me souviens d’un sondage entre 2 situations lors de la renégociation salariale:
– cas 1: vous êtes augmentés de 7% mais votre collègue est lui augmenté de 11%
– cas 2: les 2 sont augmentés de 4%
Et figurez vous qu’une majorité préfère le cas 2… -
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